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18/10/2008

Blogs et confession

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Autrefois, quand on pensait avoir commis des erreurs de jugement ou de comportement, des "péchés" on allait voir un prêtre, un pasteur, un rabbin, un imam où on faisait une confession publique. On attendait de cette action un soulagement psychologique et une possibilité d'absolution. Ce processus de la confession était codifié par des dogmes et des rituels.

Si j'en crois l'état des confessionnaux en Bretagne, il semble que, tout au moins pour certains catholiques, la confession n'ait plus beaucoup d'adeptes. Et alors ? Les attentes psychologiques demeurent. Je me suis donc posé des questions, justement au moment où j'avais décidé d'élargir un peu mon horizon, limité le plus souvent à mes liens. J'ai été visiter des blogs de journaux intimes sur lesquels les auteurs s'expriment avec humilité, sans pudeur, avouant à ma grande surprise leurs secrets les plus intimes, "fautes" comprises. Alors, je ne juge pas, je n'affirme rien , mais je me demande si le monde virtuel n'a pas engendré une nouvelle forme de confession publique. La blogosphère serait à la fois le  nouveau dieu et ses représentants, le blog le confessionnal, et les commentaires, souvent indulgents, une nouvelle forme d'absolution. Exercice de l'esprit mon hypothèse ? Pas certain...

Ariaga

13/10/2008

Nouvelles du chat Grisou

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Voici un portrait de Grisou, une difficile relation d'amour, dont je vous avais parlé cet été dans deux notes dont je vous donne les liens :Chats de bancs et  La queue du chat.

Je vous avais décrit ce félin si sauvage, rendu un peu fou par une survie difficile dès son plus jeune âge. La nature est notre Mère, comme je l'écris souvent, mais il y a des mères cruelles. Physiquement il a grandi et grossi et une je lui trouve une belle apparence si on pense à l'état dans lequel je l'ai aperçu pour la première fois. Pour le contact, il a fait quelques modestes progrès et vient souvent le soir coller son museau contre la vitre de la cuisine. Il m'observe. La vitre est indispensable car ma présence physique réelle le fait fuir même si il sait très bien que c'est moi qui le nourrit. Il me fait penser aux prisonniers dans la caverne de Platon, il préfère le reflet à la réalité.

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Voici une autre photo de lui, toujours derrière une vitre, en fin de soirée. Il semble méditer entre les chandeliers. Je l'ai trouvé très beau et, même si nous n'avons pas de contact physique, même si je pense ne jamais l'entendre miauler ou ronronner ou répondre au nom que je lui ai donné parce qu'il est tout gris, je l'aime ce chat. Cela fait du bien de donner sans espoir de "retour".

Ariaga