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18/04/2011

L'échelle d'ombre de l'inconscient

écriture,poésie,philosophie,Jung,société,citation,culture

 

Pour naviguer sur le fragile esquif du Moi

il faut savoir écoper l'eau qui s'insinue par les fissures.

Si la coque est envahie

se séparer de la bouée des certitudes et du collier d'angoisse.

NU

accepter la périlleuse descente par l'échelle d'ombre

qui conduit vers les abysses.

Ariaga

Vous trouverez dans Extraits du Laboratoire une citation de C.G.Jung sur l'angoisse et le bruit. Cliquez sur le lien.

17/03/2011

Numineux, numinosité

 

écriture,culture,spiritualité,jung,religion,photo

 

Souvent utilisé par C.G.Jung, qui semblait en avoir une expérience personnelle, le terme de numineux est d'abord employé et défini par Rudolf Otto dans son livre Le sacré (trd. fr. Payot 1949).

Le numineux, dont on voit l'expression, par exemple, dans l'Ancien Testament, saisit Moïse quand il est obligé de se "voiler la face" tellement il craint la vision d'Elohim. Il s'agit d'un sentiment-sensation au delà de la raison , un sentiment à la limite de la terreur qui donne un grand frisson.  On peut dire que l'on se trouve en un point où se rencontrent le vertige de l'irrationnel, le mystère, l'effroi mystique, le fascinant et aussi l'impression d'être une faible créature devant l'absolue supériorité d'une puissance.

Quand Jung dit ressentir un sentiment de numinosité c'est peut-être, tout simplement, que cet homme au caractère fort, qui n'aimait rien tant que comprendre, se trouve au bord du gouffre de ce qui dépasse l'entendement.

Ariaga

03/03/2011

Oie timide

 

nature,écriture,animaux,philosophie,photo,jung

 

Cette oie que l'on pourrait dire timide, serait-elle sans le savoir une adepte de la psychologie des profondeurs de ce cher Carl Gustav JUNG ? Quels archétypes chercherait-elle alors dans les vases obscurs des eaux secrètes ?

Ariaga

 

24/02/2011

C.G.Jung et la totalité de la vie


écriture,philosophie,culture,jung,nature


Pendant la dernière partie de son existence, C.G.JUNG privilégia l'idée d'une totalité humaine immergée dans la grande totalité de la vie. Si on adopte cette vision, la discussion entre philosophies et religions au sujet de la prééminence entre le corps et l'esprit n'a plus de sens car l'un est intiment lié à l'autre. Dans cette totalité, chacun est à la fois unique par son individuation et en relation avec l'ensemble de la Nature. La totalité de la vie, y compris celle de la vie de l'esprit, serait alors faite d'un seul et même substrat.

Ariaga



13/12/2010

Un cadeau de C.G.Jung

 

bateau double.jpg

 

D'abord, je dois vous dire que, à force de déballer des cartons de livres et de me demander où j'allais bien pouvoir les ranger, leur seule vue me donnait la nausée et que la contemplation du vide était, ces derniers temps, ma principale occupation. Et puis, comme tout à une fin, même les meilleures choses, j'ai reçu, hier, une sorte de coup de pied au coeur et je me suis dirigée vers les étagères où mon cher Carl Gustav occupait une place scandaleusement spacieuse vu les restrictions imposées par mon nouveau logement. Toujours houspillée intérieurement, j'ai choisi au hasard un livre, c'était le dernier tome de la Correspondance que j'ai ouvert, toujours de manière aléatoire ... 

Il s'agissait d'une lettre écrite par Jung, alors âgé de 84 ans, en réponse à celle d'une dame qui lui avait parlé d'un rêve. Cette lettre, j'ai eu le sentiment, immodeste mais profond, qu'elle m'était adressée, que c'était un message, un cadeau du vieux Jung lassé, probablement même très en colère, de voir une fidèle amie oublier la beauté de la vie et éprouver peu d'estime envers sa propre personne. Ce texte à eu sur moi un effet choc et aussi des tas de prolongements comme un caillou qui ricoche sur une eau trop lisse. Je vous le livre sans autre commentaire que cette introduction un peu trop personnelle mais qui sait, "Ariaga" doit peut être accepter de donner un peu plus d'elle même ... et ne pas oublier Carl Gustav Jung dans les pas duquel elle avait affirmé marcher quand elle écrivait son " À propos ".

(...) Votre rêve à propos de X signifie surtout qu'il serait bon pour vous d'apporter à vous -même quelque attention aimante et d'être vous-même ce que X signifie pour vous en tant que personnage intérieur. En d'autres termes : préoccupez-vous de vous-même plutôt que des autres ; voyez et comprenez ce que vous faites plutôt que ce que font les autres selon vous. Sinon vous serez accusée de vouloir intervenir avec votre volonté de puissance. Cette dernière serait la compensation d'un douloureux sentiment d'inferiorité. Soyez donc aimable, patiente et compréhensive envers vous-même. Si vous avez le sentiment de ne pas vous suffire à vous-même, donnez vous la chance de considérer que cela vous est possible, même si vous n'y croyez pas  ; efforcez vous au moins d'avoir cette amabilité envers vous-même. Vous ne pouvez faire preuve d'amabilité et de compréhension envers les autres si vous n'en montrez pas envers vous même. Ceci est tout à fait sérieux. C'est là le fardeau que nous avons à porter : vivre la vie que nous avons à vivre. " (...)

C.G.Jung, 24 Septembre 1959

J'ajouterai vivre la vie que nous avons à vivre sans penser qu'elle n'a plus de sens parce que nous avons cessé d'être celui qui aide l'autre à se maintenir en vie. C'était sa vie et nous avons notre vie.

Ariaga



 

 

13/04/2010

Rêve du beau paysage vert

Dans le jardin exotique de Roscoff.jpg

Rêve 2

La rêveuse et son mari sont dans un beau paysage vert où un petit garçon à l'habitude de leur apporter des petits cadeaux (fleurs, cailloux, etc). Ce jour là il apporte des oeufs dans du papier d'emballage grossier. La Rêveuse en casse deux. L'enfant dit : "Si tu veux aller en chercher d'autres, je te dirai où les trouver". Elle lui donne alors une vieille grosse pièce de cinq francs pour acheter des bonbons. Il y a un autre cadeau : une corbeille-cage dans laquelle on peut fouiller et où il y a des conserves de luxe.

Si je propose les rêves en tête des notes c'est pour que vous puissiez les lire et vous faire une idée, sans être influencés par mon interprétation que vous pouvez, à la limite, vous dispenser de lire. Ce qui m'intéresse ce sont vos réactions car l'interprétation d'un rêve est sans limite. C'est d'ailleurs pourquoi, aujourd'hui, je serai assez brève sur l'"histoire" car je voudrais privilégier la symbolique alchimique. Il faut bien que je me fasse plaisir et vous avez probablement deviné vers où penche ma passion.

La représentation de l'inconscient

Ici, la nature, un de thèmes essentiels de la série, est le lieu de l'action. Cela est confirmé par les cadeaux de cette nature, fleurs, cailloux. La présence discrète du mari du rêve initial perdure.

Encore un enfant, mais la petite fille du rêve précédent est un petit garçon, l'autre face de cet enfant intérieur, et aussi une manifestation de la dualité de la psyché.

Le papier d'emballage grossier du cadeau, pourrait être la persona, le masque que nous portons devant la société. Â l'intérieur, si on déballe le paquet il y a notre véritable visage que nous offre le discours du rêve.

Les oeufs m'intéressent surtout sur le plan alchimique mais il est intéressant que la rêveuse en casse deux, ce qui pourrait signifier que la dualité peut être cassée. Le fait que l'enfant dise qu'il connaiît un endroit où on peut trouver d'autres oeufs, l'oeuf ayant alors le sens de rénovation, renaissance, nouveau cycle, me semble une invitation à l'analyse mais il faudra du temps et des épreuves pour que la Rêveuse entreprenne ce travail.

Le nombre cinq est ici, je pense, une précoce annonce de l'union des contraires en tant que somme (2+3) du pair féminin et de l'impair masculin.

Enfin, je pense qu'il est donné à la Rêveuse la permission de fouiller dans la cage corbeille de l'inconscient. Il y à là de riches éléments, des cadeaux précieux pour elle, le fait de rêver étant déjà un cadeau.

Il y aurait encore beaucoup à dire...

La symbolique alchimique

Ce rêve se situe en pleine nature, dans un beau paysage vert. Le vert est une couleur "passagère" entre les quatre principales que prend la matière pendant le Grand Oeuvre. Elle marque" l'animation et la végétation de la matière" et serait une étape intermédiaire entre la nigredo, l'oeuvre au noir et l'albedo, l'oeuvre au blanc, au moment où se produit l'expérience du règne végétal et animal.  Le petit garçon représente une première allusion, assez claire, à l'enfant des philosophes hermétiques. Il apporte comme cadeau des cailloux, un rappel du rêve initial, et, pour la première fois dans la série arrive l'oeuf.

Les oeufs sont au centre de tout un réseau de résurgences d'une philosophie alchimique dépassant le cadre de la pensée courante chez les "chymistes" vulgaires du Moyen Âge. Ceux ci pensaient, en effet, que" l'Oeuf des philosophes" était le contenant dans lequel ils enfermaient leur matière pour la cuire et l'iconographie reflète souvent cette vision. Mais, comme l'explique Pernéty dans son Dictionnaire Mytho Hermetique (1758) le terme "oeuf des philosophes" concerne non le contenant mais le contenu. La coquille de l'oeuf enferme une totalité en gestation et Pernéty écrit: "Cette matière est appelée oeuf, parce que rien ne ressemble mieux à la conception et à l'enfantement de l'enfant dans le ventre de sa mère, et à la génération des poulets que les opérations du magistère, et de la pierre philosophale." On assiste donc ici à la mise en place, qui se vérifiera dans des rêves ultérieurs, du paralléle entre l'oeuvre et la grossesse.

La grosse pièce de cinq francs fait intervenir le nombre cinq qui dans la symbolique alchimique est le nombre de la quintessence. Cela conforte l'idée d'une concordance entre les phases du processus alchimique et l'oeuvre de la Nature : la naissance d'un enfant. En effet, ce nombre est considéré comme celui de la vie, de la créature et de l'incarnation.

Le fait que l'enfant apporte aussi des conserves dans une cage corbeille montre que des thèmes très anciens, enfouis, enfermés, seront véhiculés par la série. Un exemple : c'était dans des corbeiles que l'on portait les substances sacrées au cours des processions des Mystères antiques.

Nous savons donc, avec ce rêve, que la Rêveuse va devoir se livrer à l'oeuvre de la conjonction des oposés pour que naisse l''enfant" des philosophes. Une fois encore, il lui est annoncé qu'elle sera aidée, même si elle casse des oeufs, puisque l'enfant guide lui dit : Si tu veux aller en chercher d'autres je te dirai où les trouver.

Là aussi il y a encore beaucoup à dire mais les rêves suivants s'en chargeront...

Ariaga




06/04/2010

Rêve du boulanger professeur de piano

Le pain du boulanger.jpg

Rêve 1. Vu les années passées entre le rêve initial et ce premier rêve on peut le considère comme un nouveau rêve initial de la série.

La rêveuse descend dans une boutique où il y a une femme aimable, d'aspect doux et confortable, et un boulanger à l'allure sévère. Le boulanger donne à la rêveuse des sacs en plastique. Elle les ouvre quand elle est à la campagne où elle est venue ramasser sur le chemin des pierres pour les graver. Les sacs contiennent des morceaux de pain rassis. Elle se demande : "Dois-je les donner à une oeuvre ?"

Au retour en ville, la rêveuse voit dans la rue un homme qui tient une laisse à chien extensible double. Du côté droit, on ne voit pas ce qu'il y a au bout de la laisse. Du côté gauche, elle est attachée au dos d'une jolie petite fille sur une bicyclette. L'homme lui crie : "Vas-y ! Vas-y ! " la laisse s'allonge et avec sa bicyclette elle saute le trottoir. Elle a un air tout fier. Elle continue sa route et retourne à la boutique du début où on donne maintenant des leçons de piano. Il fait nuit mais dans le noir près de la porte elle sent qu'il y a un homme et une femme.

Elle descend et voit dans une partie peu éclairée la femme agréable du début et devant un piano, dans une belle lumière, le boulanger. Il lui demande : "Avez vous apporté vos lunettes pour voir de loin ?" elle répond "Non mais je peux aller les chercher car j'habite tout près ". Il lui répond alors : Il faut y aller car pour le travail que nous allons faire il faut voir loin."

Ce rêve est très riche, en particulier sur le plan de la symbolique alchimique. Je ne ferai donc qu'évoquer très brièvement certains thèmes qui pourront être "creusés" dans les commentaires.

La représentation de l'inconscient

Pour commencer, notons que la rêveuse descend deux fois dans la boutique ce qui signifie qu'il s'agit de descendre dans les profondeurs de l'inconscient et aussi que, malgré le temps écoulé, ce songe répète, sous une autre forme, l'histoire du rêve initial. Comme le pense Jung, l'inconscient, s'il n'est pas compris par le conscient, ressemble à une vague roulant inlassablement sur le rivage de la conscience.

Le boulanger à l'allure sévère tient le même rôle d'animus canal du Soi que l'homme secourable du rêve initial. Son attitude est compréhensible puisque la rêveuse, alors que ce rêve lui avait semblé assez important pour qu'elle le note, est demeurée sourde à la proposition de coopération proposée par ce rêve.

Je laisse de côté, pour l'instant, les pierres et le pain qui me semblent faire partie de la symbolique alchimique, pour m'intéresser à la petite fille. Ici, l'animus négatif recommence à montrer l'importance de son action. Il est représenté par cet homme retenant la petite fille par une laisse extensible double . La petite fille, représentant une Rêveuse infantilisée, semblant toute fière de son adresse, est, en fait, prisonnière. elle conserve une laisse atachée à son dos et la féminité est réduite au rôle de chien savant. Si on compare avec e rêve initial, on voit que cet animus négatif a bien ses racines dans l'animus maternel. Des paroles presque identiques sont prononcées : "Vas-y". Les deux fois la Rêveuse est dans une situation d'infériorité, qu'elle porte une laisse ou qu'elle se fasse traiter d'empotée !

Je crois que l'on voit nettement dans ce rêve s'amorcer l'histoire d'une dualité symbolisée par le boulanger et la boulangère, la laisse double, l'homme et la femme derrière la porte, les deux animus antagonistes. Ce rêve développe aussi ce qui n'était qu'une allusion du rêve initial. Il s'agit de l'interrogation, à la fois essentielle et hésitante de la Rêveuse : Dois-je les donner à une oeuvre ? La question du cheminement est déjà posée. Dois-je réaliser l'oeuvre de l'unification, se demande t-elle ? Le rêve contient des indices de cette possibilité. Le boulanger enseigne la musique, c'est à dire l'harmonie. Dans l'ombre, au niveau de l'inconscient, se devine un couple image d'une possible réconciliation des principes masculins et féminin. De plus, un appel à se mettre en route est lancé par le messager du Soi qui dit, d'une manière très positive :" il faut y aller' en ajoutant : "pour le travail que nous allons faire il faut voir loin" ; il faut voir loin dans le temps et aussi, c'est ce qui se passe quand on voit de loin, englober un large point de vue, une totalité.

La symbolique alchimique

Dans ce rêve, les éléments de la symbolique alchimique sont nombreux et je ne peux tous les présenter comme il faut. Nous avons la laisse qui évoque le chien, prmière allusion aux animaux qui forment un véritable bestiaire alchimique dans la série. Un enfant, première apparition de l'Enfant des Philosophes, les couples éléments de la conjonction. Ce qui apparaît surtout comme important est l'annonce claire d'un projet alchimique inconscient. Elle va sur le chemin ramasser des pierres pour les graver. Ceci est en concordance avec les dires de la philosophie hermétique ; par exemple quand Michel Maïer écrit : "La Pierre, vil rebut, gît, dit-on sur les routes, afin que riche et pauvre puissent l'y ramasser." Le matériau de l'oeuvre alchimique est accessible à tous, riches ou pauvres. Il en est de même pour le rêve car un mendiant rêve de la même manère qu'un seigneur. Et c'est pour les graver que la Rêveuse ramasse les pierres, c'est donc pour accomplir un travail de transformation de ces vulgaires cailloux. Les sacs en plastique sont une premièrre allusion au récipient, au vase, contenant le matériau de l'opus qui est ici du vieux pain rassis.

Le pain, et ce qui est en relation avec sa fabrication apparaîtra à plusieurs reprises dans la série, mais bien plus tard. Il semble lié, si je m'inspire de Jung, à un symbole ancien et toujours vivant, en particulier dans le rituel chrétien, celui de la transmutation. Jung voit dans la consécration, au moment de la transformation du pain et du vin, une concordance entre le rituel de cette célébration et les phases du processus alchimique.

Au sujet des leçons de piano, je vous dirai que l'alchimie se fait parfois appeler "art de musique". Les représentations des laboratoires-oratoires des alchimistes montrent de nombreux instruments de musique exprimant l'harmonie de la musique céleste accompagnant l'aboutissement du Grand Oeuvre.

Le boulanger est comme nimbé par une belle lumière. Cette lumière va se projeter à travers toute la série jusqu'au rêve d'aboutissement. Elle m'apparaît comme étant à la fois la Lumière de la Nature des alchimistes (en particulier Paracelse) et la lumière de la conscience, cette petite lumière dans la tempête que Jung conservait avec tant d'ardeur dans un des rêves qu'il raconte dans Ma vie. C'est cette lumière de la conscience qui permet au Moi de conserver son intégrité et aussi de tirer parti des enseignements de l'inconscient.

Il y aurait encore beaucoup à dire, mais j'espère que certains d'entre vous enrichiront cette interprétation.

Ariaga

 

 

29/03/2010

Le rêve initial

 

 

Passage du trou.jpg

La Rêveuse est devant une paroi de pierre, lisse comme une cloison, avec un trou rond qui donne sur on ne sait où, un autre endroit.

De l'autre côté du trou, dans lequel la Rêveuse à engagé la partie supérieure de son corps pour essayer de passer, se trouve un homme inconnu très séduisant, l'imagine la Rêveuse, car elle ne voit pas le visage de cet homme. Derrière elle, il y a la présence discrète de son mari et d'une femme mûre, d'allure très dominatrice et à la voix autoritaire , qui s'agite beaucoup. Elle crie : "Vas-y, fais un effort, empotée". La tête et les épaules de la rêveuse passent mais la partie inférieure de son corps est coincée. Elle sent que si elle s'arrachait la peau, si elle n'avait pas peur de se faire mal, elle arriverait peut-être à passer mais elle bloque. L'homme de l'autre côté de la paroi encourage la Rêveuse, tend ses bras vers elle, prend ses mains pour essayer de la tirer. Pendant ce temps, la femme autoritaire continue à se manifester. Cela énerve la rêveuse qui sort du trou et dit : "Tu n'as qu'à passer toi !" " La femme répond avec une curieuse modestie : "Comment veux-tu que j'y arrive si tu n'y arrives pas ?"

Je donnerai deux interprétations, l'une, la première, s'attachera à l'"histoire" que raconte l'inconscient. L'autre sera une mise en évidence des éléments du rêve qui évoquent pour moi des thèmes importants de la symbolique alchimique. Ceux que ces thèmes n'intéressent pas peuvent "zapper" car mes notes seront plus longues que d'habitude.

La représentation de l'inconscient

Ce rêve a été noté plusieurs années avant le rêve suivant mais pour l'inconscient le temps n'existe pas et on peut noter qu'il propose déja pas mal de données du scénario des rêves futurs. Nous avons le décor et les enjeux de l'action : un mur, une absence de relation entre la Rêveuse et un "autre endroit" qui est l'inconscient. La possibilité de passage de l'autre côté est figurée par le trou rond. La représentation est commencée et la Rêveuse a engagé la partie supérieure de son corps dans le trou, ce qui implique qu'il y a peut-être une possibilité de passer de l'autre côté de la paroi rocheuse. Différents protagonistes sont déjà là : l'animus positif (l'homme de l'autre côté) représentant du soi, le mari, symbolisant la vie consciente. L'ombre, liée à l'animus négatif, lui même lié à l'animus maternel. Cette ombre est puissante, autoritaire, elle traite la Rêveuse d'empotée et provoque une régression conduisant la Rêveuse à ressortir du passage dans lequel elle s'était engagée.

L'affrontement des forces est annonçé : négative, cette femme autoritaire et positive l'homme qui tend les bras en essayant d'aider. On voit aussi déjà la difficulté de l'incarnation, un problème majeur de l'évolution de la Rêveuse. Il lui semble facile de passer le haut du corps par la tête, ce qui signifie que, mentalement, elle pourrait rejoindre cet homme séduisant si le bas du corps n'était pas coincé. Cela montre un blocage à ce niveau. Je vois aussi , avec un connotation religieuse liée à l'idée de la rédemption par la souffrance, la rêveuse à été élevée dans la religion catholique , le fait que pour "passer" il faudrait s'arracher la peau". Pour réussir, ne plus être une empotée, il faudrait supprimer cette chair méprisable.

Ainsi, au cours de cet affrontement initial, il semble y avoir une victoire de l'inhibition, un renoncement. Il existe cependant un élément positif, une indication de la voie à suivre. Il s'agit, à la fin du rêve, de la curieuse humilité de l'ombre autoritaire disant : "Comment veux tu que j'y arrive si tu n'y arrives pas ". Cette ombre, qui apparaissait comme un juge impitoyable, se trouve elle même complètement démunie, et révèle que le potentiel de réalisation d'un mouvement vers une réalisation de son être psychique est entre les mains de la rêveuse elle même, et non chez cette ombre juge.

La symbolique alchimique

On trouve déjà dans ce rêve une  allusion à la Pierre, à l'homme de la conjonction but ultime de  l'alchimie, à une femme autoritaire dont on peut supposer qu'elle est cette "autre", mystérieuse et terrifiante mais aussi vénérée, la Nature, sous sa forme de Mère de tous les éléments. C'est cette Grande Mère Nature des alchimistes qui dit à la Rêveuse, à la fin du rêve, que l'opus est en elle et que son travail alchimique est un processus de transmutation intérieure.

Le thème du supplice, qui apparaît clairement ici, a été utilisé par les alchimistes d'une manière ambigüe due à l'absence, pour eux, de frontières nettes entre la matière et esprit. Il pouvait s'agir du supplice des matériaux à améliorer, de tourments infligés à leur mystérieuse "substance" ou des opérateurs eux mêmes qui étaient l'objet de supplices abondamment décrits par les ouvrages alchimiques.

Le fait que l'homme très séduisant et la Rêveuse se tiennent les mains est une annonce du processus de la conjonction, des noces alchimiques des opposés. La présence de mains, que l'on retrouvera plus tard dans la série, à déjà ici une connotation alchimique. Il s'agir des mains du "magistère" et le fait que les deux mains soient impliquées redouble les possibilités d'accomplir au moins une partie du processus de la réalisation de l'oeuvre. Notons aussi la présence discrète du mari, celui avec lequel devra se réaliser l' "union des corps", si essentielle en alchimie. La discrétion dont il fait part montre tout le chemin à parcourir.

Nous aussi nous avons du chemin à parcourir si nous voulons parvenir au rêve d'aboutissement de cette série...

Ariaga

 

13/10/2009

Les épidémies psychiques

Les chaînes de l'homme en noir.jpg

Dans le tome III de la Correspondance de C.G.Jung (p.186), ouvert comme d'habitude au hasard, les lignes suivantes m'ont serré la gorge et j'ai entendu dans ma troisième oreille, celle qui est reliée au coeur, un fort bruit de chaînes.

" Les grands dangers qui menacent la vie de millions d'hommes ne sont pas de nature physique, ils ne sont autres que la folie et les méthodes diaboliques qui provoquent des épidémies psychiques chez des masses sans défense sur ce plan là. La pire des maladies ou la plus grande des catastrophes naturelles (tremblement de terre, raz de marée, épidémies) sont sans commune mesure avec le danger que l'homme peut être aujourd'hui pour l'homme. "

Jung avait 77 ans quand il écrivait ces lignes en 1952. Elles me semblent toujours d'actualité car je pense que nous sommes infectés, manipulés, par des virus s'attaquant insidieusement à notre liberté de penser, même si cette liberté originelle demeure. Il faut être très fort pour résister et, une fois de plus, ce sont les maltraités de la société qui subissent cette pollution mentale.

Des exemples de manipulations ? en voici quelques uns :

L'exploitation des peurs et des haines irrationnelles.

L'utilisation de la pauvreté et la création de besoins inutiles qui augmentent cette pauvreté.

Les sondages truqués, les rumeurs dans les médias, en particulier internet, les publicités mensongères.

... et bien d'autres qui, j'en suis certaine, vous viendront à l'esprit.

Il avait raison ce cher Carl Gustav.

Ariaga

 

21/06/2009

Alchimie et psychologie de l'inconscient

Ariaga sur le chemin.jpg

( suite de la note précédente )

C'est C. G. Jung lui même qui expose, de la manière la plus pertinente, les apports de l'alchimie à la partie théorique de son oeuvre. Il en donne une " quintessence " dans un passage de l'épilogue de Mysterium conjunctionis, son ouvrage entièrement consacré aux racines et à l'évolution de  la symbolique alchimique.

L'Oeuvre cherche à réconcilier des éléments contraires dont l'incompatibilité est perçue sur un plan à la fois psychique et physique ce qui permet de dire qu'elle s'étend à " la Nature toute entière " et cela jusqu'au fumier, à la substance vile et méprisable qui peut se métamorphoser en pierre philosophale. Or, l'expérience clinique de Jung lui a montré que, dans les rêves et les phantasmes, on retrouve les paradoxes et les symboles obscènes qui avaient, à la fois, iluminé et égaré l'esprit de l'alchimie. Cette résurgence conduit Jung à se demander s'il faut rejeter ces productions oniriques dans les mêmes oubliettes que les soi disant absurdités des alchimistes, ou bien entreprendre des recherches en suivant l'exemple de leur patient travail ; ceci avec l'espoir de trouver, au sein de ce matériau, un fil conducteur. Jung écrit :

" Nous sommes aujourd'hui en mesure de voir à quel point l'alchimie a préparé les voies à la psychologie de l'inconscient et cela de deux manières : tout d'abord en léguant sans le vouloir, dans l'amoncellement de ses symboles, un matériel de représentations symboliques d'une extraordinaire valeur pour les méthodes d'interprétation moderne, et ensuite en indiquant, par ses essais délibérés de synthèse, des processus symboliques que nous découvrons dans les rêves de nos patients. "

La démarche alchimique, pense Jung, représente symboliquement celle d'un individu isolé dans son cheminement vers l'individuation. Il y a cependant une différence notable : quelle que soit la richesse des représentations, elles sont limitées. Les observations individuelles montrent une phase, un aspect, du processus. Ceci a été pour lui un obstacle majeur et explique qu'il ait attendu tant d'années avant de théoriser ses découvertes empiriques. Il a acumulé énormément de matériaux, fournis par les textes alchimiques et les rêves, pour tenter de généraliser les représentations du processus d'individuation. Ce travail titanesque n'a été effectué par personne d'autre. Dans les dernières lignes du Mysterium conjonctionis,  Jung résume ces longues années de recherches :

" Il n'existe pas, dans la sphère de mon expérience, de cas offrant un caractère assez général pour manifester toutes les variations et avoir, par suite, valeur de paradigme. ... C'est pourquoi l'alchimie m'a rendu le service inapréciable de m'offrir ses matériaux dont le volume propose à mon expérience un champ d'action suffisant, et cela m'a procuré la possibilité de décrire le processus d'individuation sous ses principaux aspects. "

Parmi les commentateurs et disciples de Jung, beaucoup rejettent la partie de son oeuvre consacrée à la symbolique alchimique. On la dit illisible, mystique et je ne sais quoi encore. Je crois surtout que la somme de travail demandée pour acquérir son degré de culture et de compréhension leur fait peur...

Ariaga

 

 

 

 

15/06/2009

C.G.JUNG et l'individuation

 

Au centre de la nature.jpg

J'ai envie de revenir aujourd'hui sur la proposition que nous faisait C.G.JUNG de cheminer vers cette réalisation de soi qu'il appelait l'individuation. C'est dans son ouvrage Dialectique du Moi et de l'inconscient qu'il parle de la manière la plus claire  de cette voie de l'individuation. Cette voie nous propose un chemin de vie dont le but est de devenir un être vraiment individuel en réalisant notre Soi dans ce qu'il a de plus personnel, de plus rebelle à toute comparaison. Pour suivre ce chemin il est nécessaire de se débarasser de tout excédent de bagages, de tout vêtement superflu, en particulier du déguisement social et des fausses idées que l'on se fait de son importance. Je dirais que, symboliquement, il faut voyager nu.

On ne doit pas confondre individuation et individualisme. L'individualisme, sous prétexte de particularités de l'individu, le met à l'écart de la collectivité et le dispense de ses devoirs envers autrui. Il est au dessus du panier. L'individuation, au contraire demande un "accomplissement meilleur et plus complet des taches collectives d'un être". Accomplir sa nature d'être est aux antipodes de l'égoïsme.

Le processus d'individuation, vu par Jung, s'accomplit avec des fonctions et des qualités qui sont de nature universelles. Ces fonctions sont utilisées pour faire d'un individu donné "l'être que, une fois pour toutes, et en lui même il doit être", en lui permettant d'atteindre son unicité par un mouvement de "centroversion" vers un lieu, l'inaccessible étoile,  où se concentrent, en un mélange comparable au mélange parfait des alchimistes, la totalité des contenus du conscient et de l'inconscient. Atteindre l'individuation serait donc rentrer en possession de sa propre totalité unifiée, là où se résorbe l'antagonisme entre le conscient et l'inconscient.  Notons que Jung parle d'une "voie, de "tendre vers". C'est le cheminement qui est important, le but, la totalité, étant au delà de toute possibilité de représentation. En effet, sa re-présentation à la conscience ferait aussitôt éclater la totalité en dualité. Il s'agit là d'une voie difficile, tout aussi problématique que la dernière phase du Grand Oeuvre des alchimistes.

La suite dans la prochaine note.

Ariaga.

 

 

 

28/04/2009

Le rêve du yogi de C. G. JUNG

Rêve de chapelle.jpg

..."J'arrivais près d'une petite chapelle, au bord de la route. La porte était entrebâillée et j'entrai. A mon grand étonnement, il n'y avait ni statue de la Vierge, ni crucifix sur l'autel, mais simplement un arrangement floral magnifique. Devant l'autel, sur le sol, je vis, tourné vers moi, un yogi dans la position du lotus, profondément recueilli. En le regardant de plus près, je vis qu'il avait mon visage ; j'en fus stupéfait et effrayé et je me réveillai en pensant : " Ah ! par exemple ! voilà celui qui me médite. Il a un rêve, et ce rêve c'est moi. " Je savais que quand il se réveillerait je n'existerais plus. "

C. G. JUNG, Ma vie

 

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Je vous laisse le soin de cueillir les fleurs pour faire un bouquet sur l'autel de la photo et de méditer sur ce rêve que Jung fit alors qu'il était déjà assez âgé. Il en a donné une interprétation et c'est un rêve que j'ai souvent cherché à expliquer, chaque fois d'une manière différente, comme si les cheminements de ma propre évolution en enrichissaient la signification.  Si vous en avez envie , contemplez cette scène onirique et laissez venir vos pensées...

Ariaga

 

 

02/04/2009

La libido vue par C.G.Jung

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La philosophie, la spiritualité, l'alchimie, c'est bien mais, au moment où les jour croissent, où les feuilles foisonnent, où toute la nature pousse, et où les pensées et les désirs s'agitent plus fort, je crois qu'il est temps , inspirée par C.G.Jung, d'écrire quelques lignes sur la libido.

Une pulsion, semblable à celle qui fait circuler le sang à travers le corps, à partir du coeur, propulse un "courant psychique" issu de la poussée  du monde instinctuel. A cette énergie Freud avait donné le nom de " libido ", terme que Jung à repris en supprimant sa signification purement sexuelle pour se rapprocher de la notion primitive de mana et des têjas du sanscrit. Cette différence, considérée comme une dissidence, fut à l'origine de la brouille entre Jung et Freud. En effet, tout en conservant l'importance de l'énergie sexuelle dans la libido, Jung a déterminé deux pôles entre lesquels il existe une différence de potentiel : le pôle sexuel, ou, plus exactement le pôle instinctuel, et le pôle de l'"esprit". La libido est donc vie, énergie, intensité de la nature en nous, mais aussi puissance et force spirituelle et créatrice de notre esprit. C'est la tension entre ces pôles qui est à l'origine d'intensités, ou de valeurs d'ordre psychologique, ce  que Jung appelle l' énergie psychique. Il pense que cette dynamique entre les deux pôles de la matière et de l'esprit est indispensable pour que la psyché ne perde pas son équilibre.

Le scientifique frétille  (libido?) à l'idée de mesurer cette énergie. Non, les contenus et la mesure de l'énergie psychique sont indéterminés et propres à chaque être humain.  On ne peut qu'observer leurs manifestations au niveau des réactions affectives. J'ajouterai que la libido est le carburant indispensable de la persévérance à vivre,  de la passion à agir, et de la créativité.

Ariaga

 

 

 

07/01/2009

Le vase de l'alchimiste

 

 

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Je vous parle souvent du vase sur l'athanor, surtout quand mon ami intérieur le vieil alchimiste murmure à l'oreille de mon coeur. Aujourd'hui,  je suis allée chercher, dans Psychologie et alchimie de C.G.JUNG ((p.309), un texte qui montre que, pour les pratiquants de la Science Hermétique, ce vase n'est pas un simple instrument de leurs opérations.

"Pour les alchimistes, le vase est quelque chose de véritablement merveilleux : un vas mirabile (vase merveilleux). Marie la Prophétesse dit que tout le secret réside dans la connaissance de ce qui a trait au vase. On souligne sans cesse que : "Unum est vas" (le vase est un). Il doit être coplètement rond en imitation du cosmos sphérique, de façon que l'influence des étoiles puisse contribuer au succès de l'opération. Il est une sorte de matrice ou d'utérus d'où doit naître le filius philosophorum (fils des philosophes). C'est pourquoi il est recommandé que le vase ne soit pas seulement rond, mais qu'il ait la forme de l'oeuf. On est porté tout naturellement à considérer ce vase comme étant une sorte de cornue ou flacon ; mais on se rend bientôt compte que cette explication est insuffisante car le vase représente plus une idée mystique, un véritable symbole, comme toutes les notions importantes en alchimie."

Si quelque puriste s'égarait sur ce blog je signale que les caractères gras ne font pas partie du texte original.

J'aime cette comparaison du vase des alchimistes avec un utérus où mûrit un enfant. Cela me conforte dans l'idée que l'oeuvre que nous tentons de faire de notre vie est comparable à une grossesse, à l'oeuvre de la nature.

Il y aurait deux sortes de vases. Le vase en verre dont l'idée me plaît assez car je pense qu'elle permettait à l'alchimiste de voir, par transparence, des transformations de couleur, des formes étranges qui ne sont pas sans rappeler l'univers des rêves. Ce vase était réservé à l'usage des substances nobles. Un autre vase, fait d'argile, était nommé " le vase de la nature". Cette voie du Grand Oeuvre était accessible à tous et ne demandait que des matériaux peu couteux. Je pense, finalement, que j'aurais choisi celui là...

Ariaga

17/12/2008

C.G.Jung et son oeuvre

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De temps en temps, j'ai besoin d'une petite cure de mon cher Jung (je l'appelle Carl Gustav dans l'intimité). Les livres sont parfois un peu ardus et c'est l'écriture de sa correspondance que je trouve la plus claire et la plus agréable à lire. Voilà un petit extrait d'une lettre écrite dans les dix dernières années de sa vie. Il répondait à un correspondant du Vénézuéla qui l'interrogeait sur son oeuvre :

" En ce qui concerne les livres, je peux vous dire qu'aucun de mes écrits ne constitue une synthèse ou un exposé élémentaire, à mon avis du moins. Je ne suis pas un philosophe qui pourrait éventuellement se permettre une telle ambition, mais un praticien de la méthode empirique qui expose les avancées de son expérience, ce qui fait que mon travail n'a ni commencement absolu ni fin qui le récapitulerait. Il est comme la vie de l'individu : elle devient brusquement visible quelque part, ses fondements sont certes déterminés mais restent d'abord invisibles ; elle n'a donc pas de vrai commencement et pas non plus de vraie fin, en ce sens qu'elle s'interrompt un jour tout aussi brusquement en laissant derrière elle des questions qui auraient dû recevoir encore une réponse. " (Lettre du 13 Juillet 1954, c'est moi qui ajoute les caractères gras).

Quand je pense à certains qui se prétendent philosophes parce qu'ils ont commenté des auteurs célébres, ou donné forme à une quelconque idée  qui flottait dans l'air du temps, je ne peux qu'admirer la modestie de Jung. Il nous propose simplement de profiter de son expérience, mais son oeuvre est aussi une "montagne" de réflexion et de culture . Il nous légue une oeuvre-vie faite de questions et de réponses, et aussi de questions sans réponses. Pour moi, c'est cela la démarche philosophique.

Ariaga