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16/06/2013

Le pire ennemi

écriture,philosophie,pensée,société,guerre,spiritualité

Nous parlons souvent de la violence dans le monde et des violences que nous subissons de la part d'autrui mais nous oublions l'auto-violence, celle que nous nous infligeons. Ne sommes nous pas souvent notre pire ennemi ? Nous empoisonnons notre corps par l'absorption de substances nocives et notre esprit par la peur, la colère, la jalousie, l'envie.

Et si nous commençions par combattre l'ennemi le plus proche, de manière à pouvoir nous aimer, avant de partir en guerre contre les autres ?

Ariaga

écriture,philosophie,pensée,société,guerre,spiritualité

Commentaires

Très juste, Ariaga!

Et l’illustration photographique est "délicieuse"... !!

Écrit par : Amezeg | 16/06/2013

Ce qui fait rage au dehors et nous touche tant,n'est bien souvent que le reflet de ce qui hurle au dedans et qui demande à être reconnu et finalement aimé,avec compassion.......un bien long et difficile chemin de réconciliation avec soi-même qui ouvre à l'autre et au monde ......le seul qui nous permette de comprendre où se situe notre responsabilité en tant qu'être humain capable de conscience;le seul aussi qui nous permette de comprendre que TOUT EST RELIE.

Écrit par : aurora | 16/06/2013

Lorsque je sorti du centre du CALME, je reçu au Noel qui suivi un livre qui me marqua et fût un beau cadeau pour le le début de cette "nouvelle vie" dont je parle de temps en temps sur mon blogue. Un livre de Guy Corneau, Victime des autres, bourreau de soi-même . On peut y lire ceci en début de 4ème de couverture :
"Immanquablement, presque immanquablement, vient un moment dans une vie où ça ne va plus, où ça ne va plus du tout... "Nous nous sentons alors défaits, à la fois victimes des autres et bourreaux de nous-mêmes, incapables de sortir de la prison de nos peurs. Et si ce moment difficile était justement l'occasion de nous libérer, de devenir enfin les créateurs conscients de nos propres vies ?

Cela ne se fait pas tout seul mais je ne cesse de dire et décrire que cela est possible! Oui, cela commence par (ré) apprendre à nous aimer et à aussi à se pardonner.

Écrit par : Louis-Paul | 16/06/2013

Mais c'est tellement plus facile de mettre le tort sur les autres, cela évite de se remettre en question… Je dis cela, mais je sais, bien sûr, que nous sommes notre propre bourreau, pas besoin des autres pour cela…
PS : j'ai le livre dont parle Louis-Paul, un très bon bouquin…

Écrit par : Françoise | 16/06/2013

C'est sûr que l'un va avec l'autre
même si des blessures internes peuvent rendre difficile l'accès au désir de paix, à pacifier notre colère
parfois la colère nourrit quand on nous a tout pris
En fait souvent nous sommes comme des malades alcooliques, nous savons que le produit auquel nous sommes addictes nous tue, et en même temps on pense que c'est trop (et encore plus) dur d'affronter la réalité.
Pour s'en sortir, il faut du soutien, mais surtout une demande, même toute petite qui émane de nous
Nous sommes pareils avec nos colères
A l'opposé être serein n'est pas être pacifiste ou ne rien faire, ne rien dire, c'est justement être capable de concentrer une énergie de colère face à des injustices pour participer à les faire cesser , redonner de l'humanité à chacun
Merci à toi pour tes cactus, dans le désert finalement ils sont source pour s'abreuver ! ;o)

Bises à toi

Écrit par : Frédéric | 16/06/2013

Une fois que l’on a dit l’ennemi en soi, ou dans le monde, c’est foutu !
Ce qui a été nommé, donc défini, prend forme, s’organise, et produit son effet.
Ceci dit, c’est certainement utile, mais pas à aimer. Aimer ne se peut que dans l’état de non-conflit.

Amitié

Écrit par : Miche | 17/06/2013

très juste, il faut savoir raison gardée......... Bises et belle journée!

Écrit par : patriarch | 17/06/2013

Je suis d'accord. Commençons par nous aimer. Nous aurons ainsi la possibilité de rayonner cet amour autour de nous et tout ira mieux.

Écrit par : Daniel | 17/06/2013

Je m'aime mais là j'ai dépassé les limites et j'essaye de survivre après mon voyage trop fatigant. Merci pour tes visites et bises

Écrit par : danae | 17/06/2013

Nous recréons en ce monde la violence que nous infligeons à l'Homme intérieur... Bises, douce Ariaga

Écrit par : Phène | 17/06/2013

C'est l'évidence même, mais c'est difficile à combattre, car cet ennemi nous connaît si bien qu'il est d'une malice infinie. J'ai eu la chance de pouvoir au moins me respecter, par les hasards de la vie affective et autre, mais de là à s'accepter et s'aimer, c'est une autre paire de manches ! Mais il faut toujours espérer !!!!

Écrit par : ÉPHÊME | 17/06/2013

La psychologie de Jung nous apprend que l'autre et moi sont intimement liés et indissociables pendant parfois une vie...je ne suis pas en phase avec la notion d'ennemi intérieur, car toute faiblesse est prémisse d'un devenir à construire...et la nature n'a que faire du bien et du mal.

Amitiés,
Jean

Écrit par : Jean | 17/06/2013

Aussi longtemps que je ne connais pas ma propre violence, que je n’en suis pas conscient, je ne la perçois que dans la violence du monde ou dans la violence des autres que moi. Je ne me rends pas compte que ma perception de cette violence extérieure comprend aussi la perception, inconsciente, de ma propre violence que je ne connais pas assez : ce que je vois au dehors est alors la somme composée de la violence extérieure et de ma propre violence que JE PROJETTE, sans en être conscient, vers et sur le monde extérieur.
Si j’ai suffisamment reconnu ma propre violence personnelle, celle qui bout en moi, et que je ne la projette plus sans le savoir sur le monde extérieur, ma vision de la violence extérieure devient plus objective, plus juste, et la perception de la violence extérieure n’entraîne plus de façon aussi incontrôlée le déchaînement de ma propre violence et sa projection inconsciente vers l’extérieur. Le monde se trouve alors soulagé d’une petite part de violence : LA MIENNE.

Ma propre violence lorsqu’elle est trop IGNORÉE, trop INCONSCIENTE, est réellement l’un des aspects, l’une des parts, de mon ennemi intérieur, et comme je la pressens en moi, même si je ne l’ai pas encore suffisamment reconnue consciemment, elle m’empêche de m’aimer car je pressens et devine que je suis, à cause d’elle, semblable à la violence extérieure que je n’aime pas, que je dénonce et décrie, que je hais peut-être.

Nos rêves, lorsque nous leur prêtons vraiment attention et que nous en tenons compte, peuvent nous en apprendre beaucoup sur notre propre violence et peuvent nous permettre de ne plus en être les victimes inconscientes aussi bien que les propagateurs inconscients dans le monde.

Écrit par : Amezeg | 17/06/2013

@ Aurora,je ne peux dire que : très juste.

Écrit par : ariaga | 17/06/2013

@ Louis-Paul, la citation de Guy Corneau que tu partages avec nous est un vrai cadeau. Merci ami.

Écrit par : ariaga | 17/06/2013

@ Françoise, nous sommes notre propre bourreau, comme tu le dis alors un peu de douceur ...

Écrit par : ariaga | 17/06/2013

@ Frédéric, j'ai retenu surtout la demande. Pour cela il faut d'abord être un peu lucide et accepter l'idée que l'on a besoin de soutien. Beaucoup d'entre nous préfèrent gratter leurs plaies en accusant le monde entier de leurs brûlures.

Écrit par : ariaga | 17/06/2013

Concernant la demande, j'ai toujours en tête une image d'il y a une 30nne d'années (verifier la date), je ne suis pas catho, je suis athée, mais j'ai été voir le Jésus de Robert Hossein. Un spectacle un peu kitch, mais une scène m'avait marqué. Jésus (de mémoire) parlait à ses disciples, arrive un lépreux avec sa crécelle. Tout le monde attend que Jésus aille le voir, face "abracadabra tu es guéri". Mais Jésus reparle avec ses disciples. Le Lépreux avance difficilement jusqu'à la moitié de la scène, et c'est là que Jésus va vers lui et fait son job de Jésus ;o)
Pour moi, à cette époque (faut m'excuser j'étais jeune ;o) ) cela a été un flash, pour pouvoir recevoir il faut demander, il faut faire la moitié du chemin, on n'a pas à attendre que les autres nous répondent à nos demandes si elles n'ont pas été exprimées et si on n'a pas le minimum d'énergie pour dire je prends et je fais avec.
Bises

Écrit par : Frédéric | 17/06/2013

Combattre ?
Ennemi ?
Guerre contre les autres ?
Je comprends le fond de ta pensée mais ces mots là véhiculent tellement d'impressions négatives...
Il ne s'agit pas de combattre mais bien au contraire de tomber les armes pour partir en découverte... Observer tout ce qui nous a construit et ne surtout pas juger... Alors, la peur vole en éclats... Plus grand chose n'a de prise... Entrer en "guerre" n'a plus aucun sens...
Très belle soirée, Ariaga.

Écrit par : Jacques | 17/06/2013

@ Jacques, tu as raison.

Écrit par : ariaga | 17/06/2013

@ Miche, ce que tu dis rejoins un peu ce que dis Jacques. Vous touchez du doigt, tous les deux, le fait qu'il y a des mots qui sont très chargés en signification.

Écrit par : ariaga | 17/06/2013

@ Patriarch, heureuse de ta visite car cela veut dire que tu vas mieux.

Écrit par : ariaga | 17/06/2013

@ Daniel, c'est peut-être une utopie, mais elle est belle et l'on peut toujours rêver.

Écrit par : ariaga | 17/06/2013

Entre culture et nature, il y a du vent dans la mature, ite missa est !
ce jour de vent d'autan ne m'emporte pas mais je me cramponne
pourtant sans parler du jus des hauts chrétiens il peut y avoir sans presser, quelques démons succubes (mais pas lents) ou incubes (mais pas sphériques) qui nous tourmentent.
Sans parler du combat du vice et de la vertu, il y a des symboles forts qui dénotent des clins d’œil mais aussi des subtilités, et notre pire ennemi ce peut être nous, oui bien sûr !
Croyons nous nous connaître si bien que nous soyons sur de nos réactions et ne sommes nous pas déçus ou surpris parfois après coup d'une spontanéité incontrôlée ?
Progresser c'est travailler ses faiblesses, ses bassesses, ses petitesses, ça n'empêche pas de s'aimer mais ça permet de s'armer contre des situations, des imprévus.
Mais cela ne conduit pas à se détester cordialement, à s'infester de pensées odieuses, pour autant si notre conscience nous guide et que nous nous y conformons alors peut être est ce le meilleur équilibre.

Écrit par : Thierry | 17/06/2013

@ Phène, comme d'habitude, ami, tu dis l'essentiel en quelques mots.

Écrit par : ariaga | 17/06/2013

À l’article ENNEMI, le Littré nous dit :
« 8° Il se dit des choses qui sont opposées. Cette herbe est ennemie de la vigne. L'eau et le feu sont ennemis. L'orgueil est l'ennemi des vertus. »

En ce sens, la violence bouillonnant en soi s’oppose bien à la paix intérieure. Si nous souhaitons nous acheminer vers la paix intérieure, la violence incontrôlée, inconsciente et débordante, peut donc à juste titre être considérée comme ennemie de cette paix souhaitée, et nommée comme telle.

Faut-il vraiment frissonner d’effroi devant les mots et les exclure a priori lorsqu’ils disent si bien ce que l’on veut évoquer ? Je ne le crois pas. La réalité est ce qu’elle est, donnons-lui sans crainte et sans précaution oratoire un peu "new age" le nom qui lui correspond.

Cheminer vers la paix en soi-même n’exclut pas de reconnaître une tension entre des opposés en soi, violence et non-violence, par exemple ou une guerre intérieure à laquelle nous souhaitons mettre fin en prenant conscience, avec persévérance, de ces réalités qui nous habitent et qui nous font ce que nous sommes, d’instant en instant et de jour en jour.

Écrit par : Amezeg | 17/06/2013

Amezeg,

Qui a dit que la paix intérieur était la panacée universelle ?
Certes, je suis un peu provocateur mais il me semble que reconnaître l'enjeu de la tension, source de souffrance bien souvent, est justement l'inverse de pointer un ennemi, source de clivage et de fermeture.

Jean

Écrit par : Jean | 17/06/2013

pour la scène que décrit Frédéric dans son 2e commentaire Jésus dit que l'on a le libre-arbitre, on peut choisir de venir à lui ou pas, un peu comme lorsqu'une personne SDF refuse d'aller se mettre à l'abri lorsqu'on le lui offre. De quel droit en effet devrions-nous prendre la décision d'aider quelqu'un qui ne le sollicite guère ?
S'aider soi-même procède en partie de la même chose, parce qu'on vit dans une société avec un fort pouvoir culpabilisant (c'est pas bien de s'aimer, c'est très égoïste, il faut aimer les autres avant soi) et cette violence que l'on s'inflige il faut déjà en prendre conscience, une vie souvent ne suffit pas pour cela !!!!!!!!!! car ça implique de se remettre en question, et non seulement soi mais nos proches, notre histoire, notre contexte de vie (un vrai tsunami !)
Quant à l'empoisonnement du coeur par la peur, la colère, la jalousie, on ne le fait pas exprès, Ariaga, on ne le fait pas exprès !!!!! et parfois même, on n'a pas d'autre choix pour se protéger de la psychose...on préfèrerait se sentir bien plutôt qu'en souffrance !

Bisous

Écrit par : ambreneige | 18/06/2013

Et si nous laissions le LITTRÉ de côté...
Certains mots véhiculent de vieilles casseroles vociférantes, haineuses, vengeresses...
Finalement on veut "combattre" en employant les mêmes armes et depuis des millénaires, ce sont des idées différentes mais toutes aussi agressives qui se mettent en place au gré des forces en présence...
Et l'on pérennise la violence...
Il ne s'agit pas de frissonner d'effroi devant des mots dont on sait qu'ils existent mais plutôt de ne plus avoir besoin de les employer...
Ils sont là dans la mémoire mais.... ne servent plus à rien...
La PEUR est très mauvaise conseillère et les bannir serait le meilleur moyen de les voir ressurgir un plus tard encore plus violents...
Changer le monde ?
Oui, bien sûr mais commençons par nous même, sans ménagement... mais également en douceur, avec compréhension et lucidité.
Chaque pièce du puzzle doit être remise à sa place...
Amitiés
Jacques

Écrit par : Jacques | 18/06/2013

« C’est le manque d’Amour qui nous blesse et nous tue sans cesse, non pas l’Amour de l’autre, mais l’Amour de nous-mêmes, cet Amour que nous possédons tous en nous et que nous ne prenons pas le temps d’aller chercher pour lui permettre d’éclore.
Cet Amour là est un "miracle" en soi car non seulement il transforme notre vision de la Vie, il modifie également toutes nos perceptions. Nous ne pouvons plus regarder l’autre autrement qu’à travers ses yeux et nous le voyons tel qu’il est à l’intérieur et non tel qu’il paraît à l’extérieur.
L’Amour inconditionnel est un cadeau inestimable que nous possédons tous. Mais il nous faut aller à sa rencontre, le libérer, apprendre avec lui à nous comporter autrement, nous "surveiller" afin de ne pas retomber dans nos pièges du jugement et lorsque nous avons bien appris à le connaître, à nous connaître, il fait son chemin en nous, il nous transforme et en nous transformant, c’est le monde autour de nous qu’il transforme …
Le monde dont nous rêvons, peu à peu se dessine pour nous. Le rayonnement de l’Amour est puissant et généreux. Une seule pensée orientée apporte de la Lumière là où règne l’ombre. Ne nous privons pas de ce cadeau, il est inestimable …C’est effectivement "la seule révolution qui vaille"… »
Ecrits d'Anita LE SANT, auteure
Bonne journée
Jacques

Écrit par : Jacques | 18/06/2013

Jean,
Rechercher un apaisement suffisant des trop fortes tensions en soi, lorsqu’elles existent, me semble être un souhait assez universellement partagé par les humains que nous sommes. Je ne parle pas de rechercher l’apathie totale ni l’effacement radical de toute tension entre les opposés, la polarité est nécessaire à la vie, elle est la vie...

Les rêves ne se privent pas de nous désigner clairement tel ou tel aspect de nous-mêmes, tel ou tel comportement que nous avons, etc., comme ennemi de notre bon équilibre psychique et de l’apaisement intérieur que ce bon équilibre peut nous procurer : toutes sortes de personnages menaçants et dangereux, de persécuteurs, d’assassins, etc., peuvent apparaître dans nos rêves pour représenter cet ennemi que l’on ne peut alors guère nommer autrement, à moins de vouloir édulcorer et déformer plus ou moins le message adressé par le rêve au rêveur, me semble-t-il. Pouvons-nous rejeter la réalité de ce que les rêves n’hésitent pas à pointer comme ennemi intime ? Les rêves seraient-ils « source de clivage et de fermeture » pour le rêveur ?

Écrit par : Amezeg | 18/06/2013

Ah si le corps pouvait parler nous serions anéantis jusqu'à la fin de nos jours !...
Pourtant si nous avions la sagesse de tenir compte de ses rebellions...que d'abus et de souffrances nous pourrions éviter...
Quant à l'esprit...tant de choses lui coupent les ailes !

Jusqu'où et jusqu'à quand le non-amour et le désamour peuvent conduire ?...
Douce journée en ton univers Ariaga.

Écrit par : michele | 18/06/2013

Bonjour Ariaga,

"En psychologie on ne peut comprendre que ce dont on a fait l’expérience", disait Jung. Peut être alors, que lorsque nous subissons la violence et/ou en libérons nous faisons l’expérience de la présence de l’ombre.
La conscience personnelle s’oppose rigoureusement à sa reconnaissance, du coup notre ombre reste bien planquée dans l’inconscient. "Au dehors, on est presque un homme civilisé, mais au fond on est un primitif", disait Jung. Et je crois que plus l’homme se croit évolué, développé, civilisé, plus l’ombre fait rage dans son inconscient et créé des ravages entre les individus.

La rencontre avec l’ennemi me fait penser à l’ombre donc, dont la figure du fripon est un symbole.

Le mythe du fripon continue à se développer, hélas de nos jours très largement, dans la perversion par exemple (au sens psychanalytique)…
Il est le reflet d’un niveau de conscience inférieur, antérieur et primaire.

A tout ceux qui croient que l’esprit « peut s’élever au dessus de la psyché », je conseille de lire l’ouvrage collectif de Jung, Le divin fripon. Et à tout ceux qui rencontre beaucoup de bourreaux..

Comme cela a déjà été dit, plus notre part d’ombre inconsciente est mise à jour, moins nous serons affecté par la violence de nos ennemis. Ce que l’on éprouve alors, à la place de la violence pour ses soi-disant ennemis, c’est de la compassion, car l’ennemi apparaît alors comme un être très puéril, clivé et n’ayant développé aucune personnalité consciente.

Je suis contente que tu sois revenue, chère Ariaga. J’ai moi aussi cessé de blogger au mois de mai, car j’avais figure toi, aussi quelques ennemis (dedans/dehors) à combattre ;-))
Amitiés,

Écrit par : Isabelle | 18/06/2013

commencer par balayer devant sa porte avant de faire le ménage chez les autres...

bonne journée
arielle

Écrit par : arielle | 18/06/2013

@ Isabelle, dès que l'on cesse de ronronner on a des ennemis dedans/dehors mais je crois que seuls les ennemis dedans méritent que l'on s'y intéresse. Ceux du dehors ne sont que anecdotes plus ou moins navrantes de personnes qui font surtout du mal à elles mêmes. Amitiés.

Écrit par : ariaga | 18/06/2013

@ Danae, fais une bonne pause et repose toi des fatigues de ton voyage. nous t'attendrons.

Écrit par : ariaga | 18/06/2013

@ ÈPHÊME, c'est vrai qu'il est sournois et plein de ruse cet ennemi intérieur et qu'il nous pousse à avoir une mauvaise image de soi.

Écrit par : ariaga | 18/06/2013

@ Jean, je vois que tu as une réponse d'Amezeg. Pour moi, en tant que jungienne je pense en effet que le jeu des tensions entre les pôles opposés fait progresser mais, dans mon petit texte je pensais plutôt à une alchimie du quotidien et non à l'Oeuvre du processus d'individuation. Merci pour ce commentaire.

Écrit par : ariaga | 18/06/2013

Ariaga,

J’avoue que, pour ma part, j’ai du mal à séparer une alchimie du quotidien du processus d’individuation.
Il me semble que dès qu’il y a alchimie, telle que je l’entends, c’est à dire dès qu’il y a évolution et transformation s’inscrivant dans la conscience d’un individu, il y a processus d’individuation.
Mais peux-être y a-t-il dans ce que tu en as dit une nuance qui m’échappe... (?)

Écrit par : Amezeg | 18/06/2013

"Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux,mais en plongeant dans son obscurité.Mais c'est un travail désagréable,donc impopulaire"...disait Jung.
Notre ennemi intérieur est sans doute une des meilleures occasions qui nous soit offerte,d'accéder à la lumière de la conscience intérieure qui est acceptation de TOUT ce qui est en soi,y compris le plus sombre et le plus destructeur.Cet amour là pour ce qui nous fait humain dans notre profondeur et notre individualité,et qu'il ne nous appartient pas de juger,est une force capable de transformer l'ennemi le plus virulent en ami.......et d'instaurer en soi, la paix née de la réconciliation des opposés.

Écrit par : aurora | 18/06/2013

Amezeg,

C'est justement tant que le rêve pointe un ennemi que l'intégration, et donc l'évolution, n'est pas accomplie...c'est vrai que je m'attarde sans doute trop sur le terme mais l'ennemi est à combattre et précisément, tant que l'on se débat, on intègre pas.

Il y aurait aussi un débat intéressant autour de la recherche de l'apaisement, est elle conciliable avec le développement de l'être et peut elle définitive ?

Je sais que Ariaga ne souhaite pas de longs débats ici et c'est bien légitime, dommage que tu n'ais pas rejoins mon forum, un peu moribond en ce moment, toi qui as la plume alerte.

Je te rejoins tout à fait sur la notion d'alchimie à l'oeuvre à tout instant, alliant intérieur et extérieur...

Jean

Écrit par : Jean | 19/06/2013

À propos de la lumière naissant de l’obscurité reconnue en soi, du paradoxe de notre réalité humaine et de l’amour nécessaire à l’œuvre de transformation de l'ennemi en ami, le hasard m’a mis sous les yeux ce matin une réflexion de Marie-Louise von Franz au sujet des rêves qui nous paraissent sombres, repoussants ou déprimants :

« Parfois, on a un rêve douloureux qui provoque le dégoût au réveil, un rêve indécent ou obscène, affreusement bête, stupide et très irritant. On aurait voulu recevoir un merveilleux songe archétypique et voilà ce qui vient! Je m'exclame alors : « Attendez un peu! Essayons d'examiner votre rêve et de découvrir ce qu'il signifie » ; ce sont justement des rêves de ce genre qui sont en règle générale les plus éclairants quand on parvient à en déceler le sens caché. Le sens du rêve n'était pas connu, mais avait un contenu dynamique qui continue de vous enrichir grandement. Ce sont précisément des rêves de ce type qui sont précieux : la coquille sous laquelle ils se présentent est celle, répugnante, inabordable, de la déprimante noirceur; mais à l'intérieur se dévoile la lumière de l'inconscient. La lumière demande souvent à être découverte dans les éléments déprimants du rêve, ainsi que, naturellement, dans les mouvements impromptus de l'ombre, lesquels sont très riches de sens quand on parvient à les examiner avec un amour prêt à accepter le paradoxe. » Marie-Louise von Franz, « Alchimie » Cinquième cours : L’alchimie arabe (p.234), Éditions La Fontaine de Pierre

Écrit par : Amezeg | 19/06/2013

La figue de Barbarie sait se protéger mais une fois apprivoisée elle se débarrasse de ses piquants et se révèle savoureuse ; donc ne pas se fier aux apparences et savoir approcher l'autre.

Écrit par : Fanchon | 19/06/2013

@ Fanchon, Après t'avoir lue, je vais jeter un autre regard sur les gens qui piquent !

Écrit par : ariaga | 19/06/2013

@ Aurora, (ton dernier commentaire) très juste, si il n'y a pas acceptation de l'ombre, dans ce qu'elle peut avoir de plus sombre, aucun travail sur soi ne peut aboutir.

Écrit par : ariaga | 19/06/2013

@ Amezeg au sujet du processus d'individuation, je suis d'accord, j'ai été trop rapide mais, je l'ai dit, mes réponses aux commentaires sont juste une manière de dire merci d'être venus et d'apporter votre réflexion au laboratoire. Je préfère , en ce moment, concentrer au maximum ma pensée sur une "bulle". C'est un exercice moins facile qu'il ne le paraît.

Écrit par : ariaga | 19/06/2013

@ Jacques, merci pour tes contributions toujours empreintes d'une grande spiritualité.

Écrit par : ariaga | 19/06/2013

Jean,

Il me semble que la première étape de l’intégration d’une part d’ombre – intégration qui consiste à la reconnaître consciemment et à accepter qu’elle existe en soi, accepter qu’on la porte en soi ET l’aimer comme part de soi et aussi comme part du SOI en nous – , est de la voir d’abord pour ce qu’elle est : ennemie si elle est ennemie, en particulier si les rêves nous la montrent sous les traits évidents d’un ennemi intérieur. Je crois qu’il s’agit là d’une étape constitutive, et donc incontournable, de l’intégration.

J’irai peut-être découvrir ton forum comme tu m’y encourages, bien que ma " plume alerte " (l’est-elle vraiment ?) ne soit pas inépuisable face aux débats que les échanges à distance rendent parfois assez difficiles, compliquent.

Écrit par : Amezeg | 19/06/2013

On est son pire ennemi et on peut même être son pire ami.
Celui qui nous flatte et écorche l'autre pour se sentir plus grand.
Accepter notre imperfection et celle des autres, c'est le début d'un bienfaisant répit du coeur!
Merci Ariaga, amicalement,
Michelle

Écrit par : Michelle | 19/06/2013

Amezeg,

Je reconnais évidemment le bon sens de ton évocation. Etape 1, accepter que nous ne soyons pas seulement ce que nous acceptons de voir.
En ce cas, j'en conviens la reconnaissance de cette part non éclairée, fut ce sous trait d'un "méchant pas beau", est déjà crucial...mais tu sais comme moi comme il est confortable de "cliver" en pointant du doigt le méchant, cause de nos tourments, sans réaliser que, ce faisant, quatre autres doigts nous pointent... ;) c'est le grand danger sur le chemin

Jean

Écrit par : Jean | 19/06/2013

Jean,

Sachant qu’un « méchant pas beau » peut en cacher quatre autre, sachant qu’on peut éventuellement se satisfaire abusivement d’en avoir démasqué un et "oublier" de voir les autres, il faut en conclure que le travail de mise en lumière de l’ombre, de ce que nous ignorons de nous-mêmes, doit être poursuivi avec persévérance et sans jamais croire que l’on ne découvrira plus rien de nouveau. Si tels sont notre point de vue ET notre pratique, le risque de "cliver" que tu évoques est sans doute assez limité et, à mon avis, n’interdit pas, au moment opportun, de nommer “ennemi" tel ou tel aspect, comme le font les rêves. La persévérance dans la découverte de tout cela passe d’ailleurs beaucoup, toujours à mon avis, par l’attention régulière et persévérante portée aux rêves.

Je voudrais également dire, en passant, que les théories ou "l’exégèse" des théories des uns ou des autres, celles de Jung ou celles d’autres psy, me semble un peu être comme de la paille comparée à la pratique concrète du travail sur et avec les rêves qui nourrit vraiment la personne de son riche grain. Ce qui n’interdit pas d’échanger des points de vue et des idées, bien sûr, car cela présente également un indéniable intérêt et peut, entre autres choses, faire découvrir la voie des rêves, voie de Jung, aux personnes qui ne la connaissent pas ou la connaissent peu.

Au plaisir de te lire,

Amezeg

Écrit par : Amezeg | 19/06/2013

C'est assez curieux car le dernier paragraphe de ta réponse est en écho parfait avec mon billet édité hier soir...

Certes, on peut gloser longuement sur l'athanor, seul son usage portera des fruits.

De toutes façons, c'est un choix très personnel, je ne m'engage sur le net qu'à aborder la théorie, seule facette qui, elle, n'a de risque que d'enrichir le lecteur....

Jean

Écrit par : Jean | 20/06/2013

Jean,

J’ai bien goûté la petite fable poétique que tu viens de publier et, tu le sais, j’ai bien souvent largement apprécié tes précédentes publications.
Les années passant, il m’apparaît de plus en plus nettement que le travail concret sur soi-même, avec le concours des rêves, doit primer sur toute théorie, aussi intéressantes et enrichissantes que puissent être les théories ou les généralités de cet ordre, que je ne méprise pas, mais dans lesquelles, personnellement, je ne veux pas - dit en forçant un peu le trait - “ me perdre ou me noyer".
Je crois que le développement trop important des approches théoriques présente le risque de maintenir telle ou telle personne éloignée de la pratique parce qu’il peut soutenir la tendance occidentale contemporaine à demeurer dans "la tête", à vivre les choses de façon trop intellectuelle, cérébrale.
C’est pour cela que je souligne la différence, ce qui ne m’empêche pas d’apprécier à sa juste valeur le travail d’information théorique que propose tel ou tel blog junguien que je connais.

Savoir qu’un risque existe n’implique pas que l’on ne doive jamais le prendre, bien sûr...les indications intérieures et extérieures sont là pour nous aider à faire un choix...

Écrit par : Amezeg | 20/06/2013

A chacun la poire pour étancher la soif comme dit le dicton...certains doivent s'enraciner dans un ancrage intellectuel et d'autres oser lâcher prise avec le rationnel et les théories. Toute position unilatérale me semblent délicate d'ailleurs, ou pour être plus claire, forcément transitoire.

Mon blog n'a pas vocation thérapeutique et, surtout pas, de développement personnel...simplement un outil pour ceux qui ne veulent pas se contenter des approximations douteuses généralisées autour de cette psychologie des profondeurs.

Je doute, au vu des réactions suscitées, qu'un de mes lecteurs deviennent afficionado aveuglé...à moins que ce paragraphe ciblait plus l'auteur ?

Jean

Écrit par : Jean | 21/06/2013

Je suis d’accord avec toi pour dire que chacun doit boire à la fontaine qui convient à sa soif et à son goût du moment et savoir que cela peut changer au fil des années.
Ton blog, qui n’a ni vocation thérapeutique ni celle du développement personnel, n’en est pas moins intéressant pour tous ceux que ces sujets concernent, et il est vrai qu’ils y trouveront des informations utiles sur divers aspects de la psychologie junguienne. (il me semblait l’avoir déjà dit assez clairement.)
Ce paragraphe ne ciblait pas l’auteur, il exprimait le point de vue personnel, à ce jour, de quelqu’un qui tend à s’éloigner de la théorie et à reconnaître et estimer de plus en plus la pratique "suffisamment libre" des théories. L’expression de ce point de vue n’est pas une invitation de ma part à faire de ton blog un lieu à vocation thérapeutique.
Il est vrai que je souligne le risque, pour ceux qui n’entreraient pas dans une pratique concrète, de demeurer perché dans les hauteurs nuageuses de la théorie. Mais, là encore, c’est à chacun de voir ce qu’il à à faire et ce qu’il fait.

Écrit par : Amezeg | 21/06/2013

Écrit par : Amezeg | 21/06/2013

Je me protège de ma violence, je m'aime assez pour faire attention de ne pas me bousiller. Mais j'avoue que je suis parfois influencée et je fonce sans réfléchir parce que la parole des autres devient plus forte que ma pensée intérieure. Là j'avoue que ce n'est pas toujours facile. Certains vont jusqu'au suicide. Bonne fin de week end. Amitiés Ariaga.

Écrit par : elisabeth | 23/06/2013

Tout à fait d'accord pour que l'on commence par soi. En douceur toutefois pour ne pas atteindre l'auto-destruction...
Bonne fin de journée chal-heureuse!

Écrit par : toobanal | 26/06/2013

C'est une guerre épuisante... mais qui en vaut la peine.

Écrit par : anne | 02/07/2013