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04/11/2006
Chanson pour Lapin
A mon ami Lapin qui tremble sous les feuilles
Compagnon de mes peurs anciennes et à venir
Petit frère innocent
Cette chanson d'amour
Moi aussi j'ai frémi et vibré dans le vent
Des tempêtes du coeur
J'ai eu peur du trou noir au détour d'un néant
J'ai eu peur des hauteurs et d'un Dieu trop vengeur
Qui compte les pèchés dont le nom fait trembler
Ccux qui craignent l'enfer
Et monsieur Lucifer
Petit lapin craintif moi aussi j'ai voulu
Rester dans mon terrier à l'abri des chasseurs
De coeur et de beauté
N'aie pas peur tendre frère ce ne sont que sornettes
La mort est un passage
La vie est herbe tendre
Broute la mon ami car dans chaque brin d'herbe
Habite le Divin
17:30 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, spiritualité, amour, écriture
03/11/2006
Qui est Ariaga ?
C. G.JUNG, Dans l'ouvrage ma Vie, que je recommande à tous ceux qui ne le connaissent pas, entreprend de raconter le "mythe" de sa vie.
Inspirée par cette démarche, Ariaga raconte, elle aussi, le mythe de sa vie. Ariaga n'a pas d'âge et ne se situe pas dans le temps.
L'émotion d'un moment d'amour, Ariaga est jeune, et pourtant sa jeunesse est passée.
Evocation d'une transition vers la mort, Ariaga est vieille, et pourtant elle est encore pleine de vie.
Ariaga n'est pas philosophe, ni écrivain, ni poète car elle n'oserait pas s'affubler de ces étiquettes tellement chargées de sens et de symboles. Sa spiritualité est une perpétuelle recherche.
Ariaga à connu les calcinations, les putréfactions, les dissolutions, les morts et les résurrections de l'Oeuvre alchimique. Et aussi de superbes conjonctions...
Regardez la photo au dessus de "à propos" Ariaga est dans cette bouteille en verre qui symbolise la cornue, cornue qui est dans la Nature dont Ariaga fait partie. Elle y subit d'incessantes transformations pendant sa recherche de l'Or spirituel. Ce n'est sûrement pas cette fois-ci qu'elle y parviendra mais elle recommencera, encore et encore.
Ariaga vit son rêve intérieur sur ce blog. Ne cherchez pas à la connaître en tant que personne, ce serait comme si vous marchiez sur une fragile dune de sable : elle s'effondre.
18:10 Publié dans blog et quotidien, rêve | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : écriture, rêve, JC.G.Jung, alchimie, Jung
02/11/2006
Le repos des morts et des vivants
Aujourd'hui, jour où il est convenable d'aller voir les morts qui "reposent", je pense qu'il est bon que les vivants se reposent aussi. Et le blog doit prendre un ou deux jours de vacances. Et puis, pourquoi ne pas, romantiquement (il y a au moins un charmant romantique qui lit ce blog) revenir aux jours anciens et lire des textes des premiers jours qui, sans un peu d'attention, vont périr.
17:05 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : écriture, vie, mort
01/11/2006
Alchimie de la mort
Je suis la locataire d'un vaisseau de distillation
Où se dissolvent les chairs et où l'âme grandit
Poisson qui respire dans l'air
J'ai oublié l'océan d'où je viens
Boomerang déposé sur le sable
J'aspire à la vague
Qui rentre dans la mer
J'attends la vie est si belle
Je la boirai jusqu'à la dernière goutte
Et quand le rêve lucide de la mort m'emportera
Là où il voudra
J'espère
Toute baignée de l'énergie de l'Esprit
Ecouter la musique des sphères
Et quand le temps sera venu je reviendrai encore
Bien plus forte ennivrée de la Lumière de la Nature
Vibrante d'amour divin
Pour grandir et mourir
18:25 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, spiritualité, écriture, amour, alchimie
31/10/2006
C.G.JUNG et la nature
En ce jour de veille de Toussaint, que certains considèrent, à tort, comme un jour triste, je pense à la nature, aux fleurs, à l'amour et je suis, comme souvent, le chemin pris par JC.G.JUNG qui a toujours enraciné sa vie et ses recherches dans sa fascination et sa proximité avec la Nature, que ce soit avec un grand A ou un petit a.
Dans son enfance, il a connu une période d'éloignement des études et de passion de la solitude qu'il décrit ainsi : "La nature me semblait pleine de merveilles dans lesquelles je voulais me plonger. Chaque pierre, chaque plante, tout me semblait indescriptible. A cette époque, je me suis plongé dans la nature, je me suis glissé dans son essence, loin de tout monde humain."(Ma Vie, p. 52)
Pendant son adolescence il a cherché, avec acharnement, des réponses chez les philosophes mais ses relations avec la philosophie se sont montrées décevantes et, à l'âge adulte il a souvent affirmé son manque d'intérêt pour les philosophes, exception faite de NIETZSCHE. C'est sa rencontre avec la psychiatrie, au cours de ses études de médecine, qui lui permit enfin de trouver un lien entre les données biologiques et les données spirituelles. Beaucoup plus tard, toujours à la recherche d'une possibilité de ne pas séparer et opposer le matériel et le spirituel, il a trouvé une réponse chez les alchimistes philosophes de la Nature. Ils ne fesaient aucune différence entre le matériel et le spirituel. La matière était toute imprégnée du divin et le divin se perdait dans la matière.
Ce cheminement en compagnie de la nature dura jusqu'à la fin de la vie de C.G.JUNG. Même quand il se plaignait du "rétrécissement"et de la limiitation de la vieillesse, il disait, dans ce qui ressemblait à un soupir : "Et pourtant, il est tant de choses qui m'emplissent : les plantes, les animaux, les nuages, le jour et la nuit et l'éternel dans l'homme. Plus je suis devenu incertain au sujet de moi-même, plus a cru en moi un sentiment de parenté avec les choses."(Ma Vie, p. 408). Cette citation est un cadeau pour la fête de tous les saints.
17:45 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : écriture, spiritualité, nature, Jung
30/10/2006
Prière
Je suis le vaisseau splendide d'un passager sans limite qui baigne mes cellules dans sa lumière
Seigneur, ne me donnez jamais la sagesse triste
De ceux qui vivent morts
Ne me donnez jamais la vertu laide
De ceux qui aiment dans la honte de leur corps
Laissez moi être une note de musique incarnée
Vibrant dans l'orchestre de l'univers
Laissez moi être une main qui caresse et qui donne
Donnez moi un AMOUR vaste comme la VIE
Et reprenez les mots les pourquoi et les portes
Pour que ma chair glorieuse frissonne
Spiritualisée par Votre grandeur cosmique
16:15 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, spiritualité, amour, écriture




