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15/01/2012

Quoi de neuf au Laboratoire?

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En ce début d'année, j'ai envie de vous donner des nouvelles du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle.

La fréquentation est plus que satisfaisante avec un fait marquant : De nouveaux "chercheurs" ont pris leurs habitudes ici, en particulier ceux qui n'ont pas eux mêmes de blog et ont trouvé un lieu où poser leurs mots.

Les commentaires sont amicaux, tendres, amusants, interpellant, pertinents et j'en passe ... Ils font beaucoup pour la vie du blog et sachez qu'ils me ravissent souvent, même si je ne peux pas toujours répondre à chacun.

Les liens sont nombreux et variés mais j'ai parfois du mal à les visiter tous régulièrement. Ma santé est variable, le temps n'est pas élastique et je dois en garder pour mes recherches sur Jung et l'alchimie et pas mal d'autres sujets. Il y a aussi la Vie qui passe à toute vitesse et que je veux encore un peu regarder dans les yeux.

Pour le contenu du blog, j'ai été très stimulée ces derniers temps par la qualité de blogs amis. Je dois un peu redresser la barre pour ne pas perdre de vue l'horizon. Je sais que beaucoup d'entre vous aiment les petits poèmes, les questions courtes, les pensées, bref ce qui se lit et s'assimile d'un simple coup d'oeil. Moi aussi j'aime cela mais, pour un petit moment,  je vais les décevoir en poursuivant le travail sur Jung et Nietzsche. Ce sera une suite de notes assez rapprochées, pour ne pas perdre le fil, avec des rappels de notes plus anciennes. Pour ceux qui ne seraient pas intéressés, je comprendrai que vous passiez votre chemin pendant quelque temps. Mais, même si vous n'avez pas envie de lire vous pouvez venir dire bonjour, cela me fera chaud au coeur.

À très bientôt

Ariaga

Vous pouvez lire sur mon autre blog un poème intitulé : L'inexprimable ami.

 

08/01/2012

Rire !

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Pourquoi ne pas commencer l'année qui commence sous le signe du rire ? Ou plutôt des rires ...

Le rire roucoulant, cascadant vers l'amour.

Le rire du philosophe se laissant chatouiller par le comique de l'absurde.

Le rire gras, salissant.

écriture,poésie,humour,philosophie,photos,amour,enfantsLe rire à gorge déployée, instrument d'une inimitable musique.

Le rire toussotant, retenu par des élastiques, qui se veut "distingué".

Le rire destructeur qui plante ses crochets au venin mortel dans la vie d'une victime fascinée.

Le rire qui grelotte, tremblotant de la glotte.

Le rire antique, traversant les siècles par la bouche des masques.

Le rire qui s'empare du corps jusqu'à la miction.

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 Le rire nu qui monte jusqu'au regard des enfants

    Et tous les autres auxquels je n'ai pas pensé ...

Ariaga

 

Vous pouvez lire sur mon autre blog un texte intitulé Jung enfant dialogue avec Dieu.

Et sur le blog de Jean Bissur un texte d'une grande clarté sur la notion de synchronicité chez Jung.

30/12/2011

Voeux alchimiques

LAUREvoeux.JPG

Illustration ÉPHÊME

Pour la nouvelle année, mon cadeau sera cette belle peinture d'un habitué du Laboratoire.

En cette période où le monde semble en pleine mutation, où l'agitation et la surconsommation des fêtes laissent peu de place à l'alchimie spirituelle, peut être certains d'entre vous auront-ils envie de godiller vers la grotte où se réunissent quelques inspirateurs du Laboratoire. Le parcours est charmant et plein de surprises. Passant par cette porte étroite où ils pourront se glisser avec leur barque ils trouveront entre autres, le vieil alchimiste qui parle à l'oreille de mon cœur, le cher Carl Gustav, les poètes voyants, les explorateurs de vies et les nombreux "artistes" qui accomplissent modestement l'Oeuvre. Je souhaite un bon voyage à tous ceux qui se rendront dans ce lieu de méditation que l'on peut atteindre en empruntant un transport gratuit : l'imagination. Pour d'autres qui n'aimeraient pas les grottes, je leur propose d'aller s'asseoir sous l'Arbre des Philosophes. C'est un peu escarpé pour y parvenir mais ils seront récompensés !

Loin des ripailles, accessible à tous, voilà ce que je vous suggère pour la nouvelle année 2012. Même si cela ne dure que quelques minutes, vous en retirerez de la joie. Et que cela ne vous empêche pas de réveillonner, si vous en avez la possibilité, mais votre cœur sera plus léger car, par votre méditation, vous aurez fait un cadeau à ceux qui qui n'ont rien, ou si peu ...

Je vous embrasse tous amis connus et inconnus.

Ariaga

11/12/2011

L'influence de Nietzsche sur Jung

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Quelqu'un frappe en ce moment très fort à l'oreille de mon coeur. Il s'agit du cher Carl Gustav Jung qui trouve que je ne parle pas beaucoup de lui en ce moment. Je vais ouvrir la porte, même si en ces périodes de pré-fêtes la note, un peu longue, risque d'être zappée par beaucoup de lecteurs pressés.

En lisant le Livre Rouge, et en particulier Les Sept Sermons aux morts qui y sont inclus, il est facile de se laisser emporter par la façon poétique dont écrit Jung. On pense alors aux Gnostiques, qui n'ont jamais hésité devant le grandiose, mais il y a surtout une ressemblance frappante avec le lyrisme du Zarathoustra de Nietzsche. Cette forme , correspondant à la "langue emphatique" des archétypes, semble destinée à la transcription de ce qui, aux yeux de Jung, venait "directement du monde intérieur". Parmi les contenus de ce monde intérieur, se trouvait certainement le Zarathoustra même si, curieusement, dans Ma Vie, Jung a omis de mentionner avoir relu le Zarathoustra pendant les années d'"immersion" ou il a écrit le Livre Rouge. Cela peut s'expliquer par l'attraction / répulsion q'il éprouvait pour celui qu'il considérait comme le plus grand des philosophe mais aussi comme un homme auquel il avait peur de ressembler psychologiquement.

Comme Jung le reconnaissait à un âge avancé, les Sept Sermons sont le "prélude", "le schéma ordonnateur" de ce qu'il voulait communiquer sur l'inconscient et un lien visible existe avec ce que Nietzsche avait, lui aussi, à exprimer. Par exemple, ces lignes de Ecce homo au sujet de l'inspiration, auraient pu être écrites par Jung :

"La notion de révélation, au sens où soudain, avec une sûreté et une finesse indicible, quelque chose devient visible, audible qui ébranle et bouleverse au plus profond, cette notion décrit simplement l'état de fait. On entend, on ne cherche pas ; on prend, on ne demande pas qui donne ; tel un éclair une pensée vous illumine, avec nécessité, sans hésitation dans la forme, jamais le choix n'a été laissé ."

En résonnance à ces paroles de Nietzsche on peut lire sous la plume de Jung dans Ma Vie :

"Tous mes écrits sont pour ainsi dire des tâches qui m'ont été imposées de l'intérieur. Ils naquirent sous la pression d'un destin. Ce que j'ai écrit m'a fondu dessus, du dedans de moi-même. J'ai prêté la parole à l'esprit qui m'agitait."

Pour avoir la suprême audace de faire monter des profondeurs la "pensée d'abîme" il faut avoir la force du lion dit Zarathoustra car :

"Le monde est profond, et plus profond que le jour l'imagina jamais. Toute chose n'a pas le droit de s'exprimer au jour."

Même si ces paroles de Nietzsche se situent en un contexte différent, elles ont fait leur chemin vers le conscient de Jung. Elles sont à l'origine de la "psychologie des profondeurs" et aussi de l'idée du danger représenté par ces mêmes profondeurs. Cette dangerosité est très présente dans les Sept Sermons. Il y est écrit au sujet du terrible Abraxas, dont je dirai de manière simplifiée qu'il symbolise ce qui se déploie comme l'effet de la totalité indifférenciée :

"Il est le plein qui s'unit au vide.

Il est l'accouplement sacré.

Il est l'amour et son meurtre.

Il est le saint et son traître.

Il est la plus claire lumière du jour et la nuit la plus profonde de la folie.

Le voir c'est la cécité,

Le connaître, c'est la maladie,

L'adorer c'est la mort,

Le craindre c'est la sagesse,

Ne pas lui résister, c'est le salut ...

   Il y avait là, chez Jung, non seulement l'idée essentielle que toute chose porte en elle son contraire, mais aussi une crainte inspirée par la relation de Nietzsche avec le dangereux abîme que lui même venait de côtoyer pendant plus de trois années.

La Totalité contient à la fois la crainte et l'amour et surtout, concept très nietzchéen, elle n'inclut aucun jugement de valeur sur la qualité des opposés. On retrouve là l'éthique de dépassement du bien et du mal, un des concepts fondamentaux de Nietzsche. Ce concept, même si il l'effrayait, va ouvrir à Jung une issue hors de l'unilatéralité d'un monde chrétien voulant associer Dieu uniquement au bien. Cela donnera toute la dialectique des opposés et plus tard la psychologie de l'alchimie.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur la relation entre Jung et Nietzsche mais ce sera pour d'autres fois.

Ariaga

 Vous pouvez aller lire sur l'autre blog, Extraits du Laboratoire , lire la vision de Jung enfant à la cathédrale. Ce sera une suite de plusiers articles.

 

04/12/2011

Beauté et vieillesse

 

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Beauté de la carcasse, épurée par les flots, le soleil et la pluie,

semblable au vieux visage pétri par les années en sculpture d'une vie

et regardez amis, ce squelette blanchi, recèle encore l'espoir.

 

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Et la pomme pourrie, vase d'une alchimie, nichée comme un joyau au coeur du tas de bois, a t-elle moins de beauté que sa soeur bien lustrée sur la coupe de fruits ?

La beauté de l'enfant, la beauté du vieillard, tout est dans le regard.

Ariaga

Si vous le désirez, vous pouvez lire sur l'autre blog, "extraits du Laboratoire", une citation de Clément ROSSET, extraite de son ouvrage  : Le réel et son double (lien)

28/11/2011

Questions 3

qu'est-ce que c'est ?.jpg

 

Pourquoi avons nous tellement besoin du regard de l'autre pour exister ?

Qu'apporte à un individu, sur le plan de son évolution personnelle, le fait d'appartenir à des réseaux sociaux et peut on y échapper ?

Ariaga

 

Si cela vous intéresse vous pouvez lire sur l'autre blog un texte intitulé : Hallucinations des alchimistes.

 

20/11/2011

Le temps du rêve

 

Rêve d'eau.jpg

La nuit dernière, j'ai rêve que j'étais enfant et que, sortant mes livres de classe de mon cartable, je trouvais un livre inconnu qui m'intriguais beaucoup et sur la couverture duquel était écrit en lettre dorées : Livre rouge des tables de multiplication. Ce matin, je suis allée sur l'excellent blog de Jean Bissur consacré à C.G.Jung et j'ai trouvé un article (dont je vous donne le lien) consacré à sa visite du Musée Guimet où il a vu l'original du Livre Rouge.

Il y a de la synchronicité dans l'air et si vous voulez lire un article consacré à l'Idée de synchronicité de C.G.Jung vous pourrez trouver un texte que j'ai écrit à ce sujet sur mon autre blog : Extraits du Laboratoire.

Mon rêve de cette nuit, prenant sa place dans une longue série de rêves, me fait penser que j'avais déjà, je dirais même souvent, rêvé de livres et que cela arrivera encore. Le discours du rêve est comme une eau qui coule sans cesse et dont on ne sait ni d'où elle vient ni ou elle va. En effet, le temps du rêve est très différent du temps "pratique" auquel nous sommes habitués.

Dans les rêves, et surtout dans les séries de rêves, l'inconscient ne se soucie pas de notre perception du temps ou de notre idée de la causalité. Le temps, et l'enchaînement logique des événements dont nous avons l'habitude sont en quelque sorte "disloqués". Une histoire est racontée mais le récit donne souvent l'impression d'être raconté dans une langue étrangère par quelqu'un qui souffrirait d'un terrible décalage horaire. Notre nature et notre éducation nous poussent à voir une suite dans les temps des rêves puisqu'ils nous parviennent l'un après l'autre mais, quand on prend la peine de regarder une longue série de rêve, on se rend compte que les enchaînement sont très aléatoires. Une réponse à une question posée peut être déja donnée ou, au contraire arriver des années après. Dans les rêves un peu longs, on observe parfois de véritables sauts temporels. On d'observe  à des âges divers, agissant de manière plus ou moins sensée, et pas obligatoirement dans l'ordre chronologique !

En conclusion , le rêve fait ce qu'il veut, dans l'ordre où il veut.  Si on y prête attention, si on le contemple et si on le médite,  si on accepte la différence de code de représentation entre lui et la vie éveillée, il est alors la "voie royale" qui conduit vers une autre vie d'une infinie richesse : celle de notre inconscient profond.

Ariaga

14/11/2011

Éloge de l'ombre

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 Photo Jean Louis BEC ( tous droits strictement réservés)

 

Penser aux ténèbres tapies derrière l'ambiguïté de la frontière où se corpusculent dans la pénombre les vagues brûlantes du soleil.

Penser aux chambres obscures où la lumière se glisse dans les interstices des persiennes et raye les corps nus.

Penser aux vibrations vertes de l'ombre sous le feuillage apaisant la moiteur de la chair.

Penser aux reflets profonds de l'or qui brille dans les recoins ombreux des temples, aux clignotements d'une flamme dans le noir et à la fixité fascinante des phares minuscules quand, dans l'obscurité, brillent les yeux du chat.

Et surtout, penser à relire, une fois de plus, l'éloge de l'ombre de Tanizaki.

Ariaga

Vous pouvez lire sur mon autre blog un texte intitulé C.G.Jung, rendre l'ombre consciente.

22/10/2011

Contenu du Livre Rouge

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Photo Ariaga, p. 119 du Livre Rouge de C.G.JUNG

Pendant que je soignais mes yeux, j'avais demandé à Jean Bissur, auteur de l'excellent blog Autour de Carl, de me dire ce qu'il pensait du contenu du Livre Rouge , lequel livre me narguait posé sur une table comme un objet précieux et interdit. Il a eu la gentillesse de m'envoyer ce texte et, comme j'ai besoin de quelques jours de vacances, je me fais un plaisir de le publier pour les lecteurs du Laboratoire. En mon absence, je lui laisse les clefs ...

Chère Ariaga

Ayant succinctement parcouru les écrits de l’ouvrage, tu m’avais demandé, durant ta récente convalescence, mon ressenti. Je suis bien loin d’avoir tout appréhendé et je ne pense pas en avoir jamais l’ambition. Je dois t’avouer qu’un constat pointe : ce livre peut être abordé de deux façons radicalement différentes.
Comme nous l’avons fait tous les deux au début, se contenter de l’ouvrir, admirer, laisser venir et parler les forces symboliques des dessins, de la texture du papier, des lettres gothiques ... et se les attribuer. Ou alors, se plonger dans l’écrit, activer la fonction pensée et tenter de comprendre la plongée dans l’âme de Jung … qui devient alors seul maître à bord.
Use, amie Ariaga, le plus longuement possible de l’esprit de découverte avant de passer à un approfondissement car j’ai peur que la marche arrière ne soit pas possible.
 
Liber primus
Ce qui m’a frappé de prime abord, c’est le fantôme apparent d’une première version. En effet, Jung avait entamé le travail de mise en forme de ses cahiers noirs sur un premier ouvrage dont les dimensions ne convenaient pas…et, soigneusement, il a collé chaque page sur la mouture finale, comme un symbole de ces éternels retours en arrière sur le chemin de l’individuation.
Je n’ai pas pu m’empêcher de " voir " Carl, regard concentré, langue sortie, appliqué à faire ses collages (je sais, j’adore les clichés).
La vision prophétique de « la marée terrifiante », augurant l’arrivée future de la première guerre mondiale m’a particulièrement touchée. J’avais alors le sentiment de découvrir l’âme élevée de Jung, sensible à une « infection psychique » par l’inconscient collectif.
Au cours de ma première lecture, le couple mystérieux Elie et Salomé a résonné au fond de moi...m’interpelant, me questionnant et le rôle de Salomé, femme séductrice et aveugle m’intriguait particulièrement. Et pour cause, c’est l’expression de l’anima qui ne peut que résonner en chaque homme. Cette figure mystérieuse bouscule Jung, le pousse à l'expérience du non mental...exercice  totalement contre nature pour lui et qui le force à aller vers sa souffrance.
 
Liber secundus
Voici l’heure d’Izdubar, colossal et puissant (saisissant est le mot parfaitement adapté) … mais anéanti par le poison du mental si ancré chez Jung ; la raison tue le numinosum. Le géant divin est alors réduit à l’état d’un œuf que Jung garde sur lui, croyant le contrôler. Le contrôler car il ne peut pas s’en passer, il l’aime ! (Je crois que des enjeux énormes sont placés dans cet œuf et je creuserai probablement la question dans les prochains mois)
Même à l’état embryonnaire, sa force submerge Jung qui doit lui redonner vie…mais personne ne peut donner naissance à un Dieu. Carl passera à cette période, comme le raconte dans Ma vie, très près de la folie.
 
Philémon arrive alors, comme pour le sauver.  Jung en parle ainsi : « …la fusion du sens et du non-sens, qui produit la signification suprême… ». C’est une image du Soi, du Dieu en lui. Naturellement, Jung va passer par une phase de fusion très déroutante pour le lecteur où il écrit comme étant représentant de Dieu...  Finalement, il va donner " corps " à ce vieux sage à travers la réalisation d'un superbe dessin détaillé. Ce travail va lui permettre de l'objectiver et ainsi de s'en différencier.
 
Salomé réapparait, guérie et souhaitant de nouveau lui imposer sa présence. Jung refuse, poussé par une peur viscérale ... combien j’ai été troublé de lire ce Jung de fonction psychologique dominante  "pensée" tellement effrayé par son anima, porteuse du "sentiment"(à l'opposé de la pensée). Ces puissances vitales sont bien capables de ramener un brillant chercheur à l’état de petit enfant !
 
Epreuves
Cette partie n'existe pas dans la version du Livre Rouge original mais a été insérée par l’éditeur ce qui me semble cohérent.
Je retiendrais deux choses : Le fameux Sermon aux morts où Jung, pour reprendre ses propres mots, « a découvert les couches pré-personnelles en lui, formant une sorte de prélude à ce qu’il avait à communiquer au monde sur l’inconscient » et puis cette phrase « Par l’union avec le soi, nous atteignons le Dieu » … pas Dieu, ni un Dieu mais LE Dieu.
 
Si je devais, amie, résumer ma perception du Livre rouge, je parlerais d’un chemin de souffrance et d’amour purifié.

Jean BISSUR


Vous pouvez lire une poésie intitulée, Christ à terre, sur le blog Extraits du Laboratoire.

15/10/2011

Questions, épisode 2

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Dans les commentaires sur la note questions il m'a été demandé si j'avais trouvé des réponses. J'ai été incapable de répondre mais, pour aider à la réflexion sur ce sujet, je propose une citation du philosophe Merleau Ponty (1908 / 1961)

La philosophie ne pose pas des questions et n'apporte pas des réponses qui combleraient peu à peu les lacunes. Les questions sont intérieures à notre vie, à notre histoire : elles y naissent, elles y meurent, si elles ont trouvé réponse, le plus souvent elles s'y transforment, en tous cas c'est un passé d'expérience et de savoir qui aboutit un jour à cette béance. La philosophie ne prend pas pour donné le contexte, elle se retourne sur lui pour chercher l'origine et le sens des questions et celui des réponses et l'identité de celui qui questionne, et, par là, elle accéde à l'interrogation, qui anime toutes les questions de connaissance mais qui est d'autre sorte qu'elles.

Le visible et l'invisible, Gallimard, p.142

 Je propose aujourd'hui aux lecteurs deux brèves questions qui nous concernent tous et qui me  " tarabustent " fort.

1) Pourquoi est-ce que la technologie évolue plus rapidement que la conscience humaine ?

2) Pourquoi nous est il si difficile d'imaginer un Dieu sans forme, sans sexe, illimité ?

Amis lecteurs, nous ne trouverons pas les réponses mais le fait d'y réfléchir nous fera peut être progresser sur le chemin d'une plus grande prise de conscience de ces deux problèmes sociologiques et métaphysiques.

Ariaga

Vous pouvez sur le blog Extraits du Laboratoire lire un texte intitulé Nature, rêves et totalité

 

 

02/10/2011

Questions

écriture,philosophie,pensée,société,culture,photo,art

 

Quand on doit, pendant quelques jours, mettre sa vue au repos, plus de lecture, d'écriture, de cinéma ou de télé, plus de contemplation du Livre Rouge, les pensées deviennent un peu envahissantes. Il y a du caquetage mental, comme le disait Krishnamurti, et aussi des questions, parfois absurdes, parfois récurrentes, qui se mettent à passer en boucle. En voici quelques unes parmi les plus simples ( en apparence ! ). Si cela vous intéresse, j'en tiens d'autres à votre disposition ...

1) Pourquoi les pensées qui tournent dans ma tête comme une toupie sont-elles si difficiles à arrêter ?

...

2) Pourquoi ma vision du monde et des êtres est-elle faussée par tant de mauvaises interprétations ?

...

3) Pourquoi ai-je l'impression que mon miroir me regarde ?

...

4) Pourquoi certains objets de la vie quotidienne me semblent-ils " hantés " par mes humeurs ?

....

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Comme le disent inlassablement les enfants ...

Ariaga

 Vous pouvez, sur l'autre blog, lire une poésie dont voici le lien : Par delà le reflet.

25/09/2011

Barrières

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Plantés comme une barrière

les échardes dans la chair

et le poteau du passé

auquel je suis attachée.

 Les doux pièges des chimères

obscurcissant la lumière,

et ce chant que je connais

ce chant qu'on m'avait donné

l'ai-je vraiment oublié ?

 

Comme ils sont durs à monter

les alchimiques degrès

qui mènent au temple intérieur

où s'accomplit le Labeur.

Ariaga

 

Si vous le désirez, vous pouvez lire un texte sur l'autre blog. Voici le lien : Étienne Perrot et l'alchimie.

18/09/2011

Ouvrir le Livre Rouge

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Un plaisir ne peut être indéfiniment retardé sans devenir souffrance. Contempler le contenant ne suffisait plus et j'ai ouvert le Livre Rouge de C.G.JUNG, sans réfléchir, tout simplement, au début du fac-similé.

Cesser d'imaginer, voir cette première page écrite et illustrée sur parchemin de la main de Jung, fait monter à mes yeux une grande bouffée d'humide émotion. Les pages sont trop grandes (40 sur 30 cm) pour être photographiées nettement en entier mais je partage avec vous, amis, (photo ci desus) , le début de cette première page, en latin. Voilà le moment où Jung à commencé l'Oeuvre du Livre Rouge, ces 13 pages de ce qu'il intitule Liber Primus. J'ouvre plus loin et viennent les 190 pages du Liber Secondus.

Comment ne pas être touchée par la régularité des caractères gothiques allemands, les lignes tracées pour écrire droit et non effacées,

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les enluminures et les merveilleuses représentations des visions de Jung qui montrent son talent de peintre. Comment ne pas être submergée par tant de travail, tant d'occasions à nous offertes de rêver et d'imaginer.

Vous me direz, il y a une traduction ? Certainement et des introductions, et des commentaires, et des notes mais ... ce sera pour bien plus tard. Pour l'instant je vais contempler une à une les pages du manuscrit original  et cela va prendre du temps ... beaucoup de temps !

C'est pour plus tard la lecture attentive du texte traduit. La recherche de ce que ne m'a pas déjà apporté l'oeuvre de Jung . Ces clès tant attendues qui ouvrent des portes encore fermées sur la Psychologie des Profondeurs.

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Je vais vous dire un secret, il y a autour du livre comme le parfum d'un monde inconnu et j'ai l'impression  que des yeux d'ailleurs me regardent jusqu'à l'âme.

Ariaga

11/09/2011

Le Livre Rouge de C.G.JUNG

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Je l'avais attendu comme on attend l'homme aimé.

Je l'avais attendu comme si c'était un message personnel de ce cher Carl Gustav car je fais partie de toutes celles qu'il a séduites. Et chacun sait que le grand séducteur est habile à faire croire à chacune de ses conquêtes qu'elle est pour lui une femme unique.

J'avais fermé mes yeux, mes oreilles, mon esprit, à la version anglaise, aux articles, à France Culture et à toutes les savantes dissertations expectatives. Je le voulais en Français, surprenant, et tout entier livré à ma passion.

Il est venu à moi ( Je délire un peu, je suis allée le chercher chez le libraire )  et ce fut le choc !

Le prix aurait du m'alerter mais j'avais une vision, issue de la lecture de Jung, qui parle de "cahier rouge" qui me montrait un cahier, un ...gros cahier ...  mais pas cela. Quand on me l'a mis dans les bras, ce fut comme un gros bébé, et je l'ai trouvé encore plus lourd en montant mes étages. Il est ÉNORME, ce Livre Rouge : 4 kg, 40 cm sur 30, 371 p. (pour ceux que cela intéresse la réduction théosophique donne 4, le nombre préféré de Jung).

Avouons le, ce livre tant attendu, je l'ai trouvé TROP. Trop grand, trop lourd pour être pris dans des mains fragiles et tendres, et même trop rouge !

Alors ? J'attends ce livre depuis tant d'années que je sais que ma passion va reprendre le dessus. Pour l'instant il est posé, comme un étrange objet, dans mon petit cabinet de curiosités. Je tourne, je le regarde en coin, je jauge l'effort à fournir, mais il est vierge de toute lecture.

Quand ? Je n'ai jamais su résister à Carl Gustav alors bientôt, je pense ...

Ariaga

Sur le blog Extraits du laboratoire, vous pouvez trouver un texte dont voici le lien : La Coopération amoureuse.

21/08/2011

Jouer avec le mot transmutation

Alchimie,philosophie,écriture,jeu,vacances,photo,voyage

Aujourd'hui, jouons en "langue des oiseaux" avec le très alchimique mot TRANSMUTATION.

Quand je vois combien les commentaires ont été variés avec les mots précédents, je pense que ce nouveau mot va provoquer découpages et réactions car il est riche de sens général et "interne". Voilà quelques pistes qui se sont, en quelques minutes, présentées à moi.

- TRANS : transpercer, passer à travers.

Transe, danser en une transe qui transforme

- TRANS MUTATION : j'entends TRANGRESSION. Il y a dans la mutation une transgression de l'habituel.

 - MUTA : je pense au latin mutus qui veut dire silencieux, privé de la parole. C'était une des consignes données à l'alchimiste auquel il était conseillé le secret sur ses recherches.

 - TATION, si j'ajoute "ten" il vient TENTATION et cela me parle. Dans les recherches sur la transmutation n'y a t-il pas souvent eu un désir de transgression. Une tentation d'acélérer le lent travail de la nature. Un obscur désir pour des alchimistes très chrétiens de tutoyer Dieu ?

Tais toi était-il dit à l'Alchimiste Philosophe de la Nature. Je suivrai ce conseil et vous laisserai la parole chers amis lecteurs ...

Ariaga

Vous pouvez, sur l'autre blog, lire un texte de JUNG dont je vous donne le lien : Psychologie et Alchimie.