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18/07/2012

Les passagers

Manteau voile rouge.jpg

Même si certain éléments sont un peu "chinés", notre bateau est maintenant prêt à partir et notre enthousiasme sera suffisant pour le faire naviguer en tous lieux. Il a un nom, l'Évasion, un nouveau numéro, RA 14712, une chanson de Gérard Manset.

Maintenant, il nous regarde par les yeux de ses hublots et ses soutes sont remplies de provisions d'images et de mots. Si nous savons écouter avec les oreilles du coeur, chacun de nous entendra murmurer entre les voiles, en des langages perdus, la voix qui raconte des histoires oubliées.

J'ai pensé que l'équipage pourrait porter un manteau-voile rouge qui lui donnerait des pouvoirs magiques et, entre autres, celui d'aller chercher les passagers en tous lieux.

derrière les barrières.jpg

Aucune barrière ne nous résistera. Nous passerons les barreaux de toutes les prisons physiques, psychiques ou chimiques. Nous irons dans les mansardes où vivent des vieillards solitaires, dans les cités où les enfants jouent tout l'été dans la poussière. Rien ne nous arrêtera et nous emménerons le monde entier dans notre navigation car il n'y a pas de limite à la pensée de ceux qui veulent donner de l'amour.

Ariaga

14/07/2012

Accastillage et baptême

Le bateau du départ en vacances des amis du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle est un peu "fatigué" et demande quelques aménagements. Il faut aussi lui donner un nom.

Commençons par le nom. J'ai reçu, par commentaires et mails, de nombreuses propositions . Entre autres, j'ai été assez séduite par "le patient", "l'espérance", "liberté", "les copains d'abord". Finalement une proposition m'a plus séduite que les autres car elle me semble en résumer plusieurs et aussi convenir à un bateau qui veut emmener sur les chemins des vacances imaginaires des personnes privées, pour diverses raisons, de la liberté de partir. C'est pourquoi je pense que l'idée d'Annethé d'appeler notre bateau l'Évasion me semble très appropriée. Donc, sauf si ce nom provoque une mutinerie à bord, nous voguerons sur L' ÉVASION.

Maintenant, occupons nous un peu du gouvernail et de l'hélice, des mâts, des voiles et de l'ancre qui manquent cruellement.

Pour l'hélice, je n'ai trouvé qu'une occasion et le gouvernail sera remplacé par la force de notre pensée imaginative ...

Gouvernail.jpg

Pour les mâts et les voiles j'ai affronté l'orage et la pluie

mats et voiles.jpg

C'est par une belle soirée que j'ai répérée cette très belle ancre au port de Morlaix et, ne le dites à personne,  je l'ai volée au soleil couchant !

Ancre.jpg

Avec notre bateau, nous pouvons maintenant aller partout où nous emporte le vent de la liberté. La mémoire et l'imagination seront nos seules frontières.

Ariaga

08/07/2012

Le bateau des vacances

Le bateau des vacances imaginaires.jpg

Nous allons, comme l'a suggéré Mariedumonde, partir en bateau sur l'océan des vacances imaginaires. Il n'est pas facile de trouver le navire rêvé et j'ai du chercher dans les profondeurs du blog. Celui avec lequel nous allons naviguer ne paie pas de mine mais il a un tel désir de retrouver la haute mer, de quitter le triste lieu où on l'a attaché pour mourir, que, dès que je l'ai vu, j'ai compris que c'était celui là et pas un autre !

Il y a des travaux à faire ... mais les navigateurs du Laboratoire ne manquent pas de courage. Il faudra aussi lui trouver un nom.

Ariaga

03/06/2012

Je suis un monde

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Flottant sur l'océan de tout ce qui est

Milliards de cellules

Réseau de neurones

Veineux fleuves de sang

Lieu d'invasions et de destructions

Frémissante de la mémoire de l'univers

Interprète des partitions de la Nature

Animée par le Souffle Divin

Je suis un monde en transition ...

Ariaga

01/06/2012

Hécate et les Amants de Mory

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J'ai lu sur l'excellent blog d'Hécate, le fil d'archal, un article intitulé  : Gothic les Amants de Mory de Laure Fardoulis. Les impressions d'Hécate sur des ouvrages toujours très originaux sont tellement intéressantes que, souvent, elles suffisent à mon bonheur. Son évocation de Gothic était si puissante et me faisait entrevoir une si belle symbolique alchimique que j'ai acheté  ce petit livre d'une centaine de pages (12 euros) . J'ai lu, puis relu, plongeant chaque fois dans un chaudron brûlant.

Je n'écrirai pas un "article" sur ce livre car je suis loin d'avoir le talent d'Hécate pour ce genre d'exercice mais je vous dirai simplement que, telle Pandora l'héroïne, j'ai été "diluée" par cette oeuvre de Laure Fardoulis. Allez chez Hécate et vous vous ferez une idée des raisons de mon envoûtement ...

Ariaga

24/05/2012

Un monde fantastique

monde fantastique.jpg

Derrière la poreuse vitre humide s'agite le monde fantastique de l'imagination. J'éprouve un sentiment délicieux de crainte et d'envie à l'idée qu'elle va peut-être se briser ...

Ariaga

20/03/2012

Rêve d'étoile

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L'homme solaire

Flamme luisante et dévorante

La femme lunaire

Fraîcheur humide et verdoyante

Se sont unis fusion sublime

Copulation ultime

Et dans le vase rempli d'amour

A explosé l'Unique Étoile !

Ariaga

 

Vous pouvez aussi lire sur l'autre blog un texte intitulé Étienne Perrot et la loi de l'amour.

15/03/2012

Krishnamurti poète

Poésie,écriture,krishnamurti,philosophie,spiritualité,nature photo,désert

Photo Yann

Je me suis un peu trop étalée ces derniers temps dans les notes du Laboratoire alors je vais aujourd'hui m'effacer devant plus sage que moi et vous proposer quelques extraits de la poésie de Krishnamurti. Je les ai trouvés dans un livre sur Krishnamurti de Robert Linssen.

 

"Le vent du désert balaie la trace du voyageur ...

Seul s'exprime le pas du présent.

Le passé, le futur : du sable lissé par le vent ..."

*******

"Je suis comme la mer qui reçoit

des rivières limpides et des fleuves souillés,

et n'en a cure."

*******

"Je LE vis qui me regardait

et ma vision devint immense.

Mes yeux s'ouvrirent, mon intelligence comprit

Mon coeur embrasa toutes choses,

Car un amour nouveau était né en moi

Je voyais à travers LUI

Les grands arbres qui s'inclinaient pour l'accueillir

Les feuilles sèches, la boue du chemin

L'eau transparente, les branches mortes

Les villageois bavards, chargés de lourds fardeaux

Passaient à travers LUI.

Sans le savoir et riant

Les chiens, à travers LUI, couraient vers moi en aboyant.

le Jardin devint un pays féerique

Où les fleurs étaient des fées"

"Mon Bien-Aimé regarde par mes yeux ...

Car maintenant, mon Bien-Aimé et moi sommes UN".

 

Vous pouvez sur mon autre blog lire un texte intitulé : Démon de la passion.

Ariaga

 

11/03/2012

est-ce cela l'amour ?

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Avec un inconnu

prendre un chemin inconnu

pour aller vers l'inconnu

est-ce cela l'amour ?

 

Se séparer de l'avoir

ne pas craindre les trous noirs

devenir un boomerang

en voyage entre deux mondes

Est-ce cela la mort ?

Ariaga

 

Vous pouvez lire sur l'autre blog un texte intitulé : Le C.G.Jung qui m'a séduite.

 

19/02/2012

Le fil de lumière

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Ce n'est rien qu'un murmure ... du fleuve de l'esprit

un soupir d'écriture ...

mince fil de lumière ... tiré des failles obscures

tremblant à la frontière de la coupure ...

 

Et quand reviendra t-elle, enceinte et triomphante,

assoiffée d'aventure et de mots enlacés tissant la transparence ?

 Ariaga

 

Si ce petit poème vous laisse sur votre faim,  vous pouvez aller lire sur mon autre blog un texte intitulé : C.G.Jung, un rêve de mandala.

 

08/01/2012

Rire !

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Pourquoi ne pas commencer l'année qui commence sous le signe du rire ? Ou plutôt des rires ...

Le rire roucoulant, cascadant vers l'amour.

Le rire du philosophe se laissant chatouiller par le comique de l'absurde.

Le rire gras, salissant.

écriture,poésie,humour,philosophie,photos,amour,enfantsLe rire à gorge déployée, instrument d'une inimitable musique.

Le rire toussotant, retenu par des élastiques, qui se veut "distingué".

Le rire destructeur qui plante ses crochets au venin mortel dans la vie d'une victime fascinée.

Le rire qui grelotte, tremblotant de la glotte.

Le rire antique, traversant les siècles par la bouche des masques.

Le rire qui s'empare du corps jusqu'à la miction.

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 Le rire nu qui monte jusqu'au regard des enfants

    Et tous les autres auxquels je n'ai pas pensé ...

Ariaga

 

Vous pouvez lire sur mon autre blog un texte intitulé Jung enfant dialogue avec Dieu.

Et sur le blog de Jean Bissur un texte d'une grande clarté sur la notion de synchronicité chez Jung.

04/12/2011

Beauté et vieillesse

 

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Beauté de la carcasse, épurée par les flots, le soleil et la pluie,

semblable au vieux visage pétri par les années en sculpture d'une vie

et regardez amis, ce squelette blanchi, recèle encore l'espoir.

 

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Et la pomme pourrie, vase d'une alchimie, nichée comme un joyau au coeur du tas de bois, a t-elle moins de beauté que sa soeur bien lustrée sur la coupe de fruits ?

La beauté de l'enfant, la beauté du vieillard, tout est dans le regard.

Ariaga

Si vous le désirez, vous pouvez lire sur l'autre blog, "extraits du Laboratoire", une citation de Clément ROSSET, extraite de son ouvrage  : Le réel et son double (lien)

14/11/2011

Éloge de l'ombre

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 Photo Jean Louis BEC ( tous droits strictement réservés)

 

Penser aux ténèbres tapies derrière l'ambiguïté de la frontière où se corpusculent dans la pénombre les vagues brûlantes du soleil.

Penser aux chambres obscures où la lumière se glisse dans les interstices des persiennes et raye les corps nus.

Penser aux vibrations vertes de l'ombre sous le feuillage apaisant la moiteur de la chair.

Penser aux reflets profonds de l'or qui brille dans les recoins ombreux des temples, aux clignotements d'une flamme dans le noir et à la fixité fascinante des phares minuscules quand, dans l'obscurité, brillent les yeux du chat.

Et surtout, penser à relire, une fois de plus, l'éloge de l'ombre de Tanizaki.

Ariaga

Vous pouvez lire sur mon autre blog un texte intitulé C.G.Jung, rendre l'ombre consciente.

05/11/2011

Rimbaud, alchimiste poète

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Pour HÈCATE , auteur du blog "le fil d'Archal "

Elle m'a donné l'envie de refaire une lecture du poète Arthur RIMBAUD. Une lecture épurée des émois de l'adolescence auxquels ce poéte était associé dans mon souvenir et aujourd'hui influencée par les alchimistes Philosophes de la Nature du Moyen Àge. J'ai opéré une "distillation" qui n'a laissé au fond de la cornue que les délires de l'"alchimie du verbe".

Dans la tentative rimbaldienne de transmutation du verbe en l'or de la poésie, on retrouve toute la démarche vers l'Oeuvre de ces anciens alchimistes désireux de trouver en eux la Pierre qui leur permettrait de transformer la matière vile, le fumier sur lequel bourdonnent les mouches de Rimbaud, en l'Or véritable. Cette soif inextinguible, "voir l'or et ne pouvoir le boire", que ressent le poète est semblable à celle des alchimistes qui se consumaient en prières dans l'oratoire et se désséchaient devant l'athanor brûlant.

"Le déréglement de tous les sens", "le désordre de l'esprit", la santé menacée de Rimbaud étaient semblables aux hallucinations et à la mort lente des alchimistes drogués, empoisonnés, par les vapeurs de Mercure et autres produits contenus dans leur cornue où ils opéraient le "supplice de la matière". Pour eux, comme pour Rimbaud, et ce fut aussi le cas pour C.G.Jung, le matériau de L'oeuvre était leur corps et leur esprit. Leur langue obscure et fourmillant d'allusions symboliques cherchait désespérément à exprimer l'inexprimable, à "fixer des vertiges" comme celle du poète.

On observe cette démarche alchimique dans l'invention de la couleur des voyelles où se retrouvent les trois phases essentielles de l'Oeuvre.

A noir, la nigredo, l'oeuvre au noir,  où la matière primordiale, celle que l'on peut trouver dans les "ruelles puantes" ou les dédales de la folie. Cette matière est décomposée, dissoute, recomposée en de multiples morts et résurrections.

E blanc, c'est l'albédo, le passage au blanc, le moment où l'ensemble des couleurs, sous l'influence de l'argent et de la lune et les contenant toutes , produit la couleur unique que les alchimistes appellent la "queue du paon". C'est l'aube précédant le lever du soleil.

I rouge, la rubedo, l'oeuvre au rouge des alchimistes symbolisant le soleil , l'illumination, la fusion du masculin et du féminin, ce qu'ils appellent les noces alchymiques.

Vous me direz que deviennent le O bleu et le U vert de Rimbaud. Là je suis obligée d'imaginer et je verrais bien le U comme le récipient de l'oeuvre et le O comme la totalité, le son suprême de la première à la dernière parole. Je voudrais bien, moi aussi,  avoir mes folies, mes hallucinations et devenir un "opéra fabuleux" . On peut toujours rêver ...  et pourquoi pas, comme à la fin de L'alchimie du verbe parvenir à un dernier stade de la transmutation où, enfin apaisé, on sait saluer la beauté dans son ultime nudité.

Ariaga

Vous pouvez lire sur mon autre blog, extraits du Laboratoire,  un texte intitulé "au sujet de l'athanor".

08/10/2011

Rêve d'Encelade

Encelade.jpg

Photo (crédit Nasa) fournie par Lechantdupain auquel je dédie cette poésie. Depuis des années je fréquente son Astroport, je lis ses articles sur son blog, je me promène dans sa poussière d'étoiles et je rêve avec lui du ciel et de la terre.


Partie en orbite,

allongée en frissons d'ondes,

quand je rêve d'Encelade où je fais une ballade,

de ma langue devenue sonde,

creusant vers la mer cachée,

je goûte un morceau de lune,

de la lune de Saturne,

au parfum geyser salé.

 

Elle est si blanche la glace où je patine l'espace

que je fonds dans dans la lumière

goutte d'univers ...

 Ariaga

 

Sur le blog Extraits du Laboratoire vous pouvez lire un texte intitulé : Un dictionnaire de symbolique alchimique.