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18/08/2016

Les bienfaits de la maladie

écriture,citations,c.g.jung,maladie,philosophie,psychologie

Photo Ariaga

Être obligé par la maladie de s'éloigner du tourbillon de la vie quotidienne peut être une occasion de progresser sur le plan de la réflexion. Évidemment je ne parle pas de maladies tellement graves que la souffrance et l'angoisse dominent tout.

Au moment où s'annonce enfin le bout du tunnel on est quelque peu transformé.

Étant dans ce cas en ce moment, j'ai repensé à ce que disait  C.G.Jung à ce sujet dans Ma vie (p.339). En  relisant les mots que je partage aujourd'hui avec vous, amis lecteurs, j'ai ressenti un grand réconfort.  L'avenir ne peut être que meilleur ....

Ariaga

***

"Après cette maladie commença pour moi une période fertile de travail. Bon nombre de mes œuvres principales ne furent écrites qu'après. La connaissance ou l'intuition de la fin de toutes choses me donnèrent le courage de chercher de nouvelles formes d'expression. Je ne tentais plus d'imposer mon propre point de vue mais je me soumettais moi-même au cours de mes pensées. Un problème après l'autre s'emparait de moi, murissait et prenait forme.

Ma maladie eut encore d'autres retentissements ; ils consistèrent, pourrais-je dire, en une acceptation de l'être, en un " oui " inconditionnel à ce qui est, sans objection subjective, en une acceptation des conditions de l'existence, comme je les vois, comme je les comprends ; acceptation de mon être, simplement comme il est."

C.G.Jung, Ma vie.

Commentaires

Oui, la maladie peut être une grande bénédiction. Et justement, notre seul devoir est de trouver dans tout ce qui arrive, où est la bénédiction. En l'occurrence, la maladie est comme tu le dis d'abord un "ralentissement" : elle oblige à se poser, à ne plus se débattre, à laisser se dérouler le monde autour de soi. Mais c'est aussi comme tout revers ou comme toute souffrance, une grande leçon d'impuissance, nous ramenant à la proposition de Montaigne (je crois) : "que vivre, c'est apprendre à mourir"... Qui est aussi la conclusion de Jung dans le paragraphe que tu cites : en quoi sur cette terre pouvons-nous influer sur le cours des événements ? En bien peu de choses ! Car à tout bien réfléchir nous ne décidons de rien. Quand nous avons compris cela, comme la vie devient simple ! Il suffit d'accepter en douceur tout ce qui se présente. C'est notre douceur qui nous épargnera le plus de souffrance. Affectueusement, Ariaga.

Écrit par : Aloysia | 18/08/2016

Donc il ne faut pas se raidir de peur de tomber en catatonie

Écrit par : Thierry | 18/08/2016

Merci de ce texte dont j'ai poursuivi la lecture de fin de chapitre, même si la lecture de ma version poche commence à devenir vraiment difficile...
Amitié et mon souhait du meilleur du rétablissement.

Écrit par : Louis-Paul | 18/08/2016

Parfois, la maladie permet de se remettre en question, de regarder autour de soi et de se dire combien on est heureux même si en temps normal, on pense que tout va mal. Dommage qu'il faille de tels instants pour faire une introspection salutaire..

Écrit par : Sedna | 19/08/2016

Oups, j'ai validé un peu vite. Je voulais ajouter pour l'image : elle me fait penser à un geyser ( renaissance ) sorti des profondeurs noires de la terre..

Écrit par : Sedna | 19/08/2016

@ Aloysia, "accepter en douceur tout se qui se présente" c'est ce que tu écris et c'est un enseignement pour moi qui ai tendance à me raidir un peu pour résister. Merci amie.

Écrit par : Ariaga | 19/08/2016

@ Thierry, tu as tout compris !

Écrit par : Ariaga | 19/08/2016

Je pense que toutes les formes de maladie sont propices pour celui qui veut et encore le peux... :)
Merci pour ce partage.

Écrit par : Miche | 20/08/2016

Infirmerie, ospedale maggiore , hospices, auspices, épices, Hôtes , qui ôte ou qui ajoute et puis la notion d’accueil
en parlant du lieu, pas du confinement uniquement, il y a dans cet état (enfermo, enfermedad) pas inferno une mise en recul du monde, un appel au retrait et à la méditation, presque parfois à la condition utérine, à la protection face aux dangers du monde à travers l'expression de l'un de ceux ci.
Moments uniques pour regarder au fond de soi même, à part les retraites (volontaires ) pour examiner la possibilité de mettre en perspective mais aussi de relativiser.
Solitude bienvenue parfois si elle n'est pas subie et ne dure pas trop longtemps, si l'espoir de la guérison est bien là en face de soi.
On efface des stigmates et on projette parfois avec lucidité et courage après le dépassement des obstacles qui amène au dépassement de soi.

Écrit par : Thierry | 20/08/2016

Quand la faiblesse extérieure suscite et révèle la force intérieure

Écrit par : Thierry | 20/08/2016

La mise en situation oblige sans imposer à composer et à se battre pour dépasser et transcender le mal

Écrit par : Thierry | 20/08/2016

un mal pour un bien et une étape de reconstruction qui peut être physique et mentale dans la recherche de l'harmonie du Lego de l'ego en somme mais aussi d'un arrangement d'un réarrangement et même d'un accommodement avec soi même dans ce face à face déconcertant qui n'arrive pas si souvent et où on se surprend à se regarder et s'écouter différement, bref un vrai pas de côté .

Écrit par : Thierry | 21/08/2016

Merci Ariaga pour ce partage. La maladie,l'acceptation de nos limitations, curieusement nous permetent de nous ouvrir davantage.
Je t'embrasse.

Écrit par : Plume bleue | 21/08/2016

Tout d'abord, bravo pour ta photo magnifique.
Je viens partager avec toi des mots d'Elisabeth Kübler que je suis en train de lire:
"Dans mon travail sur les derniers instants de la vie, j'ai été plus influencée par Karl G. Jung que par n'importe quel psychiatre ou psychanalyste. J'ai souvent vu le légendaire psychiatre suisse alors qu'il effectuait de longues promenades à travers Zürich. Les Zürichois s'étaient habitués à le voir- toujours perdu dans ses pensées - sur les trottoirs et autour du lac. "
En lisant ces lignes j'ai eu l'impression de "voir" ce grand homme. Comment pouvais-je aussi ne pas penser à toi?
Je t'embrasse

Écrit par : Ambre Neige | 21/08/2016

@ Louis Paul, et si tu voyais ma version. J'en ai une belle pas de poche mais sa fonction est d'être en belle place dans ma bibliothèque et j'utilise toujours la poche qui est en miettes !

Écrit par : Ariaga | 21/08/2016

@ Sedna, oui et je crois que ces moments n'arrivent pas par hasard ...

Écrit par : Ariaga | 21/08/2016

@ Miche, et merci à toi pour cette générosité du partage de la pensée dont tu fais preuve sur ton blog, un de mes préférés.

Écrit par : Ariaga | 21/08/2016

laver la pierre et révéler le grain
polir et s'écouler sans s'écrouler
trouver la fluidité nécessaire
sans couler au fond du bain
et éviter de saper et ébouler

telle est la possibilité
dont on ne peut s'abstraire

Écrit par : Thierry | 21/08/2016

un com a glissé sur la pierre

Écrit par : Thierry | 21/08/2016

C'est très fort ! Et tellement vrai il me semble. Nous sommes "polis" par les expériences de la vie et la maladie en est une qui, si nous acceptons de la vivre, nous fait faire des bonds sur nos chemins intérieurs. Courage Ariaga, de belles pensées vers toi, de la lumière en toi. brigitte

Écrit par : Plumes d Anges | 22/08/2016

Ma grand-mère disait "la mort fait partie de la vie" car chaque jour qui passe est une petite mort...Le jour qui vient est une naissance nouvelle...un inconnu qui refleurit...

Écrit par : Marie Minoza | 22/08/2016

Montaigne polissez bien son crane, maladie de la pierre ou pas !
le frottant contre celui des autres pour accumuler expérience, impressions et trouver la sagesse

Écrit par : Thierry | 22/08/2016

euh polissait désolé, trop d'écran pas assez de relecture !

Écrit par : Thierry | 22/08/2016

Faut il être un polisson pour bien vivre ?

Écrit par : Thierry | 22/08/2016

@ Plume bleue, l'acceptation de ce qui est, voilà la clef. Merci d'être venue ...

Écrit par : Ariaga | 23/08/2016

@ Ambreneige, tu me fait plaisir et honneur en m'associant dans ta pensée au très cher Karl Gustav.

Écrit par : Ariaga | 23/08/2016

@ Plumes d'Anges, j'aime ce mot "polis" que tu emploie au sujet de la maladie. Je pense à la Pierre que les alchimistes recherchent et au fait de nos polir comme on polit du granit.

Écrit par : Ariaga | 23/08/2016

@ Marie Minoza, oui, la nuit nous mourons au monde par aller dans celui des rêves et chaque matin nous ressuscitons.

Écrit par : Ariaga | 23/08/2016

Je comprends ce que vous dites, et ce que dit Jung de la maladie, pour l'expérimenter moi-même. Toutefois, je n'utiliserais pas le mot "bienfait" car la maladie, c'est aussi la souffrance qui peut être tellement terrible qu'on en hurle de douleur. Il y a un côté positif, bien sûr, si la maladie permet une remise en question, un rééquilibrage des priorités.
Vous m'avez donné envie de relire Ma vie, de Jung, ce que je ferai quand j'aurais fini tous mes projets de relecture.
Bonne journée.

Écrit par : Bonheur du Jour | 24/08/2016

@ Thierry, je me suis toujours demandé ce qu'était un polisson ????

Écrit par : Ariaga | 25/08/2016

@ Bonheur du jour. En effet, quand on hurle de douleur ce n'est plus la maladie, c'est un supplice et cela n'a rien de positif. Relire Jung fait toujours du bien.

Écrit par : Ariaga | 25/08/2016

"En effet, quand on hurle de douleur ce n'est plus la maladie, c'est un supplice et cela n'a rien de positif. Relire Jung fait toujours du bien."

Tout à fait d'accord avec ces mots...La souffrance, la douleur sontt parfois si intenses que la conscience et l'inconscience se mettent en hibernation, pas de positif qu'un immense cri dans du vide...

Écrit par : Marie Minoza | 25/08/2016

Quand on est malade, on vit différemment. Soit on est obligé de s'allonger pour se reposer. Alors l'esprit divague et on réfléchit autrement que si on est devant son écran. Soit on n'a pas envie de faire quoique ce soit. Et on laisse ses pensées aller et venir.
Enfin, tu vois le bout du tunnel qui s'est étiré longuement depuis juin. Bon courage, ça vient, ça vient....

Écrit par : Elisabeth | 25/08/2016

Ariaga le dauzat nous complique la vie, je trouve au moins quatre acceptions en fonction de l'époque
gueux, vagabond, galopin, licencieux
alors je te laisse choisir

je m'en vais te raconter une histoire de polissons et de polissage

quand je préparait ma thèse dans un laboratoire industriel j'étais amené à faire de la métallographie et à préparer des échantillons mais pour les observer après les avoir inclus dans une résine il fallait les polir sur une polisseuse avec des papiers de différents grades et puis finir avec de l'alumine sur un feutre, toute une technique et plus d'un tour de main et même parfois de cochon !
Or des techniciens du labo n'avaient rien trouvé de mieux que de suspendre un poster avec une femme quelque peu dénudée, sans doute pour faire le pendant au lieu avec une "polissonne" mais une collègue femme, vertueuse mais surtout féministe et à cheval sur les principes obtint de haute lutte que ledit poster disparaisse, non pas qu'il troublait sa sérénité quand elle préparait des échantillons avant de les observer au microscope mais parce que fort justement sa dignité ne s’accommodait pas de telles manières sexistes et machistes.
Une belle leçon que de polir ces esprits masculins souvent obsédés ou possédés.

Écrit par : Thierry | 25/08/2016