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14/11/2009

Le rire est le propre de l'Homme

 

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Le philosophe Henri Bergson écrit dans Le rire, essai sur la signification du comique : " Il n'y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain. Un paysage pourra être beau, gracieux,sublime, insignifiant ou laid ; il ne sera jamais risible. On rira d'un animal, mais parce qu'on aura surpris chez lui une attitude d'homme ou une expression humaine. On rira d'un chapeau ; mais ce qu'on raille alors, ce n'est pas le morceau de feutre ou de paille, c'est la forme que les hommes lui ont donnée, c'est le caprice humain dont il a pris le moule."

Le rire n'a pas toujours été bien vu dans la Société. Au Moyen Âge, par exemple, il était facilement considéré comme une manifestation diabolique associée au ricanement du diable quand il venait s'emparer d'une âme. Heureusement Rabelais est venu et a proposé , déjà, le rire comme thérapeutique en disant que rien ne pouvait faire plus de bien que de rire en se tapant sur une panse bien remplie. Sur un plan plus spirituel Saint François d'Assise disait : "Un saint triste est un triste saint".

Je me rends compte que je n'ai pas assez ri ces derniers temps et que j'ai eu tort. Comme le pensait Norman Cousin qui se soigna efficacement d'une grave maladie par le rire, ce dernier génère autant d'émotion et d'énergie que les cris et les pleurs. C'est une défense contre les contraintes et les tabous de la société, une libération et aussi un bienfait car faire rire est un acte de bienfaisance en particulier quand, évitant ainsi toute ironie et méchanceté , on fait rire de soi même. J'ai particulièrement ressenti ce rire charitable dont j'ai profité récemment en lisant le livre de  Danae, dont je vous reparlerai : Mon tour d'Asie. A la lecture de situations particulièrement loufoques, parfois embarrassantes pour la narratrice, j'ai entendu un grand rire résonner dans ma maison silencieuse. C'était le mien et je vous assure que j'ai pensé avec Chamfort : " La plus perdue de toutes les journées est celle où on a pas ri." J'étais encore loin du "rire des sages", pour celui là je devrai demander conseil à Lung Ta Zen, mais  j'avais fait un grand pas sur le chemin. Je vais apprendre à rire de ma tristesse car elle n'atteint pas l'être véritable qui ne peut être que joie d'avoir le privilège d'exister.

Ariaga

31/10/2009

Mort et alchimie

 

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Photo Chris-Tian Vidal

En cette période où, dans le laboratoire alchimique de mon temple intérieur ,  j'expérimente la mort lente de ce qui était une part  essentielle de ma vie humaine, ce n'est certainement pas par hasard que, sur la table de nuit-bibliothèque-dépotoir où s'entassent dans le plus grand désordre livres et revues, et aussi des tas de choses inutiles ou usagées, mes yeux se soient fixés sur un livre lu cet êté.  Il s'agit d'une espèce de "carnet fantasmes" de Chris-Tian VIDAL intitulé Marrakech, où le mâle m'a dit la Mort ! (Vous aurez tous les détails sur ce livre  et aussi de magnifiques chats en cliquant sur le lien) Pourquoi ce livre maintenant a t-il émergé de la pile alors qu'au moment où je l'avais lu je l'avais reçu comme un coup dans le plexus. Probablement parce qu'il touchait quelque chose d'obscur en moi et que, curieusement, quand quelque chose me touche je suis incapable d'en parler imédiatement. Une lente digestion est nécessaire et je dois oublier, laisser mourir, pour que du bouillonnement ne reste plus que l'écume. Cette écume n'est probablement pas ce à quoi pensait Chris-Tian Vidal en écrivant ce voyage psychanalytique mais les livres sont aussi ce qu'ils deviennent pour les lecteurs. Je n'ai pas relu, surtout pas, et même si j'ai de vagues souvenirs de Duras, de Barbara, de la complexité de l'homosexualité, d'un mystérieux analyste, d'une aversion pour l'ordinateur,d'une certaine fascination des mots crus ce n'est pas cela qui a émergé du fatras de ma mémoire. Ce que j'ai ressenti, plus que lu, c'est le sentiment d'une mort alchimique, ce que l'on appelle la nigredo.

La mort alchimique ou nigredo que je vous décrirai mieux, une autre fois, dans sa relation avec la dépression, est parfois décrite par les textes comme un travail du semeur qui enfouirait sa semence dans la terre. C'est l'oeuvre au noir dite aussi "mort noire et putréfaction" . Pendant le Grand Oeuvre survient un moment où la luimière céde la place aux ténèbres et au désespoir. L'alchimiste se rend compte que si la pierre peut exercer une force divine elle peut aussi se transformer en poison mortel. Cette phase qui conduit aux portes de la mort est indispensable à la continuation de l'Oeuvre car, ainsi qu'il est écrit dans le Rosarium ( 1550 ): "Lorsque vous voyez votre matière devenir noire  réjouissez vous car c'est le commencement de votre oeuvre." En effet c'est du coeur des ténèbres que renait la lumière et c'est à cela que, ce matin, m'a fait penser le livre de Chris-Tian vidal ; une  phase de renoncement , semblable à la mort alchimique, à ce qui faisait votre vie, pour qu'une nouvelle phase de renaissance puisse commencer. C'est pourquoi cette note que l'on aurait pu croire un peu sinistre est finalement pleine de joie et d'espoir.

Ariaga

23/10/2009

Connaissance et action

Cordage et pas sur le sable.jpg

" Quiconque acquiert la Connaissance et ne la met pas en pratique ressemble à celui qui laboure son champ et ne l'ensemence pas. Quelle que soit l'importance de ses lectures théoriques, s'il ne les applique pas, il est ignorent. Il n'est ni un philosophe , ni un sage, mais une bête de somme avec un fardeau de livres. Et comment une bête de somme sans conscience peut savoir si elle transporte des livres ou des fagots ? "

Cette citation de Sadi, un philosophe perse du 13° siècle m'interpelle particulièrement en ce moment et je vous la livre pour méditation. Pour ceux qui ne connaissent pas le Laboratoire depuis les débuts, comme j'évite de reprendre des textes déja publiés, je vous invite à lire sur mon autre blog "extraits du laboratoire" (cliquez sur le lien en haut à droite du blog), un texte sur l'anima et l'animus vu par Jung. Je reçois de nombreuses question sur ces concepts souvent mal compris et j'espère que j'apporterai quelques lueurs.

Ariaga

 

13/10/2009

Les épidémies psychiques

Les chaînes de l'homme en noir.jpg

Dans le tome III de la Correspondance de C.G.Jung (p.186), ouvert comme d'habitude au hasard, les lignes suivantes m'ont serré la gorge et j'ai entendu dans ma troisième oreille, celle qui est reliée au coeur, un fort bruit de chaînes.

" Les grands dangers qui menacent la vie de millions d'hommes ne sont pas de nature physique, ils ne sont autres que la folie et les méthodes diaboliques qui provoquent des épidémies psychiques chez des masses sans défense sur ce plan là. La pire des maladies ou la plus grande des catastrophes naturelles (tremblement de terre, raz de marée, épidémies) sont sans commune mesure avec le danger que l'homme peut être aujourd'hui pour l'homme. "

Jung avait 77 ans quand il écrivait ces lignes en 1952. Elles me semblent toujours d'actualité car je pense que nous sommes infectés, manipulés, par des virus s'attaquant insidieusement à notre liberté de penser, même si cette liberté originelle demeure. Il faut être très fort pour résister et, une fois de plus, ce sont les maltraités de la société qui subissent cette pollution mentale.

Des exemples de manipulations ? en voici quelques uns :

L'exploitation des peurs et des haines irrationnelles.

L'utilisation de la pauvreté et la création de besoins inutiles qui augmentent cette pauvreté.

Les sondages truqués, les rumeurs dans les médias, en particulier internet, les publicités mensongères.

... et bien d'autres qui, j'en suis certaine, vous viendront à l'esprit.

Il avait raison ce cher Carl Gustav.

Ariaga

 

28/09/2009

L'enfant et l'univers

Mare sur une plage bretonne.jpg

Sur la plage, tout vibrant d'étonnement devant le monde qui s'offre à lui, l'enfant contemple une mare enfermée dans sa frontière de rochers. Il ne voit pas les limites, seulement ce lieu enchanté où s'agitent crevettes et minuscules poissons, où le soleil joue avec l''eau. Il pénêtre cette mare de tout son regard et pour lui  cette petite surface d'eau de mer abandonnée par la marée est aussi importante que tout l'univers. Elle est l'univers.

Redevenir cet enfant émerveillé, oublier les questions et les portes...

Ariaga

22/09/2009

Une leçon d'humilité


L'arbre et ses amies les fleurs.jpg

Certains d'entre vous connaissent mon habitude d'ouvrir, chaque matin, un livre au hasard. Philosophie, alchimie, poésie, fiction, tout est bon. La vie, cruelle en ce moment, est comme une tempête de sable qui balaye tout sur son passage y compris ma présence sur les blogs mais cette habitude matinale a subsisté comme un arbre bien enraciné. Il s'agissait aujourd'hui d'un texte de Maître Eckhart dans son Instruction spirituelle dont la lecture m'a frappée comme un véritable message et m'a décidée à écrire à nouveau sur ce blog.

"Les gens ne devraient pas toujours tant réfléchir à ce qu'ils doivent faire, ils devraient plutôt penser à ce qu'ils doivent être. S'ils étaient seulement bons et conformes à leur nature, leurs oeuvres pourraient briller d'une vive clarté. Si tu es juste tes oeuvres le sont aussi. Ne pense pas mettre ton salut sur un "agir" : c'est sur un être qu'il faut le placer."

Ces mots m'ont fait penser à l'humilité, dont Maître Eckhart dit qu'elle est "la racine de tout bien et de tout ce qui l'accompagne" car j'ai compris que je manquais justement d'humilité. Je gravis douloureusement  des marches mais je vois seulement l'arbre solitaire que je deviens sans voir les fleurs qui continuent à pousser pendant mon ascension. Je ne pense qu'à mon impossibilité à agir sur de dures réalités , j'oublie d'être et, surtout, je me fais une trop haute idée de ce que dois être mon action. Cela s'applique au blog. Si j'arrête d'écrire, c'est parce que je pense ne pas avoir la force d'êcrire des textes dignes de ce blog et de ses lecteurs. C'est là que je manque d'humilité. Mon silence est orgueil, peur de ne pas être à la hauteur mais à la hauteur de quoi. De quelle "mission" me suis-je crue investie en tentant de faire connaître à quelques lecteurs Jung ou l'alchimie ou une certaine forme de spiritualité ou ma poésie ou mes photos. Beaucoup d'autres le font mais j'avais placé assez haut la barre de l'exigence. Manque d'humilité sanctionnée par l'arrêt de l'écriture quand je ne pouvais être à ce "niveau" imaginaire et ridicule.

Dorrénavent, je ferai de mon mieux, je verserai ici ce qui se présentera. L'essentiel est que l'athanor recommence à être alimenté. Dans deux jours ce sera le troisième anniversaire du Laboratoire. Il aurait été triste qu'il advienne avec un blog en suspens.

Je vous embrasse tous, amis connus et inconnus et je vous remercie pour le soutien que vous m'avez apporté avec vos commentaires.

Ariaga

 

 

 

 

21/06/2009

Alchimie et psychologie de l'inconscient

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( suite de la note précédente )

C'est C. G. Jung lui même qui expose, de la manière la plus pertinente, les apports de l'alchimie à la partie théorique de son oeuvre. Il en donne une " quintessence " dans un passage de l'épilogue de Mysterium conjunctionis, son ouvrage entièrement consacré aux racines et à l'évolution de  la symbolique alchimique.

L'Oeuvre cherche à réconcilier des éléments contraires dont l'incompatibilité est perçue sur un plan à la fois psychique et physique ce qui permet de dire qu'elle s'étend à " la Nature toute entière " et cela jusqu'au fumier, à la substance vile et méprisable qui peut se métamorphoser en pierre philosophale. Or, l'expérience clinique de Jung lui a montré que, dans les rêves et les phantasmes, on retrouve les paradoxes et les symboles obscènes qui avaient, à la fois, iluminé et égaré l'esprit de l'alchimie. Cette résurgence conduit Jung à se demander s'il faut rejeter ces productions oniriques dans les mêmes oubliettes que les soi disant absurdités des alchimistes, ou bien entreprendre des recherches en suivant l'exemple de leur patient travail ; ceci avec l'espoir de trouver, au sein de ce matériau, un fil conducteur. Jung écrit :

" Nous sommes aujourd'hui en mesure de voir à quel point l'alchimie a préparé les voies à la psychologie de l'inconscient et cela de deux manières : tout d'abord en léguant sans le vouloir, dans l'amoncellement de ses symboles, un matériel de représentations symboliques d'une extraordinaire valeur pour les méthodes d'interprétation moderne, et ensuite en indiquant, par ses essais délibérés de synthèse, des processus symboliques que nous découvrons dans les rêves de nos patients. "

La démarche alchimique, pense Jung, représente symboliquement celle d'un individu isolé dans son cheminement vers l'individuation. Il y a cependant une différence notable : quelle que soit la richesse des représentations, elles sont limitées. Les observations individuelles montrent une phase, un aspect, du processus. Ceci a été pour lui un obstacle majeur et explique qu'il ait attendu tant d'années avant de théoriser ses découvertes empiriques. Il a acumulé énormément de matériaux, fournis par les textes alchimiques et les rêves, pour tenter de généraliser les représentations du processus d'individuation. Ce travail titanesque n'a été effectué par personne d'autre. Dans les dernières lignes du Mysterium conjonctionis,  Jung résume ces longues années de recherches :

" Il n'existe pas, dans la sphère de mon expérience, de cas offrant un caractère assez général pour manifester toutes les variations et avoir, par suite, valeur de paradigme. ... C'est pourquoi l'alchimie m'a rendu le service inapréciable de m'offrir ses matériaux dont le volume propose à mon expérience un champ d'action suffisant, et cela m'a procuré la possibilité de décrire le processus d'individuation sous ses principaux aspects. "

Parmi les commentateurs et disciples de Jung, beaucoup rejettent la partie de son oeuvre consacrée à la symbolique alchimique. On la dit illisible, mystique et je ne sais quoi encore. Je crois surtout que la somme de travail demandée pour acquérir son degré de culture et de compréhension leur fait peur...

Ariaga

 

 

 

 

15/06/2009

C.G.JUNG et l'individuation

 

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J'ai envie de revenir aujourd'hui sur la proposition que nous faisait C.G.JUNG de cheminer vers cette réalisation de soi qu'il appelait l'individuation. C'est dans son ouvrage Dialectique du Moi et de l'inconscient qu'il parle de la manière la plus claire  de cette voie de l'individuation. Cette voie nous propose un chemin de vie dont le but est de devenir un être vraiment individuel en réalisant notre Soi dans ce qu'il a de plus personnel, de plus rebelle à toute comparaison. Pour suivre ce chemin il est nécessaire de se débarasser de tout excédent de bagages, de tout vêtement superflu, en particulier du déguisement social et des fausses idées que l'on se fait de son importance. Je dirais que, symboliquement, il faut voyager nu.

On ne doit pas confondre individuation et individualisme. L'individualisme, sous prétexte de particularités de l'individu, le met à l'écart de la collectivité et le dispense de ses devoirs envers autrui. Il est au dessus du panier. L'individuation, au contraire demande un "accomplissement meilleur et plus complet des taches collectives d'un être". Accomplir sa nature d'être est aux antipodes de l'égoïsme.

Le processus d'individuation, vu par Jung, s'accomplit avec des fonctions et des qualités qui sont de nature universelles. Ces fonctions sont utilisées pour faire d'un individu donné "l'être que, une fois pour toutes, et en lui même il doit être", en lui permettant d'atteindre son unicité par un mouvement de "centroversion" vers un lieu, l'inaccessible étoile,  où se concentrent, en un mélange comparable au mélange parfait des alchimistes, la totalité des contenus du conscient et de l'inconscient. Atteindre l'individuation serait donc rentrer en possession de sa propre totalité unifiée, là où se résorbe l'antagonisme entre le conscient et l'inconscient.  Notons que Jung parle d'une "voie, de "tendre vers". C'est le cheminement qui est important, le but, la totalité, étant au delà de toute possibilité de représentation. En effet, sa re-présentation à la conscience ferait aussitôt éclater la totalité en dualité. Il s'agit là d'une voie difficile, tout aussi problématique que la dernière phase du Grand Oeuvre des alchimistes.

La suite dans la prochaine note.

Ariaga.

 

 

 

23/05/2009

Rûzbehân et la mystique de l'amour

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Je suis retournée, probablement pour apaiser mon chagrin, vers " Le Jasmin des Fidèles d'amour " de Rûzbehân un soufi-poéte-penseur-philosophe,visionnaire iranien du XII° siècle. La préface et la traduction sont de Henry Corbin. (Éditeur Verdier, collection Islam spirituel.)  Il est dit dans cet ouvrage, que Dieu mène en ce monde les "Fidèles d'amour"(comparables aux fedeli d'amore, les compagnons de Dante) par des degrés qui vont de l'amour humain à l'amour divin. Qu'il ne s'agit que d'un seul et même amour. Ceci est très simplifié et correspond à mon "humeur" du moment. Je vous propose quelques citations :

" Le secret de la divinité est dans l'humanité, sans que la divinité subisse le trouble et le dommage d'une incarnation. La beauté dans la créature humaine est le reflet de la beauté de la nature divine. Avec moi commence la Création ; en Dieu elle trouve sa consommation. "

" Tantôt c'est l'âme qui est ton symbole, et tantôt c'est toi qui es le symbole de l'âme ...
Si aucun oeil n'a jamais vu la trace de la forme de l'âme
Voici que sur tes lèvres est visible le symbole de l'âme. "

Et la plus célébre sur ce qui est exigé des Fidèles d'amour :

" Tantôt elle est dans les pleurs, tantôt elle est dans les rires ; tantôt ardente de feu, tantôt vibrante de musique ; tantôt la substance même de l'argile humaine est consummée par le feu de l'amour et tantôt le luth de prééternité accompagne la psalmodie. Tantôt dans l'ivresse mentale, tantôt dans la lucidité, tantôt abolie à soi même. Tantôt dans l'angoisse, tantôt dans l'exultation ; tantôt dans la crainte, tantôt dans l'espoir ; tantôt dans la séparation, tantôt dans la réunion. Pas d'étape où faire halte quand elle est séparée ; pas même de séjour à demeure, lors de la réunion. Voilà ce qui est exigé d'un Fidèle d'amour que Dieu mène en ce monde par les degrés de l'amour à l'ascension de l'amour divin ; parce que dans les jardins de l'amour, il ne s'agit que d'un seul et même amour, et parce que c'est dans le livre de l'amour humain qu'il faut apprendre à lire la règle de l'amour divin. "

C'est beau n'est-ce-pas ?

Ariaga

 

17/05/2009

Changer le monde avec Krishnamurti

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Nous sommes de plus en plus violemment confrontés aux problèmes du monde. La philosophie, la sociologie, la politique, les religions s'en font l'écho et comment y échapper à une époque où nous naviguons dans un océan d'informations  : journaux, radio, télé, internet, je dois en oublier. Tout naturellement, nous nous inquiétons et nous agitons beaucoup. Or, à moins d'avoir un destin exceptionnel, il est difficile pour un individu perdu dans la masse d'avoir une influence et cet individu, vous, moi, se sent accablé par son impuissance à venir en aide à une société qui donne l'impression de programmer sa propre destruction. Je vois un essai de réponse dans ces quelques phrases extraite de La première et la dernière liberté de Krishnamurti (1895 - 1986) :

" Les problèmes du monde sont si colossaux que pour les comprendre, donc les résoudre, on doit les aborder d'une manière simple et directe. Cette simplicité est celle d'un jugement qui ne dépend ni d'influences extérieures, ni de nos préjugés ou de notre humeur. La solution ne doit pas être recherchée auprès des conférenciers, ni dans les théories, ni en mettant de nouveaux chefs à la place des anciens. La solution est dans le responsable de ces problèmes ... Ce responsable est l'individu, vous et moi, et non le monde, tel que nous nous le représentons. Le monde est l'état de nos relations mutuelles et non quelque chose en dehors de vous et moi. Ainsi, le problème n'est autre que vous et moi et non le monde, car le monde est la projection de nous-mêmes, et pour le comprendre, c'est nous que nous devons comprendre. ... Il nous faut donc essayer de comprendre le processus de connaissance de soi. Pour trouver les vraies valeurs, qui ne sont ni celles des sens ni celles du conditionnement extérieur, et qui seules régénèrent, transforment et produisent une révolution radicale, il est indispensable de se connaître soi même ... Ainsi, se transformer soi-même c'est transformer le monde, parce que le Moi est à la fois le produit et une partie intégrante de l'existence humaine."

Attention, lecteur, ce n'est pas moi qui parle, c'est Krishnamurti.  Je trouve, entre autres, que sa pensée n'accorde pas assez d'importance à notre enracinement dans la nature mais je pense aussi que nous somme comme  une minuscule dose de colorant , de fluorescéine, jetée dans une rivière. La rivière change de couleur.

Si nous agissons dans le creuset de la vie en employant au mieux notre libre arbitre vis-à- vis d'autrui et de la nature .

Si nous tentons de ne pas être un champ de bataille mais un lieu d'harmonie.

Si nous comprenons que le monde n'est pas seulement à l'extérieur mais aussi en nous et si ,au lieu de nous disperser sur l'océan des lamentations, nous jetons l'ancre dans notre moi profond.

Si nous sommes des multitudes de gouttes d'eau à le faire, alors, peut-être le monde a t-il un avenir " humain ".

Ariaga

 

13/05/2009

Réincarnation

 

 

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Illustration Muttifree vous pouvez voir la création originale sur mon blog photo.

Dans le cadre de l'ouverture du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle à des liens qui ne sont pas des liens entre blogs mais des liens "spirituels" qui se sont crés à travers les commentaires de personnes ne tenant pas de blogs, je vous propose aujourd'hui un texte de Mariedumonde sur la réincarnation . C'est un sujet très important que je n'ai jamais traité, peut-être parce qu'il me touchait trop et que je manquais de recul, mais je pense que certains d'entre vous ont lu entre les lignes de mes textes ou de mes commentaires... J'ai demandé à Muttifree, qui n'avait pour guide que le mot "réincarnation",  de bien vouloir illustrer cette note. Ariaga.

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Lorsqu'on étudie la croyance des peuples à propos de la mort, on est frappé par la diversité des attitudes, on ne meurt pas en Inde comme en Occident.
A la mort l'individu se fond dans sa Mère Universelle, tout comme les couleurs se fondent dans la lumière solaire. Les couleurs perdent -elles leur identité dans la lumière blanche?
Si l'âme individuelle conserve son identité, celle- ci ne peut se concevoir que non séparée de l'Universel.

La théorie de la réincarnation repose sur la croyance en l'immortalité de l'âme, entité spirituelle qui ne meurt jamais et quitte le corps pour se retrouver sous une forme humaine. Selon les cultures orientales influencées par l'hindouisme et le bouddhisme, les circonstances dans lesquelles l'individu se réincarne sont le fruit de ses actions, pensées, émotions, passées le but final étant la libération du cycle des renaissances que seul l'être humain peut atteindre, ses facultés de libre-arbitre et de discrimination étant alors suffisantes pour lui permettre un développement conscient.
La nouvelle incarnation d’une âme sur terre dépend du degré d’évolution acquis dans les vies passées. Peut-on parvenir à la perfection en une seule existence ? « La Renaissance est une affirmation que l'on doit ranger parmi les affirmations primordiales et essentielles de l'Humanité  » répond Carl G. Jung.
Malgré les preuves qui s'accumulent, la réincarnation a beaucoup d'adversaires, car, depuis des siècles, on nous a répété qu'on ne disposait que d'une seule vie pour gagner le Paradis, sinon l’Enfer vous ouvrait toutes grandes ses portes.

Certaines Traditions désignent la Mort comme une «transition», cela signifie, selon l'origine latine, un passage, action de passer, passage graduel d'un état à l'autre ; nous pouvons alors penser que le Moi, la Conscience, changent d'état, et nous pouvons alors comprendre pourquoi nous demeurons divisés à propos d'une transformation aussi insaisissable.

Vous pourriez me dire, c'est bien joli cette histoire mais pourquoi, je ne m'en rappelle pas ?
Vous rappelez vous de tous vos rêves ou bien même de votre existence  ne serait- ce qu'antérieure à 3 ans, ou de ce que vous avez fait précisément la semaine dernière un jour précis?
Personnellement je dirais, heureusement que nos souvenirs d'incarnations passées  ne sont pas vivaces et sans faille, le cerveau humain constamment bombardé de milliers d'informations ne résisterait pas et ne pourrait supporter le souvenir de tous nos actes d'autant qu'ils ne sont peut être pas forcément glorieux....
Alors  que dire de ce sentiment de déjà vu qui peut nous assaillir à l'occasion de voyage ou de situation nouvelle ?
Voici ce qui m’est arrivé il y a quelques années:
Une amie revenant d'Egypte me montra  la photo d'un Temple, je ressentis alors une curieuse émotion, je fermais les yeux et presque instantanément je lui ai décrit la suite de la visite je dois vous dire que j’en fus  surprise et mon amie aussi.
Non je n'avais pas vu de documentaire, non je n'ai pas de livres spécifiques sur l'architecture égyptienne, et c'est vrai que je n'ai jamais eu l'envie d'y aller en voyage, car je sais intérieurement que je connais et peut être plus si affinités...et cette petite aventure n'est rien...
Comment expliquer le cas de Mozart qui, à l'âge de quatre ans interprétait son premier concerto en public?
De quelque côté qu’on puisse l'aborder, on s'aperçoit que la doctrine de la réincarnation, s'est imposée sur toute notre planète, elle guide et éclaire bien des peuples.
Et puis n'est ce pas un formidable espoir pour l'Homme ne serait ce que pour l’aider à vivre l'instant présent ! Penser que notre vie ici bas  est autre chose que naitre, souffrir et mourir.

Mariedumonde

24/04/2009

Le Déluge des alchimistes

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Il est écrit dans la Bible au chapitre VII de la Genèse :(ed. La pléiade)

"...En ce jour là, se fendirent toutes les fontaines du grand Abîme et s'ouvrirent les écluses des cieux. Il y eut averse sur la terre quarante jours et quarante nuits...les eaux grandirent beaucoup, beaucoup, au dessus de la terre et toutes les hautes montagnes qui existent sous les cieux furent recouvertes. ...alors expira toute chair qui remue sur la terre : oiseaux, bestiaux, animaux, toute la pullation qui pullulait sur la terre, ainsi que tous les hommes. Tout ce qui avait en ses narines une haleine d'esprit de vie, parmi tout ce qui existait sur la terre ferme, tout mourut. Ainsi furent supprimés tous les êtres qui se trouvaient à la surface du sol...il ne resta que Noé et ceux qui étaient avec lui dans l'arche. Et les eaux grandirent au dessus de la terre durant cent cinquante jours. "

N'oublions pas que Noé avait, et c'est ainsi que la destruction contenait les germes de la génération, conservé un mâle et une femelle de chaque espèce.

Le début terrible de l'Oeuvre , l'obtention de l'état liquide du matériau grâce à un dissolvant universel nommé Mercure Philosophal, est souvent comparé par les alchimistes au Déluge de la Bible. Les illustrations (Barchusen p.x.) montrent une mer paisible qui, une fois le commandement divin proféré, envahit tout sur son passage. Psychologiquement, en particulier pour C.G.Jung, cela symbolise le surgissement de l'inconscient dans la sphère du conscient et cela se traduit par un déluge de fantasmes et d'images qui ne font pas partie de la re-présentation du déjà connu, déja vu. Mais, même si le Déluge semble tout recouvrir, dans la représentation alchimique une île demeure, et cette île contient un trèsor. Ce trésor est l'amour et le paysage détrempé est alors illuminé par le soleil et  la lune, symbolisant le masculin et le féminin, dont dont la conjonction amoureuse met fin au déluge.

Le bouleversement des débuts du travail de l'alchimiste peut aussi être représenté par un déluge de feu ou une inondation cosmique. J'ai en mémoire une illustration montrant le  "lait de la vierge". Il s'agit d'une poussière d'étoiles, une "voie lactée" jaillissant du sein opulent d'une femme et inondant la terre. Une image fascinante. Je pense aussi à celle, à mes yeux assez repoussante, du Serpent Mercurial, une espèce de dragon qui crache des vapeurs vénéneuses dont les ravages sont à l'origine d'une possible matière première des débuts de l'Oeuvre ; et tant d'autres représentations surprenantes, attirantes ou effrayantes.

Comment voulez vous, amis lecteurs, que je ne sois par emportée par une émotion poétique, quand mon ami intérieur qui parle à l'oreille de mon coeur, le Vieil Alchimiste, feuillette devant les yeux de mes rêveries tant d'images surprenantes dont le sens profond à traversé les siècles.

Ariaga

 

16/04/2009

Suite sur les commentaires du blog

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Ceci est un fragment de la création numérique de Muttifree sur la note précédente pour vous donner envie d'aller la voir.

Il fut un temps, quand je m'étais éloignée de notre Mère Nature, où j'aurais procédé d'une manière "scientifique" pour analyser l'ensemble de vos commentaires sur la question que je posais au sujet de l'homme. Entrer des termes dans l'ordinateur, voir les fréquences, le sexe des intervenants, etc,etc.; tout cela est aujourd'hui, pour moi, semblable à une vieille robe démodée qu'il faut ôter. Je vous livre mes impressions, après relecture de l'ensemble, comme je fais la cuisine, au pif et de mémoire.

Je retiens, pour un groupe significatif, l'importance de la pensée, de la conscience, du Je,  de tout ce qui semble caractériser une créature consciente d'être et en évolution. Cet Homme, doté d'une conscience d'être, aurait donc la possibilité de se définir et d'inventer les concepts lui permettant de parler de lui même.  Il est aussi capable de poser les critères pour définir qui est qui. Je ne peux m'empêcher de penser à l'ouroboros alchimique. Cet homme se posant des questions sur lui mêmme est comme un serpent qui se mord la queue.

Cet être humain, dont certains pensent qu'il doit absolument être debout (que deviennent ceux qui qui ne le peuvent pas ?) et qui est dôté d'une conscience vit dans la dualité entre l'ombre et la lumière. Bon ou mauvais, ange ou bête, assassin ou charitable, homme-homme ou homme-animal. Résultat d'une fatalité ? Je pense à la querelle séculaire au sujet du Dieu bon entre ceux qui se demandent comment le mal peut être compatible avec Dieu et ceux qui pensent que Dieu, sans discussion possible, est le bien absolu. (très rapidement résumé, Dieu me préserve qu'un philosophe puriste lise ces lignes !). Vous m'avez fait bien plaisir chers commentateurs en insistant, nombreux, sur l'importance de la notion de libre arbitre. L'Homme à le choix entre la création et la destruction. Il a le droit à l'erreur, la posssibilité de se jeter dans le vide en toute connaissance de cause.

Et la Nature dans tout cela ? Il semble que nous soyons victimes du Philosophe qui a dit que nous sommes maîtres et possesseurs de la nature . Ce terreau sur lequel nous poussons, nous avons tendance à le labourer n'importe comment. Nous nous comportons en parasites, en prédateurs.

Et j'en arrive au sel et au poivre des ingrédients de mon plat : L'intérêt porté à la relation entre l'homme et la femme. Je sais j'aurais du mettre une majuscule à homme mais c'est peut-être mon inconscient qui a parlé, il attendait vos réactions. L'amour ne m'a été proposé que éthéré, non enraciné sur la terre. Cette relation homme femme est, le plus souvent, assimilée à une lutte des contraires . Seul l'un d'entre vous me parle du couple comme d'une totalité. Pas d'allusion à la relation du masculin au masculin ou du féminin au féminin. Les manques sont parfois d'intéressants sujets de réflexion...

Je terminerai en m'inspirant, de mémoire, d'un de vos derniers commentaires. Ce qui caractérise l'homme c'est son humanité, sa capacité d'aimer, de compatir de vouloir s'améliorer. N'est-ce pas ce que nous tentons tous ici ? En tous cas vous me l'avez montré dans vos commentaires. Merci à tous.

Ariaga.

 

15/04/2009

Les commentaires combustibles de l'athanor

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La création numérique est de Muttifree

Vous m'avez vraiment gâtée par le nombre et la qualité de vos commentaires sur la note précédente. Amis et inconnus, porteurs de spiritualité, de philosophie, de bon sens,  de simple gentillesse et aussi parfois de colère contre la stupidité humaine, vous avez tous tenté de répondre à ma question sur la nature de l'homme. Vous avez apporté du combustible à l'athanor sur lequel, dans le Vase, cuisent doucement les éléments de notre évolution. Le laboratoire du Rêve et de l'Alchime Spirituelle c'est vous , simples lecteurs ou ceux qui laissent la matière de leurs mots et font l'effort de m'offrir leurs pensées.

Depuis les débuts du blog  (les premiers temps un ou deux commentaires me comblaient !) il y a eu sur ce blog 6140 commentaires, dont certains ont le volume et la qualité d'une note. Les commentaires font vivre ce blog. J'ai un autre blog  où il n'y a pratiquement pas de commentaires, les textes sont les mêmes qu'ici, et il végète le pauvre...Vous avez même continué à écrire ici, alors que les circonstances m'empêchaient de vous répondre. Merci à tous.

J'aime aussi que le laboratoire soit un lieu où certains qui, pour une raison ou une autre ,n'ont pas leur propre blog , déposent leurs idées où expriment leur art. Je pense à des personnes comme Mariedumonde ou Ephême.

Je vous avais promis de faire une espèce de "synthèse " de vos réactions au sujet de l'homme. La note serait trop longue et après avoir touillé tout cela dans mon chaudron je vous ferai goûter le plat demain.

Ariaga

 

 

 

06/04/2009

Qu'est-ce qu'un homme?


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C'est une question que j'ai envie de poser aujourd'hui à tous ceux qui fréquentent le Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle et qui veulent bien y déposer quelques réflexions : Qu'est-ce qu'un homme ? Je vais vous donner deux exemples de réflexion sur la nature humaine, l'une empruntée à la philosophie et l'autre à la science fiction (que je préfère appeler roman d'hypothèse). Blaise Pascal écrit :

"Quelle chimère est-ce donc que l'homme ? Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige ! Juge de toutes choses, imbécile ver de terre, dépositaire du vrai, cloaque d'incertitude et d'erreur ; gloire et rebut de l'univers. Qui démêlera cet embrouillement"

Le roman d'hypothèse qui propose des hommes et des animaux transformés, des vies crées artificiellement, des êtres humanoïdes venus d'ailleurs, pose la question de la nature humaine. C'est un problème difficile à résoudre pour les auteurs et l'on se croirait revenu au Moyen,-Âge et à la controverse de Valladolid quand on se demandait si les indiens avaient une âme. Jacques van Herp dans son Panorama de la science-fiction nous raconte comment Heinlein traite le problème dans Jerry was a man(p. 219, c'est moi qui souligne)

"Jerry est un chimpanzé que la chirurgie a doté de parole et de réflexion. Et quand ses employeurs veulent le tuer, un groupement prend sa défense et déclenche un procès. Et c'est toute la définition sémantique de l'homme qui est en jeu. Finalement le juge, un Martien, déclare :

Nous avons examiné le sens attaché à cette étrange notion dite d' "humanité" . Nous avons vu que ce n'est pas une affaire de race, de planète ou de naissance, encore moins de degré d'intelligence. En fait ce mot ne peut être défini et cependant la notion peut être reconnue,  elle est ressentie de coeur à coeur, d'esprit à esprit.....

Alors Jerry chante Swanee River ; les dames en sanglotent d'émotion. La cause est entendue : Jerry est un homme. "

Et van Herp d'écrire en conclusion : Ce n'est pas un paradoxe que de dire que l'homme, cet animal doué de raison, se reconnaît par le truchement d'un critère irrationnel et sentimental."

Et vous qu'en pensez vous ?

Ariaga.