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29/03/2013

Vieillesse et liberté d'expression

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Sur le plan de l'expression des idées, si certaines personnes deviennent craintives en vieillissant et ne veulent surtout pas abîmer l'idée qu'elles se font d'elles même, et surtout l'image qu'elles veulent proposer à autrui, il en est d'autres que la vieillesse libère. Elle donne la liberté d'exprimer ses idées sans se soucier des conséquences sur une carrière et rend plus indifférent à la critique. C.G.JUNG me semble un bon exemple de cette évolution.

Jung a longtemps eu des réponses ambiguës à certains problèmes d'ordre  psychologique ou philosophique. Je pense que la complexité de son attitude pouvait s'expliquer à la fois par son goût du paradoxe et par la dualité entre un Jung très rationnel, voulant limiter ses propos au domaine empirique, et un Jung affectif, sujet à des émotions et des intuitions.  À partir de sa grave maladie en 1944, il approchait des soixante dix ans, il a laissé plus librement cours à son affectivité car l'opinion d'autrui lui était devenue parfaitement indifférente.

Dans les dernières années de sa vie, alors qu'il est toujours aussi "brillant" intellectuellement, il considère comme un "devoir éthique" de dire ce qu'il pense et ressent, même si ce n'est pas vérifiable scientifiquement. Il a même décidé de toucher au domaine religieux, ce qui n'est pas aisé pour un médecin. Dans son ouvrage tellement controversé Réponse à Job, publié en 1952, il écrit :

"Ce n'est pas sans motif que j'ai moi-même attendu d'avoir soixante seize ans avant d'oser réellement me rendre exactement compte de la nature de ces "représentations supérieures" qui décident, de façon infiniment importante pour la vie quotidienne, de notre comportement éthique."

Il avait conscience de la tempête que déclencherait un livre où il est dit que les contraires sont contenus en Dieu, que l'on ne peut pas négliger sa face obscure, et, chose encore plus sulfureuse, que l'élément féminin manque à la totalité divine !  Et pourtant il n'a pas hésité et a été bombardé de critiques ... auxquelles il a répondu avec virulence ...

J'espère que l'exemple de Jung consolera tous les amis lecteurs qui, comme moi, commencent à sentir le poids des années :  Vieillesse = liberté d'expression.

Ariaga

 

Commentaires

Voilà bien un texte qui résonne en moi. J'ai compris qu'il fallait exprimer ce que l'on ressent. Par contre il faut bien mettre les mots sur son ressenti. Notre conformisme nous empêche bien souvent d'exprimer nos émotions. Pleurer peut être honteux. Et pourtant pleurer peut être salutaire. Je trouve même que c'est une belle émotion.

Écrit par : Daniel | 29/03/2013

Mon côté anar sourit : liberté rime avec irresponsabilité... Plus on s"éloigne des pouvoirs, quels qu'ils soient... Bises sans sagesse pour te saluer Ariaga !

Écrit par : lechantdupain | 29/03/2013

Oui Ariaga, on peut profiter de sa soi-disant expérience au cours des nombreuses années que l'on a vécues pour dire son ressenti sans s'occuper du qu'en dira-t-on, c'est bien là la possibilité d'user de sa liberté d'expression,
quant à la liberté de se mouvoir, ce n'est pas tout à fait pareil, la terre est devenue plus basse, l'étagère trop haute !!! Bon je te fais rire, il faut bien rire de ses misères. Je t'embrasse.

Écrit par : danae | 29/03/2013

Oui, Ariaga ; alors que notre corps ressent les lourdeurs de l'âge, il semble que l'esprit se libère , ose ses paradoxes, ose encore plus dirais-je les paradoxes, les questions s'ouvrent de plus en plus et l'envie d'embrasser le monde, de côtoyer les simples se fait de plus en plus intense ;-)) Toujours en pensées avec toi, Ariaga, même en silence ;-))

Écrit par : Kaïkan | 29/03/2013

@ Daniel, oui, nous nous trouvons souvent prisonniers sous le masque de notre persona.

Écrit par : ariaga | 29/03/2013

Peut-être se dit-on qu'on a moins "à perdre", des choses qui autrefois nous semblaient importantes retrouvent leur juste valeur, une valeur que l'on relativise. Les épreuves traversées aident à cela.
Bah tu vois, ce texte, comme bio, il serait super.
Sinon, tu me parlais bien de ton "a propos" ? Oui je suis preneuse. Je t'ai dit que ce partage est totalement libre, et si c'est ce que tu as choisi d'offrir, ya pas de problème !
Gros bisous Ariaga !

Écrit par : ambreneige | 30/03/2013

Libéré des préjugés, des serments, des sermons et descendu de la montagne, on ne se fait plus une montagne de tout, on hausse moins le col et le ton, s'acceptant dans son imperfection mais aussi dans sa volonté de s'amender et de progresser, on est mieux ainsi débarrassé de certaines illusions sans s'appeler Lucien de Rubempré.
Au début que d'efforts il faut faire pour se faire accepter et se couler dans les habits qu'on nous a taillé sur mesure, mais quand l'âge vient il y a les larges échancrures, le vernis social se craquelle t il qu'on ne croque plus les même fruits et ceux défendus nous attirent toujours autant .
L'élégance commande avec l'humilité de ne point se hausser, de ne pas se gausser, mais toujours d'oser, et ces pas vers les autres si souvent recommencés et parfois récompensés.
Le recul quand on n'est plus canon et qu'on a fait parler la poudre c'est de ne pas trainer incontinent de boulets qui ne servent qu'à meurtrir et freiner là où le courage et la témérité peuvent encore servir à faire claquer l'étendard de la vie.
S'assagit on vraiment quand ça s'agite autant autour de vous au point de vous donner le tournis ?
On se prend moins au sérieux et on fait moins son important avec des mines de sachant , ensachés on a été longtemps dans des certitudes comme des remparts mais maintenant le sable du temps a coulé et la grève n'en finit pas de recommencer !
Ah que n'ais-je eu un peu plus de sagesse quand j'avais tant de jus
et maintenant qu'il neige et que mes cheveux blanchis ne me rendent ni ingambe, ni introverti; pourquoi ne point mêler ma voix à celle des autres, la voie que j'ai suivi en valait bien d'autres, mais oui quand toutes ces simagrées pour ce faire agréer même si dans l'agrément il y a les agrès , les gréements mais aussi le mensonge qui rabote le songe dans le mens pas sana (pas au thorium non plus) alors oui vole libre la parole trop longtemps retenue et si dans l'excès on verse alors
ou dans l'abime aussi notre image ne souffrira pas tant qu'elle n'est déjà attristée par le voile des souvenirs.

Écrit par : Thierry | 30/03/2013

Je l'ai prise de bonne heure cette liberté et elle ne m'a jamais quitté.

Belle journée avec bises de nous deux

Écrit par : patriarch | 30/03/2013

Zut je suis une ancienne jeune qui n'a jamais su refreiner sa soif de dire " je suis libre" ....des conneries j'en ai dites et faites et je continu en prenant de l'âge mais avec plus de discernement ....malgré ce que disent certains ( que je ne dénoncerais pas ).
J'avoue prendre des positions à l'emporte pièce encore ....mais parce que je ne me renie pas et que je n'ai pas honte de mon passé.

Mais je suis idem à la jeune fille que je fus il y a longtemps ...une emmerdeuse qui pense que les choses doivent évoluer et qu'il faut se battre pour que les choses changent .

Bref, Ariaga il me semble être bien plus épanouie que ceux et celles qui se réfèrent à nos illustres " PSY " .....je le dis avec humour !
:-)

Écrit par : *MeL* | 30/03/2013

@ MeL, merci, j'aime bien ton dernier commentaire, tu vois mes commentaires sont toujours aussi brefs, je le dis pour te faire sourire.

Écrit par : ariaga | 30/03/2013

Ta Note est très très intéressante, de celles que je lis et vient relire.
Cette tranquillité et liberté d’esprit et d’expression a peut-être été accentuée chez Jung par cette expérience de ce que l’on ne nommait pas encore NDE ? Sa toute fin de vie fût d’ailleurs très paisible.

P-S : Que j’aime ta photo !

Écrit par : Louis-Paul | 30/03/2013

@Louis-Paul
Je suis un peu ...non très peu informée sur" l'expérience NDE " c'est quoi ?
Je suis désolée M'sieur dans ma putain de vie je n'ai pas eu le moyen de découvrir ce machin .
Pensez-vous que j'aurais malgré tout une fin de vie sereine ?
Bien qu'une fin de vie soit un instant étrange ....un passage parfois conscient et parfois inconcient ....un instant de Vérité pour celui qui s'en va on ne sait où....un instant que personne ne raconte ....La Mort ne raconte rien !

Écrit par : *MeL* | 30/03/2013

ARIAGA À TOUS, empêchée aujourd'hui je répondrai aux commentaires et ferai quelques voyages bloggesques demain. Bonne (courte) nuit.

Écrit par : ariaga | 30/03/2013

Ho pardon Mel, j’étais persuadé d’avoir mis la signification de ce terme, désolé je rectifie:
Near Death Experience.
Il s’agit d’une expérience de mort imminente ou EMI (NDE en anglais).

Écrit par : Louis-Paul | 30/03/2013

@ Louis-Paul
Tu es tout excusé , j'avais compris le NDE pour le EMI....je suis un peu concon en anglais mais bon pas autant que cela . :-)

Écrit par : *MeL* | 30/03/2013

@ Louis- Paul, Je suis contente que ma note t'ai intéressée car je pense qu'elle chez moi quelques virages un peu secs ...
Si la photo te plait, elle est à toi.

Écrit par : ariaga | 31/03/2013

@ MeL, Cet état proche de la mort qu'à ressenti Jung lui a donné des tas d'hallucinations très intéressantes qu'il a raconté dans " Ma vie". Cela lui semblait très plaisant et il n'avait pas du tout envie de revenir dans la vraie vie. Et c'est après cette expérience qu'il a posé un autre regard sur ce qu'il avait à dire et à écrire.

Écrit par : ariaga | 31/03/2013

@ Lechantdupain, j'aime ton sourire anar ...

Écrit par : ariaga | 31/03/2013

@ Danae, pour les misères il faut bien des compensations et si on obtient, par exemple, le droit de dire et de faire ce que l'on pense sans se soucier de l'opinion d'autrui, cela vaut le coup !

Écrit par : ariaga | 31/03/2013

De toutes façons, un jour ou l'autre on ne peut plus se taire, il faut que ça "pête". Merci pour tes encouragements et ton soutien. C'est très réconfortant. Amitiés.

Écrit par : elisabeth | 31/03/2013

Bonjour amie,
merci de tes souhaits pour pâques, un peu tardivement bon week-end !!!
Un petit article bien sympathique, cela fait assez longtemps que je ne me soucie plus de ce que l'on peut penser de moi ...
Je m'aime comme je suis !!!
A bientôt
Bises
Daniel

Écrit par : bichon39 | 31/03/2013

Avec la vieillesse, il y a souvent à la fois plus de prise de liberté et plus de sagesse. Sans doute la sagesse permet de lever des freins bien inutiles.

Écrit par : Francine | 31/03/2013

Ah ! J'oubliais : je suis très émue devant cette peinture bleue écaillée sur le bois. La trace du temps, le bleu de l'amour ...

Écrit par : Francine | 31/03/2013

Très très jolie photo chère Ariaga,

Je crois que la pensée de Jung a connu plusieurs mouvements importants :
- Les métamorphoses... : affirmation de son autonomie de pensée sur l'autel du sacrifice (rupture avec Freud),
- la rédaction confidentielle et longtemps demeurée "dissimulée" des sept sermons : source mystérieuse d'un Jung en devenir, qui animera son oeuvre,
- la réponse à Job, comme conclusion provisoire de 40 ans de clinique et de réflexions : établissement du bonhomme, l'accomplissement d'une pensée.

En somme les cycles de la vie, l'expansion et construction, l'affirmation puis la sérénité et la paix de l'établissement.

Amitiés,
Jean

Écrit par : Jean | 31/03/2013

En vieillissant, j'incline, comme l'a fait Jung, à parler avec plus d'aise, faisant même parfois fi des convenances (bouh!). Je ressens donc le poids des années comme un allégement "qui tombe à pic"... ^^ Bien chaleureusement, chère âmie Ariaga

Écrit par : Phène | 01/04/2013

Au delà de la devinette du sphinx et du vieillard claudiquant reposant sur sa canne , sans se faire souffler aucune des réponses à sa déjà très longue quête il est bon connaissant en partie les aspérités de la vie et les cailloux du chemin de moins finasser et d'être plus direct, la politesse n'en sort pas atténuée mais on accepte souvent plus non seulement des cheveux blancs
mais aussi de personnes qui n'aspire plus à jouer les premiers rôles et à attirer la lumière. Alors si les convenances sont encore de mise pour la forme sur le fond on peut creuser comme des dragueurs qui vont au fond du lit et ne font plus leur nid sur des consensus permanents, à l'heure des permanentes de mamies, on peut rester les permanents et n'être pas que les pères des manants, et sans être immanents ou donner dans le relent de matuvusme ambiant ne rien céder de nos valeurs face aux voleurs d'image, notre dignité est à ce prix qu'on ne s'en laisse plus conter et que sans compter on dépense encore nos efforts pas si désordonnés pour que règne sinon la concorde du moins que l'hystérie, l'hypocrisie et la propension à tout ramener à soi puissent s'atténuer dans des débats qui ne manquent pourtant de virulence.

Écrit par : Thierry | 01/04/2013

@ Kaïkan, Tu fais en ce moment un énorme travail sur ton blog et, même si je sais que les fortes pensées trouvent leur destinataire, j'aime bien avoir des nouvelles de toi sur le blog du Laboratoire. Que veux tu, ma quête me mène encore sur des chemins balisés. Sourires.

Écrit par : ariaga | 01/04/2013

@ Ambreneige, je vais essayer de repiquer ce texte mais laisse moi un peu de temps.

Écrit par : ariaga | 01/04/2013

@ Patriarch, depuis que je te lis, j'ai, en effet, bien compris que tu as toujours exprimé avec vigueur ce que tu pensais.

Écrit par : ariaga | 01/04/2013

@ Élisabeth, si j'ai pu t'apporter un peu de réconfort, cela me fait du bien ...

Écrit par : ariaga | 01/04/2013

Bonjour Ariaga,
Je me sens en affinité avec le tandem réussi que forme ton écrit-image ;-)) Oui, il s’agit de « dire ce que nous sentons, pas ce que nous devrions dire » (William Shakespeare).
Pour moi, sous la liberté de dire s’exprime, avec l’âge, la liberté de devenir qui l’on est….
Amitiés

Écrit par : Isabelle | 01/04/2013

Belle photo...
Au cœur de chaque vieil arbre est un azur qu'il faut découvrir, un ciel sous lequel on ne veut plus croquer la vieille pomme qui se défait peu à peu et laisse chacun libre de devenir et d'être " tel qu'en Lui-même, enfin, l'éternité le change."
Le nouveau fruit est né dans la liberté d'être Ce que l'on est, dans " la lumière de nature " d'une infinie croissance.

Écrit par : Amezeg | 01/04/2013

C'est qu'après, il sera définitivement trop tard pour dire ce qu'on pense... Passé un certain âge, on se fout de la réaction des autres, et on sait que ceux qui nous aiment nous aiment, un point c'est tout. Ils sont de moins en moins nombreux, mais ils nous aiment et ça suffit.

Écrit par : la Mère Castor | 01/04/2013

@ Bichon 39; c'est une force de s'aimer comme on est. Je n'ai pas cette chance et, même si je sais que mon être est immuable, je passe par d'incessantes phases (alchimiques ?) de transmutations. Il y a des jours où je me regarde passer avec surprise ...

Écrit par : ariaga | 01/04/2013

@ Francine, merci pour ton émotion, c'est un sentiment que j'apprécie et que me procure te peinture.

Écrit par : ariaga | 01/04/2013

Responsabilisé aussi dans une voie exemplaire, pas exempt de plaire mais pas de nécessité de le faire, on peut montrer la voie sans donner de la voix et du verbes à tout bout de champs, et puis le silence et une parole discrète qui secrète son lot de réflexions et ne se veut plus démonstrative (des monstres hâtive) ni performative car la performance c'est la compétition et on a un peu dépassé ce stade là, du moins je le crois.
Alors oui observer et parler le dernier, peu mais bien c'est ce que j'essaie de faire avec plus ou moins de bonheur.

Écrit par : Thierry | 01/04/2013

@ Thierry, merci pour ta participation au laboratoire. Tu sais depuis le temps, combien j'apprécie la richesse de tes divers cheminements. On peut montrer la voie de tellement de façons mais le plus difficile est d'abord de trouver la sienne. L'enseignement que l'on reçoit est infini, même si nous ne nous en rendons pas compte.

Écrit par : ariaga | 01/04/2013

@ Jean, merci pour ton commentaire si clair qui m'apporte beaucoup. Je suis entièrement d'accord avec les phases et cycles que tu définis. En te lisant, je me dis qu'il faudrait que je m'applique dans la pratique ce que j'écris dans cette note. Tu fais allusion aux Sept Sermons aux Morts, et je ne suis pas contente de moi. Cela fait longtemps que j'ai en projet d'écrire (il faudrait plusieurs notes) sur ce sujet tellement important mais ardu. Ces notes ne seraient pas faciles à lire et j'ai eu peur de faire fuir le lecteur. Alors ou est l'audace ! C'est d'autant plus ridicule que quand je n'écris rien (cela donne une leçon de modestie) l'audience ne diminue pas vraiment alors autant écrire sur un sujet qui me passionne.

Écrit par : ariaga | 01/04/2013

Merci Ariaga , je fais ce que je peux, selon mes modestes moyens, mais le désir d'apprendre et réciproquement reste grand. Des fois je divague un peu comme un chien sans collier, j'abuse de ton hospitalité et je fais des miennes, c'est parfois lié à des grands états d'inquiétude ou de tension;
il y a eu un deuil dans mon entourage le weekend dernier et ça m'a beaucoup affecté, plus que je n'ai bien voulu me le dire enfin!
La fragilité reste un domaine d'étude même si la force est une stance, on ne l’éprouve pas tous les matin. Alors encore désolé d'avoir transformé ton blog en compilation de revue de presse.

Écrit par : Thierry | 01/04/2013

Les sept sermons, en résonance avec mon attrait du moment sur la gnose, savais tu que Jung s'est lassé (enfin, après quelques années) de l'étude de ces vieux parchemins apocryphes et, ce faisant, il aurait loupé (déduction personnelle des suites d'une lecture) une extraordinaire concordance avec son concept d'individuation...à relire le mythe de Manès et de son frère jumeau.

Lance toi amie Ariaga, tes lecteurs te réceptionneront toujours...

Permets moi une pensée bienveillante pour Thierry, qui met beaucoup de vie en ces lieux, comment pourrait on t'en vouloir ?

Amitiés,
Jean

Écrit par : Jean | 01/04/2013

Bonjour Ariaga...

Oui, Jung vieillissant se montre plus libre et plus indifférent aux critiques...grâce à l'âge, bien sûr, mais aussi et surtout à cette expérience de "NDE" qui lui a ouvert certaines portes vers "l'invisible"...

Je crois qu'après avoir vécu cette expérience forte et inoubliable, sa conscience s'est considérablement élargie et qu'il n'est plus le même Jung qu'avant...(ce que confirment tous ceux qui ont vécu plus ou moins la même chose).
Les idées intellectuelles laissent la place, enfin, à une expression plus personnelle et plus vivante...

Je dois avouer que j'ai une tendresse particulière pour le" vieux Jung" que je trouve infiniment plus intéressant et attachant que le "Jung jeune", finalement assez imbu de lui-même...quand on y regarde de près... ;-)

Écrit par : La Licorne | 01/04/2013

Le poète a bien dit que la terre est bleue comme une orange! Cette affirmation (liée à une orange qui avait pourri sur le rebord de la fenêtre) n'a pas pris une ride !
Bonne fin de soirée chal-heureuse!

Écrit par : toobanal | 02/04/2013

Si la vieillesse rime avec liberté d'expression alors il serait bon de vieillir jeune :)
Merci pour cette note que j'ai eu grand plaisir à lire.
Je t'embrasse

Écrit par : plume bleue | 02/04/2013

Complexe malgré tout...

Jeune je disais ce que je "pensais" (mais nos pensées nous appartiennent elles ? : je ne crois pas, tiens voilà un bon débat encore) : les retombées oulà, pas simples !
20 années de travail sont passés par là alorrrrrrrssssssseeeee le résultat sur ce sujet que tu abordes :
Maintenant je choisis "de dire" OU "de ne pas dire" selon mon ressenti,selon les personnes en face de moi, selon mon humeur, selon l'importance du thème, selon...

Il y a tant à "dire" sur le sujet.

Bises

Écrit par : Lmvie | 02/04/2013

@ Phène, cela fait des années que je te connais sur les blogs et je crois, en effet, que ta pensée est de plus en plus originale.

Écrit par : ariaga | 02/04/2013

@ Isabelle, elle me plait bien cette citation de Shakespeare et je vais la mettre dans mon petit carnet.

Écrit par : ariaga | 02/04/2013

@ Amezeg, nous sommes tout et partie dans cette"lumière de la Nature" et j'apprécie ton allusion à cette lumière des anciens alchimistes philosophes.

Écrit par : ariaga | 02/04/2013

@ La Mère Castor, pus je vieillis plus je pense que chaque journée est précieuse et doit être pleinement vécue comme si ce devait être la dernière. Alors l' opinion ... être aimée c'est bien mais le plus important c'est d'aimer.

Écrit par : ariaga | 02/04/2013

Petit coucou d'humour Ariaga !
Quand on vieillit on devient comme ta vielle pomme non pas ridée mais pourrie !!! Heureusement que l'esprit ne vieillit pas. Bises

Écrit par : danae | 02/04/2013

Coucou Ariaga, un peu trop occupé en ce moment, je cavale partout, donc un peu moins présent sur le net, la vie est ainsi faite...mais tout va bien, dans 3 ou 4 jours, je serai à nouveau grand père, et tu me comprends donc...j'espère que tu vas bien, je t'embrasse, et te souhaite une bonne journée.

Écrit par : le Pierrot | 03/04/2013

Lorsque la partie ne se prend plus pour le tout, lorsque tout n'est plus "pour ma pomme", la semence du fruit d'éternité peut croître infiniment dans cette lumière de nature :
« Cette lumière était la seule véritable, celle qui vient dans le monde et qui éclaire tous les hommes. » Jean, I - 9
« Jésus adressa de nouveau la parole à la foule et dit : Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit aura la lumière de la vie et ne marchera jamais dans l’obscurité. » Jean, VIII-12

À la fin du chapitre Rétrospective de Ma vie, Jung déclare : « Ainsi l’âge avancé est...une limitation, un rétrécissement. Et pourtant il est tant de choses qui m’emplissent, les plantes, les animaux, les nuages, le jour et la nuit, et l’éternel dans l’homme. »
N’est-ce pas la perception et l’ouverture à L’ÉTERNEL DANS L’HOMME qui rend véritablement plus libre de s’exprimer et plus indifférent à la critique provenant de ce qui n’est pas l’éternel dans l’homme ?

Écrit par : Amezeg | 03/04/2013

Entièrement d'accord Amezeg avec cette dernière phrase, même si cette perception et ouverture à l'Eternel n'est pas totale et se fait progressivement.

Écrit par : Francine | 03/04/2013

@ la Licorne, je partage avec toi cette tendresse particulière pour le vieux Jung et quand je fais de la "théorie" (ce que je fais de moins en moins car d'autres le font très bien) j'ai tendance à utiliser les textes qu'il a publié dans les dernières années de sa vie.

Écrit par : ariaga | 03/04/2013

@ Too banal, c'est bien de nous rappeler l'histoire de l'orange elle est en résonnance avec la pomme pourrie de la photo.

Écrit par : ariaga | 03/04/2013

@ plume bleue, il y a bien des jeunes vieux mais je ne crois pas que ce soit ce que tu veux dire !

Écrit par : ariaga | 03/04/2013

@ Lmvie, c'est pas mal de dire ou de na pas dire selon son humeur. Je vais y réfléchir car, en bon capricorne, j'ai tendance a aller droit devant dans mes actions (pas dans la réflexion).

Écrit par : ariaga | 03/04/2013

Ariaga, il se trouve que je m'y connais un peu en astrologie et une chose est sûre : les Capricorne sont connus pour leur capacité à paraître "vieux quand ils sont jeunes" et "jeunes quand ils sont vieux"...la dernière partie de leur vie est souvent la meilleure...la plus "décontractée"...

Tu vois, tous les espoirs sont permis ! :-)

Écrit par : la Licorne | 03/04/2013

Je ne peux que constater empiriquement les choses : en vieillissant, je me sens moi-même beaucoup plus libre. Je comprends Jung d'avoir agi ainsi et je connais beaucoup de personnes qui se libèrent en vieillissant.

Écrit par : Bonheur du jour | 04/04/2013

Mais, mais, mais... c'est trop facile, ça !! ^^ Attendre de n'avoir plus de conséquence à encaisser pour oser "être" et "dire" ?!! Uhm, un peu lâche tout de même, non ? Et surtout, c'est bien dommage...

Si la liberté ne peut se savourer qu'à la vieillesse ou qu'à partir d'elle, ô quelle infortune !!

Ce n'est pas tout à fait "ma philosophie de vie" qui est un peut tout ce que vous avancez (ainsi que Jung) mais sans avoir attendu pour cela d'avoir la carcasse tremblante et le coeur amer pour tant d'années de "silence" et/ou de contrefaçon de soi ! ;-)

Ce qui m'amena à avoir opté, à tous mes âges, pour la notion suivante : il est plus avantageux et édifiant d'être aimé/e pour ce que l'on est et hypothétiquement détesté/e pour ce que l'on n'est pas... que l'inverse.

Bonne journée à tous.

Écrit par : Khayaa | 04/04/2013

Avec quel plaisir j'ai lu cette note, Ariaga, car les années commencent aussi à s'accumuler chez moi, mais sans l'ombre d'une amertume... Je les visualise sous la forme de pierres, qui font peu à peu une tour (médiévale, cela va sans dire) car plus j'avance, plus je me tiens retirée des avis du monde. Un pur délice.
Car après tout, qui donc pourrait en savoir plus que moi sur cette existence dont je suis un morceau et dont je porte, comme tout un chacun, l'essence et la merveille?
Je ne pense pas, cependant, que ce soit le privilège de l'âge. Je connais pour ma part de jeunes personnalités qui y sont déjà. Le point de conscience de cela, varie beaucoup de l'un à l'autre. Et je dois bien reconnaître que je ne suis pas en avance !

Écrit par : la gaillarde conteuse | 04/04/2013

Ta "bio" est en ligne sur mon blog, Ariaga

http://zenpourlesnull.canalblog.com/archives/2013/04/04/26831547.html

Un grand merci d'avoir accepté d'être dans mon "bouquet" ;-)

Bisous et bonne journée, ma belle amie !

Écrit par : ambreneige | 04/04/2013

@ Amezeg, c'est vrai que si il y a un "rétrécissement" des capacités du corps on est peut-être plus sensible, comme l'était Jung à la beauté de la nature, comme si on savait qu'elle est notre mère mais aussi ce à quoi ce corps va retourner.

Écrit par : ariaga | 04/04/2013

@ Khayaa, merci d'être venue ici camper avec ta yourte. Tu as fait souffler un grand vent qui a balayé les années et m'a fait me souvenir combien j'étais hardie et non conventionnelle dans ma jeunesse. J'aime ton blog, j'y ai passé du temps et j'y retournerai certainement.

Écrit par : ariaga | 04/04/2013

@ Khayaa, j'ajoute que je vais te mettre dans mes liens où tu devrais être depuis longtemps si je n'avais pas un peu "lâché" la branche depuis quelques mois ...

Écrit par : ariaga | 04/04/2013

@ la licorne, puisses-tu dire vrai !

Écrit par : ariaga | 04/04/2013

le fruit de malus communis ne se plaint plus depuis la chute de son point d'accrochage .des garnements etaient passés entre ses branches maitresses et avaient secoué tels des fous furieux qu'elle etait tombée en pamoison pois à terre roulant sur la verte prairie un "tac" sec elle finit sa course pres de la souche où une main amie de sa chair sucrée la posa puis l'oublia la laissant à un destin funeste.Bientôt monilia viendrait lui rendre visite ,une fois installé il rongerait sa chair la transformant en pourriture brune elle se laisserait faire sans un cri , sans plainte ayant l'assurance que ses pépins assureraient une descendance à son espèce; une main aurait pû la prendre et enlever ce maudit cancer dû au choc avec une lame de canif de NOGENT, se voyant coupée nette en morceaux avant d'etre croquée, avalée par une bouche gourmande d'enfant.Jamais elle ne finirai sa triste destinée dans un panier à fruits ou bien en tarte sur une pâte feuilletée chez TATIN.Une de ces lointaines ancêtres eut une fin auréolée de gloire chez un compositeur de musique qui la voyant se tortiller dans son panier eut l'idée de composer une symphonie (pom pom pom pom).

Écrit par : lecracleur | 04/04/2013

Bonjour, chère Ariaga,
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Ici, pour exprimer ce que l'on pense, il est nécessairement utile d'avoir une pensée.
Là, la mienne se borne à penser que le silence est préférable à toute autre pensée.
Enfin, si la vieillesse est plus libre, le coeur qui est demeuré jeune n'en est pas moins ouvert à toute forme d'expression.

Avec toute ma silencieuse affection, Jack le poétiste

Écrit par : Jack Maudelaire - Le Poétiste | 04/04/2013

@La gaillarde conteuse, je n'ajouterai rien qu'un merci à ton commentaire qui est un vrai bijou.

Écrit par : ariaga | 04/04/2013

@ Bonheur du jour, et aussi on déguste mieux les petits plaisirs. On le ressent sur ton blog.

Écrit par : ariaga | 04/04/2013

@ Ambreneige, je t'ai donné ce texte pour te faire plaisir mais je ne crois pas que cela soit intéressant pour grand monde ...

Écrit par : ariaga | 04/04/2013

Ce bijou dont tu parles, Ariaga, a été réalisé tout bonnemant dans l'or du texte que tu as proposé...

Écrit par : la gaillarde conteuse | 04/04/2013

@ Lecracleur, comment un pomme pourrie peut inspirer un texte ...

Écrit par : ariaga | 05/04/2013

@ Jack Maudelaire, toutes les formes d'expression sont valables. J'aime ton silence mais j'aime aussi quand tu utilises les mots pour me rendre visite.

Écrit par : ariaga | 05/04/2013

ARIAGA À TOUS, je suis en PANNE D'INSPIRATION pour publier un nouveau texte mais finalement c'est peut-être un sujet. Un peu de patience amis.

Écrit par : ariaga | 05/04/2013

@ Le pierrot, j'ai oublié de te répondre. Je pense, en te lisant qu'il y a dans la vie des choses bien plus importantes que les blogs !

Écrit par : ariaga | 05/04/2013

Je reviens Ariaga pour te dire combien j'aime ta souche d'arbre que des moisissures ont transformé en peinture bleue. Bises

Écrit par : danae | 05/04/2013

Prendre le temps en justesse ... un des atouts aussi du vieillir ... Bisous chaleureux vers toi, Ariaga ;-))

Écrit par : Kaikan | 05/04/2013

Un peu pris par les Douze Travaux d'Hercule plus une sympathique invasion slave, je n'avais pas eu le loisir de laisser un commentaire. Je suis tout à fait d'accord avec cette note, et pense bien que le poids des ans peut être, pour certains, le contrepoids des préjugés, ldées reçues et autres rideaux de fumée. Le vent du temps estompe peu à peu, avec une mince poussière de désillusion accumulée à leurs bases bien des citadelles de certitudes dont les tours hautaines s'effritent peu à peu.

BISES À TOUS.

Écrit par : ÉPHÊME | 05/04/2013

L'âge désinhibe t il ? que désigne saine essence ? Avec le recul canonique la formule agite encore les esprits.
Rejoint on la jeunesse et avec quelle insouciance (un sous science) ?
Pas revenu de tout on s'accepte mieux et on abat ses cartes sans plus faire de château, et puis dans le rétro il y a le paysage qui file, la boucle du temps qui défile et le besoin d'une expression décomplexée et achevée (au sens achievement) qui ne noie plus la diction dans la fiction mais ancre dans la réalité non celle des certitudes ni même des hébétudes, mais permet de dire son fait à l'importun , ignorant et vulgaire.
Pas nécessairement grognon ni bougon, on ne juge pas forcément du haut des zan , mais là où la réglisse régale encore et où le pas glisse souplement il y a un côté éminemment libérateur à pouvoir se lâcher, enfin ne plus être aux prises avec le candide raton , on retrouve sa spontanéité.

Écrit par : Thierry | 06/04/2013

Bonjour Ariaga,
Vu que je fais une pause dans mes occupations "de ouf"... et que donc, la pause est supposément faite pour se détendre... hihi ;-)

Bon, vu mon âge lol, je m'autorise à ne pas me "retenir" :
Allez Thierry, je n'ai pas tout compris (ça doit être parce que je n'ai pas tout lu Freud, hein ?) mais ce fut quand même "marrant", donc la détente est accomplie et puis, dis, quel que soit ton âge : lâche la rampe, bonhomme, c'est bon pour les artères ^^ !!

Mon Dieu, viva la vida loca !! ;-)

Zoubis à avous partager et bon week-end xooxx

(Oui, ça va, je sais, parfois je suis vilaine... mais tellement attachIante... ^^)

Écrit par : Khayaa Sanblog | 06/04/2013

@ Khayaa, tu es un coquine mais je suis certaine que Thierry a le sens de l'humour.

Écrit par : ariaga | 06/04/2013

@ ÉPHÊME, mieux vaut tard que jamais et ton commentaire est une forme de conclusion à ce qui a été dit.
@ Kaïkan, je conserve comme seconde conclusion ta phrase : "Prendre le temps en justesse "

Écrit par : ariaga | 06/04/2013

Khaya ya ka dire que je suis entre deux eaux (de vie) et entre deux ages mais pas entre deux sages, et puis si elliptique par trop parfois est mon propos ça ne me fait pas avoir le verbe haut. L'humour est ma ressource et ma réserve, presque naturelle bien que cultivée, à gros traits brouillons pour ne pas boire le bouillon de minuit, de trop, enfin celui qui nuit amant vous laisse blâme. Pour la trempe je suis d'un bon acier et si j'ai eu à user des béquilles et du déambulateur c'est de l'histoire ancienne pour cause de genou fracassé. J'ai eu plus de veine que d'artère et je ne passe pas pas pour quelqu'un de bouché, je ne grille pas destop et ne cherche pas à être trop siphonné ni à la barbe blanche.

Écrit par : Thierry | 06/04/2013

@ Khayaa, intriguée par le pseudo que tu avais pris et voulant aussi aller te lire, j'ai vu que tu avais définitivement fermé ton blog. Je te connais pas bien mais j'ai lu attentivement ton texte de clôture et je comprends tes raisons. Je crois aussi que, comme tu le dis, tu dois te concentrer sur la vie et non sur le virtuel. Je vais te laisser quelques jours dans mes liens pour si d'autres personnes veulent te lire. Bonne route !

Écrit par : ariaga | 06/04/2013

Quand nos cheveux deviennent blancs
se pose en nous un vrai Printemps.

Peut être devenons nous "anonyme"

Écrit par : Lise | 11/04/2013

@ Lise, ou, c'est le printemps de cette seconde partie de la vie, la plus importante car elle conduit vers la Porte.

Écrit par : ariaga | 13/04/2013