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09/10/2013

La peur cercle vicieux

écriture,alchimie,philosophie,spiritualité,société,Pérou,masques,serpent

Photo Pérou ÉPHÊME

La peur concerne tous les êtres humains, dont j'espère faire partie , quoique ...parfois ... Je pense quelle est un des principaux obstacles à une alchimie spirituelle faite de transmutation du négatif au positif. Voici quelques idées, en vrac, juste destinées à alimenter la réflexion des lecteurs.

- La peur est comme un serpent qui se mord la queue . Un cercle vicieux, qui part de  nous et revient à nous. Une espèce néfaste d'Ouroboros alchimique.

- La plus grande peur est la peur de la peur ; la peur de ce qui pourrait arriver et qui correspondrait à aucun des scénarios élaborés par notre mental : Peur de perdre, peur de ne pas pouvoir acquérir, peur de recevoir.

-Peur fondamentale de ce qui n'est pas déjà connu, de ce qui n'est pas RE-présenté et ne peut nous projeter dans un futur rassurant construit  partir d'éléments déjà présents  à la surface de notre conscience. Dans ce futur de bisounours il ne se passerait rien que nous n'ayons expérimenté et surmonté.

Que faire ?

Contre la peur animale, viscérale, nécessaire à notre survie, nous ne pouvons rien. Juste la reconnaître pour ce qu'elle est : salutaire. Le bond que je fais pour échapper à un danger peut me sauver la vie.

Contre la peur psychologique, qui est un grand handicap sur le chemin de l'évolution spirituelle, et nous fait nous recroqueviller dans notre petit moi, je crois qu'il est important, pour commencer, de ne pas la considérer comme un étranger ennemi. Il faut la regarder bien en face, au moment présent, l'observer aller et venir, puis repartir sans imaginer tout ce qui pourrait bien arriver. Le réel suffit !

Vous me direz, c'est facile à écrire mais bien plus difficile à réaliser et vous aurez bien raison.  Je l'expérimente tous les jours, mais on peut toujours essayer ...

Ariaga

Commentaires

finalement la difficulté majeure me paraît maintenant de nous familiariser avec nos peurs et d'arrêter d'être nos propres tortionnaires... et on l'est y compris en voulant systématiquement repousser nos peurs : qu'ont-elles à nous dire ? Un acupuncteur émet l'hypothèse que nos peurs sont associées à des besoins dont il vaut mieux prendre soin... cela me semble aussi un bon chemin qu'en pensez-vous ?

Écrit par : mabes | 09/10/2013

Nos peurs sont des ennemis qui nous ressemblent, peut être faut-il en garder un brin pour ne pas devenir une machine. Mais quel handicap parfois.

Écrit par : la Mère Castor | 09/10/2013

Même pas peur ! dit-on enfant, alors que nous apprenons constamment à apprivoiser nos peurs pour aller de l'avant... Ainsi vais-je au-dessus du précipice, sachant la chute définitive proche et inévitable, simplement reculée au fil des ans. Il faut imaginer Sisyphe heureux écrivait Camus... Merci Ariaga et merci à Ephême pour ce masque terrible et somptueux... Bises

Écrit par : lechantdupain | 09/10/2013

Pour l'homme moderne la civilisation, la socialisation l'a te elle éloigné définitivement des peurs ancestrales, qui appellent le râle et fondent le râleur?

Le pouvoir de représentation et d'anticipation n'est il pas à l’œuvre dans le mécanisme et nos peurs ne sont elles pas devenues plus psychiques avec notre niveau de connaissance et d'intégration ?

Le crocodilien, le limbique nous mettent dans une certaine forme et des conditionnements nous font réagir , en alerte, aux aguets , prêts à saisir la sagaie mais les sens développés dans l'essence des choses, avec le développement du pied et de la main , nous garde au sol et ne nous permet pas toujours de nous élever et de conjurer cette soudaine sudation, ce froid sépulcral qui coule entre les omoplates
ces rougeurs, ce pouls accéléré, ces yeux injectés, une situation d'urgence en réponse à quel stimulus ?

Mécanisme de défense et d'alerte qui mobilise et concentre mais paralyse trop souvent , tétanise aussi.

L'impensé, l’impensable, pas une humeur de chimpanzé, l'inattendu
ou alors le surprenant, car la surprise temps qu'elle n'est pas partie
est à l’œuvre et joue son rôle.

La peur de soi ou des autres, le chien est lappeur le loup ne l'est pas
qie dire des rappeurs et des zappeurs, des sapeurs qui font des opérations pompiers pour secourir et sauver.

Écrit par : Thierry | 09/10/2013

Je suis arrivée à "dompter" certaines peurs. Par exemple, la peur du dentiste... Avant, durant toute la semaine qui précédait mon rendez-vous, j'y pensais et j'appréhendais. Depuis que je pratique la pleine conscience, j'ai cessé d'imaginer et de me projeter, et pour n'importe quel rendez-vous ou autre événement d'ailleurs, j'attends le jour J pour avoir peur, et ainsi celle-ci ne s'est pas décuplée, elle est là, peut-être, mais bien moins forte car pas intensifiée par mes pensées... :-)
Bonne soirée, Ariaga, et merci pour tes mots laissés chez moi.

Écrit par : Françoise | 09/10/2013

Il y a des peurs irrépressibles, sans être des terreurs paniques
il y a peu on m'a remis la tête et le corps dans un IRM
je n'en menais pas large car je suis claustrophobe
et ça n'a pas loupé, trop tendu j'ai du demander à sortir
avant de me mettre à respirer profondément , à ne plus ouvrir les yeux et à penser à des choses agréables , mais l'accompagnant
m'a tenu la main et parlé pendant les 20 minutes de l'examen !

Écrit par : Thierry | 09/10/2013

Peur de la violence des appétits humains ?
Quand on voit comment l'actuel monde tourne, on se demande si on est sorti de l'ère du cannibalisme, ou si on a simplement sophistiqué, technicisé le "deal".

" Nous vivons tous dans une maison en feu, et personne pour éteindre celui-ci, et pas la moindre issue, uniquement les fenêtres du dernier étage, par lesquelles regarder au-dehors, pendant que le feu consume la maison et nous-mêmes qui y sommes enfermés, pris au piège...

Soudain l'été dernier
Tennessee Williams


"Aujourd'hui, la réalité est absurde, aussi horrible, aussi impénétrable que nos rêves. Et face à elle, nous sommes sans défense, comme dans nos cauchemars...". Ingmar Bergman


Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : La légende des siècles)

La conscience

Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Echevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l'homme sombre arriva
Au bas d'une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d'haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l'ombre fixement.
« Je suis trop près », dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme lasse,
Et se remit à fuir sinistre dans l'espace.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet, pâle et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder derrière lui, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil; il atteignit la grève
Des mers dans le pays qui fut depuis Assur.
« Arrêtons-nous, dit-il, car cet asile est sûr.
Restons-y. Nous avons du monde atteint les bornes. »
Et, comme il s'asseyait, il vit dans les cieux mornes
L'oeil à la même place au fond de l'horizon.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
« Cachez-moi ! » cria-t-il; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils regardaient trembler l'aïeul farouche.
Caïn dit à Jabel, père de ceux qui vont
Sous des tentes de poil dans le désert profond :
« Etends de ce côté la toile de la tente. »
Et l'on développa la muraille flottante ;
Et, quand on l'eut fixée avec des poids de plomb :
« Vous ne voyez plus rien ? » dit Tsilla, l'enfant blond,
La fille de ses Fils, douce comme l'aurore ;
Et Caïn répondit : « je vois cet oeil encore ! »
Jubal, père de ceux qui passent dans les bourgs
Soufflant dans des clairons et frappant des tambours,
Cria : « je saurai bien construire une barrière. »
Il fit un mur de bronze et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit « Cet oeil me regarde toujours! »
Hénoch dit : « Il faut faire une enceinte de tours
Si terrible, que rien ne puisse approcher d'elle.
Bâtissons une ville avec sa citadelle,
Bâtissons une ville, et nous la fermerons. »
Alors Tubalcaïn, père des forgerons,
Construisit une ville énorme et surhumaine.
Pendant qu'il travaillait, ses frères, dans la plaine,
Chassaient les fils d'Enos et les enfants de Seth ;
Et l'on crevait les yeux à quiconque passait ;
Et, le soir, on lançait des flèches aux étoiles.
Le granit remplaça la tente aux murs de toiles,
On lia chaque bloc avec des noeuds de fer,
Et la ville semblait une ville d'enfer ;
L'ombre des tours faisait la nuit dans les campagnes ;
Ils donnèrent aux murs l'épaisseur des montagnes ;
Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d'entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l'aïeul au centre en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L'oeil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : " Non, il est toujours là. »
Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.

Écrit par : Jacqueline W. | 10/10/2013

Super Trash
Synopsis et détails
" Martin revient sur les lieux de son enfance. Ces lieux sont maintenant ensevelis par une gigantesque décharge à ciel ouvert. Seule sa cabane est toujours là, un ancien abri pour les ouvriers agricoles de l'époque, maintenant à la lisière de la décharge. Il décide de s'y installer et de vivre dans ce monde fait d'ordures et rythmé par le ballet, le va-et-vient incessant des camions et bulldozers qui déchargent et nivellent les déchets. Petit à petit les employés de la décharge se familiarisent avec sa présence et lui révèlent les secrets de cette “zone“ : l'endroit de l'enfouissement des fûts d'arsenic, le trajet du lixiviat, ce jus de décharge, ce poison mortel qui s'écoule à travers une rivière sauvage et foisonnante jusqu'à la mer. Martin, au fil des jours et des mois, va faire son trou dans ce monde invivable jusqu'à sembler aller vers la folie. Il se nourrit des ordures. Il essaye, malgré tout, de recréer un univers vivable au milieu de la valse des camions qui l'évitent en le frôlant. Le jeune homme ne veut pas se résigner, il essaye de rendre cet univers ludique, humain. Il écrit dans sa cabane son journal, ses pensées. Il se lave dans la rivière chaque jour comme de retour à un monde primaire. Il soigne les animaux prisonniers de cet enfer, il surfe sur la vague géante générée par les détritus. Il est au-delà de la dénonciation, il essaye par ce film, dans un effort désespéré, de faire une métaphore de notre monde loin de la culpabilité. Il ne veut pas accepter cet univers qui lui a été imposé, il veut se l'approprier, l'ingérer, le digérer. Jusqu'au jour de la fermeture définitive où il sauvera une dernière mouette de l'empoisonnement. La décharge fermée, Martin erre dans ce no man's land, avec sa caméra. Il enterre des oiseaux, traîne parmi les Caterpillars abandonnés comme s'il ne pouvait se résoudre à quitter cet endroit. Tout est recouvert de terre, mais comme des fantômes, des sacs de plastique s'échappent du sol et volent dans le ciel emportés par le vent et qui frappent la caméra."

extrait du site http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=222792.html

Écrit par : Jacqueline W. | 10/10/2013

Confondue très souvent avec l'angoisse.
La peur "on sait" de quoi, l'angoisse "on ne sait pas".

Comme tu le dis nous sommes humains, alors nous avons peur de tout, de rien, peu importe quand on a peur on a peur !

Un travail sur soi peut évidemment y remédier mais ce qui est capital c'est de connaître "l'origine exacte", pouvoir la reconnaître, l'apprivoiser à son rythme.

Pas gagné mais possible et puis ne jamais oublier que la "mort" n'est pas loin de tout ceci quand même...

Belle journée à toi

Écrit par : Lmvie | 10/10/2013

"La peur est comme un serpent qui se mord la queue"!
Voilà une comparaison qui me rassure! Elle m'apporte la preuve que je ne suis pas un serpent! Chaque fois que j'ai tenté de me mordre la queue, je n'ai pas réussi. Il est vrai que relativement à celle du serpent, la mienne ne tient pas la comparaison...De surcroît, comme il n' y a pas la figure close du cercle, on ne peut me targuer d'être vicieux...
Mais trêve de plaisanterie! Il ne faut surtout pas que la peur nous empêche d'aller de l'avant à la rencontre des autres et à la découverte du monde.
Bonne fin de journée!

Écrit par : toobanal | 10/10/2013

la peur est circonstanciée mais y en a t il des chroniques ?
dont on écrirait les chroniques, puisque cela se mord la queue parait il .

Écrit par : Thierry | 10/10/2013

@ Mabès, là où je trouve que tu as bien raison c'est quand tu parles de "repousser nos peurs". Toutes nos stratégies de lutte contre la peur ne font que nous enraciner dedans.

Écrit par : ariaga | 10/10/2013

@ La mère Castor, on ne peut éradiquer la peur. Ce qui est important c'est le regard que nous posons sur elle.

Écrit par : ariaga | 10/10/2013

@ Lechantdupain, j'espère que Éphême vas nous renseigner un peu sur cette photo qu'il m'a envoyée comme illustration de la peur.

Écrit par : ariaga | 10/10/2013

@ Thierry, oui, la civilisation a transformé la nature de la peur mais sous la surface, dans l'inconscient collectif je vois que tu penses comme moi que les peurs archaïques sont toujours prêtes à surgir.

Écrit par : ariaga | 10/10/2013

La peur de la peur n'est-ce pas là la forme de l'angoisse ? Quand la peur prend au ventre dès le réveil par exemple...Peur de perdre les êtres aimés est la pire des peurs je crois.
Bonne soirée chère Ariaga.

Écrit par : Hécate | 10/10/2013

Bonsoir Ariaga,
"Difficile à réaliser..."
En es tu sûre ?
Et pourquoi la "carapace" ne pourait-elle pas se fracasser en une fraction de seconde ?
Et pourquoi les peurs ne pourraient-elles pas s'envoler dans la même fraction de temps ?
Pour laisser la place à quoi ?
Ce "Vide" qui fait si peur...
Amitiés
Jacques

Écrit par : Jacques | 11/10/2013

J'ai longtemps été une personne assez "anxieuse" et je le suis beaucoup moins aujourd'hui...
Comment faire pour diminuer la peur, l'anxiété , l'angoisse ?
D'abord, en cessant "d'imaginer du négatif"...et donc en prenant les choses une par une, au jour le jour...sans trop se "projeter"...

Et puis en agissant...je trouve que, quand on est dans l'action, la peur disparaît...c'est l'attente qui la crée !

Je crois aussi qu'il faut faire un travail sur la "confiance"...j'ai fini, au fil des années, par réaliser que je n'avais pas à "tout prendre en charge", à "tout contrôler", et que tout m'était donné, au bon moment, si je faisais "confiance à la vie"...
Cela ôte pas mal de peurs !

La dernière chose, peut-être la plus difficile, mais la plus importante est de se confronter à LA peur la plus essentielle : la peur de la mort...
Et pour cela, se pencher sur cette question : "Qu'est-ce que la mort ?"
Mérite-t-elle vraiment qu'on en ait peur ?
Une fois que j'ai été sûre qu'elle n'était pas une "fin"...mes peurs se sont en grande partie évanouies...

Écrit par : La Licorne | 11/10/2013

L'animal connaît la peur, la personne humaine vit dans l'angoisse.
o)))

Écrit par : Miche | 11/10/2013

La peur colle...aux trousses
la peur empêche ...de décoller...ses fesses
cercle parfois visqueux , tant il reflète d'humeurs multiples
qui s’agrègent en un amas et n’abrègent pas les attentes
les arpèges déclinent...toute responsabilité
manque d'habileté, de sang froid
émotivité à fleur de peau
il y a du circonstancié
il y a parfois du chronique
mais le rôle du doute n'est pas mince
la peur de se tromper
la peur de l'erreur d'aiguillage
la peur abolit elle la raison
dans un flot d'émotions mal contenues
qui submergent et immergent
il y a les signes qui ne trompent pas
les reconnaitre c'est le début
pour tout dompteur qui se respecte
il faut rentrer dans la cage
et affronter sa nature sauvage
le retour d'un primitif
que n'a pas soigné le plumitif
pas intuitif mais négatif
le retirage de la peur
peut redonner de la couleur
aux joues notamment
revenir à la plénitude
après la blémitude
pas seulement histoire d'attitude
ni de volonté ou d'intelligence
tapie au fond de moi
ses yeux noirs me regardaient fixement
quelle panthère est ce là ?
prête à me sauter dessus
et à me lacérer

Écrit par : Thierry | 11/10/2013

Et la frayeur
puis que ce masque
effrayant
pas celui d'un macaque
à la vérité
de jadéite
recouvert
ressemble
à une divinité
méso américaine
le dieu jaguar
vise la sidération
la soumission

peut être
sanguinaire

Écrit par : Thierry | 11/10/2013

La peur ! Vaste sujet en effet. Dans le poème « errer » Andrée Chedid évoque ces « peurs (qui) parfois nous déportent/Vers de douteux appuis/Nous enferment parfois/En de sombres bastilles/Sans fenêtres sur l’espace/Sans passage vers autrui. » C’est de cette peur-là que je me suis attaché à me défaire, pour quitter ces « sombres bastilles ». Mais comme le souligne Bill W (co-fondateur des Alcooliques anonymes) dans « La question de la peur écrit en janvier 1962) « la peur n’a pas à être toujours destructrice et les leçons qu’elle nous enseigne peuvent mener à des valeurs positives » Il évoque d’ailleurs dans ce texte C.G Jung avec qui il eu des correspondances.
J’aime bien ce que tu écris même si le sujet mérite que l’on s’y attarde plus longuement. Mais tu me répondras –et à juste titre- que les commentaires sont faits pour cela. Bonne journée, amitiés.

Écrit par : Louis-Paul | 11/10/2013

Bon jour Ariaga, tu as bien énuméré toutes les sortes de peur. En ce qui me concerne, j'ai une frousse folle de voir débarquer à mes côtés un fantôme et comme je dors avec Minette, je me sens protégée !!! Gros bisous.

Écrit par : danae | 11/10/2013

Et moi je me demande : "qu'est-ce que la peur nous enseigne ?"
Je t'embrasse Ariaga et te souhaite ainsi qu'a tes visiteurs une belle journée.

Écrit par : plume bleue | 11/10/2013

Précision : ce « masque », qui en fait n’avait pas, semble-t-il, été fait pour être porté, est dans le petit musé à côté de la « huaca rajada » de SIPAN, au sud de CHICLAYO. Il est dans l’état où il a été trouvé, pour montrer une pièce avant restauration, et date environ de 300 après J.C, dans la culture « MOCHE ou MOCHICA » ? L’essentiel des trouvailles de ce site fabuleux, a été rassemblé dans un musée superbement bien fait, à LEMBAYEQUE, à environ 70 Km au nord, on ne sait pourquoi… Les habitants du village de SIPAN croupissent toujours dans la misère, au bout d’une route totalement défoncée qui décourage la plupart des touristes, alors qu’on leur avait promis monts et merveilles lors de la découverte…

Écrit par : ÉPHÊME | 11/10/2013

@ Françoise, je n'aime pas le mot dompter et tu me semble avoir fait un bon chemin vers la sagesse.

Écrit par : ariaga | 11/10/2013

@ Jacqueline W. , merci pour tes apports mais, quand-est-ce que tu vas me dire ce que tu penses toi ? je suis certaine que ce serait très intéressant.

Écrit par : ariaga | 11/10/2013

@ Lmvie, cela incite à la réflexion ce que tu écris. Certainement la peur racine est la peur de ne pas "perdurer dans son être" comme le disait Spinoza avec son "conatus". Très juste la différence entre la peur et l'angoisse.

Écrit par : ariaga | 11/10/2013

@ Too banal, tu m'a fait bien rire, et cela est un bon remède à la peur.

Écrit par : ariaga | 11/10/2013

Je crois que tu abordes là un sujet très important. Beaucoup de nos comportements sont guidés par la peur et nous n'en avons pas souvent conscience.
La peur entraîne trois types d’attitude :

- La fuite

- L’inhibition ou la paralysie

- La réaction ou l’agressivité

Si les deux premières attitudes ne concernent grosso modo que nous-mêmes, la troisième met bien souvent en cause des tierces personnes et va alors générer des émotions négatives : la colère, le conflit, la guerre, la violence, le fanatisme…..

L’origine de toutes ces peurs émane de notre égo (et le nourrisse), cette petite boîte mentale que nous nous sommes appliqués à construire tout au long de notre existence, en fonction de nos expériences, de nos croyances et des valeurs que l’on n’a pas cessé de nous inculquer. Tous nos comportements et réactions sont désormais formatés par notre égo. Cette structure est devenue au fil du temps un filtre déformant qui reçoit toutes les informations extérieures et les traite selon ses propres normes.

Tout ce qui va lui être étranger ou risque de le menacer sera alors impitoyablement rejeter, balayer, nier. L’égo n’aime pas l’inconnu ou du moins ce qui lui semble être inhérent à son fonctionnement. L’ego a peur de perdre le contrôle.

On peut ainsi dire paradoxalement que nous sommes créateurs de nos peurs et que celles-ci sont des enfants de l’égo.

Comment faire pour se libérer de ses peurs ? Je pense que deux réflexions sont à mener conjointement : tout d’abord apprendre à connaître ses peurs, à les écouter et les accueillir et non à les rejeter. Cela demande beaucoup de lucidité. Puis progressivement prendre conscience de son égo, de la façon dont il fonctionne et commencer à se libérer de tout ce qui le nourrit: jugement, analyse, créations des désirs, émissions des pensées, accumulation des souvenirs et du passé, stockage du savoir…….

Écrit par : Daniel | 11/10/2013

"Oh tu m'a fais peur, je ne t'avais pas vu venir !"
Combien de fois cette expression a t elle été entendue ?
entre surprise, impréparation, nouveauté, inattendu
et incapacité à maîtriser ses réactions.
Quelle serait ma réaction devant la vue d'une soucoupe volante ?
Et dans la cage au lion ou face à une meute de loup.
Après oui ça dope parfois en un geste salutaire, salvateur
une réaction moins de courage conscient qu'une bouffée d'adrénaline
qui fais par exemple prendre ses jambes à son coup.

Le développement de Daniel est en tout point remarquable, de précision et il point fort justement l'essentiel.

Écrit par : Thierry | 12/10/2013

je pensais avoir envoyé un com !

Écrit par : Thierry | 12/10/2013

Bonjour amie,
merci tout d'abord de tes messages d'amitié.
La peur peut être un moteur à condition de la cantonner au jour le jour, c'est à dire "à chaque jour suffit sa peine" ou sa peur
C'est souvent en se projetant trop que l'on se fait envahir par la peur de toute nature ... et elle force à réagir, à faire face
Très bon week-end
Avec mon amitié, une grosse bise
Daniel

Écrit par : bichon39 | 12/10/2013

Bonjour amie,
merci tout d'abord de tes messages d'amitié.
La peur peut être un moteur à condition de la cantonner au jour le jour, c'est à dire "à chaque jour suffit sa peine" ou sa peur
C'est souvent en se projetant trop que l'on se fait envahir par la peur de toute nature ... et elle force à réagir, à faire face
Très bon week-end
Avec mon amitié, une grosse bise
Daniel

Écrit par : bichon39 | 12/10/2013

Frousse, trouille , pas frimousse ni patrouille
apeuré comme un lapin mais pas épuré
ça vous prend au ventre, aux tripes, au plexus solaire
le diaphragme en capilotade et le souffle court
les yeux révulsés, prêt à convulser
c'est l'anarchie sensorielle
face au réel ou au projeté

Écrit par : Thierry | 12/10/2013

Contes et peurs
le "grichedent" analogue de la citrouille d'halloween
dans une cave , scénographie étudiée, effet garanti
récit de mon père durant la dernière guerre

Père fouettard pour ceux qui ne veulent pas s'endormir
et des histoires...à dormir debout pour joindre les deux bouts
pas de boute en train sur les rails de la peur qui affleure
quand effleure le mystère qui surprend et effraie
Ah frayeur quand tu nous tient et nous étreint
la froideur est de mise et la raison démise
dans cette remise sans rabaisser les sens
pas de démission ni de déception
un simple constat de faiblesse
ou de réaction dans la raréfaction
des ressentis qui remontent
une sorte d’effraction
dans notre intimité
à la limite du supportable
si la peur ne s'évanouit
pour l'empêcher de nuire
peut être ne me reste t il
qu'à m'évanouir justement
comme je me sens tressaillir
puis défaillir
ce n'est pas la faillite
la banqueroute
tout est sens dessus dessous
amorce de déroute !
et toujours la part du doute.

Écrit par : Thierry | 12/10/2013

La peur est une pieuvre aux tentacules protéiformes, et, pour ma part, je suis moi aussi plus sensible à l’angoisse, ce vers tenace qui ronge, avec de terribles soubresauts imprévisibles, ou par la peur de la peur, avant de descendre un grand puits en spéléo. Comme si bien dit la Licorne, après, dans l’action, je suis, même pour moi même, étonnement calme, comme détaché, et ma vie m’a mis plusieurs fois dans des situations « critiques », pour moi ou,pire, pour des proches. La note et les commentaires décrivent bien la palette des peurs, parfois illogiques, toutes les phobies tapies en nous (pour moi les araignées…), et la peur « panique », que, curieusement, j’ai ressentie le plus fortement avec un effet « retard » : une quinzaine de jours après un accident de voiture dont je m’étais miraculeusement sorti indemne, en prenant le soir ma femme dans mes bras, je suis tombé dans un gouffre, vrillé par l’évidence que, logiquement, je ne devrais pas être là. Panique totale à trembler et pleurer comme un condamné à mort au pied du gibet, au pied de cette peur viscérale de la mort, elle aussi si bien évoquée par la Licorne.
Mais à chacun ses terreurs. Nous sommes là au plus secret de l’intime, celui que l’on scelle au plus profond de soi.

Écrit par : ÉPHÊME | 12/10/2013

D’un billet à l’autre, je me demande :
Le rire de la Mère Nature peut-il parfois faire peur ou/et libère-t-il d’une peur fondamentale lorsqu’on l’entend résonner en soi ?

Écrit par : Amezeg | 12/10/2013

n'est il d'autres peurs dont celle de ne plus s'appartenir et se reconnaitre
quand des sensations étranges vous arrivent et vous envahissent
que certaines choses vous échappent et d'autres vous écharpent
qu'on ne comprend pas et qu'on craint de deviner ce qui pourrait arriver
non ce n'est pas forcément un AVC mais un shut down mental oui
pourquoi pas, une telle saturation, que la mémoire se rature
un deloading subit et subi qui vous prend au débotté
et sans vraiment prévenir.
J'ai vécu un tel instant de panique totale quand plus rien ne semble fonctionner, angoisse massive qui coupe le souffle et menace de faire exploser la tête, qui vous oblige à vous arrêter au milieu d'une route
pour sortir de votre véhicule et respirer un coup, calmer les ardeurs massacrantes qui s'acharnent sur votre corps et que vous croyez arrivée votre dernière heure, et ce kaléidoscope qui vous fait repasser à toute vitesse des événements de votre vie.

Écrit par : Thierry | 12/10/2013

@ ARIAGA À TOUS, un peu souffrante, impossible de répondre aux commentaires aujourd'hui mais vous dites des choses tellement intéressantes qu'elles se suffisent à elles mêmes ...

Écrit par : ariaga | 12/10/2013

Pour en revenir à la photographie
La culture moche (parfois appelée mochica) :
Le centre religieux était la huaca de la Luna, où les prêtres et le seigneur effectuaient toutes sortes de cérémonies. Le principal dieu se nommait Ai-apaec, Créateur mais aussi "décapiteur" (El Degollador en espagnol), que l'on trouve représenté sur de nombreuses céramiques et fresques de temples. Il prend souvent la forme d'une araignée, ou encore d'une créature ailée ou d'un monstre marin. Lorsque le corps est entièrement représenté, on le voit toujours tenant dans une main un couteau, et de l'autre une tête tenue par les cheveux. On pense qu'il s'agit d'allusions à des rituels de sacrifices humains pratiqués sur la huaca de la Luna. La réalité de ces sacrifices ne fait pas de doute, de nombreux ossements humains ayant été découverts au sommet de la huaca.
source WIKI http://fr.wikipedia.org/wiki/Moche_(culture)

Qui a peur ou qui admet avoir peur de la violence des appétits humains ?
Est-ce de l'ordre d'un cercle vicieux ?
On est capable du meilleur comme du pire.
Quand je vois comment l'actuel monde tourne, je me demande si on est sorti de l'ère du cannibalisme, ou si on a simplement sophistiqué, technicisé le "deal".

Écrit par : Jacqueline W. | 13/10/2013

...(...) Korzybski, le père de la sémantique générale, a qualifié l’humanité de lieuse de temps, parce qu’elle a le sens de l’avenir. Apparemment, les animaux ne le possèdent pas, car ils ne prévoient pas. Les sciences sont, en effet, une forme de prédiction. Mais notre pouvoir de prédiction constitue à la fois un avantage et un désavantage. D’une part, à partir du moment où il peut prévoir, l’homme possède un pouvoir sur l’avenir. D’autre part, il est troublé parce qu’il sait qu’il mourra et qu’il n’a pas d’avenir véritable. C’est un atout déprimant.

in Éloge de l’insécurité - Alan Watts

http://revolution-lente.coerrance.org/eloge-de-l-insecurite-alan-watts.php

Écrit par : Jacqueline W. | 13/10/2013

qu'est ce qu'on apprend des autres en venant ici
je suis toujours sous le charme de cette mise en commun
et de cette intelligence collective qui en émane
je parle des autres bien sur!
Je vais regarder sur le Stierlin (seuil) concernant les incas (et pré incas)
si ce dieu y est représenté .
finitude et attitudes devant elle ...

Écrit par : Thierry | 13/10/2013

Interview avec SATPREM par David Montemurri 2ème PARTIE


On arrive à ce seuil ou l’espèce devra choisir, mais pas choisir avec sa tête parce que ça c’est justement le vieux monde, pas choisir avec les mathématiques et sa raison et son cartésianisme, mais choisir avec un cri du cœur parce que c’est tout ce qui restera. On ne connaît pas la fin de l’histoire mais moi je crois que derrière ce seuil est en train de se préparer le miracle de la terre, quelque chose que nous n’imaginons pas, parce que nous n’imaginons que la mort, que la bombe, toute l’horreur que nous voyons, mais peut être qu’il y a une prière qui amène tout ces corps de la terre à son seuil de gloire…

in http://www.mercijetaime.fr/2-satprem-interview-par-david-montemurri-en-1982-a3389950

Écrit par : Jacqueline W. | 13/10/2013

@ ÉPHÊME, merci pour tes deux commentaires. Le commentaire "culturel" sur le masque de la photo et le commentaire plus personnel sur ton ressenti au sujet de la peur.

Écrit par : ariaga | 13/10/2013

@ jacqueline W. et Thierry, j'en apprends tous les jours avec vous deux.

Écrit par : ariaga | 13/10/2013

@ Jacques, ton commentaire m'a fait beaucoup réfléchir et je crois qu'il va me falloir un moment pour le "digérer" et méditer.

Écrit par : ariaga | 13/10/2013

@ Louis Paul, tu as bien raison, le sujet mériterait d'être traité plus longuement mais je me suis hélas aperçue que les lecteurs sont, le plus souvent, trop paresseux ou pressés pour lire les textes longs. C'est pourquoi je ne donne plus que des pistes de réflexion. Pour les textes longs et même très longs, sur Jung, l'alchimie etc j'ai (en collaboration)des projets de site mais il faut laisser le temps au temps ...

Écrit par : ariaga | 13/10/2013

De même, au sein de chaque espèce, les individus réagissent dans une situation donnée en fonction de leur propre expérience.

Notre seule certitude est qu’en terme de complexité, l’instinct animal n’a rien à envier à l’intelligence humaine.


Comportement des animaux avant un tremblement de terre


in http://www.dinosoria.com/animal_seisme.htm

Écrit par : Jacqueline W. | 13/10/2013

...et j'ai toujours peur de l'inconnu!
Bon dimanche

Écrit par : Fethi | 13/10/2013

Peur des inconnus (sauf quand ils nous font rire !) et puis on retombe sur l'identité, l’ethos, le barbare, les barbaresques dans des arabesques d'incompréhension, de jugement et d'intolérance.

Des condamnations, des colères rances et ce manque d'ouverture qui ne sent pas le cosmopolitisme, récuse les mélanges et les hybrides, parle de race et de pureté.

Pourtant quelques efforts basiques permettent de changer d'avis et de voir que l'autre n'est pas si différent (mais qu'il n'a exprimé que ses différences comme disait si bien Paul Valéry) il reste un homme avec ses traditions et sa culture pas condamnables à priori, même si il y a beaucoup à dire sur l'excision par exemple.

Cette peur de l'autre peut devenir maladive et pas facile à traiter donner des dérives érémitiques et des pratiques misanthropiques , en trop en négatif.

Écrit par : Thierry | 13/10/2013

La peur telle que je la perçois en avançant en âge, n'a rien à voir avec celle que je pouvais ressentir (il y a quelques décennies) mais au fait
est ce que j'en ressentais vraiment, j'avais peur de rien....

Alors est ce le privilège de l'âge ? la prise de conscience du moment final qui se rapproche de plus en plus ? la maladie, la solitude ?
comme Thierry j'ai vécu la peur de l'IRM, le fait d'être enfermé, le bruit sont certes assez insupportables, mais en réalité si je veux être honnête avec moi même, c'était surtout l'angoisse du résultat........

Je pense que dans tous ces cas de peur ,c'est que quelque part on a un peu perdu la confiance, et finissons de nous projeter (je sais c'est difficile) dans le "futur" prenons le temps et faisons l'effort de vivre à fonds le moment présent je pense que nous aurons ainsi quelques moments plus paisibles....

j'espère que tu vas mieux chère Ariaga ! nous sommes en restauration de "casa" alors ça nous occupe pas mal.

Je t'embrasse et t'envoie de belles pensées

Écrit par : mariedumonde | 13/10/2013

@ Daniel, Louis Paul disait que l'on aurait écrire plus sur le sujet de la peur. Je trouve que ton petit article en commentaire complète très bien le mien ...

Écrit par : ariaga | 13/10/2013

@ Fethi, tu as publié un texte qui m'a beaucoup plu et au sujet duquel je voulais mettre un lien. Impossible mon com ne passe pas. J'invite donc les lecteurs à clique sur ton nom à la fin de ton commentaire ici.

Écrit par : ariaga | 13/10/2013

@ Amezeg, une Mère Nature outragée peut avoir un rire terrifiant !

Écrit par : ariaga | 13/10/2013

@ Mariedumonde, j'ai toujours admiré ta force mais je dois dire que je t'aime encore plus dans ton aveu de vulnérabilité.

Écrit par : ariaga | 13/10/2013

POSSIBLE
ÉLIMINATION
URTICAIRE
RADICAL

Écoutant une émission sur France culture parlant de prise d'otage
je me suis projeté dans ce monde où la peur est utilisé dans le rapport de force pour obliger l'autre à faire des choses qu'il ne ferait pas spontanément, basé sur la menace qui tenace peut être suspendue
ou bien par le biais d'un moyen de pression qui joue sur cette même peur on fait en sorte d'amener l'autre à obéir, mais dans les rapports de force il n'en est pas autrement quand on fait tâter du bois pour éprouver l'écorce.

Écrit par : Thierry | 13/10/2013

@ Ariaga : si ma mémoire est bonne, j’ai aussi lu de la plume d’Étienne Perrot que : « L’alchimie, c’est le rire du squelette. »

Le même auteur et alchimiste nous rappelle dans son "Coran teint" que :
« Les anciens livres déclarent que la force forte de tout force naît dans le lieu de la suprême terreur. »
(Coran teint – Le livre rouge, Souriate VIII – Éditions La Fontaine de Pierre)

Écrit par : Amezeg | 13/10/2013

@ Amezeg, merci de rappeler ce livre d'Étienne Perrot, qui fais partie de mes "fondations".

Écrit par : ariaga | 14/10/2013

@ Plume bleue, contente d'avoir de tes nouvelles. j'espère que tu vas bien.

Écrit par : ariaga | 14/10/2013

Les Maîtres nous disent : "Si tout est illusion, de quoi avez-vous peur, sinon de la peur elle-même ?..." Bises, et belle journée, chère Ariaga

Écrit par : Phène | 14/10/2013

Petit coucou Ariaga,
Merci pour ta visite, j'ai dit à Eole de te pousser, afin que tu pédales plus vite ! Je t'embrasse et ne voudrais pas te voir essoufflée !

Écrit par : danae | 14/10/2013

@ Phène, les maîtres n'ont pas tort mais quand une voiture fonce sur moi, j'ai du mal à croire que c'est une illusion et j'ai peur !

Écrit par : ariaga | 14/10/2013

@ ARIAGA À TOUS, j'ai du oublier de répondre à certains commentaires et je m'en excuse mais il y a un moment où mes yeux ne suivent plus ...

Écrit par : ariaga | 14/10/2013

Chère Ariaga,

Le nombre de commentaires me fait penser que face à la peur...je n'apporterais pas beaucoup d'originalité dans mon témoignage.

Permets moi tout de même de te faire un coucou amical...le lien qui unit est aussi une aide dans le lâcher prise.

Jean

Écrit par : Jean | 15/10/2013

Je rentre de 3 jours passés en Auvergne et je reviens doucement.... La peur est automatique, en nous, programmée, on peut essayer de la maîtriser car on ne peut pas à l'origine la tuer. On dit que celui qui n'a pas peur est fort mais je pense qu'il joue au fort pour la maîtriser. Bon week end.

Écrit par : elisabeth | 18/10/2013

La peur en renfort et pas comme échappatoire, la peur comme raifort qui nous submerge et monte si vite à la tête et pourtant les neurones des tripes et du cœur c'est pas de la fripe et ils jouent leur rôle, la chamade comme une cavalcade jamais calmée, pas de camé. La peur est en nous dans les gênes et si ça nous gène aux entournures , ça nous bride et nous déride, on noue des liens dans ces réactions incontrôlées, où l'on verse sa quotte part à nos avatars. Alors réaction ordonnée et algorithmes désordonnés font ils bon ménage, on fait des bonds à tout âge !

Écrit par : Thierry | 18/10/2013

@ Élisabeth, tu as parfaitement raison, la peur viscérale est inscrite en nous et nécessaire à notre survie.

Écrit par : ariaga | 18/10/2013

vigie et aux agrées
le guet vous pend au nez
une drôle de gymnastique
pas le saut à l'élastique
en embuscade prêt à tirer
le trouillomètre à zéro
de quoi perdre la boule
sentir le sang qui coule
ne pas se la couler douce
avoir aux lèvres de la mousse
être sur ses gardes
tout en étant de l'avant
comme ces minutemen
en quête d'indépendance
avoir la tête qui élance
et retenir un cri quand celui
de la chouette soudain vous effraie
y a t il plus inhabituel
que de passer la nuit
tout au fond d'un bois

Écrit par : Thierry | 19/10/2013

ce sujet est interessant et nous concerne tous, rencontrer ses peurs et notre manque de confiance, de lacher prise, par exemple, et voir au bout la peur de la mort...
Bon dimanche

Écrit par : witney18 | 27/10/2013

@ Witney 18, je suis contente car il me semble, en ce moment, voir une propension des lecteurs à aller sur d'autres textes que celui qui est "en vitrine". Cela m'encourage dans un projet qui n'intéressera que quelques personnes mais les autres pourront continuer à s'exprimer sur d'autres textes. Merci de te visite et je vais , à l'instant, sur tes terres ...

Écrit par : ariaga | 27/10/2013

j'avais écrit un article sur la peur qui illustre ton propos ...
merci de ton passage
amitié .


http://crayons.eklablog.com/la-peur-ne-me-fait-pas-peur-a2245386

Écrit par : marie-claude | 29/10/2013

La peur est née avec le mouvement, chez le premier être capable de prendre la fuite. Paradoxalement, une peur très intense peut vous clouer sur place.

Chez l’être humain, la peur est une excellente opportunité d'affronter l'animal qui subsiste en lui. C'est pourquoi je me fais peur chaque matin, le plus souvent en me rappelant de ce que j'ai bu la veille.

Écrit par : r_i_d | 21/11/2013

@ Peut-être que tu as bu de l'eau et que c'est cela qui te fait peur ! (Hi!Hi!HI!)

Écrit par : ariaga | 21/11/2013