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23/06/2013

Lectures alchimiques

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On peut lire des bibliothèques entières d'ouvrages alchimiques, si on ne devient pas un vivant athanor sur lequel mijote le vase de l'expérience personnelle, aucune Oeuvre ne sera accomplie.

Ariaga

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10/06/2013

Co-naissance

 

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Ce qui est au delà des noms nous atteint parfois, comme une onde venue du fond de l'univers. Une impression de co-naissance avec tout ce qui est.

Un instant unique aux larmes.

Puis cela disparaît et c'est une insupportable perte ...

Ariaga

 

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04/06/2013

Pensées bulles

monde intérieur.jpg

Comme prévu, j'ai voyagé vers l'intérieur. Un voyage sur des chemins assez cahotiques, vous vous en doutez ... J'aurais voulu tenir un journal de bord mais ce lieu n'avait pas le langage du récit habituel. Les pensées étaient comme des bulles issues d'un monde ignorant les longs discours. Il y avait des formes, des intuitions, des interrogations, du sombre et du clair, du net et du confus. 

La vie des bulles est courte. Elles se dissolvent dans l'air mais il y en a parfois qui sont plus résistantes et que l'on peut saisir au vol.  Amis lecteurs, ce sont ces quelques bulles que je vais vous proposer dans jours qui viennent.

Ariaga

13/04/2013

G.Jung et la prière

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La prière, la supplique, le remerciement,  d'une pensée qui s'éléve vers une puissance supérieure, sont quasiment universels. On appelle à la cessation de la souffrance, à la délivrance des chaînes, à la réussite et même au retour du beau temps. On remercie d'avoir été exausé. 

C.G.JUNG, répondant à une correspondante qui l'interrogeait sur la prière lui répond dans une lettre du 3 août 1953 :

...la prière. C'est là quelque chose qui a toujours fait problème pour moi. J'ai eu le sentiment, il y a quelques années, que toutes les exigences qui vont au-delà de ce qui est sont injustifiées et infantiles, et qu'on n'a donc pas le droit de demander quelque chose qui ne nous est pas accordé. On ne peut pas rappeler quoi que ce soit à Dieu, pas davantage Lui prescrire une conduite, excepté lorsqu'Il tente de nous imposer quelque chose que nos limites humaines ne sauraient porter. La question est naturellement de savoir si pareille chose arrive. Je crois que oui, car si Dieu a besoin de nous comme régulateurs de Son Incarnation et de Son accession à la conscience, c'est parce qu'il dépasse, dans Son illimitation, toutes les limites nécessaires pour devenir conscient. L'accession à la conscience est un renoncement permanent, car c'est une concentration qui ne cesse de s'accroître.

Si ce que je dis là est juste, alors il peut arriver qu'il faille "rappeler" quelque chose à Dieu. Le Soi le plus intime de tout homme et de tout animal, des plantes et des cristaux est Dieu, mais ramené à des proportions infimes et confronté à Sa forme individuelle terminale. C'est pourquoi, rapporté à l'homme, Dieu est également "personnel" comme un Dieu antique, et donc anthropomorphe (comme Jahwé chez Ézéchiel).

Un vieil alchimiste a formulé ainsi le rapport de 'homme à Dieu : " Aide-moi, afin que je T'aide !".

C'est moi qui ai souligné car je déteste" saucissonner" les textes de Jung pour ne prendre que ce qui m'intéresse mais, en particulier dans la Correspondance, il a tendance à se "lâcher" comme on dit aujourd'hui, et a devenir un peu difficile car il aborde plusieurs sujets en même temps.

En tous cas, je ne doute pas que, pour les courageux, il y ait dans cette citation un beau sujet de réflexion.

Ariaga

10/04/2013

Chaos métallique

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Beauté de l'erreur qui monte des failles en une haute stridence nourricière de la danse des contraires.

Le monde jetable pulse du hasard

explosion en étoile d'une ligne trop droite

qui se tord en un désir de mort

dans les fours alchimiques de la dissolution.

Ariaga

06/04/2013

Panne d'inspiration

 

saut cycliste 2.jpg

Il y a des moments où on se sent comme ce cycliste acrobate que j'avais photographié devant le viaduc de Morlaix. Il n'est ni en haut ni en bas ; instant de nulle part.

Il ne me reste, si je veux écrire une note , que mon titre : Panne d'inspiration. Je vais laisser le mot (riche) panne à d'autres pour conserver inspiration et quand je vois, prononce, tourne dans tous les sens, ces quatre syllabes je crois que l'on peut jouer un peu. Utilisons le principe d'amplification de Jung ou la Langue des Oiseaux des alchimistes.

INSPIRATION, je commence par un vieux souvenir de latin

RATIO(onis) : Calcul, organisation.

SPIRA : Noeud des serpents, des arbres, des cheveux.

Il faudrait donc déméler les noeuds des pensées inspirantes qui arrivent en vrac et les mettre en ordre.

SPI(diminutif de spinnaker) je vois l'inspiration qui fend les flots de l'inconscient aidée de cette grande voile.

RÂ : Le Dieu égyptien du soleil apporte la chaleur et l'énergie  et c'est l'

INSPIR, la respiration profonde, qui va capter cette source dans le cosmique mais j'entends aussi  SOUPIRS car la captation de l'inspiration est parfois une tâche longue et épuisante.

ION : Cela sonne grec, mais je ressens plutôt ce tout petit Ion, qui traîne à la fin du mot,  comme celui qui se demande si il va perdre ou gagner au grand jeu des électrons. Celui-là est aussi en l'air !

Je me suis juste amusée et je pense que certains auront des ajouts à faire ...

Ariaga

 

16/03/2013

Les oeuvres d'art de la nature

 

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La nature est une grande artiste et aujourd'hui, où, dans une phase alchimique de dissolution due à un virus,  je me sens aussi inconsistante que mon reflet sur cette photo, je vous propose simplement quelques oeuvres  d'art de ce grand peintre, Dame Nature, qui aime à s'exprimer en effets de fleurs et d'eau.

 

Fleurs sur l'eau.jpg

 

 

fleurs d'or sur l'eau.jpg

 

 

branche et fleur sur l'eau.jpg

 

 

reflet de fleurs.jpg

 

Ariaga

01/03/2013

Le parfum de la fleur

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Aujourd'hui, une citation de David Ciussi extraite du numéro 78 de la revue 3°millénaire. Un texte que j'aurais bien aimé écrire ... je n'ai pu que l'illustrer.

"Tout surgit de l'intérieur et coexiste à l'extérieur dans un perpétuel mouvement ! De l'absolu naît le relatif, de l'unité reconnue en soi jaillissent l'harmonie et la paix avec le monde, manifestées par une joie sans objet. Cela s'appelle la Vie.

Le parfum vient de l'intérieur de la fleur, la fleur vient de l'intérieur de la branche, la branche vient de l'intérieur du tronc, le tronc vient de l'intérieur des racines, les racines viennent de l'intérieur de la graine. La sève est à l'intérieur de la graine, des racines, du tronc, des branches, des fleurs, du parfum. N'est-elle pas cette vie qui propulse l'extériorité en coexistant infiniment avec elle-même ! "

David Ciussi

 

 

07/02/2013

Écrire ?

automate écrivain.jpg

Je me pose une question et je pense que je partage cette interrogation avec certains de ceux qui ont des blogs. Pourquoi continuer à écrire alors que la vie passe à toute vitesse et que cela demande du temps et de la réflexion ? S'agit-il d'une sorte d'automatisme qui pousse à avoir besoin de s'exprimer. J'ai pris la photo qui illustre cette note au Musée des automates de la Rochelle, cela à peut-être un sens caché mais je ne suis pas convaincue par cette idée d'une espèce de "toc" de l'écriture.

Besoin de reconnaissance au niveau de la "persona", au sens où l'entend Jung. De ne pas être perdu dans la masse des anonymes. C'est possible mais, personnellement cela ne m'apporte pas de réponse car justement je tiens beaucoup à  ... l'anonymat !

Impression de délivrer un enseignement qui peut être utile à d'autres. Je n'aime pas le mot enseignement. J'ignore pourquoi, mais quand l'alchimique oiseau siffle ce mot à mon oreille, j'entends "saignement".

Dans écrire il y a aussi un cri. Un cri très fort perçant les barrières des sons, le déluge des mots, les épidémies des informations. Un cri de résistance. Hélas les cris trop perçants finissent le plus souvent par détruire les hurleurs. Je ne suis pas assez courageuse pour incarner les mots de Nietzsche : "Dis ta parole et brises toi".

Alors si il n'y a là ni assuétude, ni désir de reconnaissance, ni besoin de transmettre un enseignement, ni le courage de la mise en danger, pourquoi continuer à venir ici régulièrement, amis lecteurs, vous déposer mes mots depuis près de sept ans. 

En panne de réponse, je suis allée faire un tour au bord de la mer pour m'aérer la tête. Poussée par le grand vent, je suis vite revenue me mettre devant mon cher athanor ordinateur, j'avais vraiment ENVIE,  et là j'ai compris, c'est tout simplement pour le PLAISIR.

Ariaga

 

 

 

01/02/2013

La lumière du noir

Les lumières.jpg

Quand la lumière est absente ou incertaine et que pour un temps on demeure dans l'envers du bonheur.

Quand une vitre d'angoisse nous sépare de la beauté de ce qui est.

Quand on ne sait plus déguster la saveur de la vie et que l'on remâche sans cesse le goût de l''amer.

Ce n'est rien, amis.

Rien que brindilles de moments qui n'attendent que la lumière du noir pour s'envoler et se consumer joyeusement dans l'inépuisable coeur de feu qui brûle au Centre de notre véhicule terrestre.

Ariaga

 

02/12/2012

Le monstre...

Monstre.jpg

Quand le monstre, androgyne de ses abysses, enfermé dans la cornue où il se dessèche depuis les origines, laisse échapper par l'issue du rêve une part féminine démente de solitude, le vouloir explose le verre de la cage.

Elle veut tous les alcools, et aussi tous les rires.

Elle veut devenir folle et manger des délires, énormes !

Elle est jeune, elle est belle,

donnez lui votre sang pour la rendre immortelle.  

            Elle veut Tout,

inventer les poisons, appeler les démons, saccager les jardins,

pour aimer, pour pleurer, pour sentir.

           Elle veut Tout.

Elle parcourt le monde, mers, fleuves, montagnes,

loin, toujours plus loin.

Son corps craquelé devient comme un rocher que jamais n'atteint la marée et les mousses s'effritent dans sa main.

          Des filles sont passées

          et l'ont appelée soeur,

corps vénéneux, ployant comme des tiges, paupières violettes, yeux de topaze, chacune tenait entre ses bras un enfant mort !

Elle ne les a pas entendues, les mots des humains sont perdus.

          Reste le Désir.

Quand elle voit la ville, si proche et si lointaine, elle court haletante, le visage mouillé. Elle tombe, elle rampe et c'est à quatre pattes, comme un chien, qu'elle atteint la première porte, trop tard, une nouvelle fois trop tard.  

           En lettres de cendres il est écrit :

   Le monstre est mort, brûlé sur l'athanor du JE.

               Ariaga

   (Poésie retrouvée dans les profondes caves du Laboratoire)

18/11/2012

Contes et alchimie

 

Loup dans l'eau.jpg

Photo Ariaga

( Suite de la note précédente de La gaillade conteuse. )

Le conte merveilleux, voyez-vous, est un chaudron. Si vous y entrez vraiment, le héros qui est en vous va y subir la transformation. Il est d’abord lourd, ce héros, il lui manque quelque chose, il macère dans son incomplétude, les deux pieds collés dans le plomb de l’ignorance. Puis le conte le pousse, de force, vers la blancheur de la nécessaire quête, tâche dont le sens lui échappe d’abord. Mais voilà qu’il se lève, qu’il ose, qu’il marche, qu’il s’extirpe de la fatalité, qu’il croit à ces personnages qui surgissent de l’invisible et qui rendent possible l’impossible, lui offrant un pouvoir qui permet de vaincre, de traverser innocemment les malédictions de toutes sortes. Et puis il arrive à ce rouge qu’il pressentait de plus en plus, le but de la quête, cette suprême énergie qui lui faisait défaut, cet amour, cette joie, cette vibration. Le voici pénétré par la lumière de son âme enfin trouvée. Et c’est le mariage chymique, les deux morceaux dispersés du symbolon qui se rejoignent.
Voilà pourquoi à la fin, aux petits, que l’on borde dans leur lit, on dit “ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants...”
Les contes merveilleux nous dévoilent cette merveille de l’alchimie dans les couleurs qui leur sont chères, toujours symboliques...”à la peau blanche, aux lèvres rouges, aux cheveux noirs...” “Marie la noire” “Marie en or” “l’oiseau blanc””la blanche et la noire épousée”. La neige, le sang, le corbeau, la lune, le soleil, le roi, la reine, les pierres précieuses, l’or et mille autres que je vous laisse trouver...
Partez dans les contes merveilleux, mes amis, c’est l’initiation d’or...

La gaillarde conteuse

11/11/2012

Le conte merveilleux

Les habitués du blog connaissent la gaillarde conteuse et pour ceux qui ne la connaissent pas allez sur son blog où vous pourrez avoir une idée de sa personne et de ses activités. Vous serez séduits par ses enchantements.

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Photo Ariaga

Dans ce lieu où je suis invitée à collaborer, jai envie de proposer une halte au cours de laquelle Rêve et Alchimie prendraient une place de Roi. Savez-vous, chers laborantins passionnés et fidèles, que les contes cachent dans leurs souterrains, la pierre rare de l’alchimie ? Principalement les contes que l’on nomme Merveilleux. Mais que signifie “merveilleux” quand il s’agit des contes ? N’allez pas entendre en lui uniquement cet adjectif que l’on utilise chaque fois qu’on s’extasie devant quelque chose de beau ou d’agréable. C’est le sens moderne, réduit mais je vais développer un autre sens car merveilleux" et "miroir" trouvent tous les deux leur origine dans le très ancien "mirus" qui signifiait étonnant.
Voyons de plus près ce miroir tel que l'exprime Eric Garnier :
“Le miroir est symbole de l’imagination et de la conscience. Il est lié à l’eau et au mythe de Narcisse. C’est une plaque qui reproduit les images et qui, d’une certaine façon, les renferme et les absorbe. Pour de nombreux symbolistes, les miroirs expriment la magie de la mémoire inconsciente. Les miroirs à main sont emblèmes de la vérité.”
Les contes merveilleux sont ces miroirs-là, puisqu’on s’y mire. Ils expriment la magie de la mémoire inconsciente.  Le conte merveilleux est un miroir et son contenu nous parle de nous, nous présente à nous-mêmes, voilà pourquoi ils nous intéressent, nous emportent, nous intriguent, voilà pourquoi les symboles qu’ils contiennent, qui sont les mêmes que ceux de nos rêves, nous fascinent.
A quoi reconnaît-on un conte merveilleux. Il met d’abord en scène soit un personnage ordinaire qui se trouve obligé de partir pour une quête impossible, soit un royaume incomplet, roi mort ou nul, reine morte ou nulle, donc un royaume dysharmonieux. Dans le premier cas, le héros est incapable d’y arriver seul il est aidé pour cela par un personnage de l’autre monde : fée, nain, animal qui parle, objet magique etc... C’est la simplicité, l’innocence du héros qui rend cette aide possible, qui en fait un “miracle”, et grâce à cette aide, la quête devient aisément possible, malgré toutes les malédictions qui peuvent pleuvoir, venant des forces du mal. C’est aussi cette simplicité et cette innocence du héros qui viennent à bout ces forces maléfiques. Si notre héros était angoissé, les forces du mal gagneraient. Dans le second cas, un événement va bouleverser le royaume, cet événement va attiser ou repousser les forces du mal qui empêchent l’harmonie et rendre à la royauté sa part masculine ou féminine manquante et ainsi parvenir à une totalité harmonieuse, la réunion des contraires, le mariage alchymique, un royaume enfin heureux, bon, complet et fort.
Nous contenons en nous tout ce qui compose un conte merveilleux. Absolument tout. Le conte merveilleux nous propose de partir en nous, en quête de notre totalité, de nous identifier aux forces maléfiques et bénéfiques - qui sont notre ombre et notre lumière à rencontrer, nos dieux et nos démons à connaître - de percer notre orgueil, de révéler enfin peut-être notre “innocence”, pour que nous appelions les énergies insufflées par l’autre monde, les recevions sans résistance, sans crainte et rendions enfin le miracle possible. Et l'alchimie ? Une autre fois ...

À suivre

La gaillarde conteuse

28/10/2012

De peau et de Souffle

Aujourd'hui, je vous présente un texte poétique d'un très vieil ami du Laboratoire : Phène. Son blog s'appelle le petit Atelier du chercheur de Vérité, un lieu ouvert à tous ceux "qui désirent découvrir la Parole cachée au coeur des mots". C'est une belle invitation. Ariaga.

vague de la Nature.jpg

Photo Ariaga

***

 

Je suis vague et surface

mouvement et repos

d'Être

je disparais

à l'horizon de l'eau.

 

À ma

Voix

le reflet

de ma

Reconnaissance

Je

m'apparais

Nature

au coeur

Inengendré.

Phène

De peau et de Souffle

07/10/2012

Séparations ...

Les fleuves du Laboratoire.jpg

Le habitués du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle doivent se rendre compte que je suis irrégulière et un peu perturbée depuis mon retour de la Rochelle. Ariaga ne tourne pas rond ! C'est vrai, mais je crois que, avec de la patience, ces perturbations seront positives.

J'ai décidé de tourner une page douloureuse de ma vie et cela commence par un déménagement. Les déménagements, je connais, mais ici il s'agit d'aller s'installer, à la Rochelle,  pour les petits curieux qui auraient probablement trouvé la réponse tout seuls, dans un logement beaucoup plus petit. Je dois donc me séparer d'une grande partie de mes possessions pour ne garder que l'essentiel. Et tout ceci très vite, avant la fin de l'année.

La démarche m'apparait comme alchimique. Ne doit on pas opérer de nombreuses distillations pour transformer le matériau de l'Oeuvre en espérant que l'expérience de la perte sera transmutée en expérience du don et de la joie de se sentir plus léger ...

Il m'est difficile d'assumer, comme j'aime le faire, la vie des blogs. Pas d'inspiration pour un esprit occupé à trier, jeter, mesurer. J'ai songé à fermer le Laboratoire pendant quelques mois et puis cela m'ai fait mal, rien que d'y penser. J'ai alors pensé au projet initial de ce blog, qui devait être assumé par plusieurs personnes qui ne m'ont pas suivie dans ma démarche. Depuis, j'ai fait de belles rencontres avec des auteurs de blogs, ou des lecteurs sans blog, qui contribuent régulièrement à la vie de ce lieu de recherche.

Alors ? Alors, tout en me gardant la liberté d'écrire des commentaires sur les textes publiés, ou de vous faire rire avec quelques moment cocasses de mon " émigration " ou même, peut-être, de poétiser, je vais laisser la place à d'autres chercheurs qui publieront dans le cadre du Laboratoire des notes en accord avec le titre et l'esprit du blog. Ceci pour quelques mois et je vous promets, ensuite, de redevenir plus active. J'ai encore beaucoup à dire ... Et puis, il y aura toujours des photos.

Comment cela va t-il s'organiser ? On verra, laissons nous emporter par les petits ruisseaux et les grandes rivières de l'amitié.

A bientôt

Ariaga