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17/02/2007
Angine métallique
16:15 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : écriture, poésie, amour, photo, alchimie
16/02/2007
Expérimentation sur la symbolique des rêves.
Il est une circonstance, que l'on pourrait qualifier d'expérimentale, où l'interprète se retrouve seul devant les rêves. Ce fut le cas pour C.G.Jung, quand il analysa, hors de sa présence, les rêves de W. Pauli. E. Perrot, aussi, a tenté ce genre d'expérience. Il faut quand même noter qu'ils avaient quelque renseignements sur l'âge, le sexe et éventuellement la profession des rêveurs. Ce n'est pas le cas pour ceux qui proposent leurs rêves sur les blogs. Je connais des "personnes "qui offrent de perpétuelles surprises quant à leur identité...Et pourtant, il est bien tentant de chercher, à partir de ces rêves, des symboles alchimiques, des constantes, des structures, des formes que l'on retrouve souvent, sous des présentations différentes. On pourrait alors les commenter comme on le ferait pour n'importe quel symbole vivant. Les songes sont alors regardés d'une manière plus "phénoménologique" qui considère le rêve comme un objet de réflexion sur l'évolution des formes et de la vie symbolique, indépendamment des réactions et de la vie personnelle du rêveur. Ce fut la démarche de Jung, et elle me semble très intéressante.
Jung pensait que ce travail devait, de préférence, se faire sur une série de rêves car ce sont les éléments fournis par la série, qui donnent, en quelque sorte, le contexte. Pour proposer une interprétation il utilisait ses propres connaissances (immenses). La série lui donnait aussi la possibilité d'étudier la vie d'un symbole d'une manière plus exhaustive. Dans le cadre du blog on ne peut procéder ainsi, ou alors il faudra qu'un groupe note ses rêves pendant des années et que les blogs ne soient pas éphémères. Je rêve, je rêve...
Il me semble, cependant, que si certains sont intéressés par le contenu symbolique d'éléments marquants de leurs rêves, des notes "générales" pourraient être faites sur , par exemple (je pense à des rêves de profdisaster) , L'oeuf, les grandes voix, l'enfant, l'arbre. Depuis très longtemps ce genre de symboles, très alchimiques, sont présents chez les rêveurs. Alors, pourquoi pas ?
16:50 Publié dans rêve | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : écriture, rêve, Jung, Perrot, alchimie
15/02/2007
L'image de Dieu
"Nos images sont en règle générale des images de quelque chose"..."l'image de Dieu est l'expression d'une expérience sous-jacente de quelque chose que je ne peux pas atteindre avec des moyens intellectuels, c'est à dire par la connaissance scientifique, à moins de me livrer à une transgression irresponsable"... Lorsque je dis que je n'ai pas besoin de croire en Dieu parce que "je sais", je veux dire par là que je sais ce qu'il en est des images de Dieu en général et en particulier. Je sais qu'il y va d'une expérience universelle et, dans la mesure où je ne suis pas moi-même une exception, je sais que j'ai moi aussi une telle expérience que je peux appeler Dieu...Cette étrange force qui se manifeste pour ou contre mes mouvements conscients m'est bien connue. C'est pourquoi je dis : "Je le connais."Mais pourquoi devriez vous appeler ce quelque chose "Dieu"? Je répondrais : "pourquoi pas ? On l'a toujours appelé "Dieu".
C. G. Jung.
Correspondance, T.5, p. 138.
16:52 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : citation, spiritualité, Dieu, religion, Jung
14/02/2007
Pensée dirigée, rêve et poésie
La conscience humaine a fait un prodigieux effort d'adaptation et de coopération pour qu'un code de communication, à peu près clair, s'établisse entre les hommes parlant la même langue. L'expression onirique participe, quant à elle, de la globalité du matériau d'où est issue l'expression de la vie courante. C.G.Jung a écrit dans l'ouvrage (Métamorphose de l'âme et de ses symboles) qui consomma sa rupture avec S.Freud, que la langue péniblement acquise, celle qu'il appelle notre pensée dirigée, n'est pas autre chose que : "le degré avancé du cri lancé aux compagnons pour leur annoncer qu'on a trouvé de l'eau, que l'ours a été abattu, qu'un orage approche, ou que les loups rôdent autour du campement."(p. 60)
Ce cri de découverte ou d'avertissement, il faut qu'on l'entende, qu'il soir compris. Le langage se construit avec d'autres êtres humains, c'est une "façade", un pont, dont l'unique but est la communication". La pensée dirigée logique, aisément communicable, s'oriente vers l'extérieur, utilise le savoir transmis et s'adapte aux comportements usuels. Cependant, une question se pose : "que se passe- t-il quand nous ne dirigeons pas notre pensée ? " Il est, en effet, impossible de rester en permanence dans un état ce concentration et d'éveil permettant de conserver une pensée d'attention dirigée. On plonge alors dans un état de pensée non dirigée, simplement associative, de suites d'images, de lambeaux de phrases sans signification, bref de rêvasseries...
Nous avons donc à notre disposition deux formes de pensée, la pensée dirigée, et le rêve ou fantasmes. La première, fatiguante demande des efforts de volonté, d'adaptation, d'imitation de la réalité. La seconde rompt avec le réel, est moins extérieure. C'est surtout une pensée libre, ne faisant aucun effort pour se mouler dans ce qui existe déjà.
Si on considère le surréalisme comme une sorte de dictée de l'inconscient, en l'absence du contrôle exercé par la pensée dirigée, son langage serait celui se rapprochant le plus de l'expression onirique. La poésie inspirée, celle qui ne se contente pas de dire le déjà dit, ou de décrire le déjà vu et quitte le niveau de la réalité humaine pour se laisser aller au jeu désintéressé des nouvelles associations, parle la langue du rêve qui, comme elle, exprime tout ou rien selon la possibilité de co-naissance de celui qui la reçoit. C'est de cette poésie que je rêve et dont j'avais envie de vous parler aujourd'hui.
17:10 Publié dans Pensées, interrogations, aphorismes | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : écriture, poésie, Jung, philosophie, pensée, rêve
13/02/2007
Repos : carte postale poétique
C'est une chapelle
Amer
Qui sert de repère
En mer
Au marin qui cherche
Sa terre
Une de mes photo, qui, à mon goût, fait un peu trop carte postale. Cela m'a donné l'idée, mes jours de repos de blog, eh oui, j'ai décidé de me syndiquer à moi-même et de prendre un jour de repos hebdomadaire consacré à la publication de "photos cartes postales" avec, si ça me vient, quelques vers. Un autre jour citation. Le reste du temps il vous faudra subir ma prose où ma poésie. Affectueusement à tous les lecteurs de ce blog.
15:05 Publié dans photo | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : photo, poésie, blog
12/02/2007
La terreur sacrée
Ce matin le vent soufflait très fort et je sentais une force qui me bouleversait...
Le sacré, comme catégorie d'évaluation rationnelle ou d'interprétation symbolique appartient au domaine religieux et éthique. Ici, je parle d'émotion et d'irrationnel. Un nom, repris par C.G.Jung, a été donné à cette émotion par R. OTTO. Il s'agit d'un théologien allemand (1866-1937) auteur d'un ouvrage intitulé Le Sacré (ed. all.1929, trad. fr. 1949, Payot.) qui a appelé cette grande émotion le numineux (de numen). Il s'agit d'une émotion que certains ont peut-être ressenti, celle du mystère qui fait frissonner. Ce peut être une onde paisible ou un surgissement dans l'âme produisant un choc intense, et aussi un tremblement de la créature qui demeure silencieuse et humble devant un mystère qui fait chavirer les catégories de sa raison et la fait se sentir minuscule.
je pense aussi à la colère de Jahveh dans la bible, colère qui s'enflamme comme une force cachée de la Nature, provoquant un terrible effroi. Dieu, ressenti comme une majesté suprême, omnipotente, omnisciente, peut aussi être source d'une forte numinosité. Je dis forte parce que je pense force. Le numineux dégage une forte énergie, une, tension de l'être qui est le moteur d'une excitation conduisant à un terrible ascétisme ou à des actes héroïques dépassant l'imagination.
On peut aussi retrouver le numineux dans l'expérience puissante d'un grand rêve qui laisse le rêveur "tremblant", et aussi dans l'oeuvre alchimique spirituelle pendant laquelle certains, au lieu de suivre la voie patiente et "humide", ont soudain , pour avoir employé un feu violent, brûlé et tremblé de peur devant la lumière trop éblouissante qui éclairait la voie sèche. Et les poètes... j'en ai lu sur des blogs amis qui doivent très bien "ressentir" ce que je veux dire quand je pense à la numinosité.
17:25 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : écriture, spiritualité, Dieu, philosophie, alchimie






