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20/02/2009

Eclipse du blog

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Le Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle a perdu de vue les buts qu'il s'était fixés au début de ce blog, être un lieu de réflexion philosophique, de spiritualité, de poésie, d'échanges, étant entendu que la personnalité d'Ariaga n'avait aucune importance. Or, il semble , qu'au fil du temps, Ariaga (c'est dans un but de détachement que je parle de moi à la troisième personne), Ariaga soit devenue un être beaucoup trop incarné avec ses maladies, les souffrances de ses proches, ses humeurs. Je n'ai rien , loin de là, contre l'incarnation, mais si j'avais voulu raconter ma vie, j'aurais ouvert un autre style de blog (j'en connais d'excellents).

Laboratoire, oratoire, dans les pas des philosophes alchimistes de la Nature, voilà ce que doit redevenir ce blog. Cela nécessite une assez longue éclipse, un jeûne prolongé. Comme le disent si bien les alchimistes, il faut vider le vase pour le remplir. Je suspends donc pour un temps mon travail dans le cadre de ce Laboratoire.
Je sais que nous nous reverrons à nouveau sur ce même blog ressourcé. Le blog "Photo" et le blog "Extraits du Laboratoire" continuent  à être alimentés, et j'irai certainement vous visiter les uns et les autres.

Je vous embrasse tous, amis connus et inconnus.

Ariaga.

13/02/2009

Hymne à la Vie

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Ces derniers temps le travail d'alchimie spirituelle auquel j'ai du me livrer, sur un athanor qui ne contenait plus que quelques braises, est un travail d'acceptation de ce qui est. J'avais le choix entre une acceptation-résignation et une acceptation joyeuse. Entre la soumission à des forces aveugles et une confiance en la Vie comme expérience consciente de tout ce qui se passe, le bon comme le mauvais; une sorte d'amour fou , de OUI, à tout ce qui arrive. Le hasard m'a fait lire un texte de mère Teresa qui m'a apporté quelques réponses. Je veux aujourd'hui le partager avec vous, chers lecteurs et amis. Ariaga.

"La Vie est une chance, saisis-la.

La Vie est beauté, admire-la.

La Vie est béatitude, savoure-la.

La Vie est un rêve, fais-en une réalité.

La Vie est un défi, fais-lui face.

La Vie est un devoir, accomplis-le.

La Vie est un jeu, joue-le.

La Vie est précieuse, prends-en soin.

La Vie est une richesse, conserve-la.

La Vie est amour, jouis-en.

La Vie est un mystère, perce-le.

La Vie est promesse, remplis-la.

La Vie est tristesse, surmonte-la.

La Vie est un hymne, chante-le.

La Vie est un combat, accepte-le.

La Vie est une tragédie, prends-la à bras le corps.

La Vie est une aventure, ose-la.

La Vie est un bonheur, mérite-le.

La Vie est la Vie, défends-la".

Mère Teresa

06/02/2009

La nuit des rebelles

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Il y a une lueur d'espoir dans la nuit obscure qu'est mon existence en ce moment. La Vie, grâce à la force de l'Amour, s'accroche. En attendant que cette lumière devienne une grande lumière, je vous propose, pour alimenter Athanor, un poème déjà publié en 2006.

 

Cette nuit la tempête

A craqué la maison

Forteresse assaillie

Par les béliers du vent

Au petit matin noir tout encombré des rêves de la nuit

Quand on se trouve encore

Sur le fil du rasoir entre la mort et la vie.

 

Un plat silence a figé l'air quelques secondes

Mer étale

Et puis comme un grand souffle

Est monté le clavier d'une foule impatiente

Un vieux moi très ancien

A ouvert grand la porte

 

A la lumière du porche j'en ai vu quelques uns

Les autres

Echarpes de brume

Dansaient dans la grisaille de la fin de la nuit

Certains disaient leur nom d'autres l'avaient inscrit au fer rouge sur le front

C'étaient des Basilide Barbélo Valentin

Carpocrate Epiphane Menandre Saturnin

Des ophites tout nus réchauffés de serpents

Le tout en grand désordre

Simon avec Hélène forniquait dans un coin

Au tout début du jour j'ai vu des Bogomiles

Puis ceux de Monségur des enfants dans les bras

Et Giordano  Bruno fumant comme un tison

Oui ils étaient tous là douteurs et insoumis

Ceux qui se voulaient plus chrétiens que d'autres

Ceux qui croyaient que le Diable est associé à Dieu

Ceux qui pensaient qu'il n'y a rien entre l'homme et son dieu

Ceux qui croyaient que l'univers est Un

 

Quand le jour s'est levé

Quand le ciel s'est ouaté de nuages

Ils se sont lentement dissous

Vers les mémoires obscures où brûlent les bûchers

Me laissant des regrets

De ne pouvoir loger

Amour si absolu

Ariaga