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08/10/2015

Nouveau carnet de pensées et réflexions

écriture,philosophie,spiritualité,pensées,photo,nature,Jung,déménagement

Dans le maelstrom du déménagement j'ai égaré le petit carnet où je note les idées et interrogations qui me passent par la tête. Cela a certainement un sens et j'en commence un nouveau dont je vous donnerai parfois des petits bouts. Il n'y a là rien de travaillé et je peux parfois me contredire ce qui, pour moi, est le signe que tout va bien  !!!

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Nous sommes des récepteurs émetteurs qui captent toutes les formes d'énergie. Des unités reliées directement à la Totalité de ce qui Est.

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Nous sommes informés de tout mais nous sommes aussi incapables de traiter correctement l'immensurable masse de ces informations. 

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Nous sommes "saturés" alors nous choisissons, nous jugeons selon la grille d'une image mentale et de la structure parlée. Notre seule fonction bien reliée au Grand Émetteur est la sensation et encore ... nous pouvons être trompés par le mental.

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L'image que nous avons de nous mêmes est l'aboutissement et la concentration de millénaires de mémoires.

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Quand nous jugeons, nous classons, nous utilisons des catégories qui n'existent pas dans la nature et, finalement, nos évaluations nous renvoient à nous mêmes. 

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Ariaga

27/09/2015

Une lettre de Madame Jung à Freud

Jung,Freud,citations,société,philosophie,culture,femmes

Photo prise au Musée des Automates de La Rochelle

Dans cette lettre, dont je vais vous citer l'essentiel, écrite en 1911 par la femme de Carl Gustav Jung à l'éminent Sigmund Freud, il est question des complexes que peuvent ressentir les femmes des grands hommes envers leurs brillants maris.  La situation à évolué mais je pense qu'il y a encore des progrès à faire ...

" ...D'ordinaire je suis aussi tout à fait d'accord avec mon destin et je vois parfaitement combien j'ai de la chance, mais de temps en temps je suis torturée par le conflit, comment me mettre en valeur à côté de Carl ; je trouve que je n'ai pas d'amis, mais que tous ceux qui nous fréquentent ne viennent en fait que pour Carl, sauf quelques personnes tout à fait ennuyeuses et inintéressantes pour moi.

Toutes les femmes sont naturellement amoureuses de lui, et chez les  hommes je suis de toute manière écartée en tant que femme du père ou de l'ami. Mais j'ai quand même un fort besoin de voir les gens, et Carl dit aussi que je ne dois plus comme jusqu'à présent me concentrer uniquement sur lui et les enfants, mais comment dois-je m'y prendre? Avec ma forte inclination à l'auto-érotisme cela est très difficile, mais c'est certainement aussi difficile objectivement, car je ne peux absolument jamais entrer en concurrence avec Carl. Pour bien accentuer cela, je dis d'habitude encore particulièrement des bêtises en société.

Je fais tous les efforts pour acquérir des transferts, et quand cela ne réussit pas comme je le désire, je suis toujours très déprimée.  ... voulez vous me rassurer, cher Monsieur le Professeur, et si nécessaire me passer un peu un savon? "

Je crois que, dans cette lettre, on a un bon exemple de la dépendance féminine d'une femme, pourtant intelligente et cultivée, envers son mari et aussi envers l'autorité que représentait Freud. (les caractères gras sont des ajouts personnels)

Ariaga

 

20/09/2015

La substance merveilleuse

écriture,poésie,alchimie,philosophie,spiritualité,rêve,inspiration

Quand des pensées nouvelles émergent du silence, leurs rayons de sont pas oeuvrés de la vile matière des recommencements mais d'une merveilleuse et précieuse substance source de la création.

C'est alors que l'eau croupissante du quotidien devient une Eau-de-Vie qui anime jusqu'au cœur celui qui la boit. On raconte que, sur certains chemins, on peut le rencontrer, ivre de désir, sur des routes frôlant les précipices, revêtu de souffle, balbutiant de confuses paroles au sujet de sa grande faim d'une merveilleuse substance dont il ne peut oublier la saveur après en avoir reçu un jour une précieuse goutte de hasard.

Ariaga

13/09/2015

Transmutation et déménagement

écriture,philosophie,alchimie,Jung,société,culture,spiritualité

Transmutation a pour origine le mot latin transmutatio qui signifie transposition de lettres. Je vois là une amusante allusion au fait que le libellé de mon adresse a changé.

Dans transmutation il y a mutation ce qui implique un déménagement. Je ressens fort l'importance du terme mutation. Je suis mutée, par ordre du Cosmique, en un autre lieu où je suis appelée à une autre vie, à d'autres relations, à un autre service envers autrui. La transmutation, changement d'une chose en une autre n'est pas, dans le cas de mon déménagement, une altération de la forme de mon corps mais une autre manière d'être extérieure et intérieure. On pourrait faire un rapprochement (un peu hardi!) avec cette transmutation de valeurs (unwertung) qui est plutôt une transvaluation, dont parle Nietzsche. C'est la promesse d'une vie nouvelle.

Je crois que l'on pourrait aussi dire que, comme pour l’œuvre alchimique, il y a dans le déménagement, dont le but est l'inatteignable installation parfaite dans le nouveau lieu, des degrés. Cela ne se passe pas toujours dans l'ordre car, dans mon cas, la distillation, cinquième degré sur les sept, a précédé le premier degré, la calcination. En effet, J'ai pour habitude, quand je déménage, de me séparer de la moité de ce qui ce trouve dans les placards (hors livres) car, en regardant bien, je m'aperçoit que c'est parfaitement inutile.  C'est une forme de distillation ! Maintenant, en espérant pouvoir remonter les marches de l'escalier alchimique, je suis tout en bas au stade de la calcination ...

J'espère, amis, que vous comprendrez que cette petite étude alchimique est seulement un amusement de l'esprit  destiné à réamorcer la pompe de mon inspiration.

Ariaga

 

30/08/2015

Handicapé (bis,23)

 

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Toi, le handicapé anonyme dont l'ombre rampe vers la porte et les couloirs sans fin de l'hôpital,

le regard cherche la lumière de la fenêtre,

je voudrais découper ton nom aux ciseaux des mots, aux ciseaux des sons, dans la langue des oiseaux des anciens alchimistes.

Handicapé, caché derrière le H, la hache qui a coupé le fil, il y a l'an, ces années que tu comptes et peuples de tes rêves. Hand est la main que je voudrais te tendre pour l'invitation au voyage. Au centre je devine Icare et son vol plein d'espoir. Je vois aussi la cape tissée d'amour pour t'envelopper et le cap qu'il nous faudra tenir pour arriver au but ultime, à la dernière station des vacances imaginaires.

Toi, l'anonyme que l'on promène du lit au fauteuil et du fauteuil au lit, ta chambre est la dernière station de notre train.

Je viens te chercher, nous venons te chercher car je ne suis pas seule. Tout l'été nous avons voyagé vers toi dans le seul but, par la force de notre rêve, par la force de notre amour, de t'emmener avec nous. Pas dans un pays lointain, pas dans des lieux grandioses, simplement descendre le petit chemin, juste à gauche du banc des premiers jours de l'été, et marcher tous ensemble sur la plage.

Tu penses, tu ne dis pas, les mots aussi sont partis, tu penses, je ne peux pas marcher, mon corps s'est absenté.

Ce n'est pas important. Tu es moi et les autres, tu es moi et je suis celui qui est assis dans le fauteuil devant la fenêtre.

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Tu es pieds nus et tu marches sur le chemin humide comme un enfant qui naît. Ce chemin qui conduit vers la mer. Sur la plage, le sable fin s'insinue entre tes doigts de pieds. L'odeur marine pénètre chaque pore de ta peau et la vague de la marée montante frissonne le long de tes jambes . Tu cours, tu danses dans la poussière bleue des gouttes d'eau. Tu n'es plus que sensations et le cri de joie qui monte à ta gorge nous le poussons tous ensemble.

Par une après-midi de fin d'été, dans un rayon de lumière, le long train de banc des vacances imaginaires est arrivé à destination.

Ariaga

27/08/2015

Construction du village de l'Amour (bis,20)

 

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Comme un cordage enroulé,

une chaîne d'amitié, nous a servi à tirer, vers des lieux qu'ils ignoraient,

des hommes emprisonnés.

Ce boulet aux pieds, ce poids sur le coeur, tout ce qui les empêchait de voyager librement, est devenu ballon s'échappant aux vents de l'imaginaire.

Et quand ils sont revenus de leurs folles aventures, ils n'étaient plus solitaires. Un village s'était construit dans l'Athanor, un village aux reflets d'or, un village tout plein de bancs et de sons de cloches sonnant la liberté intérieure. Un village du nom d'AMOUR.

Ariaga

 

20/08/2015

Du carburant pour le voyage (bis,14)

 

 

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   C. G. Jung, que je préfère appeler Carl Gustav, car il fait partie de mes amis intérieurs, est, depuis le début des vacances imaginaires, assis sur le banc principal, on pourrait dire la locomotive du train de voyage des bancs. Lui, si présent sur le blog, s'est montré très discret depuis le départ. Je crois qu'il nous observait avec son sourire ironique si séduisant. Et puis il a entendu parler de carburant de moteur, de tout ce qui pouvait propulser les bancs des voyages imaginaires. Alors il s'est levé et nous a parlé , avec un peu d'impatience. Et que faites vous de l'imagination active, le meilleur moteur pour voyager au pays de l'inconscient ?  Enseignez nous donc, ont dit en choeur les passagers des bancs. Carl Gustav s'est alors exprimé et, en prenant quelques libertés, imagination oblige il a dit :

 

D'abord, si certains d'entre vous veulent en savoir plus  sur les voyages vers ailleurs lisez le chapitre "Le voyage dans l'au-delà" du livre de Marie-Louise von Franz C.G.Jung , son mythe en notre temps (Buchet/Chastel). Pour ce qui est de l'iimagination active, allongez vous sur le banc, et laissez venir tout ce qui émerge de l'inconscient. Accueillez, comme si c'était vrai, les émotions, les phantasmes, les pensées obsédantes, les images de rêves. Vous verrez, ces éléments que vous laisserez émerger emploieront souvent pour s'exprimer un langage étrange, pathétique ou ridicule. Vous pourrez être choqués, vous dire : mais comment est-ce que je peux imaginer des choses pareilles ? Pas besoin de comprendre, recevez comme un cadeau. Vous pouvez dialoguer avec ces éléments qui remontent à la surface et surtout en profiter pour exprimer toute la puissance de votre imagination. Écrivez les, dessinez les, vous pouvez même les danser...et surtout soyez spontanés, ne cherchez pas à trop bien faire, à esthétiser. Laissez simplement se réunir harmonieusement les deux tendances du conscient et de l'inconscient et votre iimagination voyagera comme celle des grands artistes dont les cloisons avec les richesses de l'inconscient sont plus minces que chez les autres humains.

 

  Je sens que le train de banc va prendre de la vitesse. Carl Gustav qui a déjà fait le plus grand Voyage, celui du passage dans l'au-delà, nous a donné une nouvelle impulsion. L'imagination active est un super carburant. 

              Ariaga

11/08/2015

Bonheur et mystique juive (bis,7)

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   Je sens comme une pression d'ombres insatisfaites autour du banc. Depuis Janvier 2007 où j'avais posté une note intitulée "paroles de la mystique juive", quand je regarde les textes les plus lus sur le blog cette note se situe toujours aux premières places. Tout le monde doit être heureux et partir en vacances alors je vais inviter au voyage un nouveau compagnon, le maître hassidique Rabbi Nachman de Bratislava (1772-1810) dont j'ai entendu parler dans un livre d'Edward Hoffman intitulé Mystique juive et psychologie moderne (Dervy).

 

   Je l'imagine très bien, assis sur le banc et racontant d'une belle voix, au petit groupe des voyageurs, lui qui n'a rien écrit, les histoires et paraboles qui lui servirent pour illustrer ses idées. 

 

   Atteint très jeune de la tuberculose, il savait que sa vie serait courte. Cela aurait pu le rendre mélancolique mais, au contraire, il enseigna que la joie est une porte vers le divin et que l'on doit toujours essayer d'être gai, même si il faut pour cela "avoir recours à des futilités". Il pensait aussi que le corps et l'esprit sont intimement liés  et que les émotions négatives, comme la peur, la jalousie ou la colère, peuvent être à l'origine des maladies.

 

   Ses récits parlaient de rois, de naufrages, de trésors cachés et des rêveurs fous partis à leur recherche et aussi de ces coïncidences qui font exploser les cadres de la causalité. J'aime imaginer qu'il est avec nous sur le banc, ce mystique joyeux qui condamnait l'ascétisme et qui nous aurait enseigné la marche sur la voie du bonheur.

          Ariaga

05/08/2015

Agrandir l'espace (bis,2)

 

 

 

 

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     Au moment du départ pour les vacances imaginaires du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle, je me suis aperçue, en lisant vos commentaires, que l'espace prévu était insuffisant. Il y en a déjà, comme Guelum et Muse qui trouvent le véhicule exigu. En plus, un certain Laître Dubois m'a inspiré l'idée de faire du banc un lieu où pourraient venir ceux qui étaient mis au banc de la société et cela en fait du monde ! Je vous propose donc un banc où l'espace herbeux est plus vaste. Un peu roussie l'herbe ? C'est parce que, à la chaleur de votre amitié l'athanor commence à chauffer et que sa chaleur se répand. Et puis, nous pouvons occuper plusieurs bancs. Imaginez un train de bancs voguant vers le beau pays des rêves...

 

  Nous aurons tout l'espace nécessaire. Lung Ta pourra nous enseigner la méditation Zen, Mariedumonde nous dispenser des paroles de sagesse. Tout près du bord de l'eau, Patriarch continuera à voir passer, comme dans son enfance, des bateaux imaginaires qui l’emmèneront au bout du monde. J'espère qu'il retrouvera, au cours de notre voyage, son champ secret. Lechantdupain sera de garde de nuit près de son télescope. Le lendemain nous nous grouperons autour de lui et il nous racontera les étoiles...Beaucoup, silencieux, sont déjà venus, d'autres viendront. Il va me falloir consulter les augures et ce sera le grand départ.

          Ariaga.

02/08/2015

Retour aux bancs de voyage

écriture,vacances,voyage,imaginaire,nature,photo

Depuis le mois de Janvier et cette maudite grippe, la décision de déménager à la mi-Aout et mon accident de fin Juin je dois dire que le Laboratoire en a vu de dures ...

Ce qui m'ennuie le plus est l'impossibilité où je suis d'"assurer" comme je l'ai fait, au long des années, une animation du blog pendant l'été. Cela m'a toujours tenu à cœur car je pense à tous ceux qui ne peuvent pas prendre de vacances. Même si j'ai reçu souvent ces dernières années l'aide d'amis du blog qui m'écrivaient parfois des textes, il y a tout un travail que je n'ai pu assumer.

J'ai perçu des regrets de certains lecteurs nostalgiques d'une période héroïque où nous avions voyagé en imagination par des moyens divers et, en particulier au moyens de bancs ! C'était , après un petit essai en 2007,  en l'année 2008 que nous avons commencé à utiliser des moyens de locomotion peu usuels...

Il m'est alors venu une idée, pour que ceux, connus et surtout inconnus, qui viennent visiter le Laboratoire ne le trouvent pas déserté : reproduire les textes de cet été 2008. Je suis donc allée visiter mes caves et je dois dire que cela m'a procuré une grande émotion. Parmi ceux que je cite ou qui mettent des commentaires beaucoup n'ont plus de blog où sont partis je ne sais où. Certains ont franchi l'ultime porte.

Je vais essayer de publier le maximum de cette saison 2008 "dans son jus", sans aucune corrections et avec des photos que l'on ne pouvait agrandir d'un clic. Cela fait de nombreux textes car je publiais plus souvent à l'époque. Pour les premières notes j'ai encore quelques jours pour avoir un œil, ensuite je devrai programmer à l'avance ce que je n'ai jamais fait. On verra et puis j'ai un ou deux veilleurs ...

Un jour de répit pour m'organiser et puis Mardi nous plongerons à la fois dans le passé et dans l'imaginaire. Même si je ne réponds pas, je trouverai toujours le moyen d'être avec ceux que la nouveauté ou la nostalgie feraient réagir. Vous savez tous combien je crois à la force de l'esprit. Et si elle ne suffit pas j'aurai d'autres manières plus conventionnelles de voir ce qui se passe sur le blog.

Bon voyage sur les bancs de l'imagination.

Ariaga

24/07/2015

Transhumance

voyage,vacances,écriture,jeu,philosophie,nature

Dessin de ÉPHÊME

Inspirée par l'ami Thierry qui, dans un de ses commentaires, a employé ce terme en "jouant" avec le mot déménagement, je propose que nous  "amplifions", comme l'aurait dit C.G.Jung, avec le mot transhumance.Voilà ce que cela a donné pour moi ...

TRANSHUMANCE

TRANS est le début de tout ce qui est aller au delà, passer au travers, transgresser... je pense à passer la porte de l'immobilité.

TRANSE l’inquiétude, l'appréhension à l'idée du changement qui peut vous mettre en transe.

J'entends aussi HUMAIN probablement parce que ce sont les humains qui ont commencé à déplacer les moutons.

J'entends HUMER, et tel le mouton qui arrive à l'estive je hume l'herbe fraîche. 

HUE ! Cela fait avancer les chevaux et pourquoi pas les moutons, ne soyons pas racistes !

MANCE, je pense à "mens", l'esprit et à la mancie, la divination, sans vraiment voir le rapport.

Pour finir, ce que je trouve intéressant c'est le côté féminin de la transhumance, je crois qu'il y aurait à dire sur ce sujet ...

Ariaga

 

16/07/2015

Déménagement

écriture,jeu,déménagement,culture,vacances,philosophie,alchimie

Aujourd'hui, nous allons "jouer" avec le mot DÉMÉNAGEMENT qui me semble d'actualité. Certains, les alchimistes en particulier,  appellent cette manière de regarder les mots "langue des oiseaux", d'autres, les psychanalystes, "amplification". En cette période de vacances je préfère le mot "jeu" (je?). Comme je l'ai déjà expliqué sur ce blog, il faut se donner un temps très court pour laisser venir ce qu'évoque le mot choisi. Voici le résultat pour moi, à vous de faire des ajouts ou des commentaires si cela vous amuse.

DÉMÉNAGEMENT

DÉ le dé du hasard car on ne sait jamais ce qui va advenir.

MÈNE on peut espérer que cela mène quelque part.

J'entends aussi AIME, on peut aimer les déménagements et pour ma part, je ne déteste pas car on reconstruit du nouveau.

ÂGE, avec l'âge cela devient plus difficile, je pense aussi aux ages de la vie qui sont des déménagements.

MENT, on peut beaucoup vous mentir au sujet d'un déménagement !

EN NAGE, faire les cartons quand il faut chaud fait bien transpirer !

Ariaga

Mon ami Pierre Trigano est passé me voir et il m'a suggéré un ajout :

DÉMÉNAGE M'AN ! (maman) Quand on quitte un lieu pour aller vers une vie encore inconnue il faut que notre identité ancienne qui est comme une "maman' nous quitte, déménage, pour nous laisser libre de nous renouveler.

 

 

 

 

 

22/06/2015

L'école du Deuil

Edgar Morin, sociologie,philosophie,société,citations,culture,université,école

 

Amis lecteurs, impossible de rendre compte de la "complexité" et de l'immense richesse contenue dans les tomes de La méthode d'Edgar Morin  et je ne parle pas de tout le reste de son oeuvre ! Je vais donc me limiter au cours de ces notes à ce qui m'a le plus marqué et que je crois pouvoir partager avec vous sans faire peur à ceux qui sont allergiques aux obscurités d’une certaine philosophie. L 'essentiel de ce que je vais proposer se trouve dans son introduction générale à La méthode.

L'université, pense t-il, la Recherche sont "une école du deuil". On est loin de l’époque ou Pic de la Mirandole avait pour projet d'avoir une vision générale de l'homme et du monde. De nos jours, le chercheur doit se spécialiser dans un domaine très précis et renoncer aux questions fondamentales pour cultiver son tout petit carré de savoir. Edgar Morin écrit:

"Désormais spécialiste, le chercheur se voit offrir la possession exclusive d'un fragment du puzzle dont la vision globale doit échapper à tous et à chacun. Le voilà devenu un vrai chercheur scientifique, qui oeuvre en fonction de cette idée motrice : le savoir est produit non pour être articulé et pensé, mais pour être capitalisé et utilisé de façon anonyme."

Éventuellement quand le Chercheur est à la retraite on lui accorde le droit à quelques méditations philosophiques qui feront sourire les jeunes chercheurs. Les savoirs sont dissociés, et l'homme s'émiette. Je citerai pour terminer cette question :

" La nécessaire décomposition analytique doit-elle se payer par la décomposition des être et des choses dans une atomisation généralisée? Le nécessaire isolement de l'objet doit-il se payer par la disjonction et l'incommunicabilité entre ce qui est séparé? La spécialisation fonctionnelle doit-elle se payer par une parcellisation absurde? Est-il nécessaire que la connaissance se disloque en mille savoirs ignares? "

Il ne cultive pas la langue de bois ce cher Edgar Morin !

Ariaga

 

 

 

 

 

16/06/2015

Inspiration Edgar Morin

Edgar Morin,philosophie,société,spinoza,nature,culture,écriture,livres,chat,photo

En reprenant mon travail de thèse sur le site C.G.Jung, rêve alchimie homéopathie, je me rends compte de la profonde influence qu'on eu Spinoza (je vous en parlerai un jour) et Edgar Morin sur ma réflexion et sur la construction du travail.

EDGAR MORIN, sociologue et philosophe bien vivant et très actif malgré ses 93 printemps (c'est encourageant!) est considéré comme le père de la pensée complexe, une pensée qui ne peut que m'inspirer quand je dis à longueur de blog préférer les et/et aux ou/ou. 

Je vais vous proposer ce qui me vient spontanément à l'esprit, ce qui reste quand on a beaucoup oublié, sur les grand thèmes proposés par Edgar Morin  et je crois bien que je vais me faire plaisir et lui consacrer du temps avant la période "vacances" du Laboratoire. Même mon chat est d'accord !

- Refus de la connaissance parcellaire et réductrice.

- Refus d'enfermer le réel dans un système de pensée.

- Dialogue indispensable entre l'ordre et le désordre.

- Importance du RE (RElation, REprésentation etc)

- Importance de penser ensemble.

Il ne me reste plus qu'à aller voir ce que j'avais souligné dans les premiers tomes de " La méthode " et ce n'est pas rien !

Ariaga

 

31/05/2015

Préceptes de jardinage

 

alchimie,poésie,nature,jardinage,amour,philosophie,spiritualité,photo

Trouver la Clé du jardin.

Voir si le temps et l'espace se tissent pour donner un temps propice aux travaux.

Commencer par arracher les mauvaises herbes du caquetage mental.

Enlever la première couche de terre, celle épaisse et grasse de la persona.

Aérer la terre jusqu'aux racines promesses des fruits vivants de l'Amour et recouvrir le tout du riche terreau de l'expérience.

Laisser agir la rosée de la patience et de l'imagination créative.

C'est ainsi que se multiplieront les richesses du jardin et il conviendra alors de remercier et de s'émerveiller devant les dons de notre Mère Nature.

Ariaga