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« Belle est la nuit. | Page d'accueil | La peur cercle vicieux »

05/10/2013

Le rire de la Mère Nature

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Parfois, pris d'un désir ardent, on entreprend la quête de l'impensable. On va très loin , on creuse très profond, et puis on s'aperçoit que ce que l'on cherche est juste à côté, là, tout près de la surface. C'est alors que l'on entend le grand rire de la Mère Nature.

Ariaga

Commentaires

"Mais de loin en loin, par distraction, la nature suscite des âmes plus détachées de la vie. Je ne parle pas de ce détachement voulu, raisonné, systématique, qui est oeuvre de réflexion et de philosophie. Je parle d’un détachement naturel, inné à la structure du sens ou de la conscience,
et qui se manifeste tout de suite par une manière virginale, en quelque
sorte, de voir, d’entendre ou de penser. Si ce détachement était complet, si
l’âme n’adhérait plus à l’action par aucune de ses perceptions, elle serait
l’âme d’un artiste comme le monde n’en a point vu encore. Elle excellerait
dans tous les arts à la fois, ou plutôt elle les fondrait tous en un seul".

Le rire. Essai sur la signification du comique de Henri Bergson

Écrit par : Jacqueline W. | 05/10/2013

J'ajoute : et on se sent tout bête...
Tant que ce n'est que la Mère Nature qui rit je m'incline devant elle. Si c'est l'Homme, alors je me fais toute petite et j'ai honte.
Bon week end. ET encore une leçon de la vie...

Écrit par : elisabeth | 05/10/2013

« Qu'est-ce donc qu'une mauvaise herbe, sinon une plante dont on n'a pas encore découvert les vertus ? »
Ralph Waldo Emerson

La nature est source d'émerveillement permanent pourvu que le sens de l'observation vous vienne.
on citerait bien aussi Thoreau ou Fabre pare exemple.

La nature n'est jamais loin...malgré la culture, mais sans monter dans la mature elle nous aide à voir bien loin et la biomimétique d'avancer son bonhomme de chemin même si certains veulent brûler les étapes et accélérer le cours d'un transhumanisme supposé.

Alors je préfère citer jean marie Pelt dans "la raison du plus faible" qui écrit dans son prologue " Puisqu'on ne peut être universel et savoir tout ce qu'on peut savoir su tout, il faut savoir un peu de tout.Car il est bine plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d'une chose; cette universalité est la plus belle"

Mêler l'éthique à l'esthétique voilà peut être qui encore plus beau !

Écrit par : Thierry | 05/10/2013

Sous l'écorce vivent d'étranges animaux. Les troncs portent leurs trous comme des cicatrices. Tous participent du vivant et se dirigent vers la mort. La recherche des profondeurs doit être éclairée par la lumière en surface sinon elle est vaine et morbide. Seul le ridicule ne tue pas... et avec nos amies les sorcières rions de tout cela... Bises Ariaga

Écrit par : Hortense | 05/10/2013

belle langue tirée !!!! hahaha

Sinon ce que tu écris est la base d'une histoire traditionnelle que Coelho avait reprise en écrivant "L'ALchimiste" j'en avais fait un Zem d'ailleurs :
http://wp.me/piKzk-1A

belle fin de semaine à toi

chaleureusement

Frédéric

Écrit par : Frédéric | 05/10/2013

La chouette niche au cœur même du vieil arbre,

Son œil embrasse sans effort le mystère de la nuit.

Pourquoi chercher plus loin des lumières de papier ?

Écrit par : Amezeg | 05/10/2013

@ Jacqueline W., tu as une grande besace de citations dans laquelle tu puises toujours avec talent.

Écrit par : ariaga | 05/10/2013

@ Élisabeth, je ne vois pas pourquoi avoir honte quand c'est l'Homme qui rit. Ou bien son rire est joyeux et c'est bon ou bien c'est un rire méchant et cette méchanceté va revenir vers lui comme un boomerang !

Écrit par : ariaga | 05/10/2013

Eh bien moi je cherche un album photo que je ne retrouve pas et si j'entendais mère nature ou qui que ce soit en rire, cela m'agacerait encore davantage. Oui je sais tu parles d'une quête de l'esprit et moi du terre à terre, mais le résultat est le même , on cherche et on ne trouve pas !!!! Alors rions ensemble ! Bises Ariaga

Écrit par : danae | 05/10/2013

De l'avenir de la langue de bois...

Des générateurs aléatoires, largement diffusés sur le net, permettent des restitutions saisissantes d'exemples de langue de bois :
« Où que nous mène la dualité de la situation conjoncturelle, on se doit de se préoccuper de la totalité des problématiques de bon sens. »
« Du fait de la crise de cette fin de siècle, il est préférable de prendre en considération la majorité des voies de bon sens. »
« Et c'est en toute conscience que je déclare avec conviction, que l'aspiration plus que légitime de chacun au progrès social entraîne une mission somme toute des plus exaltantes pour moi : l'élaboration d'un plan correspondant véritablement aux exigences légitimes de chacun.»

source http://fr.wikipedia.org/wiki/Langue_de_bois

Écrit par : Jacqueline W. | 05/10/2013

Franck Lepage : la langue de bois décryptée avec humour !

La nature humaine est pleine de ressources ...tragi-comiques...

http://www.youtube.com/watch?v=oNJo-E4MEk8

Écrit par : Jacqueline W. | 05/10/2013

@ Thierry,merci de citer Jean marie Pelt, j'apprécie particulièrement sa manière de penser.

Écrit par : ariaga | 05/10/2013

@ Hortense, te voilà, émanation féminine, qui me propose en riant de bien belles et justes remarques.

Écrit par : ariaga | 05/10/2013

Jacqueline W nous a montré de quel bois se chauffaient certains médias ampoulés , foin de la novlangue et des afféteries qui l'accompagnent , un zeste de technicité, un soupçon de préciosité, une once de suffisance et surtout pas la capacité de se mettre au niveaux des autres.
C'est clair que quand on dit la langue de bois me scie on veut parler copeaux et varlope, guillaume et rabot.

Écrit par : Thierry | 05/10/2013

....et parfois, on est lancé dans la quête de l'impensable sans même le savoir.

Merci pour ce retour plein de promesse.
Amitiés,
Jean

Écrit par : Jean | 05/10/2013

L'impensé pas encore réalisé

Ariaga il y a des pauses propices qui ne ménent pas au précipice
et qui annonce comme des auspices de bonnes suites à développer
content de ton retour et de ce silence salvateur.

Écrit par : Thierry | 05/10/2013

Ce doit être un rire cavernique, comme le souffle doux qui balance les feuilles avant qu’elles ne tombent, comme d’apprendre que chez un arbre tout ce qu’il y a de vivant est à sa surface…Je ne sais pas trop Ariaga, mais je suis contente de retrouver tes mots.
Je t’embrasse,
Princesse Aslé

Écrit par : Aslé | 05/10/2013

Le grand rire de Mère Nature, qui est le nôtre tout autant. Rire ou sourire de soi-même, quand, parti des semaines dans les méandres labyrinthiques de la pensée, on redécouvre soudain, ce qu'on oublie pourtant à nouveau chaque fois, que le mystère se tient derrière un rideau fin comme soie et que rien en réalité ne nous sépare de lui et qu'aucun autre travail ne peut le dévoiler que celui de la simple simplicité.

retour ravi de la gaillarde conteuse...

Écrit par : la gaillarde conteuse | 06/10/2013

@ Frédéric, en effet, d'une façon différente nous disons la même chose mais c'est plus "parlant" en dessin !

Écrit par : ariaga | 06/10/2013

@ Amezeg, et voilà ce poète que je découvre avec tant de plaisir depuis quelque temps ...

Écrit par : ariaga | 06/10/2013

@ Danae, je compatis et je ris avec toi. D'autant plus que je passe pas mal de temps à égarer mes affaires. Je crois que ce sont les fées qui s'amusent dans ma maison.

Écrit par : ariaga | 06/10/2013

@ Jean, c'est normal que l'on ne sache consciemment pas puisque on ne le pense pas. (sourires !!!!)

Écrit par : ariaga | 06/10/2013

J'aime beaucoup la simplicité forte de ton texte, que mon expérience de voyageur ne peut que me faire ressentir au plus profond de moi-même. J'aime aussi beaucoup ta photo, d'un érotisme subtil. Mais heureusement il n'y a que des regards chastes sur ton blog... Tu as dû avoir un bon professeur. Coucou à la gaillarde conteuse, que je suis bien content de retrouver ici.

Écrit par : ÉPHÊME | 06/10/2013

coucou Ephême... la gaillarde conteuse que je suis avait remarqué aussi le subtil érotisme de la photo, elle ne fait donc pas partie des chastes regards... Mais elle a renoncé à en faire la remarque... Va savoir pourquoi...

Écrit par : la gaillarde conteuse | 06/10/2013

Certaines savent donc rester de bois devant ce qui crève les yeux et fait bourgeonner l’imagination.... :-)

Écrit par : Amezeg | 06/10/2013

:-) hé hé

Écrit par : la gaillarde conteuse | 07/10/2013

Le rire suspend la réflexion,
et naturellement voilà l'émergence de la pulsion...

Écrit par : Jacqueline W. | 07/10/2013

Oui, nulle part et partout, il raisonne de loin en loin jusqu'à Soi... Bien à Toi, chère Ariaga

Écrit par : Phène | 07/10/2013

La poelle à rire , un sacré sujet

Écrit par : Thierry | 07/10/2013

@ Aslé, le rire cavernique, quelle trouvaille. C'est un vrai rire jungien. Merci Princesse.

Écrit par : ariaga | 07/10/2013

@ la gaillarde conteuse aurait-elle perdu sa paillardise ? Je ne crois pas c'est juste qu'elle se retient un peu quand elle voit l'intitulé du Laboratoire ! Cependant les Philosophes de la Nature étaient parfois de très bons vivants. Sourire amie des fées.

Écrit par : ariaga | 07/10/2013

Hier j'étais dans la forêt lorsqu'un très bel arbre s'est présenté à moi. Je me suis collé à son tronc et ai étendu mes bras de chaque côté. Je l'ai écouté vivre quelques instants. Il était très vieux et bienveillant.

Écrit par : Daniel | 07/10/2013

@ ÈPHÊME, ton regard est toujours aussi perspicace et ...subtil !

Écrit par : ariaga | 07/10/2013

@ Phène, oui, et cette résonance est la plus belle des musiques.

Écrit par : ariaga | 07/10/2013

@ Daniel, j'ai toujours aimé étreindre les arbres,ils sont tellement réconfortants et quand on se serre contre eux c'est tout la vibration de la nature qui nous fait comme un manteau de force et d'amour.

Écrit par : ariaga | 07/10/2013

La conteuse est gaillarde
plutôt que paillarde
chère Dame Ariaga
sa gaillardise est joyeuse
mais privée...

qu'on se le dise !

Écrit par : la gaillarde conteuse | 07/10/2013

@ la gaillarde conteuse, Oyez ! Oyez, elle est joyeuse mais sans paillardise, qu'on se le dise !

Écrit par : ariaga | 07/10/2013

Corsé , écorcé même , l'entaille est de la même veine
ce n'est pas un aven charmant ni même ensorcelant
l’étreinte éreinte son sujet qu'à trop presser on fatigue

Écrit par : Thierry | 07/10/2013

Le rire est vibration...

Écrit par : Miche | 08/10/2013

J'ai tout lu Ariaga et si certains aiment les sous-bois, l'arbre ici incite également aux...sous-entendus.

Écrit par : Louis-Paul | 08/10/2013

de la nature du rire ...

... selon Robert Matthieu
Qu’est-ce qui peut bien pousser un ancien inspecteur des impôts à rire du sujet qui fâche le plus les Français ? L’envie de les réconcilier, justement, avec ce qui les prive d’une partie de leurs revenus et réduit leurs libertés !
Robert Matthieu, auteur de plusieurs best-sellers dont Le Racket fiscal, raconte la désopilante histoire des impôts de l’Antiquité à nos jours à travers une myriade d’anecdotes cocasses, insolites et authentiques.
Qui sait que l’empereur Vespasien taxait les lieux d’aisances qu’il avait créés à Rome ? Qu’au Moyen Âge, il fallait acquitter un droit de péage pour traverser un pont parisien, dont les saltimbanques possédant un singe étaient exonérés à condition de présenter un numéro au douanier (d’où l’expression « payer en monnaie de singe ») ? Ou qu’un professeur de l’université de Yale a avancé l’idée que si les 200 millions de citoyens américains sexuellement actifs payaient au moins 2 dollars pour chaque passage à l’acte, le budget récupérerait 10 milliards de dollars par an !
Hilarant et indispensable, un livre à lire avant de faire sa déclaration !

in http://www.albin-michel.fr/Le-B-eacute-tisier-fiscal-EAN=9782226251510

Écrit par : Jacqueline W. | 08/10/2013

Que de riches commentaires, pleins de finessse et de "seconds degrés". Je recommande à tous de faire un tour sur la partie « photographie » du blog, où Ariaga a publié une photo que je trouve exceptionnelle.

Écrit par : ÉPHÊME | 08/10/2013

Le rire est le propre de l'homme
est ce à dire qu'il n'y a pas de rires sales ?
Pourtant il y en a des gras, des envahissants
des rires de salles de garde, pas des salissures, des sales issues
non des saillies sues et ressues, parfois mal reçues
je retiens du rire l'hygiène mentale, pas buccale
le bien être et la détente procurée
le rire à s'en décrocher la mâchoire
et à décocher des flèches habiles
le rire enfantin qui soutint le regard, effronté
le rire qui nargue et manifeste, prêt à affronter
le rire pastiche plutôt que pistache
le rire qui désarme et qui prive de réponse
le rire qui éclate et grandit
le rire énorme qui emporte tout, torrentiel

l'humour n'est pas loin, les jeux de mots, les contrepèteries et autres afféteries pas contrefaites

Une libération , un lâcher prise, une suspension (surtout quand on du ressort)

moi qui pensait que Vespasien allait avec Titus, oh pas titubant vers ces pisse au tiers ! Contemporain du Vésuve qui lui aussi, incontinent déborda, et marqua sinon un continent, du moins une péninsule.

Écrit par : Thierry | 08/10/2013

la mère nature que l'homme dans sa grand bêtise a abimé...bise et bonne journée Ariaga...

Écrit par : le Pierrot | 09/10/2013

Eh oui, le Pierrot, nous sommes plus bêtes que méchants...

Écrit par : la gaillarde conteuse | 09/10/2013

@ Louis Paul, ce qui est important c'est que nos arbres sont amis.

Écrit par : ariaga | 09/10/2013

@ Miche, tout est vibrations ...

Écrit par : ariaga | 09/10/2013

@ Thierry, ton dernier texte, que j'ai beaucoup apprécié m'a fait bien rire !

Écrit par : ariaga | 09/10/2013

@ Jacqueline W. merci nouvelle amie précieuse pour ce blog pour toutes tes contributions.

Écrit par : ariaga | 09/10/2013

@ Le Pierrot, tu as, Hélas ! mille fois raison.

Écrit par : ariaga | 09/10/2013

Cavernicole mais qui a fait école
l'écho nous renvoie un signal
rien de tout cela n'est banal

ariaga en l'écrivant je me rappelais que j'avais
eu des velléités de sketchs, pour naviguer
sur de mauvais jeux de mots
sur l'amer je préfère les ketchs
mais le talent de scène
c'est aussi de savoir jouer
et faire porter sa voix
la placer et la déplacer dans la salle
sans auditoire j'en suis réduit
à quelques pitreries en votre compagnie
votre bienveillance me touche
en singe pas trop effarouché
ni même éclaboussé
par des ruades et des bravades

Écrit par : Thierry | 09/10/2013

JacquelineW. Impossible aujourd'hui de déposer un commentaire sur ton blog. C'est bloqué ...

Écrit par : ariaga | 09/10/2013

et sous le rire et sa complicité
n'y a t il pas de complexité
une sorte de convexité
quand tout entier excité
et puis plus que secoué
le corps tressaille et sursaute
la drôlerie vous emporte
mais si parfois jauni sur les bords
on se pince d'y croire
avant que de s'apercevoir
que salace ça lasse
agricole ça se moissonne
de circonstance et bien forcé
ça ne tient pas dans la durée

Écrit par : Thierry | 09/10/2013

J'aime l'idée d'une étroite complicité entre la nature et l'être humain : une mère qui rit des essais de son enfant .
Que dire de la photo du creux de l'arbre ? Une oreille bienveillante , j'adhère . Bonne soirée Amitiés Arlette

Écrit par : Arlette | 16/10/2013