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18/04/2011

L'échelle d'ombre de l'inconscient

écriture,poésie,philosophie,Jung,société,citation,culture

 

Pour naviguer sur le fragile esquif du Moi

il faut savoir écoper l'eau qui s'insinue par les fissures.

Si la coque est envahie

se séparer de la bouée des certitudes et du collier d'angoisse.

NU

accepter la périlleuse descente par l'échelle d'ombre

qui conduit vers les abysses.

Ariaga

Vous trouverez dans Extraits du Laboratoire une citation de C.G.Jung sur l'angoisse et le bruit. Cliquez sur le lien.

Commentaires

Bonjour amie,
tu as une façon très lumineuse d'exprimer notre mécanisme psychique ...
Je ne connais pas pour l'instant de communauté qui s'intéresse à notre ami Jung ....
Très bon début de semaine
Amitiés - Daniel

Écrit par : bichon39 | 18/04/2011

Je savoure la concision et la précision de ces quelques lignes, leur finesse,
tout autant que je goûte l’illustration témoignant de ce regard poétique-alchimique que nous découvrons si souvent sur ce blog, Ariaga :-)

Écrit par : Amezeg | 18/04/2011

Chère Ariaga, je n'ai pas trop le temps en ce moment de descendre dans les abysses de mon moi profond, car j'ai toute ma famille pour la semaine et je me contente de la joie de la revoir sans chercher plus loin. Il fait un temps merveilleux, alors ouvrons nos yeux sur le ciel bleu , les plongées dans l'obscur ce sera pour plus tard. Je t'embrasse affectueusement.

Écrit par : danae | 18/04/2011

L'image est belle, profonde et parlante dans les mots comme sur la photo....
*
Juste Il m'est venue une chose incongrue et hors de propos, alors prend le comme tel, lorsque j'ai survolé d'abord très rapidement tes mots, cela m'a fait penser à « l'échelle à tourner la mayonnaise », un vieux truc de colo, on envoyait les « bleus » chercher cette fameuse échelle dans la cuisine (là je rejoint ta note précédente, la recette ), mais ils revenaient toujours bredouilles, cette échelle n'existait pas ! pour faire prendre la mayonnaise , il faut surtout un bon coup de fourchette .
Je t'embrasse Ariaga.

Écrit par : Peau d'âme | 18/04/2011

Cet esquif fragile nous fût un jour donné - était-ce le bon jour ou sous une claire lune - le saurons-nous enfin, touchant le port ? Peu importe pourvu que la mer soit bonne.
Piloter à vue, les oreilles closes à toutes les sirènes, contre vents et marées, éviter l'échouage, la voile déployée et fière d'être un homme. Faire son deuil des écueils. Tel Ulysse en son Pirée allant.

Écrit par : jeandler | 18/04/2011

Rectification, je crois que c'était l'échelle à monter la mayo ,
vraiment désolée, rien a voir avec la descente par l'échelle d'ombre, je crois que c'est mon régime qui me monte au cerveau... il faut que j'arrête cette abomination

Écrit par : Peau d'âme | 18/04/2011

j'aime beaucoup et ton poème et ta photo. Tu est une "chamane" des mots et des images. Faire simple est le plus difficile, et tu sais parfaitement distiler le suc des émotions.

BISES

ÉPHÊME

Écrit par : ÉPHÊME | 18/04/2011

"on aime le bruit, parce qu'il empêche cette angoisse de se faire entendre. avertit. Qui a peur recherche une société bruyante et un vacarme à faire fuir les démons. (Les moyens primitifs correspondants sont les vociférations, la musique, les tambours, la pétarade des feux d'artifice, le son des cloches, etc.) Le bruit donne un sentiment de sécurité, comme la foule ; c'est pourquoi on l'aime et l'on a peur d'entreprendre quelque chose contre lui car on sent d'instinct la magie apotropéique qui en émane".

Ce cher Jung , pour une fois ,ce que je ressens c'est tout le contraire, je n'aime pas le bruit, c'est le bruit, la foule, le vacarme qui me font peur , qui m'angoissent, et qui me laissent un sentiment d'insécurité...

Par contre j'adhère complètement à ton texte d'aujourd'hui...
j'espère que tu vas bien chère Ariaga

Écrit par : mariedumonde | 18/04/2011

J'aime beaucoup ton texte et ce courrier de Jung sur le bruit. Je t'embrasse Ariaga ! Joséphine silencieuse :)

Écrit par : Joséphine | 18/04/2011

Lorsque qu'on a eu une angoisse sérieuse, on ne prend plus la vie de la même façon. On est plus serein, on jouit plus du temps qui nous est donné...Après avoir cru que c'était le bout du chemin, celui que l'on fait ensuite a une autre saveur, on le déguste....

Bises

Écrit par : patriarch | 19/04/2011

Chère Ariaga

Dans l'échelle de Saphyr-Simpson, émulsion/émotion et une sincére communion à tes mots.

Que d'échos qui me parlent et perlent comme parure, sans s'admirer outre mesure il est vrai que parfois l'esquif est bien frêle pour la traversée et manque de solides membrures, et qu'il faut faire escale pour calfater les voies d'eau et l'empêcher de sombrer.

Il est vrai que ça craque de partout et qu'il y a des écartélement, des étirements qui vrillent et qui fendillent.

Les bordées pas montées à clin, on incline et on s'égosille pour rien.
Dans les tréfonds des bas de cale, le coeur au bord des lévres, on frémit
de peur d'être recalé et roulé par grosse mer on voudrait faire tache d'huile.

Le bruit est comme la fureur du monde, il envahit tout et on aspire pourtant à la cale séche et au bruit blanc, quand enfin s'apaisent temor et rumor on laisse venir à la conscience des sentiments épurés, apurés aussi, on a mit du champs avec les émotions qui ne nous agitent plus autant.

Le calme n'est qu'apparent mais le silence est un allié pour distinguer les plus modestes bruits de soi, comme le froissement de la soie et ce souffle vital qui renforce la conscience et peut consacrer le bien être dans une profondeur retrouvée.

Les mots de Patriarch me touchent à un point

Écrit par : Thierry | 19/04/2011

Oui, traverser un à un les cieux abyssaux... Amitié

Écrit par : Phène | 19/04/2011

Bonjour Ariaga,

Je découvre l'extrait proposé et je suis sidéré par la lucidité et la clairvoyance de Jung...encore une fois, il met en mots ce que je pressens au fond de moi. Merci donc.

Amitiés,
Jean

Écrit par : Jean Bissur | 19/04/2011

@ Bichon 39, lumineux ... Je ne sais pas, je fais comme cela vient des fois la communication existe, des fois la porte est close.

Écrit par : ariaga | 19/04/2011

@ Amezeg, si toi tu penses que j'ai un regard poétique alchimique, comme je ressens l'acuité du tien, alors j'aurai le courage d'aller de l'avant.

Écrit par : ariaga | 19/04/2011

@ Danae, tu as bien raison de profiter des instants présents et puis, tu sais, mes écrits ne sont que fumées poétiques et ce qui compte c'est l'alchimie quotidienne de la vie.

Écrit par : ariaga | 19/04/2011

@ Peau d'âme, j'aime bien le symbole de cette échelle qui n'existe pas. Tu vois, même en racontant une anecdote on en dit parfois beaucoup.

Écrit par : ariaga | 19/04/2011

Le fragile esquif du moi, Heureusement qu’il est là, Même là où nous ne l’attendons pas, Sur le récif de nos consciences, Il n’y a plus que lui pour nous attacher, Et supporter le chant des sirènes.

Écrit par : La bête humaine | 19/04/2011

De quoi ? que lis-je ? faut encore que je me mette tout nu ? Ariaga, pas sur ton blog quand même, ra la la, toi alors...
(changera jamais ce Pierrot, hein ?)
bisou, à bientôt...

Écrit par : le Pierrot | 19/04/2011

Belle fin de journée à toi
Amitié
Pierre

Écrit par : au rythme des maux | 19/04/2011

Un bien beau poème ma chère Amie. Je viens de chez Danae. Et je me permets de dire que la psychanalyse n'est pas un long fleuve tranquille mais une entreprise ardue qui demande un grand courage. Se regarder être, plutôt que se croire être comme ci, comme ça. Je t'embrasse, en espérant que tu vas bien.

Écrit par : Chris-Tian Vidal ( Chatterie familiale ). | 19/04/2011

Et que dire de la photo, elle est fantasmatiquement fantastique !

Écrit par : Chris-Tian Vidal ( Chatterie familiale ). | 19/04/2011

@ Jeandler, quand je lis les commentaires il y a souvent un petit groupe de mot qui me "saute" aux regard, ici c'est piloter à vue. Cela me semble un bon enseignement que je reçois là.

Écrit par : ariaga | 19/04/2011

@ ÉPHÊME, je vais commencer l'ascension du mât chamanique, dieu sait où cela va encore me mener!

Écrit par : ariaga | 19/04/2011

@ Mariedumonde, tu es en cela semblable au cher Carl qui dénonçait ce besoin du bruit et ne se sentait jamais aussi bien que dans le silence de la tour de Bollingen Je fais aller, très chère amie, l'anniversaire approche ...

Écrit par : ariaga | 19/04/2011

@ Joséphine, je comprends que ce texte te plaise. Je suis allée sur ton blog où j'ai médité ... en silence ... la Silencieuse.

Écrit par : ariaga | 19/04/2011

l'eau....l'inconscient....l'ombre... et cette échelle qui nous mène vers l'intérieur de nous-mêmes ...l'image est belle (numérique et philosophique) !

Écrit par : daniel | 20/04/2011

@ Patriarch, merci pour cette belle leçon de vie qui nous permet de relativiser les écueils inévitables du quotidien.

Écrit par : ariaga | 20/04/2011

@ Thierry, merci pour ton très beau texte et je suis heureuse que tu t'exprimes à nouveau. J'ai trouvé ta veine poétique plus "concentrée" très intéressante.

Écrit par : ariaga | 20/04/2011

Superbement exprimé..(.L'eau ,l'excès de silence m'angoissent; mais le bruit m'irrite ). J'ai peu lu Jung ,un peu de difficulté à comprendre les textes que j'ai ( peut-être pas les bonnes traductions ,ou les ouvrages à ma portée ) . H. Hesse a suivi la thérapie de Jung ce qui se ressent dans son oeuvre .
Amicalement .

Écrit par : Hécate | 20/04/2011

Merci Ariaga
revenu du pays des silences
je ne veux abuser ni mésuser et encore moins méduser
si je me trouble devant cette ombre
et m'effarouche de drôles de reflets
c'est que les remontées aux sources
sans être seulement à l'origine des mots
expliquent bien d'autres maux
qui vivent encore en nous
tu offres à nouveau des occasions uniques
l'intérêt est partagé
c'est l'expérience qui remonte à la surface
pour une expression plus maîtrisée

Écrit par : Thierry | 20/04/2011

@ Phène, oui, "tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ...."

Écrit par : ariaga | 20/04/2011

@ Jean BISSUR, la loi d'inversion a joué et maintenant tu es situé vers le bas des liens. Comme il est dit dans le Nouveau testament, les premiers seront les derniers ....
Pour ce qui est de la lucidité de Jung, qui allait parfois jusqu'au cynisme, je suis bien d'accord avec toi. ton texte sur l'archétype m'a beaucoup plu.

Écrit par : ariaga | 20/04/2011

haut, bas, fragile, le tout en rouge
ça ne fait pas débat ;)

Écrit par : Thierry | 20/04/2011

@ La bête humaine, en effet celui qui n'a pas un moi solide ne peut sans risque de succomber à l'inflation ou à une mortelle dissociation psychique, entreprendre le périlleux voyage vers l'inconscient profond.

Écrit par : ariaga | 20/04/2011

j'aime bcp la photo et j'adore ton texte....
besos
tilk

Écrit par : tilk | 20/04/2011

Le bruit est selon les jours, acceptable, indifférent, insupportable. Etre" contre " le bruit en première lecture de CG Jung me semble dangereux dans le rapport au corps qui dans l' instant s' instaure. Crispation, tension, refus, ou écoute, attention, perception. La capacité psychique de l' ouïe dans cette acceptation s' exprime. Après c' est le décodage ou plutôt l' encodage qui détermine la graduation. Elle reste pour moi très basique, mais j' aime le chant des oiseaux :) . Peut-être dans une autre vie y aura t-il plus matière, en tout cas ici j' apprends de manière sereine. Merci

Écrit par : noëlle | 21/04/2011

@ Le Pierrot, tu as raison ce n'est pas le genre du blog ... mais tu me fais bien rire.

Écrit par : ariaga | 21/04/2011

@ Au rythme des mots, j'ai apprécié tes phrases lapidaires, ce n'est pas facile à faire.

Écrit par : ariaga | 21/04/2011

@ Chris Tian Vidal, elle fait rêver ta Féerie Nocturne de la mer de Marmara ...

Écrit par : ariaga | 21/04/2011

Le bruit me fait toujours dériver vers de sombres endroits, j'en perds le fil de mes pensées.
Tu trouves toujours les mots qui ...

Écrit par : pseud | 21/04/2011

une petite visite aujourd'hui, pour continuer ma visite chez toi
Amitié
Pierre

Écrit par : au rythme des maux | 21/04/2011

@ Daniel, merci. Tes sculptures avec leur densité dans laquelle tu creuses des vides sont très inspirantes.

Écrit par : ariaga | 21/04/2011

@ Hécate, C'est vrai que Jung est parfois un peu difficile mais il ne faut pas oublier qu'il écrivait le plus souvent en allemand, même si il maitrisait très bien l'anglais et le français. Cette langue résiste assez mal à la traduction. Et puis il pensait que l'effort de compréhension était un bon départ sur le chemin de l'analyse. Merci d'être une amie si fidèle de ce blog.

Écrit par : ariaga | 21/04/2011

@ Tilk, c'est trop !

Écrit par : ariaga | 21/04/2011

@ Noëlle, Jung n'est pas contre les bruits de la nature, les bruits naturels, il a beaucoup de mal à supporter les bruits "artificiels".

Écrit par : ariaga | 22/04/2011

@ Pseud, si j'ai pu trouver les mots qui ... c'est qu'ils avaient un peu de valeur.

Écrit par : ariaga | 22/04/2011

@ Au rythme des mots, mais continue donc à te promener les visiteurs du Laboratoire sont chez eux car nous faisons tous partie de la totalité de ce qui est.

Écrit par : ariaga | 22/04/2011