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30/01/2010

S'embarquer pour une pause

 

Les voiles du Voyage.jpg

Besoin, pour un moment, de m'évader du virtuel, besoin de rencontrer des gens réels, besoin de toucher, entendre, s'affronter à la vraie vie. Ne pas dire je ferme le Laboratoire je sais que ce n'est pas vrai et que le désir de vous retrouver tous va revenir. A quel moment ? Quand ce sera une incontournable évidence...

Je vous garde dans mon coeur, lecteurs connus et inconnus.

Ariaga

22/08/2009

La mer est la fin du voyage


Ariaga devant la mer_3.jpg

Regardez cette femme, photographiée alors qu'elle tourne le dos, par une amie captatrice d'images.  Elle paraît toute petite devant le sable, la mer et le ciel. Un vent libérateur souffle dans ses cheveux et son ombre semble vouloir se glisser vers la plage humide pour se rafraîchir. Cette femme c'est moi, Ariaga. Regardez, je porte un sac à dos et c'est de ce sac dont je veux vous parler.

C'est un sac très lourd, lourd comme le plomb, lourd comme l'or. Il est plein de paroles refoulées, de peines indicibles, de gestes sans cesse répétés qui n'arrivent pas à empêcher la fuite du corps et de l'esprit de l'amour d'une vie. De livres aussi, de trop de livres. De mots qu perdent leur sens car ils ne sont que pensée. Il fut un temps où ce sac était léger car il contenait surtout des fleurs et des baisers. Je ne l'ai pas vu s'alourdir mais là devant la mer je sais ce que je dois faire. Je dois poser ce sac dont les bretelles me scient le dos. Je dois marcher vers cette mer et m'y plonger pour y  être transmutée dans ses gouttes maternelles. Cela va prendre un peu de temps mais , ensuite, régénèrée, je reprendrai le sac qui me semblera moins lourd car j'aurai repris des forces. Excusez moi, amis, si je suis silencieuse, j'ai posé sac à terre...

Ariaga

 

 

12/08/2009

Oiseau mythique prisonnier

 

oiseau mythique à la foire.jpg

Allongée sur le banc de l'amour, pour faire de beaux rêves j'avais posé ma tête sur un livre oreiller. Le Voyage des oiseaux d'Athar Hassan Massoudy. Portée par les ailes de ses calligraphies, je volais dans mes songes à la recherche du Simorg, l'oiseau mythologique de la tradition persane. Et puis dans un grand bruit de ferraille et de cris le rêve est devenu cauchemar.

Ils m'ont enveloppée dans des bâches jetée dans un camion, enfermée dans une cage. Ils ont dit que j'étais un oiseau mythique, une espèce de phènix, ou de griffon, ou de je ne sais quoi, et que ma forme humaine n'était qu'une illusion. Moi qui était venue sur le banc de l'amour du cercle des voyageurs de l'imaginaire pour jouir de la liberté d'être, je suis maintenant prisonnière et l'on m'exhibe comme une antique curiosité. Je n'existe plus, je suis devenue un mythe au corps d'oiseau et pétrifiée dans cette apparence mensongère j'aspire à un miroir qui renverrait ma forme véritable. En attendant, je voyage à travers les pays, une attraction internationale comme ils disent. Les curieux se pressent pour me regarder et moi, j'espère qu'un jour, au hasard d'une ville, un ami voyageur me reconnaîtra...

Ariaga

02/08/2009

Ariaga va dormir sur le banc bleu

 

Banc bleu de méditation.jpg

Les neurones d'Ariaga sont réduits à un nombre que l'on pourrait compter sur les doigts d'une main. Le physique ne vaut guère mieux. Des barbares ont envahi sa maison. L'athanor s'est éteint faute d'une alimentation convenable. Le sommeil devient une de ces histoires que l'on raconte dans les livres mais qui n'ont aucune existence réelle. Alors, pour pouvoir à nouveau rêver et méditer elle va pendant quelques temps se coucher sur le banc bleu et dormir, dormir ...  Le train de plaisir des vacances imaginaires ne s'arrête pas, tous ceux qui ont envie de le prendre y sont invités mais je dois prendre du repos. Vous avez une preuve de la gravité de mon état, je parle de moi à la troisième personne ! je crois que je me suis un peu perdue de vue.

Je vous embrasse tous amis du banc, connus et inconnus, et je me réveillerai le plus tôt possible.

Ariaga

25/07/2009

Ours hippie

 

vieil ours hippie.jpg
Maintenant que Êphème à donné le ton en révélant la vie cachée du vieil alchimiste, je vais moi aussi vous confier un secret. Je m'étais tue jusqu'ici car je craignais que le Nours du Pierrot, qui est une des vedette de son blog et qui voyage avec lui, ne soit jaloux ! Je ne peux plus me retenir et je confesse que, sur le banc des vacances imaginaires, je ne suis pas accompagnée seulement de mes amis intérieurs. Je sais que certains des voyageurs seront surpris, ce n'est pas l'idée qu'ils se font de moi, mais la vérité doit éclater : je tiens dans mes bras mon vieux nounours. Je vous en offre la photo, un jour où il était particulièrement en forme...

Ce cher vieux nounours m'accompagne depuis mon enfance ce qui fait pas mal de temps ( secret d'état ). Comme dirait la chanson, il a connu toutes les guerres et l'amour aussi. Il a été habillé et désabillé, ses yeux ont connu des fortunes diverses, il a été éventré, son poil jadis soyeux est devenu rèche et il traîne sur lui comme une odeur de vieux parfums, mais il a survécu car il est doux et joyeux comme un hippie dont il se donne volontiers l'allure. Il sait écouter sans interrompre et il éponge bien les larmes. Je ne veux plus le cacher sous le banc des vacances imaginaires car c'est le banc de l'amour et que je l'aime mon nours témoin d'une vie. Quand j'ai dit que tous pouvaient venir sur les bancs des vacances imaginaires, cela comprenait aussi les animaux et ces choses qui finissent par avoir une" âme" car une minuscule partie de la notre s'est déposée sur elles.

Ariaga

20/07/2009

Vision du vieil alchimiste

Vieil alchimiste, vu par êphème.jpg

Illustration Êphème

(Vous pouvez voir en grand cette illustration sur mon blog photo)

Depuis quelques temps je ressens, comme une irritation de mon ami intérieur le vieil alchimiste qui murmure à l'oreille de mon coeur. J'ai eu l'explication en recevant ce message de Êphème, un des amis du banc. Je suis un peu vexée qu'il se soit adressé à lui plutôt que directement à moi. Il est possible que le cher vieil homme, me sachant souffrante, ait voulu m'épargner ses divagations un peu surprenantes. Comme on connaît mal ses amis les plus proches ! Je vous livre brut de décoffrage le texte et l'illustration de Êphème reçus tout vulgairement par mail.

Traduction du latin : Êphème

J’arrive Ariaga !!! P….. ! depuis que je me morfonds dans ma tanière, à espérer te rencontrer en vrai, sans murmurer de loin à ton oreille, je vole sur mon vieux banc-cheval vers le banc en rond ! Au diable alambics, cornues et poudres douteuses. Je veux te faire la bise, une vraie, qui claque sur la joue, et discuter face à la mer que je n’ai pas vue depuis un demi millénaire ; j’espère que le muscadet et les huîtres sont au frais, et que tu as quelques commères pulpeuses et pas trop farouches, pleine de respect pour un vénérable alchimiste connu urbi et orbi. Mon assistant, un jeune qui ne sait, comme tous ces blancs becs, rien, mais a fait les écoles « modernes » a trouvé sur internet l’itinéraire, et je viens avec quelques bouteilles de mon cru, et mon chat, miteux mais fidèle. Ma tenue n’est pas terrible, mais cinq cents ans sans femme, le repassage et le reprisage ont pris un peu de retard. Je tente de suivre la mode, mais je crois que j’ai pris là aussi du retard. Il y a plus d’araignée, de souris et de poussière chez moi que d’aiguilles… Et les marchands ambulants refusent de passer me voir à cause des chauve-souris et des rats. J’ai un copain, Paulus, un rat super savant, qui vient souvent me voir. Lui seul me raconte un peu le monde. À tout de suite.

À tout de suite.

Le vieil alchimiste.

L'aquarelle que je propose en illustration de ce document est une représentation la plus proche possible de la réalité, le vieil alchimiste ayant refusé, au nom du droit à l’image, la diffusion du cliché pris au moment de son envol. Veuillez en excuser la qualité douteuse, mais le temps m’a manqué pour faire mieux.
Êphème.

 

15/07/2009

Par la terre et par les airs

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Photo Danae

Tout ce qui arrive par la mer à la réunion d'été du voyage imaginaire des bancs du Laboratoire du Rêve et de lAlchimie Spirituelle est en attente d'accostage, mais d'autres internautes s'annoncent aussi par la terre et par les airs comme vous pouvez le voir sur la photo ci- dessus. Il s'agit d'un groupe de randonneuses mené par notre amie Danae. Elles progressent dans un terrain difficile, chargées de grands sacs de rêves et d'imaginations qu'elles apportent avec le secret espoir d'en faire cadeau à mon cher Carl Gustav. Je suis un peu jalouse...

Pas loin du banc de l'amour, où je me suis déja installée pour tout l'été, plane silencieusement un magnifique albatros. Il s'agit de Jack MAUDELAIRE. Il est privé de la parole mais il parle à mon coeur et il dit : " Je profite du beau temps pour enfiler mes ailes d'albatros afin de suivre le voilier de l'Amour où se sont réfugiés tous les coeurs aimants. Ainsi, je peux respirer le silence des hauteurs et en même temps écouter les paroles que partage à bord tout l'équipage." Cela me réchauffe de la froidure nocturne de savoir qu'il est là, qu'il écoute, et qu'il veille.

Eipho, quittant la biosphère annonce son arrivée imminente en dirigeable. Il a envoyé un message :"  Bonjour à tous, bonjour Ariaga. J'arrive depuis un dirigeable. Actuellement aux positions 29.30N 34.0E, Je pense arriver dans trois jours. Gardez-moi une petite place sur un des bancs et s'il n'en reste pas, je m'assiérais au milieu. " Nous l'attendons avec impatience., moi et mes amis intérieurs.

Muttifree Dans son vaisseau spatial rêve à partir d'une photo que son  oeil zoom hyper puissant a repérée dans un coin du laboratoire. Elle me l'a fait parvenir, par les ondes très spéciales qui nous relient, son interprétation de l'image et un texte qui termineront pour aujourd'hui les "Dits du Banc"

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Ariaga et Muttifree

" Observatrice itinérante, secrètement nichée au cœur de mon vaisseau spatial, mon œil devenu zoom a reçu « l’impression de la rivière » que chacun peut venir admirer (photoblog d'ariaga) quand bien même il serait dans l’instant assis à l’avant ou à l’arrière du cercle magique des bancs…
Au fil de cette onde enchevêtrée de chevelures d’ondines que laissent deviner les fleurs bijoux dont elles ornent leurs coiffures, se laissent voir aussi en fond de lit, les cristaux magiques dont elles bâtissent leurs demeures. Prenez garde, si vous vous laissez emporter par l’« impression de la rivière », les lavandières d’antan devenues fées guettent ceux qui passent près d’elles à la tombée de la nuit tandis que pour les laver, elles plongent leurs haillons dans l’eau sombre. Oui, prenez garde et tenez en votre regard l’innocence de votre cœur pur afin qu’elles ne vous invitent à tordre les linges lavés en lesquels vous finiriez broyés… préférez l’aube et la naissance d’un nouveau jour pour admirer la rivière et recevoir en cadeau l’inspiration artistique et spirituelle des Sylphides. Puis, au soleil levant, tenez- vous tranquillement sur la berge et acceptez le bonjour des Dryades libres qui dansent joyeusement autour des arbres et vous invitent à l’éternelle amitié de tous les hôtes subtiles de la Grande-Mère Nature…
Et si par un heureux hasard depuis le cercle des bancs, ou près de la rivière, vous levez les yeux vers le ciel, vous verrez comment tout ce petit monde sculpte les nuages et leur donne la forme que vos rêves appellent…"

Ariaga et les amis du banc

 

09/07/2009

Arrivée des bateaux des internautes

Arrivée du bateau de l'amour.jpg

Mariedumonde ses amples jupes gonflées par le vent de la marée montante guettait au bout de la jetée. Soudain elle a couru vers le banc où je reposais en rêvant d'amour et, toute essoufflée d'émotion elle m'a dit : "Je viens de regarder au loin sur l'horizon, un magnifique bâteau d'un autre temps, chargé, d'internautes de tous poils, qui voguent allègrement, la brise m'a apporté quelques voix et je peux te dire, qu'ils arrivent.....
j'ai entendu : "destination les bancs d'Ariaga, ohé matelot, hissez haut" Elle est pas belle la vie !"

Les vieux bateaux sont sortis de leurs cimetières, d'autres ont brisé les vitrines où ils étaient enfermés, d'autres ont quitté les bassins où on les contraignaient à tourner en rond. Ils ont traversé mers, nuages, murs de garages et viennent tous chargés de voyageurs de l'imaginaire vers le cercle de bancs. On entend claquer les voiles, hoqueter les vieux moteurs,souffler les rameurs et chanter les anciens matelots. A leur tête le magnifique bateau aperçu par Mariedumonde, un navire dont le nom est Amour.

Ceux là seront les premiers mais je pense que d'autres viendront par la terre où les airs ou par...

Ariaga

 

 

07/07/2009

Le cercle des bancs

 

Banc de l'amour.jpg

Je crois, amis, que, cet été, à la place du train de bancs du voyage imaginaire de l'année dernière, nous allons former un cercle. C'est beau, pur, plein de signification symbolique. Qu'ai-je dit avec les mots signification symbolique ! Jung s'agite déjà en prononçant de grands mots du style, le cercle c'est la Totalité, le Soi, la grande image archétypale etc etc.....Du calme Carl Gustav, vous n'allez pas commencer à nous faire des cours de psychologie symbolique, nous sommes ici pour nous détendre et serions plus intéressés par le récit de vos amours ! Et puis pourquoi pas d'autres sens ? La perfection de la forme, la roue qui tourne , la danse circulaire et aussi la protection. J'aime particulièrement ce sens un peu magique. Le cercle que nous allons former sera un cercle protecteur de notre voyage surtout quand, telle une soucoupe volante, nous décollerons vers...

Chacun, pour former le cercle, pourra apporter son banc personnel, ou s'asseoir sur le banc des autres, ou ne faire que passer avec une petite phrase de commentaire. Mails acceptés. Je recueillerai les "perles" bien rondes dans mes notes.

Mon banc personnel, que je vous dévoile aujourd'hui, est placé sous le signe de l'amour, de l'eros. Je n'ai pas choisi, je me suis laissée porter par le message que des inconnus ont écrit sur ce banc. Je vais m'y asseoir avec mes amis intérieurs, présentés à la note précédente, et écouter ce qui se dit, et que j'appellerai les dits des bancs...

Ariaga

 

28/06/2009

Le train de plaisir de l'imaginaire

 

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Voici venir le temps où, pour la troisième année, nous allons quitter les locaux virtuels du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle pour aller nous installer sur les bancs voyageurs de l'imaginaire. Au début un simple banc, puis un train de bancs rempli de tous ceux qui, souvent par obligation, ne peuvent s'évader que par la pensée. Chacun vient avec ses compagnons et ses bagages. Je m'assiérai sur le banc que vous voyez sur la photo en compagnie de mes amis intérieurs, certains étant déjà connus de vous, dont la forte présence et le nombre peuvent évoquer les prémices d'une schizophrénie...

D'abord, le cher Karl Gustav Jung qui m'a mené une vie infernale depuis l'automne car il trouvait que je l'avais négligé l'été dernier. Je lui ai fait remarquer que ses propos étaient parfois difficiles à saisir avec son processus d'individuation, ses complexes, ses archétypes, son concept du Soi. Il m'a répondu que je n'avais qu'à expliquer, je lui ai rétorqué que c'était déja fait mais que peu de gens l'avaient lu. Cela ne lui a pas du tout plu et, comme il est très coléreux, et aussi que j'ai un gros faible pour lui, je n'ai pas insisté et je lui ai réservé une place, tout près de moi, sur le banc. Je vous recommande quand même de relire d'anciens textes que j'ai postés aux débuts du blog. Rien qu'un clic sur le titre  :

Les complexes

Archétypes et RE-présentation archétypique

Présentation du Soi par C.G.JUNG

Organisation et harmonie par le Soi

Mon autre ami intérieur masculin fait moins de bruit. Il s'agit du Vieil Alchimiste murmureur à l'oreille de mon coeur. Il a tendance à radoter un peu, son vocabulaire est parfois surprenant mais il est là depuis si longtemps que j'y suis habituée. Et il s'entend bien avec Jung ce qui me simplifie la vie.

Viennent ensuite deux femmes qui se détestent.

Grande Mère, issue des profondeurs de la Nature primitive, pourvue d'une queue de saurien, elle me fascine et m'effraie et vient grogner d'effarantes suggestions, inspirer des pulsions étranges, qui révulsent l'autre femme que j'appelle Pimbèche Intello.  Celle- là est raisonneuse, éternelle étudiante, livrophage, froide. Je crains des conflits...et des difficultés, en particulier avec les deux personnalités de Jung.

J'espère que vous viendrez sur le banc, seuls ou accompagnés. Vous devrez m'attendre quelques jours car quitter le Laboratoire pour gagner le banc demande toute une logistique. Vivres, livres pour la Pimbèche, parapluies, cirés bottes (nous sommes en Bretagne Nord), et quelques remontants...

Pour vous remercier d'avoir été si fidèles ces derniers temps, alors que j'éprouvais des difficultés à assumer la tenue de ce blog, difficultés toujours existantes mais on s'habitue, je partage avec vous, amis connus et inconnus, un très beau bouquet de fleurs offert par une amie qui a une place de choix dans mon coeur.

 

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Ariaga

 

 

 

03/09/2008

Handicapé

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Toi, le handicapé anonyme dont l'ombre rampe vers la porte et les couloirs sans fin de l'hôpital,

le regard cherche la lumière de la fenêtre,

je voudrais découper ton nom aux ciseaux des mots, aux ciseaux des sons, dans la langue des oiseaux des anciens alchimistes.

Handicapé, caché derrière le H, la hache qui a coupé le fil, il y a l'an, ces années que tu comptes et peuples de tes rêves. Hand est la main que je voudrais te tendre pour l'invitation au voyage. Au centre je devine Icare et son vol plein d'espoir. Je vois aussi la cape tissée d'amour pour t'envelopper et le cap qu'il nous faudra tenir pour arriver au but ultime, à la dernière station des vacances imaginaires.

Toi, l'anonyme que l'on promène du lit au fauteuil et du fauteuil au lit, ta chambre est la dernière station de notre train.

Je viens te chercher, nous venons te chercher car je ne suis pas seule. Tout l'été nous avons voyagé vers toi dans le seul but, par la force de notre rêve, par la force de notre amour, de t'emmener avec nous. Pas dans un pays lointain, pas dans des lieux grandioses, simplement descendre le petit chemin, juste à gauche du banc des premiers jours de l'été, et marcher tous ensemble sur la plage.

Tu penses, tu ne dis pas, les mots aussi sont partis, tu penses, je ne peux pas marcher, mon corps s'est absenté.

Ce n'est pas important. Tu es moi et les autres, tu es moi et je suis celui qui est assis dans le fauteuil devant la fenêtre.

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Tu es pieds nus et tu marches sur le chemin humide comme un enfant qui naît. Ce chemin qui conduit vers la mer. Sur la plage, le sable fin s'insinue entre tes doigts de pieds. L'odeur marine pénètre chaque pore de ta peau et la vague de la marée montante frissonne le long de tes jambes . Tu cours, tu danses dans la poussière bleue des gouttes d'eau. Tu n'es plus que sensations et le cri de joie qui monte à ta gorge nous le poussons tous ensemble.

Par une après-midi de fin d'été, dans un rayon de lumière, le long train de banc des vacances imaginaires est arrivé à destination.

Ariaga

 

29/08/2008

Train de bancs

Tout l'été, courageusement, le train de bancs des voyages imaginaires du Laboratoire du Rêve et de L'Alchimie Spirituelle a bravement circulé, utilisant comme carburant un mélange, parfois explosif, d'amour, d'amitiés hors du temps, d'apports en tous genres envoyés par des lecteurs dont certains n'ont pas de blogs. Aujourd'hui le train va partir, se servant de quelques photos pour nous emmener très loin...

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Le train est devenu si long, à force d'accueillir chaque jour de nouveaux bancs, qu'on n'en voit plus le bout. (Photo Mariedumonde)

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Et il faut toute la force de l'imagination des voyageurs pour le mouvoir grâce à son banc locomotive à roue unique. (Photo Mariedumonde)

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Parfois le train s'arrête et, à la veillée, on se raconte des histoires de très antiques bancs dont le souvenir perdure dans les légendes. (Photo Mariedumonde)

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Et quand les voyageurs, abreuvés de bonheur, de mots, d'évasions en des mondes sans barrières, donnent trop de puissance à leur imaginaire les bans deviennent ivres et dansent dans les virages...(Photo Diane Debailleux)

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Et puis le train ralentit et, doucement, pénètre dans le Royaume de Shambhala au coeur du blog de Danae. Est venu le temps de la méditation, de la sérénité et de la lumière. Il ne lui reste plus qu'une étape à franchir, dans une mobile immobilité,  pour arriver à  l'ultime but de son voyage. (Création numérique Muttifree)

 



23/08/2008

Maison à restaurer

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Je me suis vue dans l'obligation, comme vous avez pu le voir dans ma réponse aux commentaires de la note précédente, d'interrompre provisoirement mon périple en tête du train de bancs des voyages imaginaires car j'avais été envahie par une horde sauvage d'êtres de toutes sortes se disant de ma famille. Moi et ma maison avons été sauvagement attaqués et si j'ai un conseil à vous donner c'est de ne pas habiter au bord de la mer car cette situation géographique attire les squatters. Le train de bancs a cependant continué à circuler et je vais, dès que j'aurai retrouvé mes forces vous en montrer quelques uns.

Quelques granges fûment encore...mais la horde familiale a repris le chemin de son camp vers les régions du Sud. Ma demeure est à nouveau silencieuse, hormis les miaulements de protestation de ma vieille chatte ulcérée par cette invasion inadmissible de SA maison. Mais les travaux seront longs, tout est dévasté y compris le jardin, comme vous pouvez le voir sur la photo. Athanor-Ordinateur, planqué à la cave, déjà ébranlé par l'explosion de sa batterie, a survécu mais il est tout tremblant et je crains que ces deux épreuves successives ne l'obligent bientôt à partir, lui aussi, en voyage pour une sérieuse révision.

La maison qui était plutôt coquette est maintenant à restaurer, mais la puissance de l'imaginaire est grande et je pense qu'elle va vite retrouver ses couleurs et son volume.  Je compte sur l'aide  psychique et l'humour bien connu de mes lecteurs pour qu'elle retrouve son état antérieur dans les plus brefs délais. Tous les conseils techniques et dons seront à adresser à  : Train de bancs des vacances imaginaires, code postal 00000000++  Paysd'ailleurs. Merci d'avance.

Ariaga

 

 

17/08/2008

Construction du village de l'Amour

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Comme un cordage enroulé,

une chaîne d'amitié, nous a servi à tirer, vers des lieux qu'ils ignoraient,

des hommes emprisonnés.

Ce boulet aux pieds, ce poids sur le coeur, tout ce qui les empêchait de voyager librement, est devenu ballon s'échappant aux vents de l'imaginaire.

Et quand ils sont revenus de leurs folles aventures, ils n'étaient plus solitaires. Un village s'était construit dans l'Athanor, un village aux reflets d'or, un village tout plein de bancs et de sons de cloches sonnant la liberté intérieure. Un village du nom d'AMOUR.

Ariaga

13/08/2008

Naissance du petit banc perdu

Kaikan (lien) au cours de la quête qu'elle effectue sur son superbe blog a pressenti, ressenti, rêvé, qu'un petit banc perdu errait quelque part séparé du train de banc des voyages imaginaires. Elle est partie à sa recherche. Son texte ne pouvait qu'être publié ici car Kaîkan voyage déjà depuis longtemps avec les participants des vacances dans la tête. Elle m'a envoyé les illustrations du texte qu'elle a publié sur son blog mais je dois avouer que, si vous voulez voir l'ensemble dans les meilleures conditions artistiques, il vous faut aller lire le texte chez elle. Il s'intitule  : Des étoiles au sol . Je vous souhaite de partager avec moi cet instant de bonheur. Ariaga.

Aux ruelles étroites, des réverbères de chardons ,,,
Une agression renversée et qui éclaire ,,Une pluie d'étoiles qui agrémente le tapis de pavés ,,,

 

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Les ténèbres n'étant pas les ténèbres coutumières, j'entrai dans la cité, l' âme retournée de l'intérieur et nous savons tous que ce déhanchement d'âme est porte ouverte aux révélations ,,,
Et des étoiles qui habillent le sol, ça vous fait un livre ouvert à chaque pas , un univers à chaque regard, une certitude renversée à chaque sursaut ,,, La liberté au bout du sentier en quelque sorte et je sentais bien que le petit banc était passé par là ,,, un je ne sais quoi de parfum boisé ,,, de saule et de bouleau ,,, une petit né de celui qui montait au ciel pour mieux embrasser le sol, celui qui s'élançait au ciel pour faire révérence à chacun et de celle qui se pelait la peau pour mieux offrir aux regards les plaies de l'humanité ,,, Eh oui, ce petit là avait eu sa gestation bercée des misères du monde ,,, pas que ses parents soient défaitistes, juste réalistes et ils croyaient tellement en l'homme qu'ils avaient décidé de lui offrir une halte, un repos dans les longues marches, une halte après une journée de labeur, un repaire d'amoureux «  Les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics ,,, » et leur désir était tellement fort qu'un petit banc avait vu le jour au grand rendez-vous des bancs chez Ariaga mais voilà qu'une secousse l'avait désolidarisé de la longue cohorte des nomades ,,,

 

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Les étoiles au sol me disaient son passage, un je ne sais quoi d'or accroché à leur velours ,,,Et au détour d'un chemin, un astre divinatoire, une boule d'or qui dit la bonté humaine, une caresse bancale qui redonnait vie aux boules de verre anodine, une gentillesse de bois qui offrait un peu de repos aux âmes tourmentées, une couche de hasard pour l'homme épuisé, un fauteuil improvisé pour une lecture solitaire, un appui transitoire pour des confidences vitales, un arrêt possible pour des bras usés de porter les gabats, pour les mères fatiguées de porter les bambins ,,,

KaÏkan, texte et photos.