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08/08/2015

Jardin exotique (bis,5)

Sur le banc des vacances dans la tête, la pluie était si forte et le vent décoiffant que les amis s'étaient envolés pour chercher, vers le Sud brûlant, un climat plus clément. Ma nature est têtue et j'ai bien résisté, mais à l'approche du soir, lassée par la tourmente, bien accrochée au banc, je me suis envolée, laissant là les embruns, vers le jardin d'ailleurs où j'avais voyagé en des pays lointains.

 

 

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   Mon vieux banc délavé par les marées s'est retrouvé tout près d'un joli banc coquet, tout habillé de bleu. Ils ont semblé s'entendre, la vie des banc est un mystère, et moi j'ai débarqué, et suis partie à pieds, à la recherche de mon rêve.

 

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Comme souvent en rêve, un obstacle a surgi. Celui-ci était fait d'impressionnants bambous, et seule la pensée m'a permis de passer.

 

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 En un vert paradis, je me suis retrouvée mais c'était trop humide et malgré la beauté de ce cadre exotique ...

 

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...  c'est dans les herbes sèches que j'ai plongé au cœur, d'un univers doré par la chaleur d’été. Et j'ai alors pensé, que rien n'est impossible à tous ceux qui s'envolent sur un banc propulsé par l'énergie du rêve.

              Ariaga.

07/08/2015

Ville engloutie (bis,4)

 

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Assise sur le banc des rêves de vacances

dans la transparence des gouttes de pluie,

pendant ma transhumance imaginaire vers un soleil mouillé,

dont l'or brillait entre les gouttes,

soleil du Diable qui bat sa femme parce qu’elle est trop belle,

j'ai cru apercevoir, derrière le miroir,

là où l'horizon se retire au fond du ciel,

le reflet d'une ville engloutie,

dont la respiration

faisait comme une brume au dessus de la mer.

 

Aurai-je le courage de tenter le voyage,

vers la cité perdue dont tinte encore la cloche,

pour ceux qui savent entendre ?

           Ariaga

06/08/2015

La grande Fortune (bis,3)

 

 

 

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   Quand je veux "interroger" au sujet d'un projet je me contente souvent d'ouvrir, au hasard, une page du Yi King. Mais le départ pour le voyage imaginaire des compagnons du banc est une affaire qui ne concerne pas que moi. Elle concerne tous ceux qui fréquentent le laboratoire du Rêve et de l'Alchimie spirituelle. La Géomancie, ou divination par la terre, est proche du Yi King mais, quand je le pratique  dans la nature, je "ressens" mieux cet Art Sacré.

 

   J'ai attendu que la mer se retire, laissant le sable juste un peu humide pour que le bâton puisse laisser des marques. J'ai respiré longuement l'air salin, j'ai regardé le ciel, puis la terre, et j'ai posé ma question. Qu'en sera t-il de nos vacances rêvées ? J'ai tracé dans le sable, laissant ma main agir, quatre lignes de traits. Quatre lignes seulement car je pensais qu'un signe, une Mère comme on dit, suffisait pour donner la réponse. J'ai compté, pair, impair et tracé la figure. Je l'ai gardée précieusement dans ma mémoire et je vous l'ai représentée sur la photo grâce à des pierres car je voulais conserver une trace de cette merveilleuse chance. En effet, j'avais tiré la figure géomantique Fortuna MaJor, la Grande Fortune, le meilleur et le plus favorable des signes. Il n'est pas besoin de connaître l'Art Sacré de la Géomancie pour voir que cette figure s'ouvre comme une coupe prête à accueillir toute les beautés de la nature et de l'esprit. On peut aussi la voir comme un athanor destiné à se remplir d'un soleil d'or. Les pierres que j'ai disposées ont, elles aussi, un sens mais il faut bien que je garde mon jardin secret.

 

   La vue de cette figure m'a remplie d'une joie si grande qu'il m'a fallu toute la journée pour me décider à la partager. Une petite crise d'égoïsme. Je vais vous donner le sens symbolique de cette "Grande Fortune" dans les "maisons" en relation avec notre projet.

 

   Sur le plan de la créativité, elle représente la réalisation des désirs les plus profonds, l'épanouissement, et une grande fête de l'esprit et des sens. Pour le voyageur, elle signifie qu'il fera un grand et beau périple d'où il reviendra transformé. L'avenir du projet envisagé est une réussite, en particulier spirituelle, au delà de tout ce qui était espéré et, c'est cela qui m'a le plus touchée, il est dit que dans "la maison des amis" on rencontrera des amis véritables et que l'on bénéficiera de la forte protection d'un groupe et d'une famille.

 

  Quelle belle journée j'ai passé à finir mes valises en chantonnant (au désespoir de mon entourage) et en pensant que tracer des signes dans le sable c'est quand même mieux que de regarder l'horoscope dans un journal. Voyageurs du banc, les augures sont favorables, nous pouvons partir.  

          Ariaga

05/08/2015

Agrandir l'espace (bis,2)

 

 

 

 

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     Au moment du départ pour les vacances imaginaires du Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle, je me suis aperçue, en lisant vos commentaires, que l'espace prévu était insuffisant. Il y en a déjà, comme Guelum et Muse qui trouvent le véhicule exigu. En plus, un certain Laître Dubois m'a inspiré l'idée de faire du banc un lieu où pourraient venir ceux qui étaient mis au banc de la société et cela en fait du monde ! Je vous propose donc un banc où l'espace herbeux est plus vaste. Un peu roussie l'herbe ? C'est parce que, à la chaleur de votre amitié l'athanor commence à chauffer et que sa chaleur se répand. Et puis, nous pouvons occuper plusieurs bancs. Imaginez un train de bancs voguant vers le beau pays des rêves...

 

  Nous aurons tout l'espace nécessaire. Lung Ta pourra nous enseigner la méditation Zen, Mariedumonde nous dispenser des paroles de sagesse. Tout près du bord de l'eau, Patriarch continuera à voir passer, comme dans son enfance, des bateaux imaginaires qui l’emmèneront au bout du monde. J'espère qu'il retrouvera, au cours de notre voyage, son champ secret. Lechantdupain sera de garde de nuit près de son télescope. Le lendemain nous nous grouperons autour de lui et il nous racontera les étoiles...Beaucoup, silencieux, sont déjà venus, d'autres viendront. Il va me falloir consulter les augures et ce sera le grand départ.

          Ariaga.

04/08/2015

Rêves de vacances au Laboratoire (bis,1)

 

 

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   Prisonniers et autres enfermés, parfois par eux mêmes et leur peur de l'extérieur, hospitalisés, personnes physiquement incapables de se déplacer et ceux qui restent à leurs côté, et ceux, nombreux, qui sont sans argent, je pense à vous car, moi non plus je ne pars pas en vacances. Ils rêvent à ce mot magique, vacances, car ils se sentent privés de liberté dans un monde où tout est tourné vers l'extérieur, vers un ailleurs où les problèmes disparaîtrons et où la vie sera plus belle.
   Ne soyez pas tristes, amis lecteurs, il nous reste , comme je vous l'avais dit l'été dernier, la plus grande liberté, celle que personne ne peut nous ôter : voyager dans notre tête. Nous pouvons pouvons réfléchir, contempler une photo et y pénétrer en imagination, explorer l'intérieur de nous mêmes, rêver sur quelques lignes de prose ou de poésie. Nos possibilités de projection sont illimitées. Si nous le voulons vraiment, nous possédons le moyen de transport existant le plus rapide pour visiter jusqu'aux galaxies. Alors, vous comprenez, ceux qui s'entassent sur les autoroutes pour aller vers le "soleil" ou qui s'envolent à destination de lointains pays, ne serons jamais aussi rapides que nous. Et puis, il y a souvent des merveilles à quelques mètres ou à quelques kilomètres et aussi des ravins, des sommets, des aventures, de l'amour, en nos territoires intérieurs tellement inexplorés. 
  Le voyage durera tout l'été et, comme l'année précédente, se passera sur un banc. C'est économique, non polluant, convivial. Tout le monde peut y participer. Vos blogs, commentaires, mails, seront une source commune de départs en vacances dans la tête. Et ne croyez pas que le Laboratoire du Rêve et de l'Alchimie Spirituelle abandonne sa recherche de transmutations . Ce qui se passera cet été permettra d'accumuler un précieux combustible pour alimenter l'Athanor à la rentrée.
  Le banc fait face à une mer vide que l'on peut remplir de tous les possibles : navires, baleines, sirènes, hautes vagues appelant le surf, couchers de soleils sublimes. Derrière le banc des terres inconnues car nous pourrons agrandir l'espace suivant nos rêves et nos fantasmes.
   Je serai assise sur ce banc avec mes amis intérieurs imaginaires. Je ne vous les cite pas tous car je craindrais d'être taxée de multiples dédoublements schizophréniques mais les habitués du blog connaissent déjà le Vieil Alchimiste murmureur à l'oreille de mon coeur qui me chuchote parfois des choses insensées, Carl Gustav J. qui a été très jaloux d'être un peu délaissé l'été dernier alors que de belles dames, aux charmes desquelles il était si sensible de son vivant, fréquentaient le banc. Il y aura aussi cette figure masquée exigeante et fugace qui se cache sous le nom d'Inspiration Poétique. Et des images échappées de mon appareil photo. 
   Ne croyez pas que nous allons rester là occupés seulement à dialoguer, philosopher, psychanalyser, bref à faire surchauffer nos neurones. Le banc n'est pas immobile, il voyage tel un tapis volant. Ce sont les vacances non ?  et j'espère, avec tous ceux qui viendront s'asseoir près de moi, tenir un journal, le plus quotidien possible même si ce n'est qu'une simple phrase, de nos explorations intérieures et extérieures.
   Je vous embrasse tous amis connus et inconnus et bonnes vacances imaginaires.  
                  Ariaga  

02/08/2015

Retour aux bancs de voyage

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Depuis le mois de Janvier et cette maudite grippe, la décision de déménager à la mi-Aout et mon accident de fin Juin je dois dire que le Laboratoire en a vu de dures ...

Ce qui m'ennuie le plus est l'impossibilité où je suis d'"assurer" comme je l'ai fait, au long des années, une animation du blog pendant l'été. Cela m'a toujours tenu à cœur car je pense à tous ceux qui ne peuvent pas prendre de vacances. Même si j'ai reçu souvent ces dernières années l'aide d'amis du blog qui m'écrivaient parfois des textes, il y a tout un travail que je n'ai pu assumer.

J'ai perçu des regrets de certains lecteurs nostalgiques d'une période héroïque où nous avions voyagé en imagination par des moyens divers et, en particulier au moyens de bancs ! C'était , après un petit essai en 2007,  en l'année 2008 que nous avons commencé à utiliser des moyens de locomotion peu usuels...

Il m'est alors venu une idée, pour que ceux, connus et surtout inconnus, qui viennent visiter le Laboratoire ne le trouvent pas déserté : reproduire les textes de cet été 2008. Je suis donc allée visiter mes caves et je dois dire que cela m'a procuré une grande émotion. Parmi ceux que je cite ou qui mettent des commentaires beaucoup n'ont plus de blog où sont partis je ne sais où. Certains ont franchi l'ultime porte.

Je vais essayer de publier le maximum de cette saison 2008 "dans son jus", sans aucune corrections et avec des photos que l'on ne pouvait agrandir d'un clic. Cela fait de nombreux textes car je publiais plus souvent à l'époque. Pour les premières notes j'ai encore quelques jours pour avoir un œil, ensuite je devrai programmer à l'avance ce que je n'ai jamais fait. On verra et puis j'ai un ou deux veilleurs ...

Un jour de répit pour m'organiser et puis Mardi nous plongerons à la fois dans le passé et dans l'imaginaire. Même si je ne réponds pas, je trouverai toujours le moyen d'être avec ceux que la nouveauté ou la nostalgie feraient réagir. Vous savez tous combien je crois à la force de l'esprit. Et si elle ne suffit pas j'aurai d'autres manières plus conventionnelles de voir ce qui se passe sur le blog.

Bon voyage sur les bancs de l'imagination.

Ariaga

24/07/2015

Transhumance

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Dessin de ÉPHÊME

Inspirée par l'ami Thierry qui, dans un de ses commentaires, a employé ce terme en "jouant" avec le mot déménagement, je propose que nous  "amplifions", comme l'aurait dit C.G.Jung, avec le mot transhumance.Voilà ce que cela a donné pour moi ...

TRANSHUMANCE

TRANS est le début de tout ce qui est aller au delà, passer au travers, transgresser... je pense à passer la porte de l'immobilité.

TRANSE l’inquiétude, l'appréhension à l'idée du changement qui peut vous mettre en transe.

J'entends aussi HUMAIN probablement parce que ce sont les humains qui ont commencé à déplacer les moutons.

J'entends HUMER, et tel le mouton qui arrive à l'estive je hume l'herbe fraîche. 

HUE ! Cela fait avancer les chevaux et pourquoi pas les moutons, ne soyons pas racistes !

MANCE, je pense à "mens", l'esprit et à la mancie, la divination, sans vraiment voir le rapport.

Pour finir, ce que je trouve intéressant c'est le côté féminin de la transhumance, je crois qu'il y aurait à dire sur ce sujet ...

Ariaga

 

16/07/2015

Déménagement

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Aujourd'hui, nous allons "jouer" avec le mot DÉMÉNAGEMENT qui me semble d'actualité. Certains, les alchimistes en particulier,  appellent cette manière de regarder les mots "langue des oiseaux", d'autres, les psychanalystes, "amplification". En cette période de vacances je préfère le mot "jeu" (je?). Comme je l'ai déjà expliqué sur ce blog, il faut se donner un temps très court pour laisser venir ce qu'évoque le mot choisi. Voici le résultat pour moi, à vous de faire des ajouts ou des commentaires si cela vous amuse.

DÉMÉNAGEMENT

DÉ le dé du hasard car on ne sait jamais ce qui va advenir.

MÈNE on peut espérer que cela mène quelque part.

J'entends aussi AIME, on peut aimer les déménagements et pour ma part, je ne déteste pas car on reconstruit du nouveau.

ÂGE, avec l'âge cela devient plus difficile, je pense aussi aux ages de la vie qui sont des déménagements.

MENT, on peut beaucoup vous mentir au sujet d'un déménagement !

EN NAGE, faire les cartons quand il faut chaud fait bien transpirer !

Ariaga

Mon ami Pierre Trigano est passé me voir et il m'a suggéré un ajout :

DÉMÉNAGE M'AN ! (maman) Quand on quitte un lieu pour aller vers une vie encore inconnue il faut que notre identité ancienne qui est comme une "maman' nous quitte, déménage, pour nous laisser libre de nous renouveler.

 

 

 

 

 

23/09/2014

Vacances avec mon chat

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 Mon chat, une gentille chartreuse, me regarde avec tout l'amour que contiennent ses yeux d'or et elle me trouve usée comme une serpillère qui a trop servi. Elle parle à l’oreille de mon cœur et me dit : pars un peu en vacances. Ce que dit un chat est très important, ils sont porteurs de messages venus d'une région que notre esprit conscient ne connais pas. Je vais l'écouter et nous allons, toutes les deux, prendre quelques jours de repos.

Ariaga

 

 

 

 

13/08/2014

Pérou, le choc des Andes

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Pour ceux qui "atterrissent" sur ce texte lire avant : La tribu Éphême au Pérou.

Depuis son arrivée au Pérou, Pimprenelle, qui déjà a vu moult pays malgré son jeune âge, avait visité bien des sites intéressants, admiré les pélicans… Mais son vrai choc, ce fut les ANDES. En fait elle n’en avait aucune idée.

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Elle fut éblouie par ces jaillissements de roches scellées par les terrasses incas ciselant  leurs flancs presque jusqu’à la limite des neiges sur les pentes les plus folles. CUSCO, ses environs, Machu Picchu, il y a de quoi ébranler les plus blasé(e)s. Mais elle a un coup de cœur pour cette fin de journée où, après notre halte à l’Auberge des crânes, nous repartons pour Moray. En remontant vers l’altiplano (hautes plaines), se découvre alors la Cordilla Urumba, largement au-dessus de 5000m, avec ses neiges étincelantes jouant à cache-cache avec les nuages et ses glaciers suspendus dans l’éther.

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La lumière est sublime avec le soir tombant. Les gerbes en tas jouent aux échecs dans les  champs…
À MORAY, le site est presque désert. La visite est assez rapide, au milieu d’un tournage de film sur des bambins as du cyclo-cross, juchés sur de superbes bécanes valant chacune quelques années de travail d’un ouvrier.

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Un gamin local passe, indifférent à la beauté ambiante, sur un vélo bricolé avec deux autres, avant vert et arrière rouge.

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Après ce tour, nous repartons par la piste pour Chinchero. Une paysanne juchée sur sa mule, rentrant son troupeau au bercail, nous bloque un moment, tentant vainement de diriger ses bêtes qui n’en font qu’à leur tête. Le soleil dore le paysage, puis ...

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l’encre envahit les vallées, et les nuages accrochés au sommet se changent en panache volcanique rougeoyant … Atmosphère magique garantie.
Nous sommes épuisés, car levés depuis cinq heures du matin pour redescendre d’Aguas Calientes par un train qui partira une heure et demi après l’heure du billet… qui ne correspond en rien à l’heure affichée à la gare.  Mais la cerise sur le gâteau est CHINCHERO. Après un passage dans une petite coopérative de fabrication (filage, teinture, tissage, tricotage…) d’articles d’alpaga superbes, où Patrick est considéré comme un fils de la famille, à des prix 80 % moins cher qu’à Cuzco, Patrick nous emmène dans la ville et les ruines incas, inextricablement imbriquées, où nous ne rencontrerons pas âme qui vive pendant une heure. Il n’est pas sûr, au moins pour les ruines, que ce soit autorisé… Là encore, ambiance enchantée, avec un petit arrière goût d’interdit, et l’impression qu’un chamane inca va surgir derrière chaque mur. Mais le froid tombe et Pimprenelle, enveloppée jusqu’à sa tête dans un grand poncho blanc d’alpaga, me semble une madone malicieuse visitant en secret ces lieux païens.

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Texte ÉPHÊME, Photos PIMPRENELLE, mise en page ARIAGA

09/08/2014

Vallée sacrée, auberge des crânes

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Après un peu plus de deux semaines, ma fille aînée, son mari et les deux petits enfants sont rentrés en France pour cause de rentrée scolaire. Nous sommes alors repartis avec Pimprenelle pour un tour dans le secteur le plus connu du Pérou, CUSCO et ses alentours, Vallée Sacrée, Machu Picchu et tutti quanti. Là nous attendait, pour nous servir de guide, un ami spéléo de notre fils, Patrick, 27 ans, père français et mère péruvienne, né et élevé ses premières années à Aguas Calientes, au pied du Machu Picchu, parlant couramment quechua, espagnol, anglais et français… ! Crapahuteur inouï, incroyable connaisseur de chaque recoin du secteur, il nous a fait passer un séjour magique dans ce cœur de la civilisation inca.

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Durant un trajet entre OLLANTAYTAMBO, forteresse inachevée, avec de multiples « pierres fatiguées » (non encore mises en place), et MORAY, centre de recherche agronomique inca, Patrick nous annonce : « vous aller déguster la meilleure « chicha » du Pérou ». C’est une boisson en général  à base de maïs, violet pour la « chicha morada » non alcoolisée, alors que la « chicha de mora », alcoolisée, est une sorte de « bière de maïs ».

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Il nous arrête au bord de la route devant une maison sans enseigne, avec seulement, près de la porte, deux crânes de momies impassibles !

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L’intérieur est un incroyable mélange de bric et de broc d’élevage de « cuy » (cochon d’Inde, très bon) pour alimenter la cuisine et où sont aussi fabriquées les « chichas »; il fait aussi office d’épicerie, de bar, de restaurant, avec des poussins, des chatons courant partout. Dans un coin, sous un tissu, deux autre crânes si sacrés que Patrick m’interdit de les prendre en photo, et, en les recouvrant,  marmonne une incantation en quechua tout en faisant le signe de croix. Incroyable sensation de passage du temps, ce génial péruvien perpétuant des rites sans âges. Il nous explique alors pourquoi les statues religieuses ont presque toutes des cheveux véritables, ce qui m’avait toujours intrigué sans que j’ai l’ombre d’une réponse. Elle dû, sans doute, être donnée ailleurs, mais je ne l’avais jamais trouvée. Les indiens récupéraient des cheveux de momies sacrées, qu’ils utilisaient pour « perruquer » les Christ et autres statues chrétiennes. Ils allaient, dans les églises, prier leurs ancêtres en toute quiétude, sous le regard confiant des clercs imbéciles, persuadés de leur pouvoir, incapables d’imaginer pareille duplicité chez ces indiens taciturnes et, pour eux, totalement  stupides…
Les chichas étaient sublimes, dont une à la fraise assez étrange. Après les salutations d’usage, un peu « sonnés » par ce télescopage des temps, nous sommes repartis vers MORAY, où là nous attendaient d’incroyables paysages. Mais la suite au prochain numéro…

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 Texte et photos ÉPHÊME, mise en page Ariaga.

05/08/2014

Pérou, pêcheurs et pélicans

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HUANCHACO, à l’aube.

Mon fils nous avait organisé un séjour à TRUJILLO, sans le petit Y.M, resté avec sa mère à LIMA. Il avait loué un grand appartement dans un immeuble donnant directement sur la plage de HUANCHACO, à l’origine petit village de pêcheur . Le troisième matin, je me suis réveillé à peine après l’aube, et après avoir un peu tourné dans le silence, je suis allé jeter un coup d’œil à la grande baie vitrée donnant sur le Pacifique. Et là, choc :

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devant moi, à quelques centaines de mètres, juste avant la zone où les vagues ayant parcouru des milliers de kilomètres venaient mourir dans l’extase écumante des rouleaux, un pêcheur local pêchait, dans un tourbillon de pélicans sur son minuscule « cabalitto de totora », (petit cheval de roseaux). Ces bateaux sont très proches des « balsas de totara » du lac Titicaca, qui sont simplement un peu plus trapus. Les jours précédents, le vent et la mer avaient empêché toute sortie (et baignades…, sniff pour les petits enfants), et, du coup, nous avions visité CHAN-CHAN, tout proche. C’est sur ce site de 20 km2 de la période CHIMU, édifié entre 850 et 1470, que l’on peut voir des représentations de pélicans, vénérés depuis toujours car ils indiquent les bancs de poissons aux pêcheurs. On y a aussi retrouvé des représentations de ces embarcations peintes sur des poteries.
J’ai sauté sur mes jumelles, ai vu que d’autres pêcheurs sortaient en mer plus loin, puis me suis rué sur mon appareil photo pour sceller ce moment magique, hors du temps, d’une rare beauté. j’ai doucement réveillé ma femme, puis mes enfants afin qu’ils puissent se laisser porter par cet instant. Après m’être fait un peu rabrouer par les jeunes pour ce saut du lit, horrible à cette heure, ils m’ont tous remercié… avant d’y retourner. Je suis resté deux heures à suivre le ballet des vagues, des pélicans et de l’esquif, avant qu’il aille se fondre au nord dans la légère brume du matin.
Le soir… premier bain dans le Pacifique (dégueulasse, car le courant de HUMBOLT remontant vers le nord charrie toutes les cochonneries du Chili et du Pérou, en particulier l’agglomération de LIMA), et la rencontre avec un aimable pélican baguenaudant près du wharf sur pilotis de la ville. Très imbus de lui-même, ou espérant un poisson comme récompense, il s’est laissé photographier sous tous les angles dans la superbe lumière de la fin d’après-midi, avant que nous allions finir la soirée avec quelques « cebice », poulpes grillés, et autres sublimes « plats de mer ».

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Texte et photos ÉPHÊME mise en page Ariaga

02/08/2014

La tribu Éphême au Pérou

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Pour une bonne partie du mois d'Aout, je vais vous laisser voyager au Pérou en compagnie du Sieur Éphême, bien connu sur ce blog pour ses qualités d'illustrateur et sa plume qui nous emmène dans des mondes imaginaires ou réels. N'hésitez pas à poser des questions sur les illustrations où autres sujets ...Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir. Ariaga.

***


Il y a deux ans déjà, je vous ai fait rêver de ce monde complexe et éblouissant. J’y suis retourné ce printemps avec ma femme, surnommée Zibeline. Notre fille ainée dite la Chef, escortée de son mari Web et de leurs deux enfants, la Grande, âgée de 9 ans et P‘tit Mec, à l’orée de ses 7 ans, ainsi que notre puinée frétillante, Pimprenelle, étaient de la partie. Toute la tribu éphêmienne allait rendre visite au fils ou frère, marié à une adorable péruvienne pure souche, jeunes parents d’un tout mignon Y-M, adorable petit bambin, âgé pile de deux mois le jour de notre arrivée. Mais… avec une belle obstination il empêchait ses parents de dormir, les transformant en hâves zombies transparents…

 L’idée m’est venue en ces temps de vacances de donner à chacun la parole sur ce séjour, sans ordre logique, au fil de l’inspiration, une ou plusieurs fois, à travers le regard, les impressions, les émotions fugaces ...

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Texte et photos ÉPHÊME mise en page Ariaga

28/07/2014

L'aquarium de La Rochelle

 

 

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Éphême et sa femme sont allés à ma place visiter l'aquarium de La Rochelle. J'ai demandé à Éphême de prendre des photos car les miennes, datant d'une visite l'année dernière, étaient toutes plus ou moins ratées. Je vais vous faire une confidence, je suis pas mal claustrophobe et je me sentais tellement mal que j'avais la tremblote et une seule envie : sortir... Parmi quantité de photos j'en ai choisi huit. Je ne connais aucun des noms de ces êtres aquatiques mais cela n'a pas d'importance, rien qu'au regard ils racontent la visite. Et puis je suis persuadée que certains d'entre vous me diront de quoi il s'agit.

La première photo est pour moi celle de l'accueil. C'est fleuri, très gai et on dirait qu'ils chantent la bienvenue.

 

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Voici le gardien du seuil revêtu d'une redoutable armure cloutée. Il est censé demander un droit de passage, comme dans les contes de fées, mais il fait semblant de dormir pour ne pas effrayer les petits enfants.

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 Celui-ci est un timide curieux, un peu rugueux, mais je trouve très affectueux le regard qu'il jette vers le visiteur.

 

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En voilà un qui, la bouche ouverte pour parler, les "oreilles " grandes ouvertes pour entendre les compliments, s'est paré d'une magnifique couleur jaune. On ne saurait quand même être trop prudent et il reste en partie caché. 

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Enfin entier et en pleine lumière, même si il semble un peu grognon et snob, celui-là a quand même joué de la transparence.  Beau comme un joyau et insaisissable telle une chose tellement précieuse que personne ne pourra jamais l'obtenir. 

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Et voici le "gentleman" de l'aquarium. Admirez son élégance, le superbe costume, l'alliance des couleurs, l'air blasé de celui qui sait qu'il fait partie du club des importants. Je lui trouve une allure un peu anglais chic.

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C'est la rencontre. Rencontre entre le visiteur et les beautés marines, image symbole de la visite où deux mondes se croisent et se regardent ...

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car il y a toujours un œil qui surveille le visiteur et aussi l’œil du photographe qui nous donne à voir et laisse libre cours à notre imagination ...

Finalement, même cette année, nous avons fait un tour dans le monde des vacances imaginaires.

Texte ARIAGA  photos ÉPHÊME

 

 

14/07/2014

Les chiens aussi vont aux Francofolies

Le spectacle est partout dans la rue pendant les Francofolies de La Rochelle. C'est un peu comme si la ville entière vivait au rythme de la musique et des rencontres. J'ai surtout l'impression de devenir un regard et une grande oreille tant il y a à voir et entendre.

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Que regardent-ils ? Des musiciens, des chanteurs des équilibristes, des groupes bariolés de musiciens et danseurs venus de très loin. Je ne sais plus  ...

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Les chiens aussi vont aux Francofolies...

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et ils regardent sagement les spectacles de rue en compagnie de leur maître...

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 même il leur arrive  de faire de belles rencontres !

Ariaga