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28/06/2009

Le train de plaisir de l'imaginaire

 

Départ pour les voyages imaginaires.jpg

Voici venir le temps où, pour la troisième année, nous allons quitter les locaux virtuels du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle pour aller nous installer sur les bancs voyageurs de l'imaginaire. Au début un simple banc, puis un train de bancs rempli de tous ceux qui, souvent par obligation, ne peuvent s'évader que par la pensée. Chacun vient avec ses compagnons et ses bagages. Je m'assiérai sur le banc que vous voyez sur la photo en compagnie de mes amis intérieurs, certains étant déjà connus de vous, dont la forte présence et le nombre peuvent évoquer les prémices d'une schizophrénie...

D'abord, le cher Karl Gustav Jung qui m'a mené une vie infernale depuis l'automne car il trouvait que je l'avais négligé l'été dernier. Je lui ai fait remarquer que ses propos étaient parfois difficiles à saisir avec son processus d'individuation, ses complexes, ses archétypes, son concept du Soi. Il m'a répondu que je n'avais qu'à expliquer, je lui ai rétorqué que c'était déja fait mais que peu de gens l'avaient lu. Cela ne lui a pas du tout plu et, comme il est très coléreux, et aussi que j'ai un gros faible pour lui, je n'ai pas insisté et je lui ai réservé une place, tout près de moi, sur le banc. Je vous recommande quand même de relire d'anciens textes que j'ai postés aux débuts du blog. Rien qu'un clic sur le titre  :

Les complexes

Archétypes et RE-présentation archétypique

Présentation du Soi par C.G.JUNG

Organisation et harmonie par le Soi

Mon autre ami intérieur masculin fait moins de bruit. Il s'agit du Vieil Alchimiste murmureur à l'oreille de mon coeur. Il a tendance à radoter un peu, son vocabulaire est parfois surprenant mais il est là depuis si longtemps que j'y suis habituée. Et il s'entend bien avec Jung ce qui me simplifie la vie.

Viennent ensuite deux femmes qui se détestent.

Grande Mère, issue des profondeurs de la Nature primitive, pourvue d'une queue de saurien, elle me fascine et m'effraie et vient grogner d'effarantes suggestions, inspirer des pulsions étranges, qui révulsent l'autre femme que j'appelle Pimbèche Intello.  Celle- là est raisonneuse, éternelle étudiante, livrophage, froide. Je crains des conflits...et des difficultés, en particulier avec les deux personnalités de Jung.

J'espère que vous viendrez sur le banc, seuls ou accompagnés. Vous devrez m'attendre quelques jours car quitter le Laboratoire pour gagner le banc demande toute une logistique. Vivres, livres pour la Pimbèche, parapluies, cirés bottes (nous sommes en Bretagne Nord), et quelques remontants...

Pour vous remercier d'avoir été si fidèles ces derniers temps, alors que j'éprouvais des difficultés à assumer la tenue de ce blog, difficultés toujours existantes mais on s'habitue, je partage avec vous, amis connus et inconnus, un très beau bouquet de fleurs offert par une amie qui a une place de choix dans mon coeur.

 

Bouquet de fleurs.jpg

Ariaga

 

 

 

15/06/2009

C.G.JUNG et l'individuation

 

Au centre de la nature.jpg

J'ai envie de revenir aujourd'hui sur la proposition que nous faisait C.G.JUNG de cheminer vers cette réalisation de soi qu'il appelait l'individuation. C'est dans son ouvrage Dialectique du Moi et de l'inconscient qu'il parle de la manière la plus claire  de cette voie de l'individuation. Cette voie nous propose un chemin de vie dont le but est de devenir un être vraiment individuel en réalisant notre Soi dans ce qu'il a de plus personnel, de plus rebelle à toute comparaison. Pour suivre ce chemin il est nécessaire de se débarasser de tout excédent de bagages, de tout vêtement superflu, en particulier du déguisement social et des fausses idées que l'on se fait de son importance. Je dirais que, symboliquement, il faut voyager nu.

On ne doit pas confondre individuation et individualisme. L'individualisme, sous prétexte de particularités de l'individu, le met à l'écart de la collectivité et le dispense de ses devoirs envers autrui. Il est au dessus du panier. L'individuation, au contraire demande un "accomplissement meilleur et plus complet des taches collectives d'un être". Accomplir sa nature d'être est aux antipodes de l'égoïsme.

Le processus d'individuation, vu par Jung, s'accomplit avec des fonctions et des qualités qui sont de nature universelles. Ces fonctions sont utilisées pour faire d'un individu donné "l'être que, une fois pour toutes, et en lui même il doit être", en lui permettant d'atteindre son unicité par un mouvement de "centroversion" vers un lieu, l'inaccessible étoile,  où se concentrent, en un mélange comparable au mélange parfait des alchimistes, la totalité des contenus du conscient et de l'inconscient. Atteindre l'individuation serait donc rentrer en possession de sa propre totalité unifiée, là où se résorbe l'antagonisme entre le conscient et l'inconscient.  Notons que Jung parle d'une "voie, de "tendre vers". C'est le cheminement qui est important, le but, la totalité, étant au delà de toute possibilité de représentation. En effet, sa re-présentation à la conscience ferait aussitôt éclater la totalité en dualité. Il s'agit là d'une voie difficile, tout aussi problématique que la dernière phase du Grand Oeuvre des alchimistes.

La suite dans la prochaine note.

Ariaga.

 

 

 

29/05/2009

Halte à la pollution !

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La pollution c'est mauvais, mais la pollution mentale c'est pire ! Je suis en colère, un sentiment négatif mauvais pour la santé. Depuis la création du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle, j'avais la chance, et j'en suis reconnaissante à mes lecteurs, d'avoir des commentaires, vifs parfois, mais toujours courtois et même affectueux. Je compte sur les doigts de la main ceux que j'ai supprimés. Et puis soudain, depuis quelques semaines, des malfaisants qui, parce qu'ils n'ont rien à dire s'amusent à injurier et à mettre la pagaille, ont commencé à trouver distrayant de laisser sur mon blog et sur les blogs de certains liens proches, des commentaires injurieux ou salaces. Je vous ai laissé un exemple parmi les plus doux à la fin des commentaires sur la note : "il est parti le chat". Tant qu'il ne s'agissait que de moi je me suis tue et j'ai effacé. Je possède une certaine dose de philosophie...Mais je n'aime pas que l'on s'attaque à mes amis.  La poubelle a débordé et j'ai commençé a avoir envie de pousser une "gueulante" (voir ma photo en illustration ! ) quand j'ai appris que des commentaires pornos ou (et) scatologiques, signés de moi et avec mon adresse mail , circulaient sur les blogs. Amis, SI VOUS RECEVEZ DES EMAILS GROSSIERS SIGNES ARIAGA, ayez des doutes ce n'est pas mon style !

Mon humour commence à s'émousser sérieusement et cela me fait du bien de crier haut et fort : alerte à la pollution des blogs. Je ne sais la suite que je vais donner à tout cela. On me dit que si mon blog était sans intérêt je ne serais pas attaquée ainsi. Ils sont bien bons, mais j'en ai assez d'aller tous les matins de bonne heure sur mon blog pour ramasser et jeter les ordures.

Je vous embrasse tous même si je suis "colère".

Ariaga

 

17/05/2009

Changer le monde avec Krishnamurti

Boule de cristal.jpg

Nous sommes de plus en plus violemment confrontés aux problèmes du monde. La philosophie, la sociologie, la politique, les religions s'en font l'écho et comment y échapper à une époque où nous naviguons dans un océan d'informations  : journaux, radio, télé, internet, je dois en oublier. Tout naturellement, nous nous inquiétons et nous agitons beaucoup. Or, à moins d'avoir un destin exceptionnel, il est difficile pour un individu perdu dans la masse d'avoir une influence et cet individu, vous, moi, se sent accablé par son impuissance à venir en aide à une société qui donne l'impression de programmer sa propre destruction. Je vois un essai de réponse dans ces quelques phrases extraite de La première et la dernière liberté de Krishnamurti (1895 - 1986) :

" Les problèmes du monde sont si colossaux que pour les comprendre, donc les résoudre, on doit les aborder d'une manière simple et directe. Cette simplicité est celle d'un jugement qui ne dépend ni d'influences extérieures, ni de nos préjugés ou de notre humeur. La solution ne doit pas être recherchée auprès des conférenciers, ni dans les théories, ni en mettant de nouveaux chefs à la place des anciens. La solution est dans le responsable de ces problèmes ... Ce responsable est l'individu, vous et moi, et non le monde, tel que nous nous le représentons. Le monde est l'état de nos relations mutuelles et non quelque chose en dehors de vous et moi. Ainsi, le problème n'est autre que vous et moi et non le monde, car le monde est la projection de nous-mêmes, et pour le comprendre, c'est nous que nous devons comprendre. ... Il nous faut donc essayer de comprendre le processus de connaissance de soi. Pour trouver les vraies valeurs, qui ne sont ni celles des sens ni celles du conditionnement extérieur, et qui seules régénèrent, transforment et produisent une révolution radicale, il est indispensable de se connaître soi même ... Ainsi, se transformer soi-même c'est transformer le monde, parce que le Moi est à la fois le produit et une partie intégrante de l'existence humaine."

Attention, lecteur, ce n'est pas moi qui parle, c'est Krishnamurti.  Je trouve, entre autres, que sa pensée n'accorde pas assez d'importance à notre enracinement dans la nature mais je pense aussi que nous somme comme  une minuscule dose de colorant , de fluorescéine, jetée dans une rivière. La rivière change de couleur.

Si nous agissons dans le creuset de la vie en employant au mieux notre libre arbitre vis-à- vis d'autrui et de la nature .

Si nous tentons de ne pas être un champ de bataille mais un lieu d'harmonie.

Si nous comprenons que le monde n'est pas seulement à l'extérieur mais aussi en nous et si ,au lieu de nous disperser sur l'océan des lamentations, nous jetons l'ancre dans notre moi profond.

Si nous sommes des multitudes de gouttes d'eau à le faire, alors, peut-être le monde a t-il un avenir " humain ".

Ariaga

 

03/05/2009

Rêve d'Afrique

Rêve de forêt.jpg

Dans les commentaires de quelques notes, certains d'entre vous m'ont fait part de leurs rêves. J'ai considéré cela comme un cadeau et j'ai envie de vous offrir, moi aussi, une petite part de ce que je considère comme ma vie intime inconsciente. Toute la journée j'ai été joyeuse à la suite de ce rêve du petit matin, et j'espère qu'il qu'il vous rendra aussi joyeux  que moi.

Je suis accueillie dans une communauté d'africains. Il y a du monde partout. Des vieux, des couples, des femmes vêtues de costumes bariolés, des enfants presque nus qui courent dans tous les sens. Tout cela est très bruyant, coloré, joyeux. Je dois rester un moment dans cette communauté et j'ai l'impression que ces gens se donnent beaucoup de mal pour me recevoir de leur mieux, comme si ils avaient grand plaisir à m'accueillir parmi eux. A un endroit, on m'a préparé, par terre, un lit recouvert d'une belle couette blanche qui paraît magnifique dans tout un amoncellement de couchages de fortune. Je m'aperçois, et cela me fait bien rire, que plusieurs gosses, au petit derrière noir et nu qui dépasse de la couette, se sont fourrés dessous et je vois aussi la queue d'un chat. Après, je passe à côté d'une petite piscine pleine d'enfants qui s'amusent. Je dis "oh que c'est bien de se tremper là dedans". Ceux qui sont avec moi ont l'air tout contents que j'apprécie. Ils préparent la piscine pour moi en raclant tout le fond qui est plein d'herbes et un peu boueux. Je dis que je n'ai pas de maillot mais on me répond qu'ici tout le monde se baigne tout nu, alors je me désabille et je vais dans l'eau, vite rejointe par les enfants. Après je continue à me promener dans la communauté et puis on me conduit devant un repas plein de couleurs, de fruits, avec des fleurs qui décorent les plats. Le repas est disposé sur une table ronde avec une nappe blanche.  Je sais que cette communauté est pauvre et cela me met mal à l'aise de voir tout le mal qu'ils se sont donnés pour préparer cette table. Je leur dis que j'aurais pu manger comme eux et m'asseoir par terre.  Ils rient et tapent dans leurs mains en scandant : " mange, c'est pour toi, mange, c'est pour toi ". Je me réveille émue aux larmes.

Ariaga

 

16/04/2009

Suite sur les commentaires du blog

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Ceci est un fragment de la création numérique de Muttifree sur la note précédente pour vous donner envie d'aller la voir.

Il fut un temps, quand je m'étais éloignée de notre Mère Nature, où j'aurais procédé d'une manière "scientifique" pour analyser l'ensemble de vos commentaires sur la question que je posais au sujet de l'homme. Entrer des termes dans l'ordinateur, voir les fréquences, le sexe des intervenants, etc,etc.; tout cela est aujourd'hui, pour moi, semblable à une vieille robe démodée qu'il faut ôter. Je vous livre mes impressions, après relecture de l'ensemble, comme je fais la cuisine, au pif et de mémoire.

Je retiens, pour un groupe significatif, l'importance de la pensée, de la conscience, du Je,  de tout ce qui semble caractériser une créature consciente d'être et en évolution. Cet Homme, doté d'une conscience d'être, aurait donc la possibilité de se définir et d'inventer les concepts lui permettant de parler de lui même.  Il est aussi capable de poser les critères pour définir qui est qui. Je ne peux m'empêcher de penser à l'ouroboros alchimique. Cet homme se posant des questions sur lui mêmme est comme un serpent qui se mord la queue.

Cet être humain, dont certains pensent qu'il doit absolument être debout (que deviennent ceux qui qui ne le peuvent pas ?) et qui est dôté d'une conscience vit dans la dualité entre l'ombre et la lumière. Bon ou mauvais, ange ou bête, assassin ou charitable, homme-homme ou homme-animal. Résultat d'une fatalité ? Je pense à la querelle séculaire au sujet du Dieu bon entre ceux qui se demandent comment le mal peut être compatible avec Dieu et ceux qui pensent que Dieu, sans discussion possible, est le bien absolu. (très rapidement résumé, Dieu me préserve qu'un philosophe puriste lise ces lignes !). Vous m'avez fait bien plaisir chers commentateurs en insistant, nombreux, sur l'importance de la notion de libre arbitre. L'Homme à le choix entre la création et la destruction. Il a le droit à l'erreur, la posssibilité de se jeter dans le vide en toute connaissance de cause.

Et la Nature dans tout cela ? Il semble que nous soyons victimes du Philosophe qui a dit que nous sommes maîtres et possesseurs de la nature . Ce terreau sur lequel nous poussons, nous avons tendance à le labourer n'importe comment. Nous nous comportons en parasites, en prédateurs.

Et j'en arrive au sel et au poivre des ingrédients de mon plat : L'intérêt porté à la relation entre l'homme et la femme. Je sais j'aurais du mettre une majuscule à homme mais c'est peut-être mon inconscient qui a parlé, il attendait vos réactions. L'amour ne m'a été proposé que éthéré, non enraciné sur la terre. Cette relation homme femme est, le plus souvent, assimilée à une lutte des contraires . Seul l'un d'entre vous me parle du couple comme d'une totalité. Pas d'allusion à la relation du masculin au masculin ou du féminin au féminin. Les manques sont parfois d'intéressants sujets de réflexion...

Je terminerai en m'inspirant, de mémoire, d'un de vos derniers commentaires. Ce qui caractérise l'homme c'est son humanité, sa capacité d'aimer, de compatir de vouloir s'améliorer. N'est-ce pas ce que nous tentons tous ici ? En tous cas vous me l'avez montré dans vos commentaires. Merci à tous.

Ariaga.

 

15/04/2009

Les commentaires combustibles de l'athanor

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La création numérique est de Muttifree

Vous m'avez vraiment gâtée par le nombre et la qualité de vos commentaires sur la note précédente. Amis et inconnus, porteurs de spiritualité, de philosophie, de bon sens,  de simple gentillesse et aussi parfois de colère contre la stupidité humaine, vous avez tous tenté de répondre à ma question sur la nature de l'homme. Vous avez apporté du combustible à l'athanor sur lequel, dans le Vase, cuisent doucement les éléments de notre évolution. Le laboratoire du Rêve et de l'Alchime Spirituelle c'est vous , simples lecteurs ou ceux qui laissent la matière de leurs mots et font l'effort de m'offrir leurs pensées.

Depuis les débuts du blog  (les premiers temps un ou deux commentaires me comblaient !) il y a eu sur ce blog 6140 commentaires, dont certains ont le volume et la qualité d'une note. Les commentaires font vivre ce blog. J'ai un autre blog  où il n'y a pratiquement pas de commentaires, les textes sont les mêmes qu'ici, et il végète le pauvre...Vous avez même continué à écrire ici, alors que les circonstances m'empêchaient de vous répondre. Merci à tous.

J'aime aussi que le laboratoire soit un lieu où certains qui, pour une raison ou une autre ,n'ont pas leur propre blog , déposent leurs idées où expriment leur art. Je pense à des personnes comme Mariedumonde ou Ephême.

Je vous avais promis de faire une espèce de "synthèse " de vos réactions au sujet de l'homme. La note serait trop longue et après avoir touillé tout cela dans mon chaudron je vous ferai goûter le plat demain.

Ariaga

 

 

 

06/04/2009

Qu'est-ce qu'un homme?


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C'est une question que j'ai envie de poser aujourd'hui à tous ceux qui fréquentent le Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle et qui veulent bien y déposer quelques réflexions : Qu'est-ce qu'un homme ? Je vais vous donner deux exemples de réflexion sur la nature humaine, l'une empruntée à la philosophie et l'autre à la science fiction (que je préfère appeler roman d'hypothèse). Blaise Pascal écrit :

"Quelle chimère est-ce donc que l'homme ? Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige ! Juge de toutes choses, imbécile ver de terre, dépositaire du vrai, cloaque d'incertitude et d'erreur ; gloire et rebut de l'univers. Qui démêlera cet embrouillement"

Le roman d'hypothèse qui propose des hommes et des animaux transformés, des vies crées artificiellement, des êtres humanoïdes venus d'ailleurs, pose la question de la nature humaine. C'est un problème difficile à résoudre pour les auteurs et l'on se croirait revenu au Moyen,-Âge et à la controverse de Valladolid quand on se demandait si les indiens avaient une âme. Jacques van Herp dans son Panorama de la science-fiction nous raconte comment Heinlein traite le problème dans Jerry was a man(p. 219, c'est moi qui souligne)

"Jerry est un chimpanzé que la chirurgie a doté de parole et de réflexion. Et quand ses employeurs veulent le tuer, un groupement prend sa défense et déclenche un procès. Et c'est toute la définition sémantique de l'homme qui est en jeu. Finalement le juge, un Martien, déclare :

Nous avons examiné le sens attaché à cette étrange notion dite d' "humanité" . Nous avons vu que ce n'est pas une affaire de race, de planète ou de naissance, encore moins de degré d'intelligence. En fait ce mot ne peut être défini et cependant la notion peut être reconnue,  elle est ressentie de coeur à coeur, d'esprit à esprit.....

Alors Jerry chante Swanee River ; les dames en sanglotent d'émotion. La cause est entendue : Jerry est un homme. "

Et van Herp d'écrire en conclusion : Ce n'est pas un paradoxe que de dire que l'homme, cet animal doué de raison, se reconnaît par le truchement d'un critère irrationnel et sentimental."

Et vous qu'en pensez vous ?

Ariaga.

 

 

06/02/2009

La nuit des rebelles

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Il y a une lueur d'espoir dans la nuit obscure qu'est mon existence en ce moment. La Vie, grâce à la force de l'Amour, s'accroche. En attendant que cette lumière devienne une grande lumière, je vous propose, pour alimenter Athanor, un poème déjà publié en 2006.

 

Cette nuit la tempête

A craqué la maison

Forteresse assaillie

Par les béliers du vent

Au petit matin noir tout encombré des rêves de la nuit

Quand on se trouve encore

Sur le fil du rasoir entre la mort et la vie.

 

Un plat silence a figé l'air quelques secondes

Mer étale

Et puis comme un grand souffle

Est monté le clavier d'une foule impatiente

Un vieux moi très ancien

A ouvert grand la porte

 

A la lumière du porche j'en ai vu quelques uns

Les autres

Echarpes de brume

Dansaient dans la grisaille de la fin de la nuit

Certains disaient leur nom d'autres l'avaient inscrit au fer rouge sur le front

C'étaient des Basilide Barbélo Valentin

Carpocrate Epiphane Menandre Saturnin

Des ophites tout nus réchauffés de serpents

Le tout en grand désordre

Simon avec Hélène forniquait dans un coin

Au tout début du jour j'ai vu des Bogomiles

Puis ceux de Monségur des enfants dans les bras

Et Giordano  Bruno fumant comme un tison

Oui ils étaient tous là douteurs et insoumis

Ceux qui se voulaient plus chrétiens que d'autres

Ceux qui croyaient que le Diable est associé à Dieu

Ceux qui pensaient qu'il n'y a rien entre l'homme et son dieu

Ceux qui croyaient que l'univers est Un

 

Quand le jour s'est levé

Quand le ciel s'est ouaté de nuages

Ils se sont lentement dissous

Vers les mémoires obscures où brûlent les bûchers

Me laissant des regrets

De ne pouvoir loger

Amour si absolu

Ariaga

21/01/2009

La terre sans les humains

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Pendant que le virus de la grippe tentait de m'exterminer, j'ai lu, dans le numéro de Janvier de la revue National Géographic, un article qui s'intitule  : "Demain la terre sans les humains". Cet article qui s'apparente à de la Science fiction, au meilleur sens du terme, pose comme hypothèse que l'espèce humaine disparaît soudain. Les conséquences imaginées donnent vraiment à réfléchir et même à délirer un peu si on a de la fièvre...

La conséquence la plus importante, et la plus difficile à envisager pour notre égo, est que les humains ne sont plus là mais la terre demeure car elle n'a pas besoin d'eux pour exister et pour que la vie continue.

Ce qui se détériore le plus vite ce sont maisons et monuments. La végétation anarchique n'habille plus que des vestiges et les forces de la nature reprennent leurs droits. Les fleuves reviennent dans leur lits détournés pour construire les grandes avenues. Les réacteurs nucléaires sans surveillance , les stokages de déchets radio actifs, tout finit par se répandre dans l'environnement, mais la terre est patiente, elle s'adapte, la faune et la flore aussi. Il y a toujours de la vie, différente mais de la vie quand même, qui finit par revenir sur les sites les plus pollués.

Quelles seront les traces les plus tenaces que nous laisserons : les substances chimiques dans les océans, les polymères, sacs plastiques et autres, un CO2 élevé, les objets en or et en diamant mais aucun des supports de notre culture tels que papiers, CD, clefs USB. Et la terre continuera à tourner, à être vivante, sans nous les alchimistes fous. Et je pense que l'imagination des lecteurs va envisager bien des "suites" à cette hypothèse de National Géographic.

Ariaga

 

04/01/2009

Le voyage du philosophe

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Un retour un peu nostalgique, le temps passe, sur l'Anthologie de la science fiction de Jacques Van Herp où je lis à la p. 13, une citation de la Préface aux Voyages imaginaires, romanesques, merveilleux, allégoriques, amusants, comiques et critiques . 1787-1789, cela ne date pas de hier et on peut dire qu'il s'agissait déjà de romans d'hypothèse, de "et si on était parti ...". Il est écrit :

"Le voyageur décrit les terres qu'il a parcourues, fait le récit de ses découvertes et raconte ce qui lui est arrivé chez des peuples jusqu'alors inconnus et dont il nous transmet les moeurs et les usages ; mais le philosophe a une autre manière de voyager : sans autre guide que son imagination. il se transporte dans des mondes nouveaux, où il recueille des observations qui ne sont ni moins intéressantes ni moins précieuses. Suivons le dans ses courses et soyons assurés de rapporter autant de fruits de nos voyages que si nous avions fait le tour du monde."

Le voyage dans la tête, le voyage du philosophe qui ne se contente pas de rabâcher sur les anciennes découvertes mais propose d'ouvrir de nouvelles pistes de réflexion n'a pas d'autres limites que celle de son imagination. Au lieu de se lamenter sur des phénomènes de mode il peut dire "et si ? " et explorer des mondes intérieurs où sont peut-être enfouis des trésors , réinventer la relation avec une  nature oubliée devenue aussi étrangère à certains que les continents perdus où les mondes imaginaires. Le philosophes a beaucoup a raconter sur le voyage mais, le plus souvent, il ne quitte pas sa bibliothéque.

Ariaga

 

 

 

 

31/12/2008

Bonne année

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Cette image est le résultat de la coopération de Muttifree, Ephême et Ariaga.

 

Bonne Année à nous, les jeunes les vieux, les bien portants et les malades, les libres et les enfermés. Que s'ouvre un nouveau chapitre du livre de la vie où l'on tournera les pages de la paix, de la sagesse, de la joie, des rêves et surtout de l'Amour . Et que brille pour tous la lumière divine quelle que soit la forme sous laquelle elle se manifeste.

Je vous embrasse avec affection, amis connus et inconnus.

Ariaga

 

 

27/12/2008

Le bout de l'année

 

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Le bout de l'année, c'est comme de voir

le bout d'un couloir...

Le bout de l'année c'est comme un tuyau

où s'est engouffré le bon le mauvais...

Le bout de l'année c'est comme un espoir

que tout va changer...

 

Mais moi je vous dis, j'aime ce couloir, la lumière et l'ombre, la vie que charrie ce tuyau trop plein. En ce bout d'année, j'en demande encore des bouts et des bouts, et j'écoute en boucle la voix qui murmure : accepte, car l'amour est fort il n'a pas de bout.

Ariaga.

24/12/2008

L'enfant de Noël

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Certaines religions ont fait les dieux s'incarner dans des enfants nouveaux nès, leur attribuant , ainsi, innocence et fragilité. Je vous offre aujourd'hui en cadeau de Noël la photo d'un enfant de l'amour humain. Il est âgé de quelques jours, il vient de têter sa mère et je trouve que ses yeux sont clos  sur un monde de joie et de sérénité. Joie et sérénité que je souhaite à chacun d'entre vous. Moi aussi j'ai reçu un cadeau. Un de ceux que je préfère aux biens de consommation qui, dans une société où beaucoup souffrent, sont proposés en abondance au moment des fêtes de fin d'année. Il s'agit  d'un cadeau d'ordre amical et spirituel : un très beau texte de Mutti laissé en commentaire sur le blog. Je m'en suis emparé avec gourmandise et je vous propose, puisque c'est Noël, de le déguster avec moi.

Je vous embrasse tous amis connus et inconnus.

Ariaga

Secrète Alchimie du dit… de Noël..…

Et de l’Athanor Universel surgit un Or si subtil que sa fragilité appelle à de grandes précautions pour l’amener à manifestation, il s’agit de ce qu’on nomme, l’Homme, dont la naissance en ce monde manifeste l’arrivée d’un postulant à l’initiation Humaine.
Et cette forme, ce corps complexe, individualisé, vient à l’existence pour de cette Initiation en parcourir tous les degrés.
Et la quête de chacun au profond de l’Athanor de la Nature, quelque forme que prenne cette quête, de la plus « rationnelle » à la plus « irrationnelle », de la plus récupérée et manipulée, de la plus pénétrante à la plus déformée… toutes parcourent l’unique chemin pour créer l’HUMANITE…l’étoile flamboyante… tissée d’Or et de Lumière.
Un jour, soudain, l’Humain naîtra, manifestant non pas, non plus, la somme mathématique de corps différenciés, mais la qualité aurifère de l’Essence Humaine, unie en sa conscience absolue de son appartenance à l’Inconnaissable Divinité qui l’a procréée, « à sa ressemblance »…
Quelque soit le Jour, la saison, en quelque éon à venir, alors… ce sera véritablement… NOEL…

Mutti

08/12/2008

Vie du blog, vie d'Ariaga

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Chers lecteurs,

Le Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle était devenu un "opus", une oeuvre, comme disaient les anciens alchimistes philosophes de la nature, très pesante ces derniers temps. Je dois dire que je ne pensais pas, à l'origine, quand ce titre pompeux m'est venu en rêve, que Ariaga, c'est à dire moi, serai seule à assumer la tâche. Au fil des jours c'est devenu une sorte d'obligation qui s'ajoutait à celles, nombreuses, de la vie réelle. Sans m'en rendre compte, je m'étais créé beaucoup de contraintes. Vous voyez, sur la photo, cette silhouette enfouie dans les feuilles et bien c'est moi, prète à être mangée par la végétation de mes trop hautes ambitions... :

-  Écrire des articles sur des sujets propres à inciter à la réflexion, mais aussi faciles à lire.

- Répondre à tous les commentaires et aux mails,au risque de dire des ânneries.

- Aller, dans la mesure du possible,  chez mes liens et y déposer quelques mots, souvent sans intêret.

- M'effacer derrière "Ariaga".

Pour tout vous avouer, j'ai très peu réfléchi pendant cette coupure, la plus longue depuis les débuts du blog. J'ai juste écouté un murmure qui a enflé jusqu'à devenir une voix puissante qui a dit que la vie virtuelle sur les blogs n'est pas devoir mais plaisir, pas enseignement mais laisser advenir, pas complications mais simplicité, beauté du silence quand il est nécessaire. Et aussi, et surtout , qu'il ne faut pas que je me laisse tenter par l'idée, inspirée par un vilain démon, que je serais investie d'une sorte de mission d'élévation du niveau de spiritualité de mes lecteurs !

Simplicité, j'ai supprimé les classifications compliquées de mes liens.

Pour ce qui est du plaisir, ou plutôt de la jubilation (je préfère), je vais sautiller comme les enfants sur le chemin de ma propre alchimie spirituelle sans avoir la vaniteuse prétention de vouloir faire évoluer autrui.

Je vais souvent, ou moins souvent, en toute liberté, réagir à une phrase trouvée dans un livre sorti au hasard de ma bibliothèque (un peu ancienne, mais qu'importe !). Illustrer quelques mots poétiques qui me trottent dans la tête sans rechercher l'excellence de la forme. Revenir sur des idées qui me tiennent à coeur mais que j'ai développées sur ce blog d'une manière trop conventionnelle. Me permettre, aussi,  si j'en ai envie, de faire une note "difficile" ne pas me frustrer du plaisir de l'écrire , même si elle a un côté ésotérique pour beaucoup. L'essentiel est que j'ai de la joie en écrivant car, je suis certaine de cela, je suis une gourmande de l'écriture et cela m'impose parfois des diètes.

Je vous embrasse tous et à très bientôt.

Ariaga