UA-2100979-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Les pires catastrophes sont psychiques | Page d'accueil | Incarnation divine »

19/12/2007

Métamorphose

 

ded96b1204cc4b0c000729ced5bc5cc6.jpg

Il y a des moments,

moments de Nuit Obscure, 

macération putride, nigredo alchimique,

quand l'âme rampe aveugle

aux portes du blasphème.

 

Il y a des moments,

où dans la porcherie que devient une vie,

tel Job sur le fumier demandant à son Dieu

le pourquoi du comment

on assiste impuissant à la distillation

de ce corps tant aimé, de cette main si blanche,

où s'inscrivent chaque jour les taches de la mort.

 

Il y a des moments,

où l'attelage s'emballe avide de lumière

où l'on voudrait monter par de si hautes marches

que l'on perdrait enfin la mémoire de la terre.

 

Amis,

ce ne sont que moments,

brindilles et feuilles mortes de l'arbre de la Vie,

lente métamorphose.

 

La larve n'est pas belle, mais elle porte en elle

le somptueux papillon.  

 

       Ariaga
 

Commentaires

Ton âme manifeste un grand désir de lumière car elle aimerait être iradiée par les aurores de l'Invisible, et je te comprends car moi-même je recherche les trésors du ciel pour distinguer les beautés du monde céleste, à nous maintenant d'avoir les yeux du coeur...

Une tendre pensée pour toi, la Poétaniste

Écrit par : La Poétaniste | 19/12/2007

Le problème de cette métamorphose c'est le lieu où elle s'épanouira : à l'extérieur ? Que neni : personne ne l'a jamais observée.

Alors, il ne reste que l'intérieur.

Mais est-il si vaste qu'il puisse contenir tant de métamorphosés ?

La taille n'a donc aucune importance.

Pardon d'être aussi pragmatique devant ta poésie Ariaga : l'état précédant la métamorphose y est décrit sans complaisance, remarquablement donc : il ne peut y avoir d'autre manière.

Écrit par : paradox | 19/12/2007

"Celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors"

Écrit par : joruri | 19/12/2007

je suis venue, j'ai lu, j'ai compris, merci Ariaga, merci !

Écrit par : marie.l | 19/12/2007

qui a décidé que la larve n'était pas belle, moins belle que le papillon ?
serait ce le résultat d'une épidémie psychique ? ;-)

Écrit par : Lung Ta | 19/12/2007

Je ne fais que passer, ce soir, sans être silencieux.
Je trouve vraiment bien de varier les modes d'expression comme tu le fais : si bien ici, sur ce texte.
Avec la poésie, on peut faire dire plein de choses à une phrase, mille à un mot et il y a cette liberté tendue au lecteur, liberté offerte. Alors je l'ai prise et observé cette décomposition / re composition se faire, cette belle alchimie ... je te poursuis sur d'autres textes ...

Écrit par : guelum | 19/12/2007

Je pensais que tu t'étais perdue, t'avoir perdue,

je pensais t'être perdue, m'être perdue,
la larve porte le papillon, et tu portes le puma, le cocon, il deviendra papillon, faire confiance à soi, à ce lion des montagnes, qui toujours te montrera la lumière au milieu des ténèbres, caetere aecque ac sibi.
Je t'aime.

Écrit par : amistad | 19/12/2007

il y a des moments ou ça heurte ... mais ça finira par passer et trouver le passage vers la pente naturelle qui libérera le flot ...
je cherche à migrer sur wordpress mais ça bloque au niveau de la bdd , tu connais ?
llam

Écrit par : lam | 20/12/2007

La larve de cigale patiente des années sous terre avant de voir le jour, s'envoler et libérer son chant.
Le chant d'Ariaga m'enchante.

Écrit par : Kinkapricorne | 20/12/2007

..." Au fond de l'océan, un cerf couve un oeuf
dans un nid d'hirondelle.
Au coeur d'un feu, un poisson fait cuire
du thé dans une toile d'araignée.
Qui sait ce qui se passe en cette maison ?
Des nuages blancs flottent vers l'ouest ; la lune se lève à l'est."...
Hyobong

Je t'embrasse, très très fort

Écrit par : Muttifree | 20/12/2007

Si tu savais comme je me retrouve dans quantité de tes mots...merci de savoir si bien l'écrire.

Écrit par : muse | 20/12/2007

Mutifree,

quel texte magnifique qui résume admirablement : l'organisation que nous cotoyons ici n'est peut-être pas le standard unique.

En outre, j'apprécie beaucoup les créations que je découvre sur tes blogs.

Mais je te laisse avec Ariaga, j'ai juste voulu souligner toute la pertinence que tu as su nous offrir.

Écrit par : paradox | 20/12/2007

bien jolie photo pour accompagner tes mots (maux ?)
bonne soirée Ariaga ;-)

Écrit par : ambre | 20/12/2007

Je trouve le texte splendide Ariaga. Je suis moins fan de la chute, plus conventionnelle. Mais je fais mon difficile. ;)Bises.

Écrit par : Ezrah | 20/12/2007

En phase avec Ezrah (comme souvent !).

Photo de pigeonnier ? Si oui, attendre que la colombe de l'Esprit-Saint daigne descendre à notre rencontre.
Aurobindo parlait aussi de la descente du "supramental". S'agit-il de garder le toit du crâne ouvert pour l'accueillir, tel un puits de lumière qui métamorphose la larve humaine ?

Écrit par : Arianil | 21/12/2007

Arrêtez-moi si je me trompe, mais la nuit obscure est bien causée par un trop plein de lumière, et non de ténèbres n'est-ce pas ?

Écrit par : joruri | 21/12/2007

Les larves, les embryons, les suspensions dans la marmite du temps, les décompositions, les recompositions…et puis au final, la composition éternelle de l’éphémère papillon, de La beauté jaillissante des putrides du néant…

Je ne m’éloigne pas….de ta bonté Ariaga et pour moi tu n’es pas vieille, mes mots partent en histoire de ma vie et de mes rêves. Alors si tu penses que je m’éloigne, c’est de quelque chose pas de quelqu’un…Je n’en sais rien….

Pardonne-moi si je ne suis pas très claire…Tu sais en ce moment. Je suis entre deux mondes.

Belle à la tour…je t’embrasse…et il y a toujours le banc, notre banc pour nous reposer. Celui de cet été et qui reviendra (hum ! j’espère que tu l’as bâché…SOURIRE)

Ta Princesse Aslé

Écrit par : Aslé | 21/12/2007

@ La poétaniste, chercher la lumière c'est normal, comme en hiver chercher un rayon de soleil, mais je pense que notre chance de l'atteindre un jour se trouve dans notre évolution sur terre, ici et maintenant.

@Paradox , et si il y avait un mouvement de l'intérieur vers l'extérieur et de l'extérieur vers l'intérieur avec chaque fois un "acquis".

@ Joruri, tu ne te trompes pas, pour Saint Jean de la Croix "plus les choses divines sont en soi claires et manifestes, plus elles sont naturellement obscures et cachées à l'âme". Plus la lumière est claire plus elle nous oblige, éblouis, à fermer les yeux.

@ Marie.l, tu ne peux pas savoir combien tu me fais plaisir.

Écrit par : ariaga | 21/12/2007

@ Lung Ta, Tu as raison, mes petits sont beaux dit la Maman Crapaud.

@ Guelum, merci, tu as parfaitement saisi l'esprit de ce blog. Il y a des moments où fatigue un peu pour passer d'un genre à l'autre, mais, comme tu le dis, quand la réflexion philosophique bloque je trouve une sortie dans l'allusion poétique ou la photo.

@ Amistad, pourquoi pensais tu m'avoir perdue ? "j'ai toujours été là".

@Lam, non je ne connais pas mais j'étais plus "heureuse" quand tu étais sur hautetfort, un clic et tout marchait. Il faudra bien que je m'habitue.

Écrit par : ariaga | 22/12/2007

J'en suis d'abord restée muette... Quelque chose m'interpelle avec tes textes: je ne comprend pas toujours tout. Manque de vocabulaire, de culture, de QI? de "Jung"? Mais il me touchent quand même profondément. Celui ci plus que tous les autres, sans doute car il touche à quelque chose de plus personnel et de plus douloureux...

Écrit par : Pimprenelle | 22/12/2007

@ Muttifree et @ Paradox, l'une, me propose une citation d'un surréalisme asiatique qui me ravit et l'autre la comble de compliments, cela change d'ambiance avec les commentaire venimeux que nous avons tous du subir il y a peu. Le bonheur quoi ! et en plus @ MUSE (nouveau lien) qui se retrouve dans ce que j'écris. Il y en a encore qui vont dire que sur ce blog on est bisenounours...

@ Ambre,contente que tu aimes la photo. Je l'ai prise au chateau de Kerjean.

@ Ezrah, merci du compliment, pour mes fins la prochaine fois je penserai à la descente aux enfers...où alors une petite ouverture au sommet du crâne pour laisser entrer la lumière. on demanderai à
@ Arianil d'effectuer l'opération. Pardon très cher Arianil de mon humour vaseux, j'ai reçu, à mes débuts sur ce blog une influence "désastreuse" hi!hi!hi!.

Écrit par : ariaga | 22/12/2007

@ Aslè, princesse d'entre les deux mondes, j'espère que tu vas retrouver ton chemin. je n'ai pas bâché le banc sur lequel notre petit groupe a passé ses vacances imaginaires. Il est assez solide pour supporter la fureur des éléments. Et puis nous pouvons en avoir besoin hors-saison.

@ Pimprenelle, quand on comprend tout à un texte poétique, donc symbolique, c'est qu'il n'est pas bon. La richesse, le côté vivant du symbole vient du fait qu'il n'épuise pas toute la signification possible, il est "ouvert". Le symbole est untrésor qui est distribué généreusement à tous ceux qui savent sortir des sentiers balisés pour laisser courir leur imagination. Et il y a en toi des profondeurs rempliezs de ces richesses.

Écrit par : ariaga | 23/12/2007