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18/06/2008

Le bruit pollution mentale ?

 

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   Dans une lettre de Septembre 1957, adressée à un professeur de droit qui avait fondé une "ligue contre le bruit" C.G.Jung, âgé de 82 ans, parle de la véritable pollution mentale que représente , pour lui, le bruit. J'ai été frappée par le côté actuel de ses propos, assez virulents, et dont j'aimerais vous donner ici la substance.

  Le bruit trouble la concentration psychique nécessaire au travail intellectuel et, pour faire abstraction de ce bruit,  on doit faire un effort supplémentaire. Le pire c'est qu'on s'y habitue, comme à l'alcool ou à une drogue et on peut souffrir de cirrhose ou de dépendance mentale.

    Les enfants sont les premiers touchés. Ils reçoivent trop d'incitation à la dispersion. Ils travaillent dans un bruit subi ou choisi et reçoivent quantité de sollicitations extérieures ce qui les empêche de réfléchir et de se concentrer pour trouver eux-mêmes des solutions aux questions qui leur sont posées.

   Pour Jung, et j'ai tendance à croire qu'il a raison, l'homme s'est mis à aimer le bruit parce que le monde est de plus en plus angoissant et que le bruit "empêche cette angoisse de se faire entendre". Autrefois, les primitifs faisaient du bruit pour chasser les démons. De nos jours, le bruit, comme la foule donne à pas mal de gens un sentiment de sécurité et protège contre les désagréments d'un silence qui pourrait conduire à la réflexion et aussi laisser remonter à la conscience ce qui est enfoui dans l'inconscient. N'importe quel bruit est alors préférable au silence. Comme l'écrit Jung, "Dans ce que l'on appelle de façon significative, "un silence de mort", on se sent mal à l'aise". On craint ce qui pourrait venir de l'intérieur et on le combat de l'extérieur.

   Jung est assez pessimiste sur l'issue de la lutte que mène son correspondant contre la pollution sonore. Voici ce qu'il écrit :

"Avec la lutte si nécessaire contre le bruit, vous vous êtes chargé d'une tâche difficile : certes il serait souhaitable de réduire l'excès de bruit , mais plus vous vous en prenez au bruit, plus vous vous engagez sur le terrain interdit du silence, objet de tant de crainte. Vous ôtez aussi à ceux qui sont sans importance et dont on entend jamais la voix l'unique joie de leur existence, et l'incomparable satisfaction qu'ils éprouvent à crever le silence de la nuit avec la pétarade de leur moteur, ce qui leur permet de troubler par un vacarme d'enfer le sommeil de leur prochain. A ce moment-là, ils sont quelque chose dont il faut tenir compte. Le bruit est pour eux une raison d'être et une confirmation de leur existence. Il y a beaucoup plus de gens qu'on ne le soupçonne qui ne sont pas dérangés par le bruit, car ils n'ont rien en quoi ils pourraient l'être ; au contraire, le bruit leur apporte quelque chose."

   Quand je lis cette lettre de Jung je me dis que la vie est mouvement et que nous devons peut-être nous adapter à l'époque dans laquelle nous vivons. Mais dans le cas du bruit, s'agit-il d'une nécessaire adaptation, librement consentie, ou d'une pollution qui est une agression et que  que nous subissons sans réagir ? 

           Ariaga.
 

Commentaires

Bruit, je te hais ...
il faudrait commencer par définir BRUIT
un battement de cloche
un train qui passe ?
une pétarade de skooter ?
un enfant qui rit aux éclats
une musique ...

Je marche en montagne, loin, loin Je l'entends encore qui s'envole jusqu'au sommet !

le bruit artificiel celui généré par l'humain et ses machines, celui qui vient perturber ma perception du chant du monde, celui qui interrompt le flux de mes pensées, qui détourne la profondeur de mon sommeil, m'oblige à élever la voix quand je voudrais me taire ou chuchoter ... : une agression, un viol, une torture !

le silence est comme la solitude : merveilleux quand il est un choix de vie, insupportable (parait il) quand il est subi

on devrait créer des "zones "de silence protégé comme on crée des espaces naturels protégés Le silence parfait n'existe pas mais le silence "naturel' mérite notre respect.

J'ai souvenir d'une abbaye dans le massif central qui proposait des chambres d'hôtes à qui voudrait bien respecter leur règle de silence (pas de radio, de télé, pas de bavadarges, au milieu de la nature : un havre) Ils étaient complets des années à l'avance ...
Reste les bruits incontrôlables, inévitables liés au soi disant progrès (avions dans le ciel, klaxons, alarmes etc)
qui portent sur des kilomètres dans l'air, dans l'eau et sur terre.

Pauvre terre, pauvre homme qui ne connaitra plus la paix du silence comme il ne connait plus les joies de l'obscurité (bruits et lumières : un couple souvent indissociables) qui le voudrait a du mal à voir les étoiles ...et perd ainsi la notion de l'univers ... On s'étonne qu'on devienne égoïste !
Mais je m'éloigne du sujet ...

Écrit par : Mijo | 18/06/2008

Avec le double vitrage posé cet été, ça va mieux. mais il reste encore les fenêtres des 3 chambres à faire !!

Bises !

Écrit par : patriarch | 18/06/2008

Très intéressant sujet, Ariaga, comme toujours.
La montée en force, incessante, du bruit est effectivement une vraie pollution mentale. Elle engendre déjà des effets redoutables sur le système nerveux des hommes mais aussi sur toutes les formes de vie. Couplée à la pollution atmosphérique, la plupart des machines, industrieuses, mais ô combien polluantes et bruyantes, contribuent aux maladies, à la disparition de certaines espèces, sans parler de toutes les formes subtiles auxquelles l’occident ne porte pas attention, mais que Jung n’ignorait pas.
Destructeur de la concentration utile à l’exercice de l’intelligence, le bruit contribue à l’irritation d’un grand nombre, même parmi ceux qui voit en cette stridence une raison d’être, une rassurance. Et l’irritation c’est bien connu conduit le bal de la violence.
L’irritation entraîne de nombreux troubles, du comportement, en principal, mais aussi et c’est perceptible chez ceux qui ne peuvent vivre hors du bruit, un trouble visuel particulièrement subtil… le brouillage de leur vision de la Vie réelle.
Je n’entrerais pas dans l’aspect hautement métaphysique du son, mais cet aspect, j’en suis certaine, n’échappait pas à Jung…

Bien à toi.

Écrit par : Mutti | 18/06/2008

Il y a autant de bruits que de silences..
l'un porte l'autre ..

Le bruit nous dérange quand nous pensons "silence"
et le silence nous pèse quand nous pensons "bruit ".

Nous sommes sans cesse en train de chercher ce qui nous manque et plus nous le cherchons plus nous renforçons ce manque ..

Il y a des moments où le bruit me porte ..
Il en est d'autres où le silence me porte ..
tous deux sont d'égale intensité si j'y prête attention.

Écrit par : Lilou | 18/06/2008

Je me souviens étudiante de m'être réveillée au beau milieu de la nuit parce que justement il n'y avait plus ce bruit incessant de circulation, de ces arrières matchs qui vident les stades...
C'était angoissant, je m'étais habituée au bruit pour m'endormir, enfin les ronrons de la ville, mais cette nuit-là je l'ai en souvenir...comme UN ENORME SILENCEd'être seule...

Bisous Ariaga

Écrit par : Aslé | 18/06/2008

Le bruit n'existe que parce qu'il y a le silence.
Je deviens avec l'âge plus silencieuse...

Écrit par : muse | 18/06/2008

Le bruit existe seulement parce qu'il y a des oreilles pour l'entendre : une tempête en plein Sahara ne fait pas de bruit (s'il n'y a personne autour).
N'est-ce pas un problème de concentration humaine, d'urbanisation ?
Si le bruit existe (il y a quelqu'un autour), alors l'émetteur signifie son existence, car un des problèmes de la concentration est l'indifférence. Pour moi, cette confirmation, l'émetteur ne l'attend pas pour lui-même (pour se prouver qu'il existe), mais pour le signifier à l'autre, dans une forme d'expression (cri) visant à rompre cette isolation imposée, liée à l'indifférence. Et de ce fait on peut transformer "agression" en "appel".

Écrit par : guelum | 18/06/2008

J'ai une belle soeur qui ne se plait pas chez elle et qui ne supporte pas le silence de sa maison. Il faut toujours que la télé marche ou bien on met des CD.... bonne soirée. Moi je ne supporte pas longtemps la radio.

Écrit par : elisabeth | 18/06/2008

Je découvre Jung avec toi, sur ton blog. Merci.
Le bruit est un "divertissement" au sens pascalien du terme : il veut nous faire oublier qu'on meurt. J'ai essayé plusieurs fois de le retrouver dans des lieux aux quatre coins du monde où l' on entend le silence ( de mort) : c'est paisible, tu sais. J'ai traversé des déserts silencieux en train et les gens criaient de cet obstiné mutisme du silence. Un avant goût de notre propre mort. Il faut écrire sur le silence et sur le désert. Dans le désert, seul, sans le divertissement du bruit, on traverse une épreuve, au sens biblique du terme. Dans mon prochain livre, pas dans "Carnet d'Asies", j'écris sur le désert. "Carnet d'Asies" est une récréation.

Écrit par : Chris-Tian Vidal | 18/06/2008

ciitation : //Le bruit existe seulement parce qu'il y a des oreilles pour l'entendre : une tempête en plein Sahara ne fait pas de bruit (s'il n'y a personne autour). //

je suis toujours interpellée par cette affirmation : est ce que je n'existe pas en dehors d'autrui ?

est ce qu'une tempête n'a pas sa propre perception d'elle même ? et du bruit et des déplacements qu'elle provoque ... peut être qu'elle chante !

est ce qu'en dehors de l'homme et de ses perceptions limitées, rien n'existe ? cette "pensée" me choque profondément...

Écrit par : Mijo | 19/06/2008

citation de Guelum (2) : //Pour moi, cette confirmation, l'émetteur ne l'attend pas pour lui-même (pour se prouver qu'il existe), mais pour le signifier à l'autre, dans une forme d'expression (cri) visant à rompre cette isolation imposée, liée à l'indifférence.//

beaucoup à dire là dessus, trop (!) pour un simple commentaire ... que dit Jung sur la violence de cette "relation à autrui" ? "agresser" pour dire "entends moi" ...

j'entends bien ton discours sur l'indifférence, je suis seulement dubitative sur la "méthode humaine" qui trop souvent fait appel à la violence pour se sortir d'un isolement qui est génétiquement, physiquement, inévitable (AMHA)

et où on pourrait repartir sur la piste du langage (ou du bruit) et de ses limitations

Écrit par : Mijo | 19/06/2008

bruit
[def] son dont le sens est mal perçu.

[cor] big bang ?
----------------

mal
[def] (re)action non intégrée par un ego.

[cor] peut-on aimer le mal ?
----------------

aimer
[def] amplifier ses sensations

[syn] haïr

[cor] aimer est-ce prendre ou (se) donner ?
----------------

homme
[def] forme de conscience individuelle

[syn] auto-questionnement, ego

[cor] L'homme fit dieu a son image ?

----------------
forme
[def] structure définie et déterminée

[proc] chaos > informe > forme

[syn] réalité, être

[cor] to be or not ?

Écrit par : idoine | 19/06/2008

http://www.deezer.com/track/309355

Écrit par : idoine | 19/06/2008

Le silence, ces moments de grâce qui donnent leur pleine dimension à la musique, aux mots, aux émotions, à l'expression ... De mort ou de paix, de reccueillement ou d'oppression , d'attente ou d'étonnement, de joie, de bonheur, de peur, de velours ou d'acide, le silence se donne à déchiffrer, écran-écho aussi de nos émotions ...

Écrit par : Kaïkan | 19/06/2008

Que ce texte est stimulant ! merci.
Merci aussi pour le commentaire qui est en écho à l'article du jour (sourire)
Belle et bonne soirée. Qu'elle soit lumineuse.

Écrit par : michelgonnet | 19/06/2008

Beau texte, en effet. Le problème du bruit, c'est qu'il ne signifie rien. Bien à vous

Écrit par : solko | 20/06/2008

Je ne suis pas d'accord avec SOLKO, le bruit a du sens et résonne...

Écrit par : Chris-Tian Vidal | 20/06/2008

un peu d'optimisme dans cet univers saturés de sons les plus divers et des moins agréables. Certaines études ont montré qu'un bruit régulier permettait d'atteindre chez certains individus un niveau de concentration supérieur et favorisait le travail intellectuel. Adaptation, mutation biologique, pourquoi pas. Question de dose de bruit, de personnalité. Toute généralisation dans ce domaine serait abusive.
Merci Ariaga pour tes commentaires laissés sur mon blog. Toutes mes amitiés.

Écrit par : jlb | 20/06/2008

@Christ-Tian
>Je ne suis pas d'accord avec ...

Au sein d'un laboratoire, il est bon de poser sa pierre à côté d'autrui plutôt que de lui barrer le chemin par une opposition.

Puis-je proposer plutôt :

"Je ne suis pas en accord avec ..."

D'autre part, ma petite définition indique que le bruit est un son dont le sens est mal perçu, ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas de sens.
Ainsi il me semble que tout ce qui est formalisé (hors du chaos) a un sens.

Écrit par : idoine | 20/06/2008

Agriaga, Je te prie de m'excuser sur la formule malheureuse... Je suis novice au sein de ce laboratoire. A mon sens, le bruit a un sens. Bonne journée à tous. Je suis la discussion à laquelle je suis abonné.

Écrit par : Chris-Tian Vidal | 20/06/2008

Nous adapter à l’époque dans laquelle nous vivons ? Ne vaudrait il pas mieux que l’époque s’adapte à nous ? Ne sommes nous pas en train de marcher sur la tête ?
Je crois, moi, que l’on devient ce que l’on écoute. Les Égyptiens et les Chinois de l’Antiquité le savaient bien, ils considéraient l’univers sonore comme des paroles de leurs dieux.
Je crois que le problème, c’est de faire la confusion entre le silence et la mort, comme tu le soulignes très bien. Les premiers sons que nous entendons sont les battements du cœur maternel et cette première musique est notre premier bruit. Cela nous rassure, nous rend gai et paisible et je crois que toute notre vie, nous sommes à la recherche de cette musique primitive dans tous les bruits qui nous entourent. C’est parce que « le bruit » parle, non pas à notre intellect, mais nous fait vibrer à un niveau archaïque.
Le bruit est énergie, il peut attirer ou repousser, calmer ou agresser, il peut soigner ou rendre fou. C’est pour cela que je pense que nous devons adapter notre entourage sonore à nous et pas l’inverse.
Le bruit qui nous fait sortir hors de nous (au sens littéral : tout ce qui nous agresse) nous éloigne de notre centre (du centre de nous même)
Il me semble, mais çà n’engage que moi, que le bruit ne permet ni de se recharger, ni de se décharger d’ailleurs, il vide (je ne parle pas de vacuité, je parle de vide !)
Une fois qu’on est vide, on peut nous remplir avec n’importe quoi : des croyances, des besoins, des « envies »
Tout cela pour dire, chère Ariaga, que je ne pense pas qu’il faille se laisser agresser par la pollution sonore sans réagir. Au contraire. Il faut se rendre curieux. Tolérant. « écouter ailleurs », écouter autrement, changer de bruits……écouter le calme, le silence..il ne s’agit que d’énergie : le bruit extérieur ne reflète-t-il pas le bruit intérieur ?

Écrit par : Ambre | 20/06/2008

je te fais un tintamarre de tous les diables pour les effrayer justement , qu'ils en aient la chair de poule ; moi l'ours je me mue en fanfare hallucinogène et t'offre un petit concert privé !
vas y jeter un petit coup d'oreille !
al

Écrit par : lam | 20/06/2008

En image numérique qd on "met du bruit" sur une image il s'agit en fait de mettre une trame faite de points aléatoires rapprochés (un peu comme la "neige" sur l'écran TV)

pour moi le bruit "sonore" est la même chose

Il y a toujours eu un "fond sonore" et c'est ce " fond sonore" que l'on contacte dans le silence

il suffit par exemple d'avoir fait de la spéléo pour au fond n'entendre plus que le bruit des lampes acétylène (pour ceux qui n'utilisent pas la lampe électrique), on l'éteint, on est dans le noir complet et le silence complet, et là on entend, sa respiration, une goutte

le pb de notre époque (il me semble) est que ce "fond sonore" n'est que du bruit

dans la campagne, au bord de la mer, le niveau sonore est souvent élevé (vent, ruisseau, mer...) mais a de la vie, des fluctuations
en ville il y a un niveau de fond sonore identique , comme un "bourdonnement" qui aplatit tout, manque de vie


et puis il y a le bruit "fort" , gênant, souvent égotique (on ne tient pas compte de l'autre) qui devient plus courant & paradoxalement moins acceptable ! (il suffit d'aller dans des pays orientaux pour voir comment ces mêmes niveaux sonores des voisins est considéré comme "normal")

bon j'ai assez parlé, je m'en vais sans bruit ;)

je ne fais que faire retentir un baiser

Écrit par : Lung Ta | 21/06/2008

ARIAGA à TOUS. Je pense qu'Athanor-Ordinateur n'a pas aimé ma note sur le bruit car depuis que je l'ai postée il me joue des tas de tours (certains bruyants), et je vois vos commentaires, particulièrement intéressants sur ce thème, s'accumuler sans réponse. J'ai demandé à un grand sorcier de se livrer à quelques incantations et je pense pouvoir doucement m'y remettre. Excusez moi si je suis un peu brève.

Écrit par : ariaga | 21/06/2008

@ Mijo, tes deux commentaires sont remarquable et, comme je le dis souvent aux lecteurs quand je lis des commentaires de cette qualité de pensée et qui incitent tant à la réflexion, silence, lisez...

Écrit par : ariaga | 21/06/2008

@ Mutti, toi aussi tu participes, comme de plus en plus de ceux qui commentent sur ce blog, au travail du Laboratoire. Quand je vous lis je me dis que les mots, alchimie spirituelle, que j'avais mis dans le titre du blog et qui, un moment, m'ont semblé prétentieux, ont un sens. Je conserve soigneusement sur sur CD tous vos commentaires et je me dis que peut-être, un jour cette alchimie produira des pépites.

Écrit par : ariaga | 21/06/2008

alerte !!!!! on est fiché !!! ou fichu !!!!

en effet que de commentaires intéressant ; moi je parlerait de nuisance sonores ,

le bruit se fait musique dans la jungle ou dans la ville , le bruit témoigne de la vie ,

d'ailleurs le jazz à ses début et encore maintenant (le free) est assimilé a du bruit, les polyphonies pygmées et autres musiques africaines , idem , les carnavals de tout acabits et origines aussi , et d'ailleurs ils sont parfois bruits pour faire fuir les indésirables ; je pense au tibet aussi ou a la musique chinoise nan kouan par exemple , japonaise telle que les premiers voyageurs l'ont entendu , un vrai concert de chats , pour ma part je ne fais pas partie de la ligue pour la préservation des miaulement nocturnes , j'y joindrai bien des solos de carabine et fréquemment on peut entendre sur ma terrasse les soirs de pleine lune de gros splash d'eau des bassines que je projette à la nuit espérant faire cesser ce vacarme , mais cette symphonie de son de voix tonitruante des marchés africains , cette douce conversation des hurlement des femmes guinéennes , sans doute si j'étais marrié à l'une d'elle irai je dormir en haut d'un acacia malgré les épines ; mais quand je croise ces belles atiffées de couleurs bariolées ' est ce un bruit visuel ?, (un galeriste de mes amis ne supporterai pas des tableaux aussi contrastés, moi si ) bref évidemment jung a raison , c'est bien la vie que le bruit reflète et tente de faire fuir la peur , la mort etc.
humm le silence et la mesure ! l'ordre calme et serein ! oui mais point trop n'en faut !
ariaga j 'ai réouvert mon bruit haut et fort , et tu ne l'as même pas remarqué ! je n'ai pas fait assez de bruit sans doute ! d'ailleurs les labo alchimiques devaient pèter assez souvent , c'est en tout cas ce que m'a dit gargamel !

Écrit par : lam | 22/06/2008

Il est difficile, évidemment, d'entrer en conversation avec les uns et les autres... Le plus souvent, je préfère éviter de le faire pour ne commenter que l'auteur du texte...
Mais une précision pour mes brefs propos précédents qui ont été interprétés : il est impossible pour moi d'observer ce qu'est "l'agression" par un seul de ces aspects (l'acte lui-même), ceci tend évidemment à ne légiférer que par la répression en laissant les véritables causes du mal-être se développer davantage ... il faut aussi considérer le bruit comme une alerte , le cri d'un corps malade et tenter de lui redonner sa santé... mais sommes-nous capables de tels sacrifices et à quel prix ?

Écrit par : guelum | 22/06/2008

refus caractérisé dse haut et fort de prendre en compte mon opinion , est ce un signe ! ? bon le silence est la meilleur réponse vu que h et f refuse mon tintamarre !

Écrit par : lam | 22/06/2008

allez comprendre !

Écrit par : lam | 22/06/2008

guelum je suis ok avec toi, il ne faut pas oublier, que l'on devrait donner notre avis par rapport à l'article du blog et il y a de quoi faire, quant à moi, devant quelques longs trop longs déballages (à mon goût) je préfère m'abstenir et garder le silence... trop de bruits....
hier chère ariaga j'ai beaucoup penser à toi, j'ai assisté à une conférence oui même le dimanche, "des rêves à l'âme"
et il a été fait référence beaucoup à jung, après tout on est bien dans "le labo du rêve et de l'alchimie spirituelle" n'est ce pas....
je t'embrasse

Écrit par : sapientia | 23/06/2008

Bonjour Ariaga, merci de ton coucou chez moi. Je te découvre à mon tour, avec ce thème sur le bruit si parlant :)
quelle autre explication donner en effet à ces radio et TV allumées dès le retour chez soi tandis qu'on vaque à autre chose, à ces échanges pour ne rien dire à part couper le silence avec un flux ininterrompu de sons... curieuse image d'ailleurs! moi c'est couper le son que je préfère, lorsqu'il ne fait pas sens ... encore faut-il avoir envie de suivre le sens... plutôt que de tourner en rond dans le bruit ronronnant.
en réalité, y a t-il jamais de silence?
notre bavardage interne se charge bien de sa tâche!
le bruit extérieur ne cherche-t-il pas alors à étouffer cette voix intérieure qui nous questionne sans cesse, en attente de réponse que nous ne voulons donner ...
la noyer dans le bruit, est la seule façon que nous ayons trouvé pour ne plus s'entendre
pour ne pas chercher l'accord harmonique de cette voix
En le cherchant au dehors, dans la bouche des autres, nous la baillonnons de l'intérieur

Écrit par : bleucontrebleu | 23/06/2008

En "règle générale", tout comme Guelum, j'essaie d'éviter de sortir du sujet de l'auteur de la note... mais là, à l'évocation de "bleucontrebleu" :

"notre bavardage interne se charge bien de sa tâche!" me vient l'envie d'applaudir... et plus encore !

"moi c'est couper le son que je préfère, lorsqu'il ne fait pas sens ... encore faut-il avoir envie de suivre le sens... plutôt que de tourner en rond dans le bruit ronronnant."

Merci "bleucontrebleu"... Le bruit n'a aucun sens, mais le SON, c'est une autre histoire... et celle-là, elle a du sens.

Écrit par : Mutti | 23/06/2008

@ Merci Lam de tes commentaires et surtout de m'avoir fait le plaisir de de redonner vie à ton ancien blog. je l'ai aussitôt retiré du cimetière des des endormis où il s'agitait beaucoup et perturbait fortement le sommeil des autres.

Écrit par : ariaga | 23/06/2008

ARIAGA à tous, je ne peux répondre à tous vos commentaires par faute de temps et aussi parce que je dois proposer de nouveaux textes et préparer ma "saison d'été", les vacances imaginaires. Certains comprendront ce que je veux dire. En plus je me suis fait "tagger" par Kaïkan et je dois lui mijoter des petits plats.
Je suis vraiment intéressée par les dialogues qui se sont installés ici, je le dis très sincèrement et pas par politesse. Je vois aussi des nouveaux pousser la porte du laboratoire et cela aussi me fait plaisir. Je pense à IDOINE, SOLKO, BLEUCONTREBLEU. Je vous embrasse tous.

Écrit par : ariaga | 23/06/2008

@ MIJO, je voudrais bien avoir un 'clic' avec ton blog ou savoir comment m'y rendre si quelqu'un peut me renseigner.

Écrit par : ariaga | 25/06/2008