17/09/2010
Paraître et être
Une pensée, pour les non amateurs de rêves ....
Quand le regard de l'autre nous fait et nous défait
Paraître
Quand de la profondeur
Émerge le vrai visage
Être
Ariaga
08:48 Publié dans Pensées, interrogations, aphorismes, Philosophie, poésie | Lien permanent | Commentaires (46) | Tags : écriture, poésie, philosophie, société, spiritualité, pensée, photos
26/07/2010
IMAGINATION ! crie l'oiseau
Suivons le conseil de l'oiseau ami des alchimistes philosophes de la nature, et jouons le jeu du mot imagination. Il m'a été inspiré par la qualité de la votre, chers lecteurs. Je m'accorde un quart d'heure et à vous la suite ... et surtout pas de dictionnaire ! rien que la vue et l'ouïe.
- IMAGINATION, un voyage imaginaire de l'esprit, ce qui est gratuit, la liberté même derrière les barreaux.
- IMAGINATIO, pour les alchimistes du Moyen Àge, méditatio et imaginatio = le combustible de l'oeuvre.
- j'entends aussi IMAGE, MAGE,MAGIE.
Image, l'incessant film qui défile, éveillé où en rêve.
Image de soi, image de l'autre. L' IMAGO, la métamorphose.
La magie, ce qui produit de la surprise. Le mage, celui qui voyage vers l'étoile.
- GI, j'entends CI -GÎT. Elle gît l'imagination de ceux dont le cerveau est encombré, paralysé ,par l'excès de sollicitations extérieures car il ne reste plus de place pour imaginer.
- NATION .... la mienne bute sur ce mot à la fois trop large et trop étroit.
Je nous imagine, amis les les poches remplies de petits cailloux, marchant au son d'un slam surréaliste, sur la route du voyage imaginaire de l'imagination ....
Ariaga
11:11 Publié dans Alchimie, photo, poésie, Vacances imaginaires | Lien permanent | Commentaires (59) | Tags : écriture, poésie, culture, alchimie, voyage, nature
18/06/2010
L'herbe Ariaga
La fragile herbe Ariaga, celle là même qui se croyait si forte,
tombée comme un vieux chiffon
dans les boueuses profondeurs aquatiques du chagrin,
délitée par le sel des larmes,
remonte doucement vers la lumière.
Où est la surface, elle l'ignore,
elle flotte dans le ventre maternel des eaux,
elle grandit, elle s'enfante,
poussée par le courant vers le monde extérieur
et revient, tel un esprit malicieux,
le vieux démon de la curiosité...
Ariaga
17:28 Publié dans amour, blog et quotidien, Philosophie, poésie | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : écriture, poésie, philosophie, photo, art, femme
17/04/2010
Koan de l'autre visage dans le miroir
Pour Lung Ta Zen
Reflet du froid miroir
frontière du regard
elle voit le paysage
de son visage
lentement disparaître
Dans la nuit de la destruction.
Dévétu par le temps
rouillé par l'eau puissante des plaisirs et des larmes
labouré par le croc de la grande exigence
parcouru par les pistes du rire et de son ombre
elle le voit se défaire
comme tombent les pierres
d'un très vieil édifice.
Et puis venu des strates des âges de son âme, vient un nouveau reflet.
Voici l'ultime image
le dernier paysage
destruction transition
dernière initiation
voyage reconstruction
vers cet ancien visage
le visage oublié
d'avant sa naissance.
Et la glace reflète le sourire infini
d'un enfant qui n'est pas encore né.
Ariaga
16:02 Publié dans Alchimie, Philosophie, poésie | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : écriture, poésie, spiritualité, philosophie, zen, feme, nature
09/04/2010
Elle était fleur
Pour vous, amis, une petite bluette...
Elle était douce
Elle était mousse
Elle disait pouce
Mais c'était oui !
Elle était soie
Elle était joie
Rosée d'émoi
Et c'était Oui !
Elle était fleur
Coeur de couleur
bout d'une odeur
Elle était Oui !
Ariaga
01/04/2010
Et puis voici des fleurs...
Pour vous amis lecteurs,
vous qui vous demandez si Ariaga pense à ceux
qui préfèrent les simples textes sortis du coeur,
qui souffrent en silence de nos longues et ennuyeuses cogitations
sur les séries de rêves,
voici ces quelques fleurs qui forment à l'orée du bois sombre
un bouquet de blanc pur et d'or pâle
dans le jardin de la nature.
Je mes suis bien gardée de les cueillir car le plus beau des vases
est celui de la terre
là où elles sont nées.
Je vous offre avec amour, celles qui annoncent les beaux jours
et j'espère, peut-être,
Que vous en rêverez...
Ariaga
15:18 Publié dans blog et quotidien, Nature | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : écriture, nature, amis, poésie, photo, environnement, jardin
14/03/2010
L'Oeuvre inachevée
Au dehors
elle n'a pas exploré assez loin.
En dedans
elle n'a pas creusé assez profond.
Ses mains carbonisées
par l'oeuvre de l'amour
ne savent plus chercher
la pulpe de la vie.
Il faut recommencer les envols et les chûtes
passer du noir au blanc
et de la boue à l'or.
Il faut cuire et recuire le pain de la nature
et ne jamais laisser
s'éteindre l'athanor.
Ariaga
16:06 Publié dans amour, Philosophie, poésie | Lien permanent | Commentaires (61) | Tags : écriture, poésie, alchimie, amour, nature, spiritualité, photo, psychologie
09/03/2010
Passer par la porte de l'Amour
Passer le mur
des bonnes raisons pour ne pas.
Passer le mur de la culpabilité.
Passer le mur entre les Uns et les Autres
le mur invisible du non dit, de la honte, des préjugés.
Passer le mur des questions sans réponses.
Passer le mur de la peau trop étroite.
Miner les fondations du mur de l'impossible.
Vous demandez comment amis ?
Tout simplement par une porte, la porte de l' Amour Vrai.
Ariaga
17:31 Publié dans amour, Philosophie, poésie | Lien permanent | Commentaires (42) | Tags : écriture, poésie, société, philosophie, amour, spiritualité
01/03/2010
Ce blog doit-il vivre ou mourir?
Cela fait un mois que je réfléchis à la question. Le laboratoire du rêve et de l'alchimie spirituelle, que j'ai quelque peu délaissé ces derniers temps, est-il en train de se vider de sa substance matértielle et spirituelle ? Si oui, j'en suis responsable car mes lecteurs ont toujours été fidèles et actifs.
Une vie quotidienne très difficile.
Une lassitude après tant de mots jetés dans l'athanor et dont j'ai l'impression qu'ils produisent plus de cendres que de feu.
Une attitude mentale personnelle insuffisante pour évoluer.
Un besoin de se réfugier dans l'illusion du paraître.
Un mur s'est élevé devant la porte du laboratoire, m'empéchant d'y pénétrer.
Ce mur je l'ai édifié moi même, de plus en plus haut, et chaque jour je regarde le mur avec ce qui ressemble à du dégoût et puis aujourd'hui, premier jour de Mars, j'ai vu DEVANT le mur, une branche de lierre, symbole de force de la nature et de pérennité. Elle a fasciné mon regard, transformé ma vision. C'était un miracle de l'alchimie spirituelle.
J'ai compris que la voie de l'évolution physique et animique ne peut être barrée par un mur. Les murs sont faits pour être démolis et tout peut recommencer.
Autrement.
Je ne suis pas seule dans le laboratoire, il y a plein d'autres chercheurs.
Pour l'instant moins de textes que les philosophes appellent "de fond". Plutôt des idées, sensations, citations, interrogations au gré de mes envies ; le tout bref mais plus fréquent.
Pour conclure, je "ressens" qu'après un temps qui commence à être long, tout ce que les lecteurs ont apporté à la quête effectuée en ce laboratoire, ne peut pas être oublié alors le laboratoire va vivre encore. Comment ? C'est l'avenir qui le dira. Et merci à tous ceux qui m'ont "secouée", certains assez vigoureusement...
Je vais maintenant entreprendre le long périple de la lecture des blogs avec lesquels j'ai des liens privilégiés. J'y trouverai certainement une nourriture pour le feu de l'athanor.
La montée des marches de la quête alchimique continue.
Ariaga
18:05 Publié dans Alchimie, blog et quotidien, Pensées, interrogations, aphorismes | Lien permanent | Commentaires (45) | Tags : écriture, poésie, nature, blog, philosophie, alchimie, photo
04/01/2010
Prière de l'année nouvelle
Dieu du secret de mon coeur,
cette source qui m'était interdite,
par une loi que j'avais moi même écrite,
laisse moi y boire.
Sur les cendres de ma vie permet que je laisse pousser une rose,
que je vois la fleur plutôt que les épines.
Que je devienne le bois du feu de l'athanor de mon corps
et que cesse la brûlure.
Que chaque jour soit une histoire
rose ou noire, peu importe.
Que moi, petite goutte dans l'Océan,
devienne bulle et éclate de joie dans la lumière.
Que le soir venu,
oublieuse des pourquoi et des portes,
je sois emportée dans le courant du vent de l'Amour vaste,
pour y danser sans tête ni pieds,
au son de l'orchestre de la Nature.
Que, après des temps, il me soit accordé,
le retour d'un même pas tout à fait le même,
pour que je perfectionne encore et encore
l'Oeuvre d'une vie.
Ariaga
12:25 Publié dans amour, Nature, Philosophie, photo | Lien permanent | Commentaires (67) | Tags : écriture, poésie, nature, spiritualité, prière, photo
20/12/2009
Rêve du vieil alchimiste
C'était une voix sans corps et sans visage.
C'était une voix qui murmure parfois à l'oreille de son coeur.
C'était la voix du vieil alchimiste qui habite dans les profondeurs de ses abysses.
Il lui disait : te souviens tu des temps où tu étais mon âme soeur ?
Unis par l'amour enflamé de l'Oeuvre, nous regardions du rivage de nos méditations passer les fiers vaisseaux des quatre vierges. Elles se tenaient en équilibre sur quatre globes, figures de proue vétues de leurs voiles d'eau de terre d'air et de feu.
Unis dans la recherche sans fin des quatre degrés du feu,
consummés corps et âme,
nous allions de l'oratoire au laboratoire et du laboratoire à l'oratoire car il fallait sans cesse nourrir et faire grandir, comme un enfant, le feu de l'athanor.
Souviens toi.
Le premier feu doux comme la chair du nouveau né.
Le deuxième feu semblable à un soleil de printemps.
Le troisième feu brûlant comme un bois qui se calcine
Le quatrième feu, celui de la fusion.
Souviens toi nous étions le vase sur l'athanor et ce quatrième feu à toujours été celui de notre mort, soeur trop aimée.
Et si c'était un rêve mon vieil ami ? lui répondit-elle
les mains serrés sur son coeur dissous...
Ariaga
13/12/2009
L'amour humain
Portée par un amour aux racines profondes et dont le tronc recherche la plus grande hauteur,
un amour où il n'y a pas le moindre espace entre deux êtres,
un amour sur lequel on referme de lourds volets,
elle a monté des marches si hautes que la mémoire de la terre s'est dissipée et que son corps est devenu transparent.
Elle a perdu sa chair et seul le squelette, solide et plein d'orgueil, a soutenu de toutes ses forces l'édifice de la grande exigence.
Et maintenant...
broyant le silence , elle entend le rire aigu de son ombre qui se plante comme un croc dans le socle d'une statue d'argile fragile.
Ariaga
09:57 Publié dans amour, arts, photo, poésie | Lien permanent | Commentaires (37) | Tags : écriture, poésie, amour, spiritualité, arts, société
07/11/2009
Il fut un temps où dieu était femme
Il fut un temps où dans les tombes on trouvait des coquillages en forme de sexe de femme et de la terre ocre couleur sang.
Il fut un temps où les statues étaient fessues et mamelues.
Il fut un temps où la maternité était magique.
Il fut un temps où la terre était une Grande Mère, nourricière, procréatrice, centre des forces mystérieuses de la vie et de la mort et où on la disait Mère du Monde, Mère Céleste.
Tout venait d'Elle.
Tout retournait à Elle.
Il fut un temps où Elle habitait des sanctuaires et où on lui offrait les fruits de la nature.
Mais les temps changent.
Est venu le pouvoir du Père.
Il a relégué la Grande Mère dans les profondeurs de la terre.
Il a dit qu'elle était impure et dangereuse.
Il a dit qu'elle était seulement le récipient de sa grandeur.
Il a dit que c'était lui le Créateur de toutes choses.
Mais moi, qui ait toujours senti dans les fibres de mon être vibrer les notes du chant de la Grande Mère, je vous le dit, amis, la Vie est multiple et l'on va bientôt célébrer les noces alchimiques du Roi et de la Reine oubliée.
Ariaga
07/10/2009
Nature et oeuvre d'art
Quand je regarde cette photo de la peinture toute écaillée d'un vieux bateau, abandonné à la lisière vaseuse entre la terre et l'eau , je vois une oeuvre d'art de la nature.
La pluie et le soleil, le sel, le vent, l'eau alguée de la grande marée, tous les éléments ont travaillé et crée.
De calcinations en distillations, de putréfactions en coagulations, sur l'athanor de la nature, par une lente alchimie, la beauté est née et quand je la contemple je pense au matériau brut, grossier, chaotique, de notre être et je me demande si, avec le pinceau de l'amour sans limite, nous ne pourrions pas tenter, de vies en vies, de devenir, nous aussi, des oeuvres d'art. Utopie ? Peut-être, mais c'est un beau projet d'existence qui donne un sens à la vie journalière.
Ariaga
09:17 Publié dans Alchimie, arts, Nature, poésie | Lien permanent | Commentaires (42) | Tags : art, culture, philosophie, écriture, alchimie, poésie
28/09/2009
L'enfant et l'univers
Sur la plage, tout vibrant d'étonnement devant le monde qui s'offre à lui, l'enfant contemple une mare enfermée dans sa frontière de rochers. Il ne voit pas les limites, seulement ce lieu enchanté où s'agitent crevettes et minuscules poissons, où le soleil joue avec l''eau. Il pénêtre cette mare de tout son regard et pour lui cette petite surface d'eau de mer abandonnée par la marée est aussi importante que tout l'univers. Elle est l'univers.
Redevenir cet enfant émerveillé, oublier les questions et les portes...
Ariaga
09:51 Publié dans Nature, Philosophie, photo, poésie | Lien permanent | Commentaires (72) | Tags : écriture, poésie, nature, photo, spiritualité, enfant, philosophie