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21/06/2007

C. G. Jung et la synchronicité

   Hier je vous ai dit que C. G. Jung suggérait que, en plus de la causalité, existe entre les événements un lien transversal de l'ordre du sens. Il lui donnait le nom de synchronicité. Cependant il attire l'attention de ses lecteurs sur le contresens que le terme de synchronicité pourrait provoquer. Il emploie le concept général de synchronicité dans un sens particulier tout a fait différent du " synchronisme "qui désigne tout simplement que des événements ont lieu en même temps.  La synchronicité, pour lui, caractérise une coïncidence dans le temps de deux ou plusieurs événements, sans lien de cause à effet, mais qui ont un sens identique ou analogue.
   Dans  Synchronicité et Paracelse on voit Jung pousser très loin son idée de synchronicité, jusqu'à la notion d'un "ordre général sans cause". Mais, peu avant sa mort, dans une lette datée de 1958 il pensait que ce genre de problème devait être "radicalement soustrait à toute spéculation philosophique" et que seule l'expérience pouvait aider à avancer. Je vous parlerai aussi, un de ces jours, de tous les échanges qu'il a eu à ce sujet avec l'un des plus grands physicien de son siècle, Wolfgang Pauli. 
  Les contradictions de Jung ne m'ont jamais dérangée mais je dois dire que là où j'ai trouvé le plus de "nourriture" pour méditer sur les notions de temps et de causalité, c'est  à la lecture de la plus plus ancienne et  "simple" définition que Jung donne de la synchronicité. On la trouve dans le Commentaire sur le Mystère de la Fleur d'Or (p. 114)
 
  " Une fréquentation de la psychologie des phénomènes inconscients m'a forcé, depuis un grand nombre d'années déjà, à me mettre à la recherche d'un autre principe d'explication, puisque le principe de causalité me paraissait insuffisant pour éclairer certains phénomènes remarquables de la psychologie inconsciente. Je découvris en effet, des phénomènes psychologiques parallèles entre lesquels il n'est absolument pas possible d'établir de relation causale, mais qui doivent être placés dans un autre ordre de connexions. Une telle connexion me parut consister essentiellement dans la simultanéité relative, d'où le nom de " synchronicité ". On dirait en effet, que le temps n'est rien moins qu'une abstraction, mais bien plutôt un continuum concret refermant des qualités ou des conditions fondamentales qui peuvent se manifester dans une relative simultanéité en différents endroits selon un parallélisme dénué d'explications causales : c'est le cas, par exemple de l'apparition simultanée de pensées, de symboles ou d'états psychiques identiques. "
 
  Ces simultanéités se produisent dans le domaine du rêve lorsqu'un rêve semble avoir une relation par le sens avec un événement de la vie extérieure. Une relation non pas linéaire mais " transversale ". Jung raconte souvent l'histoire d'une femme qui lui parlait d'un rêve avec un scarabée doré et pendant ce temps un scarabée se promenait sur la vitre. Et je repense à Clidre (Alexandre) qui nous a raconté comment il avait rêvé de poisson et rencontra ensuite le poisson ou son symbole avec une fréquence qui interpelle.
       Ariaga
 
 
 
  
 
  
 

20/06/2007

L'univers du rêve

   Dans les rêves, et surtout dans les séries de rêves, l'inconscient ne se soucie pas de notre perception du temps ou de notre idée de la causalité ; le temps, et l'enchaînement logique des événements dont nous avons l'habitude sont en quelque sorte "disloqués". Dans les séries de rêves, des symboles et des schèmas généraux de construction apparaissent mais ils racontent aussi une "histoire". Parfois, la chronologie est respectée, plus souvent elle se perd ou le niveau de l'histoire apparente masque un niveau plus essentiel. Notre nature nous pousse à voir une suite  dans les temps des rêves  puisqu'ils nous parviennent l'un après l'autre. Or, pour Jung, ce n'est pas une évidence . On trouve (à la p.22, 23) de Sur l'interprétation des rêves la citation suivante :

   "Il n'est pas démontré que la suite réelle d'un premier rêve ne parvienne qu'ultérieurement à la conscience. La série qui nous paraît chronologique n'est pas la véritable série. Un nouveau thème peut très bien apparaître dans un rêve, avant de disparaître pour céder de nouveau la place à un thème antérieur. La véritable configuration du rêve est radiale : les rêves rayonnent à partir d'un centre, et ne viennent qu'ensuite se soumettre à l'influence de notre perception du temps. Les rêves se subordonnent en réalité à un noyau central de signification."

   A la suite de ce texte que je trouve tout à fait " fracassant " et qui demande à être lu et relu, Jung avait mis le simple schéma (que je n'ai pas réussi à reproduire sur le blog) d'un petit cercle entouré de huit fléches allant vers les points cardinaux.

   Cette vision "radiale" de la chronologie onirique s'accompagne aussi chez Jung d'une réflexion sur la causalité liée à la fois aux rêves et aux événements de la vie courante. Il lui apparaît que, dans certains cas, quand l'inconscient est particulièrement activé et le sujet très réceptif, on est conduit à postuler un facteur irréductible "par nature " à la causalité. Il faudrait alors admettre, écrit-il, dans Synchronicité et Paracelsica, (p.29) :

   "Que les événements en général sont associés soit directement en chaînes causales soit, le cas échéant, par une sorte de lien transversal, de l'ordre du sens."

   A cette coïncidence d'événements, reliés par hasard entre eux d'une manière significative, Jung a donné le nom de "synchronicité".
  Je vous en parlerai demain, ce sera une première approche mais vous pouvez trouver des renseignements détaillés sur des sites spécialisés consacrés à Jung (vous en avez dans mes liens).

       Ariaga
 

01/06/2007

DJAIPI : Géométrie spirituelle

Jean Pierre Tingaud, mieux connu des lecteurs de blogs sous le nom de Djaipi, est un artiste graveur qui touche aussi à d'autres domaines. Allez donc voir sur ce blog à Ateliers. Comme beaucoup d'artistes il est légèrement  (euphémisme !) obsédé et visité. Le visiteur de Djaipi s'appelle NeD. C'est un cube envahissant de la race des daïmons antiques qui l'a entraîné sur la voie de la géométrie spirituelle. Nous sommes plusieurs à lui avoir demandé de préciser ce concept. Je me suis montrée la plus insistante et il a accepté de s'expliquer dans le cadre du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle. Merci à lui et bonne lecture.

           Ariaga.

 

Les gravures sont de Jean-Pierre Tingaud. Cliquez sur les images pour les ouvrir en grand.
 
 
 

Géométrie spirituelle

 
 

 

Gravure de Jean-Pierre Tingaud - Cliquez pour voir en grand Comme la musique, la géométrie a un solfège, des lois internes et des catégories particulières (harmonie, contrepoint, perspective, topologie etc.) qui  pourraient nous faire perdre de vue son aspect holistique.

C'est une intuition géométrique qui me permet de décider si je mets un élément du dessin plutôt à gauche qu'à droite, si je dois mettre plus de rouge ou plus de bleu, si je dois forcer le contraste ou affiner le rythme du graphisme. Le sens de la composition (visuelle) nécessite une intuition déjà entraînée à sentir la relation des éléments du dessin entre eux.

La géométrie est l'Art des rapports. A l'image du jazz, beau fleuron de géométrie musicale, c'est un état d'esprit. On peut se reposer la question de savoir qui nous empêche de nourrir et de « muscler » cette intuition.

Grâce à leurs pouvoirs de nous instruire avec des sentiments, la musique et la géométrie augmentent notre perception de l'énergie universelle en action.


Gravure de Jean-Pierre Tingaud - Cliquez pour voir en grand La spiritualité est une pratique. C'est aussi un état d'esprit, une disposition. Cet état, convenablement entretenu, permet de percevoir des pressentiments jusque là ignorés ou censurés. Exercer notre attention et notre vigilance peut nous mener à découvrir des indices qui alimentent l'hypothèse d'une géométrie spirituelle.

On relève ces indices dans les phénomènes d'analogies, de synchronicité, dans des situations qui provoquent le phénomène du numineux, ou sur les fréquences du langage symbolique. On en trouve aussi dans les arts, les jeux, les coïncidences, le destin, le déjà-vu, ... D'ailleurs, tous les arts courent après ces indices, car (presque) tous veulent procurer une métanoïa à leurs participants.

Un exemple parmi d'autres, est la posture dans laquelle nous pouvons adopter le « double point de vue » (vertical et horizontal) que demande la pratique picturale et/ou méditative du mandala. Cette double perception est sur la même fréquence que celle d'un état numineux et/ou méditatif.


Nous avons avec l'énergie universelle une relation ambiguë et rendue pour le moins compliquée par nos appareils de perception et de traduction : intellect (mental), cœur (blessé), corps (de souffrance)... Lorsque le petit moi aperçoit l'énergie spirituelle, il va essayer de la rejeter, la refouler, la détruire ; ou bien il va chercher à s'en emparer, à la tripoter pour en faire un système (intellectuel, moral, philosophique, psychologique, politique !), un système de pensées, de pouvoir, et il cherchera éventuellement à en faire une matière commercialisable. On peut craindre, là, que le moi soit l'ombre ou le singe de l'Etre.


Gravure de Jean-Pierre Tingaud - Cliquez pour voir en grand Les modèles de l'Univers (ou cosmogonies) sont des miroirs précieux de cette énergie et ils résonnent tous de points communs. Ce sont des cartographies d'ADN stellaires et de constellations psychiques. Ces modèles sont des projections (donc géométriques) du cosmos intérieur. L'âme étant sous tendue par des réseaux complexes, sa topologie mérite l'attention.

Que ce soit entre deux galaxies, deux êtres humains ou deux molécules, il ne s'agit pas de faire une comparaison analytique avec le (funeste) principe du tiers exclu, mais plutôt de reconnaître un facteur R qui relie les deux termes en particulier et tous les autres en général. La jeune (quoique...) pensée quantique, avec son EPR, se joint à la poésie holistique des Grecs, des Taoïstes et des Amérindiens.

La géométrie spirituelle semble plus vaste et, par endroits, plus ténue et subtile que la géométrie sacrée, fondée principalement sur l'intention et le rayonnement textuel des Tracés. Si la géométrie est un art, la géométrie spirituelle est un art de la pratique (l'art d'être au bon endroit parce qu'il n'y en a pas d'autre, et ... avec du style).

C'est un art qui permet de discerner et goûter le facteur R ou quintessence de l'Energie universelle. Car nous avons la possibilité de « faire, dire et reproduire » (autrement dit, pratiquer) le Principe universel de Maât l'égyptienne.

L'art du goût subtil peut s'éduquer par une pratique. Il favorise l'action de la fonction transcendante. Ce goût est une esthétique spirituelle, mais la jouissance de cette esthétique contient quand même l'exigence d'œuvrer à la transformation intérieure.

Gravure de Jean-Pierre Tingaud - Cliquez pour voir en grand NeD
La géométrie spirituelle semble donc gouverner la substance mystérieuse des liens entre les êtres. Elle a un langage, une syntaxe, un vocabulaire, un alphabet dont NeD est un des symboles.

NeD est un daïmon, un passeur, un nœud, un sherpa issu de la lignée des figures ambiguës ou acteurs d'une Folle Géométrie, provocateurs d'ébriétés analogiques et numineuses. Comme beaucoup de symboles, il est à la fois la moitié visible de « quelque chose » et à la fois capable de représenter un Tout. NeD exhibe des conjonctions d'opposés qui prouvent que la transmutation est possible. Il a besoin d'un atelier (et moi aussi), afin de pratiquer sa Spiritualité géométrique.

 

Djaipi   
 
 

 

29/05/2007

C. G. Jung : matière et esprit

   Je me demandais hier si C.G.Jung allait oser franchir le pas de la non séparation entre matière et esprit (psyché). La réponse est venue à la fin de sa vie. En effet, plus Jung a progressé en âge et en réflexion, plus s'est renforcée son hypothèse d'un " unus mundus ", d'un " monde un " où disparaîtrait cette séparation et où régnerait un " ordre fondamental ". Cette théorie s'apparente à l'hypothèse quantique qu'" en arrière " il y aurait un autre niveau, non matériel, de symétrie et d'ordre. Plusieurs textes appuient cette vision junguienne de la totalité. Dans celui-ci que j'extrais de son livre Les racines de la conscience (p.540) on est encore au niveau du "vraissemblable" :

"comme psyché et matière sont contenues dans un seul et même monde, qu'elles sont en outre en continuel contact l'une avec l'autre et qu'en fin de compte elles reposent toutes deux sur des facteurs transcendantaux non représentables il n'est pas seulement possible, mais dans une certaine mesure, vraissemblable, que matière et psyché soient deux aspects d'une même chose".

   C'est plus tard, dans une lettre du tome IV de la correspondance dâtée de 1957, Jung approchait alors des quatre vingts ans, que cette hypothèse prend les apparences d'une certitude :

"Nous avons plutôt toutes les raisons de supposer qu'il doit n'y avoir qu'un seul univers, dans lequel psyché et matière sont une seule et même chose dans lequel nous pratiquons une discrimination aux fins de la connaissance".

Ce monde "un" serait celui des profondeurs ultimes de l'inconscient collectif et appartiendrait au domaine hypothétique de l' " absolument autre ", inconnaissable et irreprésentable, étranger, car la psyché (esprit) et ses contenus constituent pour nous la seule réalité accessible. Cependant, quand on remonte vers la surface, en dessous de la mince pellicule de la conscience, se trouve un lieu où ne règnent ni nos lois ni nos codes mais où certains émissaires des profondeurs peuvent venir en ambassade. Les habitants de ce lieu sont les archétypes. Un réseau de relations, se développant à partir de ces archétypes, va permettre à l'irreprésentable de se présenter au moi conscient, revêtu d'habits convenables et parlant un langage acceptable. On passe ainsi du domaine fantastique le plus obscur aux " rêves, visions et imaginations ".

     Ariaga 

05/05/2007

La rencontre du cube et de la sphère

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      Conte pour NeD

Je m'en vais aujourd'hui vous raconter l'histoire

tellement improbable qu'on a peine à y croire 

de la rencontre inouïe dans la belle nature 

d'une sphère et d'un cube. 

LUI

Anguleux, solitaire, taillé dans un bois dur

il se tenait très raide et montrait plein d'orgueil

sa face la plus noire.

ELLE

Pétrie dans de l'argile toute en courbes avenantes

souriante et coquine

elle était revêtue en ce jour de printemps

d'une ligne spirale du plus joli effet

et de quelques brins d'herbe.

La sphère était curieuse, pour ne pas dire plus

devant la forme étrange de ce cube si sombre

et carrément hostile

Mais...pas repoussant

qui sentait si bon le bois exotique.

Pleine d'impudeur jouant des rondeurs

elle vint se blottir contre sa noirceur. 

EUX

Elle en devint rouge et le salua

d'un frottis frotta

comme en apparence il restait de bois

elle tourna vers lui ses spirales jolies

au centre coquin.

Et alors

il eut beau raidir contre la courbure

toute sa structure aux angles si nets

son bois se fendit profond jusqu'au coeur

où il accueillit toute la rondeur

de la belle sphère.  

                                        Et c'est ainsi que fut résolu le problème de la quadrature du cercle.

         Ariaga
 

 

 

 

14/03/2007

Quaternité, nature et fonctions du conscient chez C.G.JUNG

   Je vous avais parlé, il y a déjà quelques temps, dans un texte intitulé Le symbolisme des nombres de la symbolique des trois premiers nombres. Aujourd'hui, pour brièvement en finir avec l'essentiel de l'outillage conceptuel junguien et pouvoir aborder LE sujet qui m'intéresse vraiment, le processus d'individuation et le SOI, je vais "effleurer" l'énorme problème de la quaternité, qui fut la préoccupation essentielle de Jung dans la seconde partie de son oeuvre. Je vous donnerai prochainement un récapitulatif de mes anciens textes sur Jung et je vous signale qu'il y a d'excellents sites qui donnent plus de détails sur les sujets que j'ai brièvement traités. Après nous partirons pour la grande aventure de l'alchimie spirituelle = processus d'individuation = oeuvre alchimique. 

     La quaternité, symboliquement associée au féminin, impose à la pensée ternaire d'une conscience humaine durement acquise, la réalité du monde en tant que Nature.  En effet, dans ce domaine, la quaternité est, comme l'écrit Jung (Aïon, p. 262), le schéma d'ordre par excellence :""Elle représente un système de coordonnées qui est instinctivement utilisé en particulier dans la répartition et la mise en ordre d'une multiplicité chaotique, , comme par exemple la surface visible de la terre, le cours de l'année, le rassemblement d'individus en groupes d'hommes, les phases de la lune, les tempéraments, les éléments, les couleurs (alchimiques)etc. 

   Le quatre est donc le nombre du monde actualisé, par rapport à une totalité originelle irreprésentable. Il fait accéder à la visibilité une Nature dont l'unité fondamentale se manifeste par des doubles oppositions binaires : les saisons, les points cardinaux, les quatre éléments principaux de la chimie organique.

   Si l'on considère, dans la perspective junguienne, qu'au sein de la totalité indifférenciée, matière et psyché étaient intimement liées (bien sur c'est juste une proposition), la quaternité apparaît comme une continuation du déploiement binaire et ternaire à partir de l'unité (dont j'avais parlé dans le symbolisme des nombres), mais avec un retour vers une autre forme de totalité : la totalité "terrestre".

   Sur le plan psychologique, la quaternité, issue d'un inconscient dont les racines les plus profondes plongent en un lieu où le psychique et le biologique étaient indifférenciés, est le résultat de la désagrégation en quatre d'un contenu qui ne peut devenir conscient qu'à partir des quatre fonctions du conscient. Sur ces quatre fonctions du conscient, que Jung appelle aussi des "orientations psychiques" il a été beaucoup écrit  mais, aujourd'hui je vais juste vous donner un extrait du Glossaire de Ma vie de Jung. :

   "Pour nous orienter nous devons avoir une fonction qui constate que quelque chose est ( sensation ) ; une seconde fonction qui établit ce que c'est ( pensée ) ; une troisième fonction qui décide si cela nous convient ou non, si nous désirons ou non l'accepter ( sentiment ) ; et une quatrième fonction qui indique d'où cela vient et où cela va ( intuition )....."

Cependant, nous dit Jung, l'expérience montre que les fonctions sont inégalement réparties et que le plus souvent, ceci étant surtout visible au niveau des rêves, une fonction restée dans l'"arrière-fonds" archaïque, s'exprime par l'intermédiaire du nombre quatre, ou d'un symbole de quaternité. Le symbole est, en effet, nécessaire pour combler le vide de cet élément manquant absolument indispensable pour que soit re-présentée la totalité humaine. De plus, quand on observe  les rêves, (surtout en séries) la présence du quatre, ou de l'un de ses représentants est la marque d'une forte poussée vers la conscience d'un archétype très puissant, l'archétype de la Nature, qui est à l'état brut dans l'inconscient. 

   Que ce soit chez les alchimistes, dans notre propre cheminement ou dans la contemplation des rêves , la quaternité, et surtout l'absence de la quaternité , nous n'avons pas fini de nous y mesurer. J'espère que quelques uns me suivront sur ce difficile parcours. 

       Ariaga
 

 

 

 

11/02/2007

L'axiome de Marie la Prophétesse

Un devient deux, deux devient trois et du troisième vient l'Un comme quatrième.

 

    Appelée aussi , Marie la Juive ou Marie la Copte

Une mère fondatrice de l'alchimie,  on la situe vers le troisième siècle après J.C.

Cette petite phrase a influencé tous les alchimistes du Moyen Âge et fait réfléchir des mathématiciens et physiciens comme W. PAULI.

C'est un excellent sujet de méditation avant que je ne me décide à parler de la quaternité, un sujet tellement vaste et mystique que le courage me manque pour l'instant.

 

 

03/02/2007

Fréquences

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Quand vibre la note intérieure

L'inouïe fleur de l'ouïe s'épanouit 

Les rires purs éclatent tout nus

Les couleurs chantent leur fusion

Et l'on arpège au bout du son

             Spiralant

             Balançant

Dans un bain de fréquences

Sur des cordes vibrantes

    Lianes de lumière

    Surfant l'univers

Jusqu'au son primordial

Là où pulse la Source