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24/04/2010

L'ultime initiation

 

Aller vers l'ultime étoile.jpg

Mon frère spirituel et alchimique, mon amant, mon mari, mon ami est rentré dans la phase de l'ultime initiation. Quelque heures, quelques jours, je ne sais mais je dois l'assister comme je le fais depuis tant et tant d'années. Et puis quand la mort, je préfére dire la transition, aura fait son oeuvre il y aura tous les détails matériels, le recueillement et la vie dans le souvenir, et surtout la reconstruction : n'être plus deux mais un. Alors je reviendrai  car ce blog et votre amitié à tous me sont indispensables.

Il y aura encore des rêve à interpréter, de la poésie, et de l'amour vaste...

Je vous embrasse amis connus et inconnus et je vous remercie pour la force que vous m'apportez.

Ariaga

 

17/04/2010

Koan de l'autre visage dans le miroir

Paysage de rouille.jpg

Pour Lung Ta Zen

Reflet du froid miroir

frontière du regard

elle voit le paysage

de son visage

lentement disparaître

Dans la nuit de la destruction.

 

Dévétu par le temps

rouillé par l'eau puissante des plaisirs et des larmes

labouré par le croc de la grande exigence

parcouru par les pistes du rire et de son ombre

elle le voit se défaire

comme tombent les pierres

d'un très vieil édifice.

 

Et puis venu des strates des âges de son âme, vient un nouveau reflet.

Voici  l'ultime image

le dernier paysage

destruction transition

dernière initiation

voyage reconstruction

vers cet ancien visage

le visage oublié

d'avant sa naissance.

 

Et la glace reflète le sourire infini

d'un enfant qui n'est pas encore né.

Ariaga

 

 

13/04/2010

Rêve du beau paysage vert

Dans le jardin exotique de Roscoff.jpg

Rêve 2

La rêveuse et son mari sont dans un beau paysage vert où un petit garçon à l'habitude de leur apporter des petits cadeaux (fleurs, cailloux, etc). Ce jour là il apporte des oeufs dans du papier d'emballage grossier. La Rêveuse en casse deux. L'enfant dit : "Si tu veux aller en chercher d'autres, je te dirai où les trouver". Elle lui donne alors une vieille grosse pièce de cinq francs pour acheter des bonbons. Il y a un autre cadeau : une corbeille-cage dans laquelle on peut fouiller et où il y a des conserves de luxe.

Si je propose les rêves en tête des notes c'est pour que vous puissiez les lire et vous faire une idée, sans être influencés par mon interprétation que vous pouvez, à la limite, vous dispenser de lire. Ce qui m'intéresse ce sont vos réactions car l'interprétation d'un rêve est sans limite. C'est d'ailleurs pourquoi, aujourd'hui, je serai assez brève sur l'"histoire" car je voudrais privilégier la symbolique alchimique. Il faut bien que je me fasse plaisir et vous avez probablement deviné vers où penche ma passion.

La représentation de l'inconscient

Ici, la nature, un de thèmes essentiels de la série, est le lieu de l'action. Cela est confirmé par les cadeaux de cette nature, fleurs, cailloux. La présence discrète du mari du rêve initial perdure.

Encore un enfant, mais la petite fille du rêve précédent est un petit garçon, l'autre face de cet enfant intérieur, et aussi une manifestation de la dualité de la psyché.

Le papier d'emballage grossier du cadeau, pourrait être la persona, le masque que nous portons devant la société. Â l'intérieur, si on déballe le paquet il y a notre véritable visage que nous offre le discours du rêve.

Les oeufs m'intéressent surtout sur le plan alchimique mais il est intéressant que la rêveuse en casse deux, ce qui pourrait signifier que la dualité peut être cassée. Le fait que l'enfant dise qu'il connaiît un endroit où on peut trouver d'autres oeufs, l'oeuf ayant alors le sens de rénovation, renaissance, nouveau cycle, me semble une invitation à l'analyse mais il faudra du temps et des épreuves pour que la Rêveuse entreprenne ce travail.

Le nombre cinq est ici, je pense, une précoce annonce de l'union des contraires en tant que somme (2+3) du pair féminin et de l'impair masculin.

Enfin, je pense qu'il est donné à la Rêveuse la permission de fouiller dans la cage corbeille de l'inconscient. Il y à là de riches éléments, des cadeaux précieux pour elle, le fait de rêver étant déjà un cadeau.

Il y aurait encore beaucoup à dire...

La symbolique alchimique

Ce rêve se situe en pleine nature, dans un beau paysage vert. Le vert est une couleur "passagère" entre les quatre principales que prend la matière pendant le Grand Oeuvre. Elle marque" l'animation et la végétation de la matière" et serait une étape intermédiaire entre la nigredo, l'oeuvre au noir et l'albedo, l'oeuvre au blanc, au moment où se produit l'expérience du règne végétal et animal.  Le petit garçon représente une première allusion, assez claire, à l'enfant des philosophes hermétiques. Il apporte comme cadeau des cailloux, un rappel du rêve initial, et, pour la première fois dans la série arrive l'oeuf.

Les oeufs sont au centre de tout un réseau de résurgences d'une philosophie alchimique dépassant le cadre de la pensée courante chez les "chymistes" vulgaires du Moyen Âge. Ceux ci pensaient, en effet, que" l'Oeuf des philosophes" était le contenant dans lequel ils enfermaient leur matière pour la cuire et l'iconographie reflète souvent cette vision. Mais, comme l'explique Pernéty dans son Dictionnaire Mytho Hermetique (1758) le terme "oeuf des philosophes" concerne non le contenant mais le contenu. La coquille de l'oeuf enferme une totalité en gestation et Pernéty écrit: "Cette matière est appelée oeuf, parce que rien ne ressemble mieux à la conception et à l'enfantement de l'enfant dans le ventre de sa mère, et à la génération des poulets que les opérations du magistère, et de la pierre philosophale." On assiste donc ici à la mise en place, qui se vérifiera dans des rêves ultérieurs, du paralléle entre l'oeuvre et la grossesse.

La grosse pièce de cinq francs fait intervenir le nombre cinq qui dans la symbolique alchimique est le nombre de la quintessence. Cela conforte l'idée d'une concordance entre les phases du processus alchimique et l'oeuvre de la Nature : la naissance d'un enfant. En effet, ce nombre est considéré comme celui de la vie, de la créature et de l'incarnation.

Le fait que l'enfant apporte aussi des conserves dans une cage corbeille montre que des thèmes très anciens, enfouis, enfermés, seront véhiculés par la série. Un exemple : c'était dans des corbeiles que l'on portait les substances sacrées au cours des processions des Mystères antiques.

Nous savons donc, avec ce rêve, que la Rêveuse va devoir se livrer à l'oeuvre de la conjonction des oposés pour que naisse l''enfant" des philosophes. Une fois encore, il lui est annoncé qu'elle sera aidée, même si elle casse des oeufs, puisque l'enfant guide lui dit : Si tu veux aller en chercher d'autres je te dirai où les trouver.

Là aussi il y a encore beaucoup à dire mais les rêves suivants s'en chargeront...

Ariaga




09/04/2010

Elle était fleur

elle était fleur.jpg

Pour vous, amis, une petite bluette...

Elle était douce

Elle était mousse

Elle disait pouce

Mais c'était oui !

 

Elle était soie

Elle était joie

Rosée d'émoi

Et c'était Oui !

 

Elle était fleur

Coeur de couleur

bout d'une odeur

Elle était Oui !

 

Ariaga

06/04/2010

Rêve du boulanger professeur de piano

Le pain du boulanger.jpg

Rêve 1. Vu les années passées entre le rêve initial et ce premier rêve on peut le considère comme un nouveau rêve initial de la série.

La rêveuse descend dans une boutique où il y a une femme aimable, d'aspect doux et confortable, et un boulanger à l'allure sévère. Le boulanger donne à la rêveuse des sacs en plastique. Elle les ouvre quand elle est à la campagne où elle est venue ramasser sur le chemin des pierres pour les graver. Les sacs contiennent des morceaux de pain rassis. Elle se demande : "Dois-je les donner à une oeuvre ?"

Au retour en ville, la rêveuse voit dans la rue un homme qui tient une laisse à chien extensible double. Du côté droit, on ne voit pas ce qu'il y a au bout de la laisse. Du côté gauche, elle est attachée au dos d'une jolie petite fille sur une bicyclette. L'homme lui crie : "Vas-y ! Vas-y ! " la laisse s'allonge et avec sa bicyclette elle saute le trottoir. Elle a un air tout fier. Elle continue sa route et retourne à la boutique du début où on donne maintenant des leçons de piano. Il fait nuit mais dans le noir près de la porte elle sent qu'il y a un homme et une femme.

Elle descend et voit dans une partie peu éclairée la femme agréable du début et devant un piano, dans une belle lumière, le boulanger. Il lui demande : "Avez vous apporté vos lunettes pour voir de loin ?" elle répond "Non mais je peux aller les chercher car j'habite tout près ". Il lui répond alors : Il faut y aller car pour le travail que nous allons faire il faut voir loin."

Ce rêve est très riche, en particulier sur le plan de la symbolique alchimique. Je ne ferai donc qu'évoquer très brièvement certains thèmes qui pourront être "creusés" dans les commentaires.

La représentation de l'inconscient

Pour commencer, notons que la rêveuse descend deux fois dans la boutique ce qui signifie qu'il s'agit de descendre dans les profondeurs de l'inconscient et aussi que, malgré le temps écoulé, ce songe répète, sous une autre forme, l'histoire du rêve initial. Comme le pense Jung, l'inconscient, s'il n'est pas compris par le conscient, ressemble à une vague roulant inlassablement sur le rivage de la conscience.

Le boulanger à l'allure sévère tient le même rôle d'animus canal du Soi que l'homme secourable du rêve initial. Son attitude est compréhensible puisque la rêveuse, alors que ce rêve lui avait semblé assez important pour qu'elle le note, est demeurée sourde à la proposition de coopération proposée par ce rêve.

Je laisse de côté, pour l'instant, les pierres et le pain qui me semblent faire partie de la symbolique alchimique, pour m'intéresser à la petite fille. Ici, l'animus négatif recommence à montrer l'importance de son action. Il est représenté par cet homme retenant la petite fille par une laisse extensible double . La petite fille, représentant une Rêveuse infantilisée, semblant toute fière de son adresse, est, en fait, prisonnière. elle conserve une laisse atachée à son dos et la féminité est réduite au rôle de chien savant. Si on compare avec e rêve initial, on voit que cet animus négatif a bien ses racines dans l'animus maternel. Des paroles presque identiques sont prononcées : "Vas-y". Les deux fois la Rêveuse est dans une situation d'infériorité, qu'elle porte une laisse ou qu'elle se fasse traiter d'empotée !

Je crois que l'on voit nettement dans ce rêve s'amorcer l'histoire d'une dualité symbolisée par le boulanger et la boulangère, la laisse double, l'homme et la femme derrière la porte, les deux animus antagonistes. Ce rêve développe aussi ce qui n'était qu'une allusion du rêve initial. Il s'agit de l'interrogation, à la fois essentielle et hésitante de la Rêveuse : Dois-je les donner à une oeuvre ? La question du cheminement est déjà posée. Dois-je réaliser l'oeuvre de l'unification, se demande t-elle ? Le rêve contient des indices de cette possibilité. Le boulanger enseigne la musique, c'est à dire l'harmonie. Dans l'ombre, au niveau de l'inconscient, se devine un couple image d'une possible réconciliation des principes masculins et féminin. De plus, un appel à se mettre en route est lancé par le messager du Soi qui dit, d'une manière très positive :" il faut y aller' en ajoutant : "pour le travail que nous allons faire il faut voir loin" ; il faut voir loin dans le temps et aussi, c'est ce qui se passe quand on voit de loin, englober un large point de vue, une totalité.

La symbolique alchimique

Dans ce rêve, les éléments de la symbolique alchimique sont nombreux et je ne peux tous les présenter comme il faut. Nous avons la laisse qui évoque le chien, prmière allusion aux animaux qui forment un véritable bestiaire alchimique dans la série. Un enfant, première apparition de l'Enfant des Philosophes, les couples éléments de la conjonction. Ce qui apparaît surtout comme important est l'annonce claire d'un projet alchimique inconscient. Elle va sur le chemin ramasser des pierres pour les graver. Ceci est en concordance avec les dires de la philosophie hermétique ; par exemple quand Michel Maïer écrit : "La Pierre, vil rebut, gît, dit-on sur les routes, afin que riche et pauvre puissent l'y ramasser." Le matériau de l'oeuvre alchimique est accessible à tous, riches ou pauvres. Il en est de même pour le rêve car un mendiant rêve de la même manère qu'un seigneur. Et c'est pour les graver que la Rêveuse ramasse les pierres, c'est donc pour accomplir un travail de transformation de ces vulgaires cailloux. Les sacs en plastique sont une premièrre allusion au récipient, au vase, contenant le matériau de l'opus qui est ici du vieux pain rassis.

Le pain, et ce qui est en relation avec sa fabrication apparaîtra à plusieurs reprises dans la série, mais bien plus tard. Il semble lié, si je m'inspire de Jung, à un symbole ancien et toujours vivant, en particulier dans le rituel chrétien, celui de la transmutation. Jung voit dans la consécration, au moment de la transformation du pain et du vin, une concordance entre le rituel de cette célébration et les phases du processus alchimique.

Au sujet des leçons de piano, je vous dirai que l'alchimie se fait parfois appeler "art de musique". Les représentations des laboratoires-oratoires des alchimistes montrent de nombreux instruments de musique exprimant l'harmonie de la musique céleste accompagnant l'aboutissement du Grand Oeuvre.

Le boulanger est comme nimbé par une belle lumière. Cette lumière va se projeter à travers toute la série jusqu'au rêve d'aboutissement. Elle m'apparaît comme étant à la fois la Lumière de la Nature des alchimistes (en particulier Paracelse) et la lumière de la conscience, cette petite lumière dans la tempête que Jung conservait avec tant d'ardeur dans un des rêves qu'il raconte dans Ma vie. C'est cette lumière de la conscience qui permet au Moi de conserver son intégrité et aussi de tirer parti des enseignements de l'inconscient.

Il y aurait encore beaucoup à dire, mais j'espère que certains d'entre vous enrichiront cette interprétation.

Ariaga

 

 

01/04/2010

Et puis voici des fleurs...

fleurs à l'orée du bois.jpg

Pour vous amis lecteurs,

vous qui vous demandez si Ariaga pense à ceux

qui préfèrent les simples textes sortis du coeur,

qui souffrent en silence de nos longues et ennuyeuses cogitations

sur les séries de rêves,

voici ces quelques fleurs qui forment à l'orée du bois sombre

un bouquet de blanc pur et d'or pâle

dans le jardin de la nature.

Je mes suis bien gardée de les cueillir car le plus beau des vases

est celui de la terre

là où elles sont nées.

Je vous offre avec amour, celles qui annoncent les beaux jours

et j'espère, peut-être,

Que vous en rêverez...

Ariaga