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13/09/2013

C.G.JUNG sur la fin de l'analyse

 

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Parmi les lecteurs de ce blog, il est possible que certains aient entrepris, puis interrompue, une analyse, qu'elle soit jungienne ou non. En effet, c'est tout un processus, court ou long, qui peut s'arrêter pour diverses raisons car, même si on n'a pas le sentiment d'avoir atteint le but recherché, une fin peut toujours survenir à un stade quelconque de ce difficile travail sur soi.

C.G.Jung, dans Psychologie et Alchimie, propose différentes raisons à cette fin. Je vais vous les citer et peut-être retrouverez vous un des motifs qui vous a fait vous séparer, peut-être temporairement, de votre analyste.

" 1. après que le sujet à reçu un bon conseil ; 2. après qu'a eu lieu une confession plus ou moins complète, mais toutefois suffisante ; 3. après la reconnaissance et l'acceptation d'un contenu psychique jusqu'alors inconscient, bien qu'essentiel, et dont la prise de conscience donne un nouvel élan à l'activité et à la vie du sujet ; 4. après un détachement, obtenu grâce à un travail psychologique prolongé, d'avec la psyché de l'enfance ; 5 après la réalisation d'une nouvelle adaptation rationnelle à des conditions de vie peut-être difficiles ou exceptionnelles ; 6. après la disparition de symptômes douloureux ; 7 après un tournant positif de la destinée : examen, fiançailles, mariage, divorce, changement de profession, etc. ; après la redécouverte de l'appartenance à une confession religieuse, ou après une conversion ; 9. après que s'est esquissée l'édification d'une philosophie pratique de la vie ( " philosophie " au sens antique ! ). "

Jung ajoute, et je trouve cela très intéressant, que, même après cette fin de l'analyse, il est fréquent que la confrontation avec l'inconscient persévère et que des patients qui reviennent voir leur analyste après des années décrivent des métamorphoses aussi importantes que celle des patients qui ont poursuivi leur analyse. Cela donne à penser qu'il existe dans la psyché, comme le dit Jung, "un processus tendant vers un but final et, pour ainsi dire, indépendant des conditions extérieures".

Je dois dire que je trouve la possibilité d'existence de ce processus impressionnante et propice à de profondes réflexion ...

Ariaga

07/09/2013

Indiscrétion du regard

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Oui, j'ai porté sur Toi des regards indiscrets,

par cette fente infime,

taillée dans la tension entre clos et ouvert.

Mes yeux ont pénétré

au delà de la chair

et Tu m'as aveuglée d'un flash d'éternité.

Ariaga

04/09/2013

Marie-Louise von Franz et le conte

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Pendant tout ce mois d'Aout, où nous avons voyagé avec la Gaillarde Conteuse dans le monde du conte, j'ai pensé à la manière dont Marie-Louise von Franz nous introduit dans ce domaine merveilleux qui est en chacun de nous. Cette disciple privilégiée et héritière de la pensée et de l'oeuvre de C.G.Jung nous montre, grâce à son immense culture et sa pénétration du langage symbolique, combien ces histoires qui jouent à faire émerger de puissants archétypes sont finalement révélatrices d'un cheminement vers une harmonie des contraires. Le Soi ? Peut-être ...

Ceux qui ont lu entre les lignes du dernier texte de Patricia Gaillard, dite la Gaillarde conteuse, ont bien compris qu'en nous enchantant elle nous conduisait vers un jardin merveilleux, celui que les alchimistes appellent le "jardin des sages" et que dans ce jardin intérieur on pouvait faire la découverte de ce roi qui est une manifestation du Soi. J'espère que ceux qui me lisent ne confondront pas l'archétype et sa re-présentation.

Je n'arriverai jamais à m'exprimer aussi bien que Marie-Louise von Franz au sujet de contes c'est pourquoi je vous propose une citation qui conclut son ouvrage : L'interprétation des contes de fées (Albin Michel):

"Le nouveau principe de conscience est donc une totalité, il se place bien au-delà de la scission entre les opposés féminin et masculin, bien et mal. Les contes - et les rêves - montrent que le progrès serait de tendre vers une réalisation de cet équilibre. On peut dire, en s'appuyant sur l'exemple de ces contes, que le centre le plus intérieur, le noyau divin de la psyché humaine, est la seule chose qui puisse transcender le problème du bien et du mal et qu'il est le seul facteur absolu capable de nous conduire au-delà de la situation de chaos à laquelle nous sommes confrontés. Seul l'être conscient et individué peut résister aux épidémies psychiques qui contribuent dans une proportion incalculable à augmenter le mal et la souffrance du monde.

... en réalité, les contes de fées ne sont qu'en apparence des histoires naïves et innocentes. Ils sont si riches de sens qu'on ne peut les expliquer superficiellement et que, pour les comprendre réellement, il faut que nous acceptions de plonger, avec eux, en eau profonde. "

C'est cette plongée que nous avons tentée pendant le mois d'Aout avec la Gaillarde Conteuse.

Ariaga

28/08/2013

Le Roi des Contes

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 Photo illustration Ariaga (clic pour agrandir)


Mes amis, vite, revenez à moi. Notre tapis est orange et brillant comme jamais.
C’est que cette dernière envolée sera celle de l’adieu, après nous ne reverrons plus notre chère monture.
Il faudra revenir à nos pieds, nos vélos, nos motos, nos voitures...
Ce matin nous partons pour ce château final, le roi nous y attend. Munissez vous bien vite de vos objets magiques, brossez vos chevelures, briquez votre minois, habillez-vous d’or et de soies, je vais vous présenter à un grand personnage, qui connaît de vos âmes le plus petit recoin, car c’est chez lui qu’arrivent vos rêves, vos désirs, vos fantasmes et vos projections. En grand ordonnateur, il tisse tout cela pour en faire des contes, propres à vous nourrir, à vous guider, à raconter au monde vos schémas intérieurs qu’il disperse sur terre comme des graines de blé.
Regardez ce château, chacun de vous le voit selon ses rêves et ses désirs, et regardez ce roi. Bien sûr il n’est pas grand, ni vêtu de velours et d’hermine, bien sûr la couronne de sa tête n’est pas faite d’or fin. Mais qu’attendiez vous donc, filles et fils de la terre ?
C’est un être sans âge, dont on ne peut même dire s’il est fille ou garçon, il est menu et pâle dans son vêtement de neige et de vent, sa couronne est une ronde de vers luisants et son sceptre une branchette d’aubépine. Mais allez le voir, surtout n’hésitez pas, car à le rencontrer on puise sacrément à la source de nos mythologies humaines et à celles de nos cœurs. De l’esprit aisément il sait défaire les nœuds et nous renvoie sur la terre un peu plus neufs à chaque fois.
Et pendant que vous irez à lui, je m’en irai. Il y a dans cette terre sacrée un trou dans le sol, caché à peine par quelque lierre fou. C’est par là que je pars, vous en ferez autant quand vous aurez fini. C’est un petit boyau en spirale, qui en quelques secondes vous ramènera ici, dans notre monde.
Une dernière chose, chers compagnons de ce voyage d’août qui m’a fort amusée, n’oubliez pas que ce trou de voyage est praticable dans les deux sens et à tout moment. Il ne tiendra qu’à vous de revenir. Sans moi. Comme des grands.
Merci d’avoir accepté de me suivre dans ce délire de conteuse, moins délire qu’on ne croit...
Maintenant je pars, car, je vous l’ai dit, un palais m’attend, là-bas, au-dessus de la mer, sous un oranger-ami qui m’a longtemps manqué...
Je vous embrasse à la volée !


                         La gaillarde conteuse
                                       Patricia Gaillard

23/08/2013

Tisser le conte

 

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Motif tissu du lac Titicaca, Pérou (agrandir)

Quelle force dans vos impressions durant cette traversée de la région des objets magiques et des animaux qui parlent !
Cependant il va nous falloir encore repartir, car août tricote vers septembre le tapis de ses jours.
Je ne vais pas tarder à faire ma valise, un palais m’attend, dont je ne vous dirai rien, car ce voyage-là sera mien.

Voyez, notre tapis volant qui se déroule, un peu plissé de sommeil, bercé par vos mots.
Il a rêvé de fils, de nœuds, de filage, de tissage, de lin, de laine, de coton et autres chanvres rudes.
Il a rêvé des parques, des araignées aux œuvres fines bijoutées de rosée.
Il a rêvé des vieilles brodeuses, des veilles tisserandes et des conteuses-fileuses.
Savez-vous qu’au temps des fileuses on appelait les contes “la philosophie du rouet” ?
Savez-vous que les travaux de femmes sont la métaphore de la création de la pierre philosophale ?
 
Avant de monter sur notre tapis, je voudrais vous parer. Si.
Il y a dans ce coffre de bois bleu des vêtements et accessoires importants offerts par la région des objets magiques que nous quittons :
Soie brodée d’or de Prince oriental, tenue de Reine, hardes de Sorcière, une longue barbe bleue, un chaperon bien rouge,
une robe de soleil, une autre de lune, un fuseau-somnifère qui fait dormir cent ans, des bottes de sept lieues,
un sac de cailloux blancs, une chevillette qui choit, la boîte de Pandore, un baiser de prince, un autre de grenouille,
l’édredon de dame Holle, une baguette magique, une flûte enchantée et une lampe qui renferme un génie.
Choisissez vôtre objet, celui qui vous est proche, celui dont vous rêvez. Car là où nous allons, on vous attend impatiemment et surtout on a besoin de savoir vos fantasmes, et votre choix vous trahira, car vos fantasmes sont l’essence de ce monde éternel où nous sommes encore pour quelques jours.
C’est un Roi, sachez-le, qui nous attend, pas le premier venu, car c’est le Roi des contes ! 
Notre dernière envolée va durer quatre jours. Vous aurez le loisir de choisir, d’adopter la chose, de la connaître, et surtout de vous faire connaître d’elle.
Vous arriverez mûrs au château, autre château celui-ci, château d’or des merveilles !
Veinards que vous êtes. Embarquons !

(à suivre)         La Gaillarde Conteuse

Patricia Gaillard

16/08/2013

N'ayez pas peur...

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Illustration ÉPHÊME (clic pour agrandir)

Nous mangeons, nous parlons, nous rions, nous buvons, nous supposons, nous versifions magistralement... Mais voyez la nuit qui tombe doucettement. Notre tapis, tout à l’heure étendu devant la cheminée, s’est roulé dans un coin, il me semble qu’il dort... Je crois qu’il veut montrer à Mariedumonde qu’il est capable de décision et qu’en aucun cas la panne ne saurait le surprendre. Je dois vous dire qu’il m’a demandé, avant de s’enrouler, de faire un copier/coller sur une feuille de parchemin, du dernier poème d’Amezeg, en murmurant :  “On m’avait dit que certains humains savaient dire les mystères, et je vois là que c’est bien vrai.” J’ai fait ce qu’il a dit, il s’est roulé autour, et se laisse à présent bercer par les mots...
Je dois vous annoncer une nouvelle surprise, un rebondissement de choix : nous allons passer la nuit dans ce château.
Était-ce prévu ? Bien sûr ! Là-haut se trouvent de mystérieuses chambrettes, aux lits tirés de draps de lin grisé, aux tapisseries de murs fleuries de sombres paysages de forêts au cœur desquelles brillent de lourds rubis, ainsi qu’une troupe dispersée de salamandres, loups, aigles, corbeaux, lions, cygnes, chiens, serpents, qui semblent vouloir jaillir de cette lourde étoffe. Des vitraux colorés dessinent aux fenêtres des scènes où des dragons crachent sur de beaux chevaliers des flammes rouge sang. N’y a-t-il pas derrière l’un d’eux, une femme, vêtue d’un fantastique peignoir ? Mais si, Hécate est déjà là...
Choisissez votre chambre, selon la couleur, le style, l’ambiance. Si vous avez peur, et je comprends cela, des clefs noires et robustes peuvent clore les serrures. Mais dans ce monde “fermé” est une illusion. Vous pouvez aussi, s’il vraiment il le faut, vous y mettre à plusieurs, certaines ont des grands lits, qui ont jusqu’à sept places ! On dit que dans l’un d’eux a dormi le Poucet et ses six frères, on dit que l’ogre fréquente ce lieu chaque nuit, émoustillé encore à l’idée de les prendre. Il porte à sa ceinture trois clefs, une noire, une blanche, une rouge, savez-vous que ce sont les clefs qui ouvrent tout dans l’univers ? Et dans une fine et profonde poche de cuir de cette même ceinture, un long couteau d’argent se tient caché.
À vous de voir...
Promenez-vous, tâtez les matelas, caressez les dentelles, reniflez les atmosphères, arrêtez un peu de penser, simplifiez, simplifiez, cherchez l’inspiration, car c’est bien de cela qu’il s’agit ! Ce lieu est un lieu d’inspiration...
Vous découvrirez sûrement, au cours de la nuit, à qui est cette curieuse demeure et ce que nous faisons ici.
Dieu ? Diable ? De qui avez-vous peur ? Comment les créez-vous tous les deux dans vos esprits penseurs ? Religieux ou païens ? Ils se plient patiemment à vos interprétations, car ils sont là pour cela, comme tous les visages qui peuplent ce royaume. Ta ta ta, comprenne qui pourra.
Je resterai en bas, devant la cheminée, dans ce fauteuil de velours vert. J’aime la nuit et son cortège de silences, de courants d’air tièdes, d’esprits errants...
Vous pourrez toujours me rejoindre, après avoir longé de labyrinthiques couloirs obscurs et frémissants, si vous ne trouvez pas le sommeil.

(à suivre)              La gaillarde Conteuse

Patricia Gaillard


25/07/2013

Nuit maudite à Marqueyssac (2)

 

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ÉPISODE SECOND
          
Mais la lune me réservait encore moult surprises. L’émotion passée, nous nous rassîmes sur les douces feuilles pour reprendre nos tendres mignardises. Tout à coup, telles des vesses de loup affolées, surgit du sol une ronde de tremblantes têtes chauves roulant des yeux apeurés, les bouches en cul de poule, et piaillant comme une couvée affamée. Curieuse comme une chouette lorgnant à une fenêtre, ma mie en oublia mes pressantes caresses et se coula vers eux. Un peu surpris au début, ces gnomes mâtinés de farfadets conciliabulérent un instant. Charmés par cette belle nymphe satinée, ils nous firent enfin le récit de leur étrange existence. Leur aîné et chef-troll, dénommé Noéliél, prit alors la parole  dans un assez bon latin, car il avait été instruit par un curé carolingien un peu sulfureux, amateur d’antres sombres et d’alchimie noire. Cet aîné m’inquiétait un tant soit peu, car il avait l’œil fort vif et était fort empressé autour de ma belle, mais elle ne paraissait pas offusquée par ses caresses… et l’écoutait comme son confesseur.
« Depuis la nuit des temps nous vivons dans les failles, les géodes de calcite et les ruisselets de la falaise. Notre mère, après une longue période à fumer d’acres feuilles, a fini par partir creuser un long tunnel vers ce qu’elle appelait le Toit du Monde, nous recommandant de ne jamais sortir de notre havre secret où nous ne manquions de rien, grignotant par gourmandise quelques dents de cochon de temps à autre. Mais ce petit fripon de Benjamin, notre petit dernier, a retrouvé un jour un stock des feuilles magiques. Après la consommation d’un joint gros comme un pilier d’église, il a alors flotté pendant des années au-dessus de la stalagmite centrale de notre salle-à-manger troglodytique, en plein futur, nous a-t-il dit subséquemment, après être revenu un peu brutalement à notre niveau après une chute de nuage. Tout excité il nous a raconté avoir rencontré une bande de sept nains richissimes, qui creusent en chantant des galeries pleines de diamants, rêvant à leur belle Blanche Neige. Il réussit à nous convaincre de tenter l’aventure, et nous avons excavé pendant des siècles des lieues de galeries… toutes plus mornes les unes que les autres.
Mais tout à l’heure, guidés par un ronflement continu que nous suivions depuis des semaines, nous avons débouché dans une énorme cavité. Elle était presqu’entièrement remplie par la masse molle d’une roche inconnue. Hiéronimus, notre plus vaillant mineur, mais aussi une vraie tête de pioche, intrigué par un énorme sac qu’il a cru rempli de gemmes précieux, a donné en plein mile un vigoureux coup de pic ! Las, une clameur horrible et un énorme vent brûlant nous a projetés tout grillés à des verstes dans la galerie. Le sol tremblait, les stalactites pleuvaient. Une gigantesque doline aux bords carbonisés éventrait le plateau dans un paysage d’Apocalypse. Une fois sûrs de la fuite de l’horrible chose, nous sommes remontés tout meurtris vers cette clairière où nous attendons, chaque pleine lune, la belle princesse qui doit venir nous redonner notre vie réelle…et… Juste ciel, elle est là ! »
Ma mie toute émue, m’oubliant totalement, posa un tendre baiser sur le front terreux de Noémiél. Il disparut dans un tourbillon doré, une vaste caverne luisante s’ouvrit dans la roche, et tel Adam tendant la main à Ève, devenu beau et nu comme une statue de prince antique, il tendit sa main à ma mie. Avec un étrange sourire elle la prit et s’enfonça vers les délicieux plaisirs des séjours souterrains, suivie par ses frères devenus une troupe de satyres, bondissant, jouant du chalumeau et me tirant la langue avec des gestes que la morale chrétienne m’oblige à celer.
 
Nul ne les a revus en ce monde.
 
TRISTE MORALE
 
Je vous écris ces lignes du fond d’un cul de bas de fosse du château de Castelnaud, où je croupis depuis des lustres. Quand, le lendemain soir, hagard, brûlé, déchiré je suis revenu, nu, comme Adam sans Ève, au château de ma mie, tous étaient en grand émoi, en particulier le Grand Inquisiteur, pour mon malheur de passage. J’ai bien raconté mon histoire, mais personne ne m’a cru. L’énorme trou fumant, le raz de marée sur la Dordogne, les bois roussis, tout cela sentait terriblement le commerce avec le Malin. J’ai eu droit à la Question Ordinaire puis Extraordinaire, mais n’ayant rien à dire j’ai souffert atrocement sans pouvoir rien révéler. On m’a accusé d’avoir occis ma mie, pactisé avec le démon… Finalement j‘ai été condamné à l’oubli éternel, et jeté là où je croupis, terrible sentence, car chaque nuit les infâmes frères lubriques de Noémiél sortent du sol et se livrent à des actes abominables, que je ne peux que taire, car tous me croient fol.

 

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Texte et photos ÉPHÊME

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18/07/2013

Les bouches de la terre

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(suite de l'article précédent)

Sans aller très loin, sur notre bonne vieille terre et depuis longtemps, des auteurs ont supposé qu'il y avait des lieux inconnus ou oubliés. Cela se passe, le plus souvent, dans une vallée cernée de rochers infranchissables ou dans de hautes montagnes , des forets inextricables, des régions polaires inexplorées. Où encore sous terre ou dans les abysses marines.

Le thème de la terre creuse avait déjà été exploité en 1741 par Ludwig Holberg qui, en latin mes amis, avait raconté Les voyages de Niels Klim dans le monde souterrain. (Je ne l'ai pas lu !) D'autres, ont imaginé, au contraire, une terre solide jusqu'au coeur et creusée de gigantesques cavernes . Elles peuvent être peuplées par des êtres de la préhistoire, comme dans le "best seller" de Jules Verne Voyage au centre de la terre  ou par une civilisation supérieure prête à remonter à la surface pour apprendre aux hommes raison et bonne manières comme dans la race à venir de Bulwer Lyton.

Si je vous ai parlé de ces auteurs plus ou moins anciens c'est pour monter que, depuis très longtemps, comme l'écrivait Jacques Van Herp à la fin de son chapitre : " Certains auteurs ont mis le doigt sur de possibles originaux. Et il y a aussi, derrière tout cela , le thème du voyage initiatique ainsi que des implications psychanalytiques qui contribuent à sa magie."

Si je n'ai pas plus parlé des contemporains et mieux creusé le sujet c'est que il a été remarqueblement bien traité et illustré sur le blog de Jacqueline W.  : Bright moments. Je vous recommande de lire son article intitulé : Logique de l'art des permutations : copy right. En plus vous découvrirez, si vous ne le connaissez pas déjà, un blog superbe.

Ariaga

14/07/2013

Les mondes imaginaires

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En attendant les récits de lecteurs de ce blog, je vais m'inspirer du chapitre sur les mondes défunts et les mondes cachés de Jacques Van Herp dans son Panorama de la science-fiction (ed.Marabout) pour vous donner une idée de la manière dont les auteurs ont parlé de ces mondes. Je laisserai de côté la période récente qui fourmille de récits d'histoires situées dans le cadre de civilisations passées ou futures, en particulier dans l'"héroic fantasy ".

Les récits plus ou moins mythiques sur le sujet sont très anciens. Je dirais même, sans tout à fait plaisanter, que l'on peut les faire remonter à l'Apocalypse. Dans l'Antiquité,  Platon parle, dans le Critias et le Timée, de l'Atlantide engloutie, un lieu qui, ensuite, a toujours excité l'imaginaire des auteurs. Depuis, sont apparus d'autres lieux comme la Lémurie, le pays de Mu, Thulé, la ville d'Ys et bien d'autres...

Une autre cétégorie de récits concerne les civilisations perdues. Lamartine, dans son poème fleuve,  La chûte d'un ange, raconte l'histoire d'une civilisation d'avant le Déluge. Plus contemporain, on peut citer sur ce thème la fin d'Illa (1925) de José Moselli racontant l'histoire d'une très ancienne cité où les habitants sont nourris par des "machines à sang" distribuant la nourriture par ondes. Naturellement il faut alimenter ces machines et de terribles abus condusent à la destruction d'Illa. On peut aussi citer Les Formiciens (1932) de Rienzi qui décrit l'étrange civilisation de fourmis régnant sur la terre à l'époque du secondaire. Pensons aussi à Lovecraft avec ses nouvelles du Cycle de Chtulhu qui propose quantité de civilisations disparues.

Que dire des pays préservés, des mondes perdus, de la terre creuse et du monde prodigieux des cavernes. J'y ferai allusion très bientôt dans la suite de cette note.

Ariaga

09/07/2013

Se creuser la tête

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Photo prise au Musée des Automates de la Rochelle

Fini de faire des bulles, il est temps de se creuser la tête pour trouver le thème de notre habituel voyage d'été au beau pays des vacances imaginaires.

Je rappelle que le Laboratoire ne prend pas de vacances. Je crois que c'est le moment où il faut être présent pour ceux qui continuent la même vie, parfois très difficile. Je pense aux privés de liberté, hospitalisés, sans moyens financiers, solitaires, déprimés ...

Alors où allons nous aller cet été ? Je dis nous car j'ai la chance que des habitués du blog m'aident à distraire des lecteurs un peu différents, silencieux mais nombreux. Après des cogitations rendues difficiles par la chaleur, que je supporte mal, un thème entre le rêve et la science fiction m'est venue à l'idée alors que je relisais un chapitre du livre de Jacques Van Herp : Panorama de la science-fiction. Ce chapitre s'intitulait : les mondes défunts et les mondes cachés. J'ai pensé que l'imaginaire pouvait se donner du bon temps sur ce thème. 

En attendant que des histoire s'écrivent, je vous raconterai ce chapitre qui vous montrera que, depuis l'Antiquité, on rêve sur ces mondes perdus, inventés, différents ...

Et bientôt embarquement pour ailleurs ...

Ariaga

Je vous signale que dorénavent vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir.

 

 

04/07/2013

Vérité en noir et blanc

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Celui qui cherche la vérité doit se dire que le noir et le blanc s'interpénètrent comme on le voit dans l'image du Tao qui unit dans le même cercle le Yin et le Yang. Chaque vérité contient une part d'erreur  et, dans ce qui apparaît comme une erreur, on peut découvrir, si on cherche bien, une part de vérité. Voilà une  raison de respecter les différences et d'être tolérant.

Ariaga

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30/06/2013

Aller à la pêche

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Ami lecteur, descendre la Charente en bateau m'a fait comprendre qu'il est parfois bon de se laisser aller au vide de la pensée. Aller à la pêche est une autre manière de philosopher et de recevoir la visite de l'Esprit de la Nature.

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Et ne peut-on imaginer que, dans cette grotte d'ombre, se trouve la clef de grands mystères ?

Ariaga

26/06/2013

Erreur de vision

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Si je n'ai pas une bonne idée de moi-même, n'est-ce pas parce que je me regarde trop dans le miroir des yeux d'autrui et pas assez avec mes propres yeux ? Il faut être humble mais sans excès ...

Ariaga

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23/06/2013

Lectures alchimiques

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On peut lire des bibliothèques entières d'ouvrages alchimiques, si on ne devient pas un vivant athanor sur lequel mijote le vase de l'expérience personnelle, aucune Oeuvre ne sera accomplie.

Ariaga

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20/06/2013

Silence et patience

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La conscience est bavarde et bruyante, elle ne cesse d'exprimer des opinions. Si on veut entendre la voix de l'inconscient il faut laisser cette voix s'exprimer dans le silence. Et aussi être à la fois très attentifs et très patients. Regardez les chats, ils sont de bons maîtres ...

Ariaga

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