UA-2100979-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/02/2014

Danse des contraires

écriture,poésie,amour,alchimie,philosophie,spiritualité,art

Les contraires dansent un quadrille sur l'onde de cristal de l'imperfection, les douleurs racines s'installent dans les failles du sublime, le noir le plus profond engendre une pure lumière.

Écartelée entre la vie et la mort, revêtue d'un manteau de crépuscule, c'est en pleurant la joie de vivre qu'elle marche vers la Porte pour le retrouver.

Ariaga

29/01/2014

Retour à l’Oeuvre inachevée ...

J'ai, en ce moment, l'esprit occupé par un projet. Je crois, en effet, qu'il faut que je cesse certains atermoiements au sujet de ce que je dois " produire " sur le net. En attendant il faut se nourrir alors je suis allée à la cave et je re-produis ici un texte que j'ai déjà publié il y a quelques années. Cela s'appelait l'Oeuvre inachevée et c'est de circonstance ...

 

L'Oeuvre inachevée

Dans l'athanor.jpg

Au dehors

elle n'a pas exploré assez loin.

En dedans

elle n'a pas creusé assez profond.

Ses mains carbonisées

par l'oeuvre de l'amour

ne savent plus chercher

la pulpe de la vie.

Il faut recommencer les envols et les chûtes

passer du noir au blanc

et de la boue à l'or.

Il faut cuire et recuire le pain de la nature

et ne jamais laisser

s'éteindre l'athanor.

Ariaga

 

08/01/2014

Baisser le feu de l'athanor

écriture,poésie,alchimie,spiritualité,jung,la rochelle,photo

Il brûle trop fort, le feu de l'athanor, et parfois tout déborde du vase alchimique.

Besoin d'un peu de repos pour revenir plus forte après quelques silencieuses réflexions sur le miracle de la Vie et de l'Amour.

Ariaga

21/12/2013

Totalité

écriture,poésie,art,photo,socièté,amour,spiritualité,jung

Elle est elle, elle est lui, amour de sa vie, parti sur un autre plan de conscience.

Elle est lui, cet homme sans nom dont elle ramasse le regard perdu.

Elle est elle, cette femme sourire qui verse du miel sur les brûlures.

Elle est l'enfant larmes et rires.

Elle est l'animal dont les membres se brisent sur le chemin de l'abattoir.

Elle est le chat bien nourri ronron sur canapé.

Elle est tous et personne, elle est poussière de Totalité mais, sauvée de la dissolution par l'Amour Véritable, elle  devient Unité dans l'infini Cosmique.

Ariaga

14/10/2013

Les musiciens de la Nature

écriture,poésie,alchimie,musique,quatuor,nature,concert,culture,jung

C'était avant le temps,

quand la scène était déserte.

Le cosmique, qui était et n'était pas, retenait son souffle et soudain, dans une grande expiration, il a posé ses partitions sur le pupitre et habité les chaises du quatuor.

Terre, eau, air feu.

Les musiciens de la nature ont d'abord joué dans la pénombre,

joué les notes de la copulation des ténèbres et de la lumière,

joué les notes de la lutte sauvage des éléments,

Joué à mourir et à renaître.

Puis,

s'est allumé le soleil intérieur et l'amour, porté par le son de la note unique, est arrivé sur la pointe des archets pour célébrer les noces mystiques du Roi et de la Reine.

Ariaga

07/09/2013

Indiscrétion du regard

écriture,alchimie,poésie,photo,spiritualité,amour,art

 

Oui, j'ai porté sur Toi des regards indiscrets,

par cette fente infime,

taillée dans la tension entre clos et ouvert.

Mes yeux ont pénétré

au delà de la chair

et Tu m'as aveuglée d'un flash d'éternité.

Ariaga

20/08/2013

Le monde magique des animaux et des objets

 

écriture,conte,magie,fantastique,rêve,poésie,Patricia Gaillard,littérature

Illustration, collection personnelle de Patricia Gaillard (agrandir)

N’allez-vous pas conserver, de cette nuit au château des mystères, une impression forte ? Chacun à sa manière a abordé cette étrange demeure, moins étrange cependant que ce que nos esprits en ont fait ! Les choses deviennent souvent ce que nous voyons en elles, jusqu’à parfois, devenir magiques...
Et c’est précisément pour nous rendre dans la région des objets magiques et des animaux qui parlent, que nous allons refermer derrière nous la lourde porte du château, rejoindre notre tapis qui, déroulé depuis longtemps, a pris à l’aube un bain de rosée revigorante. Voyez comme sa teinte orange en est soudainement réveillée.
Montez sur ce radeau des merveilles, nous allons filer bien vite.
De région, en région, nous circulons dans le royaume de ce roi des contes, chez qui nous finirons par arriver, car je n’oserais pas vous priver de cette rencontre inoubliable. C’est un être qui a réponse à tout, plongé qu’il est par sa nature dans le tissage divers et compliqué de nos projections humaines. Mais nous verrons cela plus tard.
Voyez sous vos pieds ce grand pré verdoyant. Nous allons nous y poser, partez sans hésiter, faites des rencontres, il y a ici de quoi vous étonner grandement. Sachez que des conversations avec les bêtes nous ouvrent aussitôt ce cher cerveau limbique que nous brimons souvent et qui a bien trop peu la parole. Sachez que les objets ici sont magiques, et que les symboles dont ils sont les images opèrent fameusement sur nos esprits resserrés par les conditionnements du monde. Si vous savez pratiquer la simplicité, cette merveille difficile à toucher, vous vous amuserez royalement dans ce coin.
Que l’un ou l’autre d’entre vous se soucie un peu de L’Oublié. Vous voyez bien qu’il ne partage pas nos mœurs modernes. Et justement, il est bien plus proches des bêtes que vous ne le serez ! Sa compagnie vous aidera dans vos rencontres. Observez-le, prenez de la graine et s’il vous pinçotte les fesses comme ça en passant n’en faites pas grand cas, ne soyez pas chochotte, car il est “nature”, c’est une qualité qu’il faut considérer.
Voyez notre tapis qui se retire à l’orée d’un bois, il s’étend, ravi, et va relire avec délectation et une attention qui vous honore, vos proses et vos vers.
Je crois qu’il se pique au jeu et qu’il nous apprécie.
Reconnaissez qu’il est bien attachant et que, comme monture, on ne peut rêver mieux...
Maintenant filez...

(à suivre)                 La Gaillarde Conteuse

Patricia Gaillard

13/08/2013

Pique-nique au château

écriture,conte,fantastique,voyage,vacances,château,poésiex

Illustration ÉPHÊME (clic pour agrandir)

Chers voyageurs, il nous faut quitter ces lieux. J’espère que chacun gardera en mémoire une de ces passionnantes  créatures...
Sautez sur le tapis, nous allons décoller. Vous avez faim ? Je m’en doutais. Mes amies du cercle de fées, qui connaissent de la nature les secrets gustatifs, m’ont confié un panier. Découvrons ensemble son singulier contenu :
Terrine de plantain aux airelles, tapenade de prunelles aux orties, crottes de lièvres en coques de chocolat blanc, compote d’amanite tue-mouche relevée d’une giclée de cette absinthe si bien nommée “fée verte”. Le tout sera arrosé d’un Pisse-dru des forêts et d’un sang de sureau aux reflets d’escarboucle...
Ne faites pas la grimace et ayez en ce jour le palais tolérant ! Considérez la chance que vous avez de savourer ces préparations fines, ce qui n’est pas donné au commun des mortels. Ces dames nous ont gâtés, il faut y faire honneur.
Oh mais, surtout ne touchez à rien, pas encore ! Je referme ce panier, nous n’allons pas manger comme ça, bêtement, en volant. Ces nourritures méritent que nous prenions le temps. Je vous ai donc prévu un bel arrêt pique-nique, dans une demeure cachée, hautement mirifique. Regardez sous vos pieds et voyez ce château. Nous y serons chez nous, j’en ai reçu la clef. Quelques nappes de lin y garnissent d’interminables tables, et des chandeliers aux flammes frémissantes seront notre clarté. Quelques araignées tisserandes décorent les plafonds de leurs toiles de maîtres, et les chauves-souris font, d’un vitrail à l’autre, un ballet gracieux de papillons noirs. Est-il hanté ? Bien sûr ! Pour qui donc me prenez-vous...
Vacances surnaturelles, je vous avais bien dit. Voyage pas ordinaire....  Esprit es-tu là ?
Nous nous posons, la grande porte est ouverte. Amis, entrons.

(A suivre)               La Gaillarde Conteuse

    Patricia Gaillard

05/08/2013

Tapis de voyage

 

écriture,conte,alchimie,fantastique,poésie,patricia gaillard

Illustration, collection personnelle de Patricia Gaillard

Je vous sens prêts pour le voyage... Voyez dessous mon bras ce tapis magnifique, rapporté de Syrie où j’ai conté un jour. Le voici déroulé. Reconnaissez que sa teinte jaune-orange est digne des plus purs safrans. Ces inscriptions noires qui courent ici et là, sont des symboles sacrés, ou plutôt de sacrés symboles.
Prenez place, je vous prie, choisissez votre endroit. Ce tapis est bien plus vaste que ce que vous voyez et aussi bien plus sûr que vous n’imaginez. Votre hésitation vient du manque d’habitude et justement ce voyage va vous initier. Pas de ceintures, pas de sièges, la douceur du vol ne nécessite rien de plus qu’une véritable envie de partir. Avant de “décoller” je vais vous remettre à chacun un cadeau de la part de ce beau roi dont je vous parlais tantôt : une petite fiole longue, de verre ciselé, remplie de l’eau de la Fontaine de Jouvence. Attention, une goutte chaque jour suffira amplement pour vous donner une jeunesse disons... idéale, qui sera, en fait, celle que vous désirez. Une goutte, une seule, au-delà serait trop, ne faisons pas de cette aventure une colonie de vacances, ou pire, une nurserie volante !
Ah, voilà que nous partons... Vous voyez, pas même le plus petit tressautement, je vous l’avais promis...

(à suivre)

La Gaillarde Conteuse

Patricia Gaillard

03/08/2013

Il était une fois ...

 

La conteuse.jpg

Illustration, collection personnelle de Patricia Gaillard

Ce jour-là comme souvent, j’allais, l’inspiration bavarde, avec l’idée de fourrer mon nez dans une histoire à raconter et voir un peu ce que j’en allais dire pour la servir au mieux. Je ne me souviens même plus quelle était cette légende, et cela n’a ici pas la moindre importance, quand soudain j’ai vu, comme je vous vois, ou presque, une espèce de vieux beau roi couronné d’une belle dignité. Il me vit étonnée, sourit de ma surprise et me dit simplement “Je suis le conte”. “Lequel ?”, lui demandai-je, “Tous !” lanca-t-il, rieur.
Il me tendit la main et me proposa un voyage chez lui, forêt, château, royaume, tout ça...
Un peu aventurière, un peu crâneuse et conteuse avant tout, je l’ai tout simplement suivi. Amis, jamais voyage ne m’aura autant plu et je n’en ai plus jamais oublié le chemin. Ce qui fait qu’aujourd’hui, veinards qui êtes là, je peux vous proposer son parcours véritable, et en tapis volant, avec boissons de jouvence, fraîcheur de petit bois et même repas pas du tout ordinaires. Ceux qui ont un penchant pour la gaudriole ne seront pas déçus, car j’y ai croisé deux sorcières et une reine, aux noirs desseins et aux noirs dessous, qui feuillètent depuis des siècles des grimoires coquins et sulfureusement créatifs, qui devraient mettre les amateurs à l’abri de l’ennui...

La Gaillarde Conteuse

Patricia Gaillard

29/07/2013

Voyage au pays d'Adelis

 

écriture,poésie,conte,Élisabeth Leroy,voyage,fantastique,photo

 Je vous présente cette histoire d'Élisabeth Leroy dont nombre de lecteurs connaissent le blog : Mes Passions. J'ai beaucoup aimé cette histoire poétique, charmante, qui montre, si on la lit jusqu'à sa fin,  qu'un "glissement" vers un ailleurs est toujours possible et qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

Photo Ariaga (clic pour agrandir)

Au pays d'Adelis

Au milieu des rochers balayés par la tempête déchainée, mes cheveux fouettaient mon visage.
Je devais me battre contre le vent pour rester debout et garder l'équilibre.
J'avais laissé mes amis derrière moi pour rejoindre le château d'Adelis qui m'attendait ce soir.
Je traversais la mer en sautant de rochers en rochers. Je savais qu'au bout du chemin je le trouverai.
Arrivée sous une grande arche de pierre, j'avançais prudemment dessous. Il me fallait encore marcher sur une route sinueuse qui montait la colline.
Arrivée tout en haut, je vis une lumière bleue. Des oiseaux noirs volaient au-dessus de moi ; certains me frôlaient et j'avais envie de crier.
J'étais épuisée mais je savais qu'Adelis m'attendait. Je repris mon souffle un instant. Je regardais autour de moi mais la lumière bleue était devenue jaune. Je me dirigeais vers le château qui devenait de plus en plus gigantesque. Arrivée à la porte, je tapais de toutes mes forces avec les deux bras. Une dame voutée m'ouvrit et je me présentais.

Elle me dit : "Adelis vous attend, suivez-moi..."
J'entrais dans une immense pièce entourée de colonnes finement sculptées, éclairée par quelques bougies et au milieu de laquelle un bassin jetait de l'eau en cascade du haut d'une fontaine. Adelis apparut entre deux colonnes et m'invita à m'asseoir sur les coussins jetés au sol sur un grand tapis. Il m'offrit un verre de vin et je le remerciais. Je le questionnais sur le but de son invitation et, au moment où ses lèvres s'ouvrirent, je me sentis tout à coup engourdie. Sa voix devenait de plus en plus lointaine. Je ne comprenais pas ce qu'il me disait. Ma tête tournait et mon corps tomba dans un grand lac noir.
Je fus aspirée dans un tourbillon qui dura quelques secondes mais qui m'effrayait. J'entendis au loin Adelis qui me parlait. Sa voix douce m'accompagnait dans ce voyage inattendu. Je tombais enfin sur un lit de pétales de fleurs roses. Une main prit la mienne. Je levais les yeux et Adelis, devant moi, me souriait. Il me dit : "Bienvenue dans mon royaume ! Monte dans cette barque ! ". Je regardais autour de moi : je ne voyais que des fleurs et un jardin. J'entendais au loin une harpe qui jouait un air inconnu. D'un geste Adelis fit apparaître une barque bleue au milieu de ce décor. Je ne pouvais qu'accepter l'invitation et je montais dans la barque qui glissa aussitôt sur les pétales de fleurs.

Ainsi commença un voyage dont je ne me souviens pas de la durée, ayant perdu toute notion du temps depuis que j'étais partie au-delà des rochers et de la mer. La barque prit son envol dans le ciel sans nuages au-dessus de nos têtes. Adelis m'embrassa. Je ne voyais plus le paysage autour de moi, que le ciel sans nuages. Je murmurais alors : "Je veux vivre dans ton pays Adelis... Mélia avait raison".
Une voix étrange, glaçante, se fit entendre au loin comme un écho qui me répondait. Ce n'était pas la voix d'Adelis. Elle disait : "Je t'ai choisie depuis longtemps déjà. Tu ne le sais pas mais ta robe t'attend dans la forêt des cerfs blancs". Je frissonnais ...

Élisabeth Leroy

10/06/2013

Co-naissance

 

écriture,philosophie,spiritualité,pensée,poésie,alchimie,naissance

Ce qui est au delà des noms nous atteint parfois, comme une onde venue du fond de l'univers. Une impression de co-naissance avec tout ce qui est.

Un instant unique aux larmes.

Puis cela disparaît et c'est une insupportable perte ...

Ariaga

 

écriture,philosophie,spiritualité,pensée,poésie,alchimie,naissance

01/05/2013

Le travail du pinceau

peinture,bateau,insolite,art,la Rochelle

À terre, à côté d'un bateau, j'ai vu, oublié, un pinceau. Il était encore imprégné d'une collante matière qui commençait tout juste à sécher et de vives couleurs palissaient en éclaboussures sur le sol buvard.

Il allait rester là oublié, piétiné, jeté. Pour lui pas de voyage sur l'océan, pas  de voiles gonflées, pas de bruits de vagues sur la coque.

Mais il avait beaucoup servi et le Service peut être le plus beau des voyages pour celui qui comprend le sens de ce mot.

   Ariaga

 

10/04/2013

Chaos métallique

art,photo,insolite,métal,destruction

Beauté de l'erreur qui monte des failles en une haute stridence nourricière de la danse des contraires.

Le monde jetable pulse du hasard

explosion en étoile d'une ligne trop droite

qui se tord en un désir de mort

dans les fours alchimiques de la dissolution.

Ariaga

08/03/2013

Île de Ré rêvée

mettre les voiles.jpg

En souvenir du grand voyage imaginaire du navire l'Évasion, que nous avons accompli cet été avec quelques amis du Laboratoire, je vous propose de mettre les voiles cap sur l'île de Ré.

La voie ancienne.jpg

Loin des troupeaux de touristes et des boutiques de souvenirs nous avons suivi les voies anciennes qui mènent vers une fin de terre où l'on peut encore espérer, qui sait ? voir passer les grandes baleines et où la pierre se lit comme un livre d'histoire.

alpinistes du ciel.jpg

Nous sommes passé par un lieu où les habitants grimpent aux amers clochers noircis pour nettoyer le chemin d'un inatteignable ciel ...

croix dans la mer.jpg

Nous avons vu tant de choses, amis du rêve,

même des croix sur les eaux, des croix en  marche vers l'horizon ...

mandalà sur Rè.jpg

Et, vous ne le croirez pas, nous avons plongé dans l'or liquide d'un Mandala où se promenait un fantôme de Jung ...

Ariaga