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29/11/2015

Saint-John Perse,une ode à la femme

 

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Saint-John Perse, en des lignes poétiques, pour moi inégalées, chante la femme en tant que fille de notre Mère Nature. Je voudrais aujourd'hui partager avec vous une petite partie de cet hymne à l'amour puissant comme une vague et d'un érotisme émouvant, au vrai sens du mot érotisme trop souvent galvaudé. Ariaga.

***

 " Ô femme et fièvre faite femme ! Lèvres qui t'ont flairée ne fleurent point la mort. Vivante - et qui plus vive ? - tu sens l'eau verte et le récif, tu sens la vierge et le varech, et tes flancs sont lavés au bienfait de nos jours. Tu sens la pierre pailletée d'astres et sens le cuivre qui s'échauffe dans la lubricité des eaux. Tu es la pierre laurée d'algues au revers de la houle, et sais l'envers des plus grands thalles incrustés de calcaire. Tu es la face baignée d'ombre et la bonté du grès. Tu bouges avec l'avoine sauvage et le millet des sables et le gramen des grèves inondées ; et ton haleine est dans l'exhalaison des pailles vers la mer, et tu te meus avec la migration des sables vers la mer..."

...

" Submersion! soumission! Que le plaisir sacré t'inonde sa demeure! Et la jubilation très forte est dans la chair, et de la chair dans l'âme est l'aiguillon. J'ai vu briller entre tes dents le pavot rouge de la déesse. L'amour en mer brûle ses vaisseaux. Et toi, tu te complais dans la vivacité divine comme l'on voit les dieux agiles sous l'eau claire, où vont les ombres dénouant leurs ceintures légères...Hommage, hommage à la diversité divine! Une même vague par le monde, une même vague notre course... Étroite la mesure, étroite la césure, qui rompt en son milieu le corps de femme comme le mètre antique, et l'odeur de ses vasques erre dans notre lit...Rouge d'oursin les chambres du plaisir."

Saint-John Perse

Amers, p. 333/334, La pléiade.

 

 

20/11/2015

Poésie à la fenêtre

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Depuis des temps,

une poésie flottait sur l'océan de ce qui est.

Au matin, quand les rêves s'éloignent sur la pointe des pieds,

elle frappait à la porte de ma pensée.

 

Aujourd'hui,

j'ai ouvert les volets sur le plein du vide.

Fulgurance !

 Éblouie, revêtue d'une robe de larmes douces, le cœur béant, je l'ai reçue comme un trésor qui ne doit pas s'échapper,

et vivement cleffée dans la boite des mots.

 

Elle est tellement précieuse celle qui sera l'ultime poème, je ne peux pas encore la partager, juste en jeter des miettes pour nourrir les oiseaux parleurs de langues oubliées.

Ariaga

 

 

14/11/2015

La nuit meurtrière

Il n'y a pas de mots pour parler de ce qui est insensé. Nous pouvons seulement prier, chacun à sa manière, car les prières sont toutes bonnes si elles sont fortes et sincères et si elles expriment compassion et amour inconditionnel pour l' humanité souffrante.

Ariaga

07/11/2015

Se laisser trouver par Dieu

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Je propose aux amis du Laboratoire de méditer pendant cette fin de semaine sur cette citation de Karlfried Dürckheim  que je trouve réconfortante pour tous ceux qui se sont épuisés dans une action un peu frénétique à la recherche du divin. Ariaga.

***

" Les choses divines! Il faut s'arrêter de faire pour recevoir! L'homme dit par exemple : C'est un travail de trouver sa profondeur. Il faut chercher le divin. C'est absolument faux. L’Être divin vient vers nous : on doit se laisser trouver. On ne doit pas dire : " Je cherche Dieu ", mais : " Je voudrais me laisser trouver par Dieu ". C'est l'Être qui vous cherche.

Il y a  cette histoire de l'homme qui toute la nuit essaie d'enfoncer la porte derrière laquelle il croit entendre la voix des anges. Et il peine à pousser la porte. Finalement, mort de fatigue, il tombe en arrière, la poignée de sa porte dans la main et s’aperçoit que la porte s'ouvre vers lui. Mais elle ne s'ouvrait pas dans l'autre sens!

Vous devez donc permettre à l'Être de venir vers vous. En le cherchant, vous le repoussez de l'autre côté. "

L'esprit guide, entretiens avec Karlfried Dürckheim.

Albin Michel, p. 51