UA-2100979-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/04/2010

Rêve du beau paysage vert

Dans le jardin exotique de Roscoff.jpg

Rêve 2

La rêveuse et son mari sont dans un beau paysage vert où un petit garçon à l'habitude de leur apporter des petits cadeaux (fleurs, cailloux, etc). Ce jour là il apporte des oeufs dans du papier d'emballage grossier. La Rêveuse en casse deux. L'enfant dit : "Si tu veux aller en chercher d'autres, je te dirai où les trouver". Elle lui donne alors une vieille grosse pièce de cinq francs pour acheter des bonbons. Il y a un autre cadeau : une corbeille-cage dans laquelle on peut fouiller et où il y a des conserves de luxe.

Si je propose les rêves en tête des notes c'est pour que vous puissiez les lire et vous faire une idée, sans être influencés par mon interprétation que vous pouvez, à la limite, vous dispenser de lire. Ce qui m'intéresse ce sont vos réactions car l'interprétation d'un rêve est sans limite. C'est d'ailleurs pourquoi, aujourd'hui, je serai assez brève sur l'"histoire" car je voudrais privilégier la symbolique alchimique. Il faut bien que je me fasse plaisir et vous avez probablement deviné vers où penche ma passion.

La représentation de l'inconscient

Ici, la nature, un de thèmes essentiels de la série, est le lieu de l'action. Cela est confirmé par les cadeaux de cette nature, fleurs, cailloux. La présence discrète du mari du rêve initial perdure.

Encore un enfant, mais la petite fille du rêve précédent est un petit garçon, l'autre face de cet enfant intérieur, et aussi une manifestation de la dualité de la psyché.

Le papier d'emballage grossier du cadeau, pourrait être la persona, le masque que nous portons devant la société. Â l'intérieur, si on déballe le paquet il y a notre véritable visage que nous offre le discours du rêve.

Les oeufs m'intéressent surtout sur le plan alchimique mais il est intéressant que la rêveuse en casse deux, ce qui pourrait signifier que la dualité peut être cassée. Le fait que l'enfant dise qu'il connaiît un endroit où on peut trouver d'autres oeufs, l'oeuf ayant alors le sens de rénovation, renaissance, nouveau cycle, me semble une invitation à l'analyse mais il faudra du temps et des épreuves pour que la Rêveuse entreprenne ce travail.

Le nombre cinq est ici, je pense, une précoce annonce de l'union des contraires en tant que somme (2+3) du pair féminin et de l'impair masculin.

Enfin, je pense qu'il est donné à la Rêveuse la permission de fouiller dans la cage corbeille de l'inconscient. Il y à là de riches éléments, des cadeaux précieux pour elle, le fait de rêver étant déjà un cadeau.

Il y aurait encore beaucoup à dire...

La symbolique alchimique

Ce rêve se situe en pleine nature, dans un beau paysage vert. Le vert est une couleur "passagère" entre les quatre principales que prend la matière pendant le Grand Oeuvre. Elle marque" l'animation et la végétation de la matière" et serait une étape intermédiaire entre la nigredo, l'oeuvre au noir et l'albedo, l'oeuvre au blanc, au moment où se produit l'expérience du règne végétal et animal.  Le petit garçon représente une première allusion, assez claire, à l'enfant des philosophes hermétiques. Il apporte comme cadeau des cailloux, un rappel du rêve initial, et, pour la première fois dans la série arrive l'oeuf.

Les oeufs sont au centre de tout un réseau de résurgences d'une philosophie alchimique dépassant le cadre de la pensée courante chez les "chymistes" vulgaires du Moyen Âge. Ceux ci pensaient, en effet, que" l'Oeuf des philosophes" était le contenant dans lequel ils enfermaient leur matière pour la cuire et l'iconographie reflète souvent cette vision. Mais, comme l'explique Pernéty dans son Dictionnaire Mytho Hermetique (1758) le terme "oeuf des philosophes" concerne non le contenant mais le contenu. La coquille de l'oeuf enferme une totalité en gestation et Pernéty écrit: "Cette matière est appelée oeuf, parce que rien ne ressemble mieux à la conception et à l'enfantement de l'enfant dans le ventre de sa mère, et à la génération des poulets que les opérations du magistère, et de la pierre philosophale." On assiste donc ici à la mise en place, qui se vérifiera dans des rêves ultérieurs, du paralléle entre l'oeuvre et la grossesse.

La grosse pièce de cinq francs fait intervenir le nombre cinq qui dans la symbolique alchimique est le nombre de la quintessence. Cela conforte l'idée d'une concordance entre les phases du processus alchimique et l'oeuvre de la Nature : la naissance d'un enfant. En effet, ce nombre est considéré comme celui de la vie, de la créature et de l'incarnation.

Le fait que l'enfant apporte aussi des conserves dans une cage corbeille montre que des thèmes très anciens, enfouis, enfermés, seront véhiculés par la série. Un exemple : c'était dans des corbeiles que l'on portait les substances sacrées au cours des processions des Mystères antiques.

Nous savons donc, avec ce rêve, que la Rêveuse va devoir se livrer à l'oeuvre de la conjonction des oposés pour que naisse l''enfant" des philosophes. Une fois encore, il lui est annoncé qu'elle sera aidée, même si elle casse des oeufs, puisque l'enfant guide lui dit : Si tu veux aller en chercher d'autres je te dirai où les trouver.

Là aussi il y a encore beaucoup à dire mais les rêves suivants s'en chargeront...

Ariaga




06/04/2010

Rêve du boulanger professeur de piano

Le pain du boulanger.jpg

Rêve 1. Vu les années passées entre le rêve initial et ce premier rêve on peut le considère comme un nouveau rêve initial de la série.

La rêveuse descend dans une boutique où il y a une femme aimable, d'aspect doux et confortable, et un boulanger à l'allure sévère. Le boulanger donne à la rêveuse des sacs en plastique. Elle les ouvre quand elle est à la campagne où elle est venue ramasser sur le chemin des pierres pour les graver. Les sacs contiennent des morceaux de pain rassis. Elle se demande : "Dois-je les donner à une oeuvre ?"

Au retour en ville, la rêveuse voit dans la rue un homme qui tient une laisse à chien extensible double. Du côté droit, on ne voit pas ce qu'il y a au bout de la laisse. Du côté gauche, elle est attachée au dos d'une jolie petite fille sur une bicyclette. L'homme lui crie : "Vas-y ! Vas-y ! " la laisse s'allonge et avec sa bicyclette elle saute le trottoir. Elle a un air tout fier. Elle continue sa route et retourne à la boutique du début où on donne maintenant des leçons de piano. Il fait nuit mais dans le noir près de la porte elle sent qu'il y a un homme et une femme.

Elle descend et voit dans une partie peu éclairée la femme agréable du début et devant un piano, dans une belle lumière, le boulanger. Il lui demande : "Avez vous apporté vos lunettes pour voir de loin ?" elle répond "Non mais je peux aller les chercher car j'habite tout près ". Il lui répond alors : Il faut y aller car pour le travail que nous allons faire il faut voir loin."

Ce rêve est très riche, en particulier sur le plan de la symbolique alchimique. Je ne ferai donc qu'évoquer très brièvement certains thèmes qui pourront être "creusés" dans les commentaires.

La représentation de l'inconscient

Pour commencer, notons que la rêveuse descend deux fois dans la boutique ce qui signifie qu'il s'agit de descendre dans les profondeurs de l'inconscient et aussi que, malgré le temps écoulé, ce songe répète, sous une autre forme, l'histoire du rêve initial. Comme le pense Jung, l'inconscient, s'il n'est pas compris par le conscient, ressemble à une vague roulant inlassablement sur le rivage de la conscience.

Le boulanger à l'allure sévère tient le même rôle d'animus canal du Soi que l'homme secourable du rêve initial. Son attitude est compréhensible puisque la rêveuse, alors que ce rêve lui avait semblé assez important pour qu'elle le note, est demeurée sourde à la proposition de coopération proposée par ce rêve.

Je laisse de côté, pour l'instant, les pierres et le pain qui me semblent faire partie de la symbolique alchimique, pour m'intéresser à la petite fille. Ici, l'animus négatif recommence à montrer l'importance de son action. Il est représenté par cet homme retenant la petite fille par une laisse extensible double . La petite fille, représentant une Rêveuse infantilisée, semblant toute fière de son adresse, est, en fait, prisonnière. elle conserve une laisse atachée à son dos et la féminité est réduite au rôle de chien savant. Si on compare avec e rêve initial, on voit que cet animus négatif a bien ses racines dans l'animus maternel. Des paroles presque identiques sont prononcées : "Vas-y". Les deux fois la Rêveuse est dans une situation d'infériorité, qu'elle porte une laisse ou qu'elle se fasse traiter d'empotée !

Je crois que l'on voit nettement dans ce rêve s'amorcer l'histoire d'une dualité symbolisée par le boulanger et la boulangère, la laisse double, l'homme et la femme derrière la porte, les deux animus antagonistes. Ce rêve développe aussi ce qui n'était qu'une allusion du rêve initial. Il s'agit de l'interrogation, à la fois essentielle et hésitante de la Rêveuse : Dois-je les donner à une oeuvre ? La question du cheminement est déjà posée. Dois-je réaliser l'oeuvre de l'unification, se demande t-elle ? Le rêve contient des indices de cette possibilité. Le boulanger enseigne la musique, c'est à dire l'harmonie. Dans l'ombre, au niveau de l'inconscient, se devine un couple image d'une possible réconciliation des principes masculins et féminin. De plus, un appel à se mettre en route est lancé par le messager du Soi qui dit, d'une manière très positive :" il faut y aller' en ajoutant : "pour le travail que nous allons faire il faut voir loin" ; il faut voir loin dans le temps et aussi, c'est ce qui se passe quand on voit de loin, englober un large point de vue, une totalité.

La symbolique alchimique

Dans ce rêve, les éléments de la symbolique alchimique sont nombreux et je ne peux tous les présenter comme il faut. Nous avons la laisse qui évoque le chien, prmière allusion aux animaux qui forment un véritable bestiaire alchimique dans la série. Un enfant, première apparition de l'Enfant des Philosophes, les couples éléments de la conjonction. Ce qui apparaît surtout comme important est l'annonce claire d'un projet alchimique inconscient. Elle va sur le chemin ramasser des pierres pour les graver. Ceci est en concordance avec les dires de la philosophie hermétique ; par exemple quand Michel Maïer écrit : "La Pierre, vil rebut, gît, dit-on sur les routes, afin que riche et pauvre puissent l'y ramasser." Le matériau de l'oeuvre alchimique est accessible à tous, riches ou pauvres. Il en est de même pour le rêve car un mendiant rêve de la même manère qu'un seigneur. Et c'est pour les graver que la Rêveuse ramasse les pierres, c'est donc pour accomplir un travail de transformation de ces vulgaires cailloux. Les sacs en plastique sont une premièrre allusion au récipient, au vase, contenant le matériau de l'opus qui est ici du vieux pain rassis.

Le pain, et ce qui est en relation avec sa fabrication apparaîtra à plusieurs reprises dans la série, mais bien plus tard. Il semble lié, si je m'inspire de Jung, à un symbole ancien et toujours vivant, en particulier dans le rituel chrétien, celui de la transmutation. Jung voit dans la consécration, au moment de la transformation du pain et du vin, une concordance entre le rituel de cette célébration et les phases du processus alchimique.

Au sujet des leçons de piano, je vous dirai que l'alchimie se fait parfois appeler "art de musique". Les représentations des laboratoires-oratoires des alchimistes montrent de nombreux instruments de musique exprimant l'harmonie de la musique céleste accompagnant l'aboutissement du Grand Oeuvre.

Le boulanger est comme nimbé par une belle lumière. Cette lumière va se projeter à travers toute la série jusqu'au rêve d'aboutissement. Elle m'apparaît comme étant à la fois la Lumière de la Nature des alchimistes (en particulier Paracelse) et la lumière de la conscience, cette petite lumière dans la tempête que Jung conservait avec tant d'ardeur dans un des rêves qu'il raconte dans Ma vie. C'est cette lumière de la conscience qui permet au Moi de conserver son intégrité et aussi de tirer parti des enseignements de l'inconscient.

Il y aurait encore beaucoup à dire, mais j'espère que certains d'entre vous enrichiront cette interprétation.

Ariaga

 

 

05/03/2010

Une photo pour patienter

mauve sur la baie de Morlaix.jpg

Une photo pour patienter,

une photo pour rêver...

Vos commentaires m'ont profondément touchée et enseignée. Ils m'ont décidée à ouvrir à nouveau les portes du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle mais il me faut un peu de temps pour retrouver le rythme intérieur et extérieur de la vie du blog. Du temps aussi pour renouer avec les blogs amis, m'imprégner de leur contenu.

Cette photo prise non loin de mon lieu de résidence, dans un instant de lumière très douce, à la limite du mauve et du gris, éclairée par une lueur presque intérieure, m'a fait rêver.  Peut-être rêverez vous avec moi à un instant de beauté.

Ariaga

20/12/2009

Rêve du vieil alchimiste

Le feu de l'athanor.jpg

C'était une voix sans corps et sans visage.

C'était une voix qui murmure parfois à l'oreille de son coeur.

C'était la voix du vieil alchimiste qui habite dans les profondeurs de ses abysses.

Il lui disait : te souviens tu des temps où tu étais mon âme soeur ?

Unis par l'amour enflamé de l'Oeuvre, nous regardions du rivage de nos méditations passer les fiers vaisseaux des quatre vierges. Elles se tenaient  en équilibre sur quatre globes, figures de proue vétues de leurs voiles d'eau de terre d'air et de feu.

Unis dans la recherche sans fin des quatre degrés du feu,

consummés corps et âme,

nous allions de l'oratoire au laboratoire et du laboratoire à l'oratoire car il fallait sans cesse nourrir et faire grandir, comme un enfant, le feu de l'athanor.

Souviens toi.

Le premier feu doux comme la chair du nouveau né.

Le deuxième feu semblable à un soleil de printemps.

Le troisième feu brûlant comme un bois qui se calcine

Le quatrième feu, celui de la fusion.

Souviens toi nous étions le vase sur l'athanor et ce quatrième feu à toujours été celui de notre mort, soeur trop aimée.

 

Et si c'était un rêve mon vieil ami ? lui répondit-elle

les mains serrés sur son coeur dissous...

Ariaga

 

 

 

 

20/07/2009

Vision du vieil alchimiste

Vieil alchimiste, vu par êphème.jpg

Illustration Êphème

(Vous pouvez voir en grand cette illustration sur mon blog photo)

Depuis quelques temps je ressens, comme une irritation de mon ami intérieur le vieil alchimiste qui murmure à l'oreille de mon coeur. J'ai eu l'explication en recevant ce message de Êphème, un des amis du banc. Je suis un peu vexée qu'il se soit adressé à lui plutôt que directement à moi. Il est possible que le cher vieil homme, me sachant souffrante, ait voulu m'épargner ses divagations un peu surprenantes. Comme on connaît mal ses amis les plus proches ! Je vous livre brut de décoffrage le texte et l'illustration de Êphème reçus tout vulgairement par mail.

Traduction du latin : Êphème

J’arrive Ariaga !!! P….. ! depuis que je me morfonds dans ma tanière, à espérer te rencontrer en vrai, sans murmurer de loin à ton oreille, je vole sur mon vieux banc-cheval vers le banc en rond ! Au diable alambics, cornues et poudres douteuses. Je veux te faire la bise, une vraie, qui claque sur la joue, et discuter face à la mer que je n’ai pas vue depuis un demi millénaire ; j’espère que le muscadet et les huîtres sont au frais, et que tu as quelques commères pulpeuses et pas trop farouches, pleine de respect pour un vénérable alchimiste connu urbi et orbi. Mon assistant, un jeune qui ne sait, comme tous ces blancs becs, rien, mais a fait les écoles « modernes » a trouvé sur internet l’itinéraire, et je viens avec quelques bouteilles de mon cru, et mon chat, miteux mais fidèle. Ma tenue n’est pas terrible, mais cinq cents ans sans femme, le repassage et le reprisage ont pris un peu de retard. Je tente de suivre la mode, mais je crois que j’ai pris là aussi du retard. Il y a plus d’araignée, de souris et de poussière chez moi que d’aiguilles… Et les marchands ambulants refusent de passer me voir à cause des chauve-souris et des rats. J’ai un copain, Paulus, un rat super savant, qui vient souvent me voir. Lui seul me raconte un peu le monde. À tout de suite.

À tout de suite.

Le vieil alchimiste.

L'aquarelle que je propose en illustration de ce document est une représentation la plus proche possible de la réalité, le vieil alchimiste ayant refusé, au nom du droit à l’image, la diffusion du cliché pris au moment de son envol. Veuillez en excuser la qualité douteuse, mais le temps m’a manqué pour faire mieux.
Êphème.

 

09/07/2009

Arrivée des bateaux des internautes

Arrivée du bateau de l'amour.jpg

Mariedumonde ses amples jupes gonflées par le vent de la marée montante guettait au bout de la jetée. Soudain elle a couru vers le banc où je reposais en rêvant d'amour et, toute essoufflée d'émotion elle m'a dit : "Je viens de regarder au loin sur l'horizon, un magnifique bâteau d'un autre temps, chargé, d'internautes de tous poils, qui voguent allègrement, la brise m'a apporté quelques voix et je peux te dire, qu'ils arrivent.....
j'ai entendu : "destination les bancs d'Ariaga, ohé matelot, hissez haut" Elle est pas belle la vie !"

Les vieux bateaux sont sortis de leurs cimetières, d'autres ont brisé les vitrines où ils étaient enfermés, d'autres ont quitté les bassins où on les contraignaient à tourner en rond. Ils ont traversé mers, nuages, murs de garages et viennent tous chargés de voyageurs de l'imaginaire vers le cercle de bancs. On entend claquer les voiles, hoqueter les vieux moteurs,souffler les rameurs et chanter les anciens matelots. A leur tête le magnifique bateau aperçu par Mariedumonde, un navire dont le nom est Amour.

Ceux là seront les premiers mais je pense que d'autres viendront par la terre où les airs ou par...

Ariaga

 

 

07/07/2009

Le cercle des bancs

 

Banc de l'amour.jpg

Je crois, amis, que, cet été, à la place du train de bancs du voyage imaginaire de l'année dernière, nous allons former un cercle. C'est beau, pur, plein de signification symbolique. Qu'ai-je dit avec les mots signification symbolique ! Jung s'agite déjà en prononçant de grands mots du style, le cercle c'est la Totalité, le Soi, la grande image archétypale etc etc.....Du calme Carl Gustav, vous n'allez pas commencer à nous faire des cours de psychologie symbolique, nous sommes ici pour nous détendre et serions plus intéressés par le récit de vos amours ! Et puis pourquoi pas d'autres sens ? La perfection de la forme, la roue qui tourne , la danse circulaire et aussi la protection. J'aime particulièrement ce sens un peu magique. Le cercle que nous allons former sera un cercle protecteur de notre voyage surtout quand, telle une soucoupe volante, nous décollerons vers...

Chacun, pour former le cercle, pourra apporter son banc personnel, ou s'asseoir sur le banc des autres, ou ne faire que passer avec une petite phrase de commentaire. Mails acceptés. Je recueillerai les "perles" bien rondes dans mes notes.

Mon banc personnel, que je vous dévoile aujourd'hui, est placé sous le signe de l'amour, de l'eros. Je n'ai pas choisi, je me suis laissée porter par le message que des inconnus ont écrit sur ce banc. Je vais m'y asseoir avec mes amis intérieurs, présentés à la note précédente, et écouter ce qui se dit, et que j'appellerai les dits des bancs...

Ariaga

 

28/06/2009

Le train de plaisir de l'imaginaire

 

Départ pour les voyages imaginaires.jpg

Voici venir le temps où, pour la troisième année, nous allons quitter les locaux virtuels du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle pour aller nous installer sur les bancs voyageurs de l'imaginaire. Au début un simple banc, puis un train de bancs rempli de tous ceux qui, souvent par obligation, ne peuvent s'évader que par la pensée. Chacun vient avec ses compagnons et ses bagages. Je m'assiérai sur le banc que vous voyez sur la photo en compagnie de mes amis intérieurs, certains étant déjà connus de vous, dont la forte présence et le nombre peuvent évoquer les prémices d'une schizophrénie...

D'abord, le cher Karl Gustav Jung qui m'a mené une vie infernale depuis l'automne car il trouvait que je l'avais négligé l'été dernier. Je lui ai fait remarquer que ses propos étaient parfois difficiles à saisir avec son processus d'individuation, ses complexes, ses archétypes, son concept du Soi. Il m'a répondu que je n'avais qu'à expliquer, je lui ai rétorqué que c'était déja fait mais que peu de gens l'avaient lu. Cela ne lui a pas du tout plu et, comme il est très coléreux, et aussi que j'ai un gros faible pour lui, je n'ai pas insisté et je lui ai réservé une place, tout près de moi, sur le banc. Je vous recommande quand même de relire d'anciens textes que j'ai postés aux débuts du blog. Rien qu'un clic sur le titre  :

Les complexes

Archétypes et RE-présentation archétypique

Présentation du Soi par C.G.JUNG

Organisation et harmonie par le Soi

Mon autre ami intérieur masculin fait moins de bruit. Il s'agit du Vieil Alchimiste murmureur à l'oreille de mon coeur. Il a tendance à radoter un peu, son vocabulaire est parfois surprenant mais il est là depuis si longtemps que j'y suis habituée. Et il s'entend bien avec Jung ce qui me simplifie la vie.

Viennent ensuite deux femmes qui se détestent.

Grande Mère, issue des profondeurs de la Nature primitive, pourvue d'une queue de saurien, elle me fascine et m'effraie et vient grogner d'effarantes suggestions, inspirer des pulsions étranges, qui révulsent l'autre femme que j'appelle Pimbèche Intello.  Celle- là est raisonneuse, éternelle étudiante, livrophage, froide. Je crains des conflits...et des difficultés, en particulier avec les deux personnalités de Jung.

J'espère que vous viendrez sur le banc, seuls ou accompagnés. Vous devrez m'attendre quelques jours car quitter le Laboratoire pour gagner le banc demande toute une logistique. Vivres, livres pour la Pimbèche, parapluies, cirés bottes (nous sommes en Bretagne Nord), et quelques remontants...

Pour vous remercier d'avoir été si fidèles ces derniers temps, alors que j'éprouvais des difficultés à assumer la tenue de ce blog, difficultés toujours existantes mais on s'habitue, je partage avec vous, amis connus et inconnus, un très beau bouquet de fleurs offert par une amie qui a une place de choix dans mon coeur.

 

Bouquet de fleurs.jpg

Ariaga

 

 

 

09/06/2009

Rêve de bord de mer

J'ai lâché la branche, la vie est là, en moi, si forte, alors je m'immerge, je voyage, je rêve. Les circonstances m'ont empêchée de m'embarquer pour Mars avec Danae ses amis. Trop loin, je ne pouvais pas m'éloigner de ma base. Alors je rêve dans mes environs, intérieurs et extérieurs. Il n'est pas besoin d'aller loin pour décoller des servitudes du quotidien. Voici quelques photos de lieux d'où je m'envole pour voyager sur les ailes du rêve.

ciel et mer.jpg

Devenir un île entre ciel et mer

IMG_2368_2.jpg

Petit bateau se faufiler entre les rochers

l'o!seau et le pont.jpg

Passer le pont
devenir méditation d'oiseau

Filets sur bateau de pêche.jpg

Exploser de couleur
ouvrir grand en son coeur
une fenêtre sur la mer
et partir à la pêche aux rêves

Ariaga

03/05/2009

Rêve d'Afrique

Rêve de forêt.jpg

Dans les commentaires de quelques notes, certains d'entre vous m'ont fait part de leurs rêves. J'ai considéré cela comme un cadeau et j'ai envie de vous offrir, moi aussi, une petite part de ce que je considère comme ma vie intime inconsciente. Toute la journée j'ai été joyeuse à la suite de ce rêve du petit matin, et j'espère qu'il qu'il vous rendra aussi joyeux  que moi.

Je suis accueillie dans une communauté d'africains. Il y a du monde partout. Des vieux, des couples, des femmes vêtues de costumes bariolés, des enfants presque nus qui courent dans tous les sens. Tout cela est très bruyant, coloré, joyeux. Je dois rester un moment dans cette communauté et j'ai l'impression que ces gens se donnent beaucoup de mal pour me recevoir de leur mieux, comme si ils avaient grand plaisir à m'accueillir parmi eux. A un endroit, on m'a préparé, par terre, un lit recouvert d'une belle couette blanche qui paraît magnifique dans tout un amoncellement de couchages de fortune. Je m'aperçois, et cela me fait bien rire, que plusieurs gosses, au petit derrière noir et nu qui dépasse de la couette, se sont fourrés dessous et je vois aussi la queue d'un chat. Après, je passe à côté d'une petite piscine pleine d'enfants qui s'amusent. Je dis "oh que c'est bien de se tremper là dedans". Ceux qui sont avec moi ont l'air tout contents que j'apprécie. Ils préparent la piscine pour moi en raclant tout le fond qui est plein d'herbes et un peu boueux. Je dis que je n'ai pas de maillot mais on me répond qu'ici tout le monde se baigne tout nu, alors je me désabille et je vais dans l'eau, vite rejointe par les enfants. Après je continue à me promener dans la communauté et puis on me conduit devant un repas plein de couleurs, de fruits, avec des fleurs qui décorent les plats. Le repas est disposé sur une table ronde avec une nappe blanche.  Je sais que cette communauté est pauvre et cela me met mal à l'aise de voir tout le mal qu'ils se sont donnés pour préparer cette table. Je leur dis que j'aurais pu manger comme eux et m'asseoir par terre.  Ils rient et tapent dans leurs mains en scandant : " mange, c'est pour toi, mange, c'est pour toi ". Je me réveille émue aux larmes.

Ariaga

 

28/04/2009

Le rêve du yogi de C. G. JUNG

Rêve de chapelle.jpg

..."J'arrivais près d'une petite chapelle, au bord de la route. La porte était entrebâillée et j'entrai. A mon grand étonnement, il n'y avait ni statue de la Vierge, ni crucifix sur l'autel, mais simplement un arrangement floral magnifique. Devant l'autel, sur le sol, je vis, tourné vers moi, un yogi dans la position du lotus, profondément recueilli. En le regardant de plus près, je vis qu'il avait mon visage ; j'en fus stupéfait et effrayé et je me réveillai en pensant : " Ah ! par exemple ! voilà celui qui me médite. Il a un rêve, et ce rêve c'est moi. " Je savais que quand il se réveillerait je n'existerais plus. "

C. G. JUNG, Ma vie

 

Fleurs pour le bouquet de Jung.jpg

Je vous laisse le soin de cueillir les fleurs pour faire un bouquet sur l'autel de la photo et de méditer sur ce rêve que Jung fit alors qu'il était déjà assez âgé. Il en a donné une interprétation et c'est un rêve que j'ai souvent cherché à expliquer, chaque fois d'une manière différente, comme si les cheminements de ma propre évolution en enrichissaient la signification.  Si vous en avez envie , contemplez cette scène onirique et laissez venir vos pensées...

Ariaga

 

 

10/12/2008

Rêve d'écriture

DSC02472_3.jpg

C'est un rêve qui m'a donné l'impulsion nécessaire à la reprise de l'écriture de ce blog. Je raconte rarement mes rêves, très nombreux, car je pense qu'ils sont du domaine privé de la contemplation et de la méditation mais, pour une fois, je ferai une exception. De plus, ce rêve intégrait un élément d'une photo (ci dessus) que j'avais prise il y a déjà quelque temps ... Voici le rêve, un peu abrégé.

Je descends au bord de la mer, à marée basse. Il y a des roches découvertes et beaucoup d'algues très sombres. Je suis seule et la nuit commence à tomber. Il y a comme un sentiment d'angoisse et d'urgence. Je marche et j'entends un craquement sur le sable. Je me baisse et je vois les débris d'une théière dont le couvercle est intact. Je le ramasse et je m'assieds sur un rocher pour l'examiner. Il est tout encrassé, recouvert d'une couche noirâtre. A ce moment là, à ma grande frayeur, des mains se posent sur mes épaules, derrière moi. Elles pèsent lourdement et une voix forte me dit : "tu dois l'écrire". Je sens qu'il y a un enjeu vital à obéir et je cherche quelque chose de pointu pour graver, je ne sais quoi, sur le couvercle de la théière. C'est alors que je vois une grande plume blanche voler vers moi comme un oiseau. Je la prends dans ma main gauche, ce qui est curieux car je suis droitière, et, comme j'ignore ce que je dois écrire je gratte avec la plume le couvercle encrassé. Je gratte, je gratte, le temps me paraît long mais comme la voix se tait je continue et alors des lettres apparaissent. Ce sont des vers, que j'ai oubliés, mais je me souviens que, quand un mot manque, je complète moi-même. Petit à petit la pression sur mes épaules diminue, cesse complétement,  et j'ai beaucoup de plaisir à effectuer ce travail. Quand j'ai terminé je grave avec la plume un commentaire sur le côté gauche que j'ai bien lissé et nettoyé.  Je me réveille très satisfaite avec l'impression d'avoir effectué un travail essentiel et réussi ce que la voix m'avait demandé.

Ariaga

 

04/12/2008

Emergence

PA231606_2.jpg

J'émerge doucement des profondeurs abyssales...

Encore un peu de temps et la petite écume se transformera en une vague puissante.

L'oiseau de la pensée m'a apporté un rêve d'écriture.

Ariaga

06/11/2008

L'autre vie du rêve


DSC03821_2.jpg

Quand nous franchissons le pont de la nuit, nous partons pour un voyage dans un monde parallèle où nous menons une double vie , hors du temps et de l'espace. Ce monde qui peut paraître étranger, incompréhensible, est pourtant lnotre, une propriété de grande valeur qui est un bien unique, impossible à reproduire. Et le plus pauvre d'entre nous a accès à ce lieu unique, à ce voyage dans une autre vie qui est la vie du rêve. Non seulement il a la possibilité de faire le voyage mais il le doit car celui qui ne franchit pas le pont meurt.

Dans cet autre lieu, qui apparaît comme la réalité, nous sommes acteurs ou spectateurs dans des scénarios et des réalisations grandioses ou minuscules, criant de vérité ou invraisemblables jusqu'au grotesque. Nous pouvons marcher, voler, nager, voler, dialoguer, aimer, éprouver de la jouissance, de la terreur, effectuer des actes impossible dans la vie éveillée. Les sentiments sont parfois si forts que nous nous éveillons en larmes.

Et, nuit après nuit, pendant, en moyenne cinq ans de notre vie, même si nous avons très peu ou pas de souvenirs, nous vivons notre deuxième vie.

Ariaga

19/09/2008

Le temps du rêve

DSC02923_2_3.jpg

L'inconscient qui se manifeste dans les rêves, ne se préoccupe pas, si l'on en croit C.G.Jung et la psychologie des profondeurs, de notre perception habituelle du temps. Ceux qui notent leurs rêves jusqu'à ce qu'ils constituent des séries de rêves peuvent le vérifier. Les événements ne se succèdent pas d'une manière chronologique. Les enchaînements de cause à effet genre A donne B, B donne C, ne fonctionnent pas toujours. Cela explique que le monde onirique nous semble aussi chaotique et absurde. Mais nous nous attachons à notre belle logique et , comme les rêves parviennent à notre conscience l'un après l'autre, nous faisons notre possible pour les classer dans nos catégories usuelles d'espace et de temps.

C.G.Jung fait une proposition originale pour casser nos habitudes de lecture des rêves. Il suggère (in Sur l'interprétation des rêves, A.Michel) que la série de rêves qui parvient à notre conscience au moment du réveil, ne soit pas considérée comme la véritable série. C'est une traduction, une concession à notre idée du temps. Il propose un schéma consistant en un cercle d'où partent des flèches vers l'extérieur et écrit :

"La véritable configuration du rêve est radiale : les rêves rayonnent à partir d'un centre, et ne viennent qu'ensuite se soumettre à l'influence de notre perception du temps. Les rêves se subordonnent en réalité à un noyau central de signification."

Vous me direz, mais qui ou quoi est à l'origine de ce centre ? Pour Jung l'origine est "non identifiable". Et pour moi, je laisse la porte ouverte à vos supputations.

Ariaga.