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12/12/2014

Contempler le feu

écriture,alchimie,philosophie,poésie,spiritualité,art,culture,feu

Regarder les flammes qui se tordent dans l'éternelle danse du combat entre Ahura Mazda  et Ahriman, ange de la lumière et démon des ténèbres, et penser à ce feu perpétuel des cérémonies sacrées ; chandeliers, cierges, bougie, lampes à huile toujours présents dans les lieux de vénération ...

Feu divin, flamme de la Vie que les alchimistes chercheurs fous de l'essence dans la substance appellent la Pierre Philosophale.

Feu qui réchauffe, cuit, purifie, régénère ou détruit en laissant des cendres.

Feu qui ne peut brûler sans l'air que je respire, feu ni matériel ni immatériel, représentation visible de l'invisible. Ma main le traverse mais il est là je le vois, il me brûle et je me demande si, sans le savoir, je ne suis pas  aussi peu consistante que les flammes vacillantes qui s'allongent et se contractent.

Ariaga

 

Commentaires

Une symbolique à toujours garder en mémoire, surtout dans les moments de grande noirceur... Bises Ariaga !

Écrit par : Lechantdupain | 12/12/2014

Le feu, père de la lumière au plan matériel ! Oui, il consume pour laisser place au pur, au neuf ... Il lave et laisse plus blanc comme dans un rêve que j'ai fait adolescente. Il crépite et chante haut et fort comme la vie mugissante ! Il fait peur car il attaque tout ce qui est tangible... Mais on l'aime dans la cheminée en cette saison n'est-ce pas ? Bises Ariaga.

Écrit par : Aloysia_Martine | 12/12/2014

Le feu attire. Je peux rester un temps infini à regarder les flammes d'un feu, flammes attirantes, flammes purifiantes, flammes brûlantes...
Un joli billet que j'aime, Ariaga.
Belle fin de semaine à toi. Bises.

Écrit par : Françoise | 12/12/2014

Je crois que je vais allumer quelques bougies. ... En cette période, on a besoin de voir danser les flammes.

Écrit par : elisabeth | 13/12/2014

@ Lechantdupain, tu sais comme moi que le noir n'existe que parce qu'il n'est pas la lumière.

Écrit par : Ariaga | 13/12/2014

J'aime beaucoup ton écriture autour du feu. On peut laisser son esprit partir dans le brasier vers le meilleur ou le pire !
cassiopee.binhoster.com

Écrit par : Sedna | 14/12/2014

"Feu" comme un ordre , une injonction pour donner la mort !
"Feu" comme ce qui précède le nom d'un défunt quand on le cite
"Feu" comme le roulement des questions qui assaillent quelques personnages publiques
"Feu" comme l'interjection qui demande une source d'énergie

éclairé ou consumé, que les souvenirs remontent à loin dans la grande cheminée dans la Sarthe, chez les grands parents paternel, et puis l'envie de tisonner et le rappel à l'ordre "tu vas faire pipi au lit" quel rapport entre la mixtion et les flammes, un lointain souvenir de grand feu intérieur en lien avec le mal gaulois, et une de ces chaude pisse chopée dans un bordel ?

Plus près le feu expérimentation des changements d'état et les effets caloriques sur la transformation des aliments, un grill qui permettait de faire sardines et harengs et de sortir du rang les poissons à point.

Éprouver la force sans se consumer et prouver sans virer au rouge les ardeurs des flammes qui pourraient couper comme des lames.

La terre de feu, aussi, pas celle du grand sud et des indiens araucans (Mapuche) aperçus par les navigateurs, mais celle des potiers d'Olot qui comme d'autres indiens (Hoppis) font jaillir de la terre entre feu et fumée des effets de couleur et texture, de cette terre brulée , cette terra del foc en catalan, qui doit beaucoup aux volcan d'Olot justement.

Le Raku pourrait aussi être convoqué sur fond de craquelures et de veines et nervures, de coquille d’œuf , un feu pas battu et qui prend le dessus, couvre et recouvre.

Écrit par : Thierry | 14/12/2014

@ Aloysia, oui le feu est inspirant comme une danse.

Écrit par : Ariaga | 14/12/2014

@ françoise, merci d'avoir aimé ce billet enflammé.

Écrit par : Ariaga | 14/12/2014

@ Sedna tes visites me font plaisir mais j'ai un problème : malgré plusieurs essais je ne peux accéder à ton blog pour aller te lire.

Écrit par : ariaga | 14/12/2014

@ Élisabeth, il fait vraiment gris et je crois que, moi aussi je vais allumer des bougies pour apporter lumière et beauté dans la maison.

Écrit par : Ariaga | 14/12/2014

@ Thierry, ton texte est beau et inspiré et il justifie que j'ai écrit sur ce sujet.

Écrit par : Ariaga | 14/12/2014

Bonjour Ariaga, aurais-tu photographié la lave de volcans ? Le feu un vaste sujet, qui me fait penser à lamarche sur le feu en asie. Bises

Écrit par : danae | 14/12/2014

@ Danae, tu sais bien que je suis un lapin craintif et je me vois mal en train de photographier la lave de volcans. J'ai photographié des reflets dans une oeuvre en laque ... c'est juste une évocation.

Écrit par : Ariaga | 14/12/2014

Ariaga votre texte et beau et fort Il nous renvoie à notre naissance car la poussière d'étoile dont nous sommes tous faits est née dans les flammes

Écrit par : Old Nut | 14/12/2014

Bonsoir l'amie,
merci pour tes pensées
Bises
Daniel

Écrit par : dany2121 | 14/12/2014

Enfer et contre tous, je retourne le feu et j'essaie de le parer ( de ses plus beaux atours) entre volutes et escarbilles, ces flammes qui lèchent et peuvent donner la frite , va t il lors cautériser la plaie là où est appliqué le fer rougi à la flamme et va t il permettre de tordre à la forge selon le martelage, tandis que ramollit dans sa consistance il se prête plus aisément au changement de forme avant que la trempe ou le recuit lui confère des propriétés adhoc, alors la billettes ou le lingot seront parés de nouvelles vertus et même on pourra faire apparaître de belles figures si le chemin de Damas est pris à temps.

Écrit par : Thierry | 14/12/2014

Et pendant ce temps là un précurseur chantait à tue tête
"great balls of fire"

Écrit par : Thierry | 14/12/2014

Juste un sourire

Écrit par : Adrian | 14/12/2014

Il y a eu beaucoup de problèmes de connexion ces derniers temps. L'hébergeur étant gratuit, je résiste à l'envie d'aller ailleurs..
cassiopee.binhoster.com

Écrit par : Sedna | 15/12/2014

Lol, quand je regarde un feu, je ne peux plus penser, totalement absorbée...
Vrai ta photo évoque le feu des laves.
Belle journée à toi.
Amitié

Écrit par : Miche | 15/12/2014

Bonjour douce Ariaga !
Se fondre dans le Feu qui, après nous avoir consumés, nous éclaire divinement !... Belle semaine, chère âmie Al-chimiste

Écrit par : Phène | 15/12/2014

"J’ai jeté dans le noble feu
Que je transporte et que j’adore
De vives mains et même feu
Ce Passé ces têtes de morts
Flamme je fais ce que tu veux"
(Extrait Le Brasier, Apollinaire)
Amitié.

Écrit par : Louis-Paul | 15/12/2014

Bonjour Ariaga ,je pense à la Psychanalyse du Feu de Bachelard que j'ai tant lu !!!...
et à la Danse du Feu de Manuel de Falla...
Amitiés

Écrit par : Hécate | 15/12/2014

Rien ne vaut un bon petit feu de cheminée ! surtout n ce temps de Noel !

Écrit par : Daniel | 15/12/2014

"Allumer le feu" ce pourrait être une pub pour optic 2000 avec les reflets métalliques sur les sunglasses façon rayban.

L'incendie couvait mais il ne s'était pas encore propagé et il suffirait d'un appel d'air qui engouffrerai brutalement pour que la flamme attisée enfle démesurément et reflue dans un souffle rauque, le backdraft qui expulserai alors violemment dans une explosion retentissante des fragments calcinés.

Feu follets ou de saint Elme, ne va t on pas avec les clathrates de méthane vers un embrasement généralisé...quand le réchauffement sera suffisant.

Climatique qui attise mais pas que des convoitises, des convois et mes des qu'on voit de loin !

Et l'éclatement des pommes de pin comme des grenades qui força à élargir les pare feu dans la forêt des landes, quand les peints pond retentirent.

La violence sauvage et inouïe d'un feu de forêt me terrifie, je ne suis pas Bambi et même bambin près de la forêt des Carnutes je n'imaginai pas encore un tel spectacle mais le pire et innommable du pyromane ce n'est pas le pire russe d'une saison sèche...et pourquoi pas blanche...blanchie de ces cendres qui recouvrent tout comme quand le mont Un zen cracha au loin et ensevelit les Kraft trop près de la gueule rageuse du monstre qui venait de lancer ses coulées pyroclastiques dévastatrices.

Et la soufrière dans l'île de mon cousin, 1902 un désastre absolu !

Le feu gronde des entrailles de la terre et pour s'aventure trop près
même au Erta Alé , les risques sont là.

Vision fascinante que la première découverte avec Tazieff du lac de lave permanent du Niragongo !

Écrit par : Thierry | 15/12/2014

J'ai perdu mon feu, un rifle sans art, quelle perte !

Écrit par : Thierry | 15/12/2014

Et les sorcières étaient là comme Goya l'a si bien représenté autour du feu, avec ou sans chaudron (de courses elles) dansant autour du foyer (pas que rural, mais symbolique et guttural).

Mais les anges, eux, s'approcheraient ils du feu de peur de se bruler les ailes ?

Écrit par : Thierry | 15/12/2014

Le feu destructeur

Le feu n’est pas seulement un attribut diabolique
Chaque année on lui paie un lourd tribut cathodique
Ces flemmes qui dévorent pinèdes et garrigues
Tout ces lieux que l’eau du ciel pas assez irrigue
Fournissent un combustible sec et prêt à la moindre
Étincelle ou aux intentions malveillantes de pyromanes.
Autrefois c’était aux dieux lares, au foyer de leurs mannes
Que l’on voyait dans la maison la lueur du passé poindre.
Mais si le bois est combustible, les matériaux modernes
Sont des dangers par les vapeurs toxique, qui des citernes
Ne peuvent être éteints avant d’aveugler et d’étouffer
Les pauvres victimes qui perdues ne peuvent moufeter
Et sont souvent réduites apeurées alors à se réfugier
Dans des recoins véritables pièges qui se referment.
En effet dans les grands espaces où l’on s’enferme
Il faut repérer les sorties voire de près s’en approcher
Car dans l’affolement d’une foule survoltée et paniquée
Seule la rapidité peut permettre aux individus de se sauver.
Les exemples se multiplient qui nous navrent et attristent
De ces espaces apparemment sans danger et accueillants
Qui se sont transformés en torches soudainement embrasées
Réduisant d’un coup des vies en cendres et en poussières
Et plongeant dans un désespoir profond des familles entières.

Écrit par : Thierry | 15/12/2014

Je rêve d'une cheminée pour contempler le feu, merci de m'en offrir un de bon matin Ariaga, il va illuminer ma journée, réchauffer mon cœur et éclairer mon esprit... Bises. brigitte

Écrit par : Plumes d Anges | 16/12/2014

@ Old Nut, venir de la poussière, retourner à la poussière, quelle importance dans chaque atomes il y a La Vie et l'Esprit. Nous sommes immortels.

Écrit par : Ariaga | 16/12/2014

@ Dany 2121, je pense souvent à toi et à ton chagrin pudique.

Écrit par : Ariaga | 16/12/2014

@ Thierry, le feu souffle sur ton imaginaire et j'en suis ravie !

Écrit par : Ariaga | 16/12/2014

@ Adrian, un sourire c'est déjà beaucoup ...

Écrit par : Ariaga | 16/12/2014

Attention aux retours de flammes, avec les vacances qui arrivent ce sera plutôt le retour de flemme.

Écrit par : THierry | 18/12/2014

@ Miche, c'est vrai que le feu hypnotise et je crois aussi que, comme il "vide" la pensée consciente il permet, comme un rêve éveillé de laisser remonter venues de l’inconscient.

Écrit par : Ariaga | 19/12/2014

@ Phène, j'ai envie d'attendre encore un peu avant la fusion complète ...

Écrit par : Ariaga | 19/12/2014

@ Louis-Paul, merci pour cette citation si bien choisie.

Écrit par : Ariaga | 19/12/2014

"Atra" faisait dire à nos ancêtre sapiens sapiens jean jacques Anneaud dans la "guerre du feu", outre les débuts remarqués de quelques acteurs quasi dans le plus simple appareil , il y avait cette sourde lutte qui tournait parfois au vinaigre (sans que la salade soit amère) et puis le Néandertalien et son prognathisme prononcé s'il n'avait pas droit de cité n'amenait pas la cécité sur cette source de lumière, de vie, et de transformation culturelle, voir cultuelle.

Éclairant sur les premiers âges et les premiers sages , telle était l’œuvre ambitieuses qui fit école et n'avait rien à voir avec de péplum préhistorique.

Qu'on y songe bien et en profondeur, pas de victoire à la Pyrrhus pour Pyrosis, et pas sous l'effet d'un quelconque caprice... des dieux ; le feu et ses attributs conduisait tout droit, avec sa génération, sa domestication, sa conservation à faire éclore des fleurs de technologie, sans rhétorique inutile !

Le feu, source d'inspiration et d'aspiration, la flamme qui monte et montre la verticalité à l'homme dans un désir d'élévation révélé .
Le feu qui échauffe les esprits et les corps, rassemble en cercles pas cocasses des troupes ou hardes, pas encore hordes, avec comme seul exorde d'exhorter à cultiver de nouveaux esprits.
Chaman qui y puise à longs traits fuligineux et vertigineux l'accès sans excès à d'autres mondes.
Le durcissement des pointes d'épieux lui doit beaucoup pour donner aux armes de chasse primitives un surcroit d'efficacité.
La nourriture cuite avec braises , pierres et eaux, les premiers récipients qui conjuguent le réfractaire de la poterie et son étanchéité
un changement alimentaire pour des estomacs moins engourdis, des corps plus dégourdis , des tactiques de chasse en meute.
Et puis cette fumée qui peut noircir plus que les sourcils, les plafonds des grottes, donner des signes hauts (à la main ou pas) et la suie qui retombe et condense tandis qu'on danse autour des foyers allumès.

Merveilleux livre de poul knudsen de ma jeunesse "quand les feux brûlerons" des lunaisons aux trahisons, des Cimbres aux teutons, vers la Rome antique , les Liburna et leurs rangées d'avirons, Les gladiateurs dans l'enfer brûlant des chaudrons, la remontée du Rhin sans airain mais pas sans entrain, les chaines d'entrave à Augusta trevirorum et puis Auguste qui interpelle Varus sur ses légions perdues
les chérusques et le dragons des Nibelungen.

Écrit par : Thierry | 20/12/2014

Il brille et brûle mais tout n'est pas de l'ordre de l'infra, il consume ce que l'on ne consomme, il vaporise et thermolyse à tout va !
Il donne des restes riches avec lesquels on ne triche pas.
Ce n'est pas de la friche mais bien de l'amendement quand au détour d'une parcelle il cultive...sa différence.
Moins errant, sans être figé, plus fixé avec comme point d'attache, de ralliement, une vision spectrale, et toujours dans le noir...cet infra rouge qui bouge.
Point triple de l'énergie, du comburant et du carburant , ici git pas sans génie, pas sans Iphigénie, pas en eau libre mais en Aulide, avant que les argonautes ne fassent jaser, Il relie comme une reliques et fabrique des souvenirs pour l'éternité.
Il est tombé du ciel jamais comme miel ou fiel , mais dévorant de passion, attendant la patience et amenant la science , il défie le temps et défit le destin au cours de festins, ou soumettant les intestins.
Il représente le soleil sur terre, faible messager , il est ce volcan de désir où on ne saurait que gésir ou gémir, il est lave et puissance, il darde sa jouissance, il sèche et combat, et puis grégeois de naphte il enfle les aphtes et prolonge les affres sur l'eau.
Il est tout et puis plus rien, il est cycle dans la recomposition des biens de ce monde, il symbolise l'universelle énergie qui nous anime, il est âme , il est tard ! Sans lui pas de tam tam.

Écrit par : Thierry | 20/12/2014

@ Thierry, je collectionne tes perles ...

Écrit par : Ariaga | 21/12/2014

@ Hécate, ton choix me va tout à fait.

Écrit par : Ariaga | 21/12/2014

@Ariaga merci ça me touche, moi minuscule vermisseau
je pensais au feu et avant que de le crier
j'ai vu Orpheu Negro un souvenir puissant de quoi soutenir
que le feu est dans les veines

Écrit par : Thierry | 21/12/2014

La flamme, et pas que celle que l'on déclare en la déclamant (l'amour réclamant son du ) nous renvoie aux théories alchimiques et aussi au phlogistique; je conseille de lire le petit livre traduit et édité par le monde dans le cadre d'un collection scientifique dirigée par Etienne Klein
Consacré à Antoine Laurent de Lavoisier, un homme de principes, d'efforts et de découvertes, qui fit que la chimie se mua en science dans le lit de sa modernité, au contact des gaz et des réactions qui se produisent.

Écrit par : Thierry | 21/12/2014