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07/03/2011

Symboles

 

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Entre Lui et les humains s'étend une incommensurable étendue que seuls les symboles peuvent habiter. Ces symboles parlent un langage à la fois secret et familier et, sans l'intelligence du coeur, on ne peut jamais en saisir que des bribes ...

 

Ariaga

09/02/2011

Jugement ...

 

 

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Extraite du dernier livre de Michel SERRES, une citation qui donne à penser :

Dans tel ou tel cas, un jury juge le coupable. Doute pour l'individu. Qui, d'autre part, de vue et d'intelligence assez globales, décidera de la culpabilité de Dieu, s'il existe, d'avoir créé déluges et inondations, maladies ou séismes ? Décision indécidable pour un créateur, au moins absent. Mais ô certitude, connaissons nous un seul collectif sans tache de sang ? Organisons un tribunal où comparaîtraient, sous l'accusation du mal, non plus un prévenu, tel individu ordinaire, non plus Dieu soi-même, à l'existence indécidable, mais, tour à tour, toutes les sociétés de l'histoire du monde, bien réelles. Laquelle, innocente de meurtres, bénéficierait d'un non-lieu ?

Michel SERRES : BIOGÉE, p.32

 

 

26/10/2010

Déménagement

 

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Sortir le bateau de la bouteille où il était enfermé depuis des temps ...

Pas facile de vider une maison de tout ce qui s'est accumulé au long des annnées et surtout des souvenirs de l'autre tant aimé qui est parti vers les contrées inconnues de la mort.

Pas facile de réduire de moitié le volume des "biens" auxquels on était attaché.

Et la poussière derrière les meubles, les livres dont on se demande ce qu'ils peuvent bien faire dans sa bibliothèque. Je n'ai quand même pas été assez stupide pour perdre mon temps à lire toutes ces bétises ?

Et les objets qui parlent fort et rendent les yeux humides.

Oui, il va falloir sortir de la bouteille et affronter le guerrier armé de l'extérieur. Être privée quelques temps d'Athanor ordinateur qui ira faire une cure de désintoxation car il a été trop sollicité.

Je l'ai écrit tellement souvent : "Il faut vider le vase pour le remplir", à moi de mettre ces belles paroles en pratique.

Ariaga

 

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13/10/2010

La femme buvard

 

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C'est une femme buvard qui asséche les pleurs

Vous qui passez par là

N'oubliez pas

De déposer devant sa porte

Une perle d'amour

Juste une larme

Sous peine de la voir mourir

De soif et d'inutilité ...

Ariaga

17/09/2010

Paraître et être

Une pensée, pour les non amateurs de rêves ....

 

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Quand le regard de l'autre nous fait et nous défait

Paraître

Quand de la profondeur

Émerge le vrai visage

Être

 

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Ariaga

01/03/2010

Ce blog doit-il vivre ou mourir?

 

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Cela fait un mois que je réfléchis à la question. Le laboratoire du rêve et de l'alchimie spirituelle, que j'ai quelque peu délaissé ces derniers temps, est-il en train de se vider de sa substance matértielle et spirituelle ? Si oui, j'en suis responsable car mes lecteurs ont toujours été fidèles et actifs.

Une vie quotidienne très difficile.

Une lassitude après tant de mots jetés dans l'athanor et dont j'ai l'impression qu'ils produisent plus de cendres que de feu.

Une attitude mentale personnelle insuffisante pour évoluer.

Un besoin de se réfugier dans l'illusion du paraître.

Un mur s'est élevé devant la porte du laboratoire, m'empéchant d'y pénétrer.

Ce mur je l'ai édifié moi même, de plus en plus haut, et chaque jour je regarde le mur avec ce qui ressemble à du dégoût et puis aujourd'hui, premier jour de Mars, j'ai vu DEVANT le mur, une branche de lierre, symbole de force de la nature et de pérennité. Elle a fasciné mon regard, transformé ma vision. C'était un miracle de l'alchimie spirituelle.

J'ai compris que la voie de l'évolution physique et animique ne peut être barrée par un mur. Les murs sont faits pour être démolis et tout peut recommencer.

Autrement.

Je ne suis pas seule dans le laboratoire, il y a plein d'autres chercheurs.

Pour l'instant moins de textes que les philosophes appellent "de fond". Plutôt des idées, sensations, citations, interrogations au gré de mes envies ; le tout bref mais plus fréquent.

Pour conclure, je "ressens" qu'après un temps qui commence à être long, tout ce que les lecteurs ont apporté à la quête effectuée en ce laboratoire, ne peut pas être oublié alors le laboratoire va vivre encore. Comment ? C'est l'avenir qui le dira. Et merci à tous ceux qui m'ont "secouée", certains assez vigoureusement...

Je vais maintenant entreprendre le long périple de la lecture des blogs avec lesquels j'ai des liens privilégiés. J'y trouverai certainement une nourriture pour le feu de l'athanor.

La montée des marches de la quête alchimique continue.

Ariaga

 

30/11/2009

Note de musique

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Parfois je m'interroge...

Dans le chaos bruyant qu'est souvent notre vie, quand nous tentons de nous faire entendre à travers la boule de verre de l'indifférence, quand nous nous cognons contre les parois comme un papillon de nuit, crachant nos mots pour ne pas être dissous par ceux des autres, aurions nous seulement UNE  chose à exprimer. J'entends exprimer un peu comme quand on exprime le jus d'un fruit. L'origine de cette  manifestation unique serait le Soi, le centre où brûle la lumière, l'énergie , qui nous propulse dans la vie comme une fléche vers un but invisible. Nous serions l'instrument sur lequel se joue une note de musique qui, si nous voulons bien l'écouter attentivement, deviendra de plus en plus forte, de plus en plus aiguë, de plus en plus afutée et percera la sphère du petit moi. C'est NOTRE note, celle qui nous fait uniques dans l'océan de la Totalité. C'est très difficile de suivre ce chemin et de jouer dans le grand orchestre, il faut des vies pour y parvenir et seul l'Amour, au sens le plus vaste peut aider à ouvrir les oreilles de notre coeur.

Ariaga

 

 

05/10/2008

Otage de soi-même

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On peut se retrouver, otage de soi-même, enfermé dans le noir d'un étouffant placard.

Mais si derrière la porte, invisible, inconnu, quelqu'un se tient tout contre et parle...Même si le sens échappe, on a déjà moins peur.

Ariaga

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11/09/2008

Préalable à l'Alchimie Spirituelle

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Le préalable à l'Alchimie spirituelle est de faire un état des lieux. En effet, si, se considérant comme un vase sur l'Athanor, on entreprend de faire de soi-même le matériau de l'Oeuvre, il faut d'abord prendre conscience de ce que l'on est et ensuite de ce que l'on voudrait devenir. C'est seulement ensuite que peut commencer la lente transformation de ce qui est considéré comme des défauts en leur qualités opposées.

Ariaga

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15/06/2008

Dans les caves des blogs

 

 
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   J'ai entendu dans les caves du blog gémir, grelotter de froid et se couvrir de moisissures, les mots oubliés, les pensées que j'espérais interpellantes, la philosophie, la psychologie des profondeurs de Jung, les symboles de la longue montée des marches de l'alchimie, les poésies écrites sous la pression d'une inspiration fugace, les photos dont je m'étais persuadée qu'elles avaient un sens symbolique.  

   Les caves des blogs sont pleines de textes oubliés comme de vieux tas de poussier de charbon. Un livre se relit, pas un blog où seuls les mots qui se pavanent en vitrine ont une brève vie. Et puis ils descendent les marche vers la cave et sur la porte on lit : ARCHIVES. Une poussière de plus en plus épaisse, sous laquelle ils finissent par disparaître, les recouvre.

   C'est pour cela que j'ai ouvert Extraits du Laboratoire, parce que j'espère que certains vont en extraire des textes, comme on extrait des prisonniers du cachot. Mais, là aussi, les mots vont descendre, descendre, dans les profondeurs de la cave. Ce n'est peut-être pas un mal. Le Philosophe a bien écrit: "Dis ta parole et brises toi".

                Ariaga.

28/05/2008

Changer le monde

 
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Certains ont de grands projets pour changer le monde dans le domaine de la philosophie, de la spiritualité et, plus pratique, du social ou de l'humanitaire. Ils ont toute mon estime mais, plus j'avance dans la vie, plus je crois que, comme le dit Krishnamurti : "pour transformer le monde nous devons commencer par nous-mêmes." Chaque individu, à son niveau de fragment de la totalité est responsable des problèmes du monde. Il est imparfait, nous sommes imparfaits, mais, si nous voulons que l'ensemble de l'humanité s'améliore, nous devons commencer l'oeuvre par une réflexion sur nos comportements et, par un travail minuscule à l'échelle de la planète, transmuter nos  faiblesses en forces . Je ne crois pas ridicule de penser que nous aurons ainsi contribué à changer le monde.
                      Ariaga
 
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19/04/2008

De l'ordure à l'Or

Paroles murmurées à l'oreille de mon coeur par mon ami intérieur le Vieil Alchimiste

 

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Ne te tourmentes pas sans cesse au sujet de tes défauts. C'est à partir de la matière vile fournie par la nature, de la boue, du fumier, de l'ordure que, par de multiples cuissons et distillations on peut obtenir l'Or Philosophique. Il en est de même au sujet de tes défauts. C'est parce que ils existent en tant que matériaux de ton Oeuvre Vie que tu peux, par un patient travail sur toi-même, les transmuter en leurs qualités opposées.
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Ariaga 
 
 

31/03/2008

Vacances : cure de désintoxication des blogs...

   Je suis lassée de la philosophie, de la psychologie des profondeurs, de la spiritualité et de la culture en général. Même mon cher Jung m'ennuie. Je pense donc que, pour quelques temps, il me faut me livrer au "divertissement", au sens pascalien du mot, et oublier la vie virtuelle des blogs pour me consacrer à la vraie vie. Je dois aussi réfléchir, sans pression, à l'évolution du Laboratoire dans les mois qui viennent. Gardez le vivant en mon absence car je sais déjà que je vais rechuter.

  J'imagine avec délices diverses possibilités de cure :

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 Peut-être prendre vraiment le temps d'aller au bout du chemin pour voir si la surprise est toujours un moteur de ma vie ?

 

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 Aller voir si la timide pouliche aux jambes encore incertaines, que j'ai photographié quelques heures après sa naissance , et sa mère qui me regarde d'un air de dire "'non mais de quoi tu te mêles", ont une leçon à m'enseigner ?

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Et pourquoi pas rester tranquille dans le silence, derrière la fenêtre, protégée par les anciennes pierres, pour lire des romans d'amour, des "thrillers" ou suprême délice, de la science fiction ? Et surtout pas de philosophie.

  Je vais boucler ma valise mentale et je vous embrasse tous.

               Ariaga
 

 

19/02/2008

La musique est...

 

La musique est une fleur qui s'épanouit en vibrations fines et pénétrantes.

 

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La musique est un art total de l'esprit et des sens.

La musique est langage, chant, architecture, nombres, cathédrale des sons, ordre, harmonie, géométrie sacrée.

La musique se regarde quand le rêve éveillé se nourrit de ses notes.

La musique est onde cosmique qui se propage jusqu'à la chair et pulse le sang au rythme de l'amour.

La musique est instant et pause dans l'instant, répétition, assuétude quand s'écoutent encore et encore les mêmes notes indispensables.

La musique se fait au bout des doigts qui jouent sur la table, sur la chair sonore des genoux frappés, avec les mains brûlantes qui battent les tambours.  

La musique berce, endort, excite jusqu'à l'extase. Hautaine, elle valse dans les salons, joyeuse, elle trille comme un oiseau. 

La musique casse les voix andalouses pleurant l'amour perdu et crie la souffrance des peuples opprimés.

La musique est parfois silence tout gonflé des sons retenus.

La musique est... 

          Ariaga
 

 

 

28/11/2007

La relation à Dieu, une idée ?

   Le cheminement vers le " processus d'individuation ", dont je vous ai parlé récemment, ne peut s'effectuer chez celui qui n'est pas " relié " à un autre côté qui est toujours un Toi. Que serait un individu seul, qui ne pourrait être comparé à rien ? Rien. Et ceci s'applique aussi à une autre sorte de relation, la relation avec le divin. Le ressenti  d'une présence divine était enraciné en l'homme des origines, créature fascinée par le sentiment d'une nature toute puissante. Cette nature était gouvernée par une puissance encore plus grande, souvent terrible, qui l'enserrait, le surveillait, décidait de son sort ; ceci d'une manière quasi physique. On disait :  j'ai senti sur moi la main de Dieu. 
   Alors, aujourd'hui, j'ai simplement envie de dire mon lmpression que, dans notre société occidentale contemporaine, l'homme  a perdu , le plus souvent, l' expérience, la relation à l'autre qui faisait trembler, ce que R. Otto appelle le contact numineux avec la divinité. " Dieu ", celui qui faisait trembler d'amour ou de peur, a disparu dans les couches profondes de l'inconscient collectif pour devenir une " idée " du moi conscient. Il n'y a plus de Toi, il n'y a qu'un Moi qui tourne en rond dans sa propre réflexion.
       Ariaga