UA-2100979-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2011-11 | Page d'accueil | 2012-01 »

30/12/2011

Voeux alchimiques

LAUREvoeux.JPG

Illustration ÉPHÊME

Pour la nouvelle année, mon cadeau sera cette belle peinture d'un habitué du Laboratoire.

En cette période où le monde semble en pleine mutation, où l'agitation et la surconsommation des fêtes laissent peu de place à l'alchimie spirituelle, peut être certains d'entre vous auront-ils envie de godiller vers la grotte où se réunissent quelques inspirateurs du Laboratoire. Le parcours est charmant et plein de surprises. Passant par cette porte étroite où ils pourront se glisser avec leur barque ils trouveront entre autres, le vieil alchimiste qui parle à l'oreille de mon cœur, le cher Carl Gustav, les poètes voyants, les explorateurs de vies et les nombreux "artistes" qui accomplissent modestement l'Oeuvre. Je souhaite un bon voyage à tous ceux qui se rendront dans ce lieu de méditation que l'on peut atteindre en empruntant un transport gratuit : l'imagination. Pour d'autres qui n'aimeraient pas les grottes, je leur propose d'aller s'asseoir sous l'Arbre des Philosophes. C'est un peu escarpé pour y parvenir mais ils seront récompensés !

Loin des ripailles, accessible à tous, voilà ce que je vous suggère pour la nouvelle année 2012. Même si cela ne dure que quelques minutes, vous en retirerez de la joie. Et que cela ne vous empêche pas de réveillonner, si vous en avez la possibilité, mais votre cœur sera plus léger car, par votre méditation, vous aurez fait un cadeau à ceux qui qui n'ont rien, ou si peu ...

Je vous embrasse tous amis connus et inconnus.

Ariaga

17/12/2011

En voyage ...

écriture,noël,vacances,blog,photo,Bretagne,humour

 

Depuis un nombre d'années auquel j'évite de penser, immobilisée par les circonstances de la vie, j'ai écrit de nombreuses notes sur "les vacances dans la tête". C'est fini ! Je vais partir en voyage, quitter mes rivages bretons pour aller respirer l'air des montagnes.

Je ne pars pas dans un désert et j'aurai un oeil sur le Laboratoire quand je rencontrerai un ordinateur mais je n'aurai pas accès à mes mails.

Je pense, pour l'avoir expérimenté, à ceux qui, pour des raisons diverses, ne peuvent voyager. En pensée, je les invite à m'accompagner.

Si vous avez un petit manque de nourriture sur ce blog, vous pouvez fouiller dans les archives. Il y a plus de 500 notes, 13000 commentaires, dont certains fort copieux. Vous pouvez aussi aller sur le blog de Jean BISSUR, "autour de Carl" que j'apprécie particulièrement.

Je vous souhaite le meilleur pour les jours qui viennent et j'espère pouvoir donner quelques nouvelles sur vos blogs et aussi avoir l'opportunité de vous souhaiter, sur ce blog, une bonne année.

Je vous embrasse tous, amis connus et inconnus.

Ariaga

11/12/2011

L'influence de Nietzsche sur Jung

écriture,philosophie,littérature,culture,Jung,Nietzsche,photo

Quelqu'un frappe en ce moment très fort à l'oreille de mon coeur. Il s'agit du cher Carl Gustav Jung qui trouve que je ne parle pas beaucoup de lui en ce moment. Je vais ouvrir la porte, même si en ces périodes de pré-fêtes la note, un peu longue, risque d'être zappée par beaucoup de lecteurs pressés.

En lisant le Livre Rouge, et en particulier Les Sept Sermons aux morts qui y sont inclus, il est facile de se laisser emporter par la façon poétique dont écrit Jung. On pense alors aux Gnostiques, qui n'ont jamais hésité devant le grandiose, mais il y a surtout une ressemblance frappante avec le lyrisme du Zarathoustra de Nietzsche. Cette forme , correspondant à la "langue emphatique" des archétypes, semble destinée à la transcription de ce qui, aux yeux de Jung, venait "directement du monde intérieur". Parmi les contenus de ce monde intérieur, se trouvait certainement le Zarathoustra même si, curieusement, dans Ma Vie, Jung a omis de mentionner avoir relu le Zarathoustra pendant les années d'"immersion" ou il a écrit le Livre Rouge. Cela peut s'expliquer par l'attraction / répulsion q'il éprouvait pour celui qu'il considérait comme le plus grand des philosophe mais aussi comme un homme auquel il avait peur de ressembler psychologiquement.

Comme Jung le reconnaissait à un âge avancé, les Sept Sermons sont le "prélude", "le schéma ordonnateur" de ce qu'il voulait communiquer sur l'inconscient et un lien visible existe avec ce que Nietzsche avait, lui aussi, à exprimer. Par exemple, ces lignes de Ecce homo au sujet de l'inspiration, auraient pu être écrites par Jung :

"La notion de révélation, au sens où soudain, avec une sûreté et une finesse indicible, quelque chose devient visible, audible qui ébranle et bouleverse au plus profond, cette notion décrit simplement l'état de fait. On entend, on ne cherche pas ; on prend, on ne demande pas qui donne ; tel un éclair une pensée vous illumine, avec nécessité, sans hésitation dans la forme, jamais le choix n'a été laissé ."

En résonnance à ces paroles de Nietzsche on peut lire sous la plume de Jung dans Ma Vie :

"Tous mes écrits sont pour ainsi dire des tâches qui m'ont été imposées de l'intérieur. Ils naquirent sous la pression d'un destin. Ce que j'ai écrit m'a fondu dessus, du dedans de moi-même. J'ai prêté la parole à l'esprit qui m'agitait."

Pour avoir la suprême audace de faire monter des profondeurs la "pensée d'abîme" il faut avoir la force du lion dit Zarathoustra car :

"Le monde est profond, et plus profond que le jour l'imagina jamais. Toute chose n'a pas le droit de s'exprimer au jour."

Même si ces paroles de Nietzsche se situent en un contexte différent, elles ont fait leur chemin vers le conscient de Jung. Elles sont à l'origine de la "psychologie des profondeurs" et aussi de l'idée du danger représenté par ces mêmes profondeurs. Cette dangerosité est très présente dans les Sept Sermons. Il y est écrit au sujet du terrible Abraxas, dont je dirai de manière simplifiée qu'il symbolise ce qui se déploie comme l'effet de la totalité indifférenciée :

"Il est le plein qui s'unit au vide.

Il est l'accouplement sacré.

Il est l'amour et son meurtre.

Il est le saint et son traître.

Il est la plus claire lumière du jour et la nuit la plus profonde de la folie.

Le voir c'est la cécité,

Le connaître, c'est la maladie,

L'adorer c'est la mort,

Le craindre c'est la sagesse,

Ne pas lui résister, c'est le salut ...

   Il y avait là, chez Jung, non seulement l'idée essentielle que toute chose porte en elle son contraire, mais aussi une crainte inspirée par la relation de Nietzsche avec le dangereux abîme que lui même venait de côtoyer pendant plus de trois années.

La Totalité contient à la fois la crainte et l'amour et surtout, concept très nietzchéen, elle n'inclut aucun jugement de valeur sur la qualité des opposés. On retrouve là l'éthique de dépassement du bien et du mal, un des concepts fondamentaux de Nietzsche. Ce concept, même si il l'effrayait, va ouvrir à Jung une issue hors de l'unilatéralité d'un monde chrétien voulant associer Dieu uniquement au bien. Cela donnera toute la dialectique des opposés et plus tard la psychologie de l'alchimie.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur la relation entre Jung et Nietzsche mais ce sera pour d'autres fois.

Ariaga

 Vous pouvez aller lire sur l'autre blog, Extraits du Laboratoire , lire la vision de Jung enfant à la cathédrale. Ce sera une suite de plusiers articles.

 

04/12/2011

Beauté et vieillesse

 

écriture,poésie,art,culture,société, photo,beauté

Beauté de la carcasse, épurée par les flots, le soleil et la pluie,

semblable au vieux visage pétri par les années en sculpture d'une vie

et regardez amis, ce squelette blanchi, recèle encore l'espoir.

 

écriture,poésie,art,culture,société,photo,beauté

 

Et la pomme pourrie, vase d'une alchimie, nichée comme un joyau au coeur du tas de bois, a t-elle moins de beauté que sa soeur bien lustrée sur la coupe de fruits ?

La beauté de l'enfant, la beauté du vieillard, tout est dans le regard.

Ariaga

Si vous le désirez, vous pouvez lire sur l'autre blog, "extraits du Laboratoire", une citation de Clément ROSSET, extraite de son ouvrage  : Le réel et son double (lien)