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13/02/2009

Hymne à la Vie

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Ces derniers temps le travail d'alchimie spirituelle auquel j'ai du me livrer, sur un athanor qui ne contenait plus que quelques braises, est un travail d'acceptation de ce qui est. J'avais le choix entre une acceptation-résignation et une acceptation joyeuse. Entre la soumission à des forces aveugles et une confiance en la Vie comme expérience consciente de tout ce qui se passe, le bon comme le mauvais; une sorte d'amour fou , de OUI, à tout ce qui arrive. Le hasard m'a fait lire un texte de mère Teresa qui m'a apporté quelques réponses. Je veux aujourd'hui le partager avec vous, chers lecteurs et amis. Ariaga.

"La Vie est une chance, saisis-la.

La Vie est beauté, admire-la.

La Vie est béatitude, savoure-la.

La Vie est un rêve, fais-en une réalité.

La Vie est un défi, fais-lui face.

La Vie est un devoir, accomplis-le.

La Vie est un jeu, joue-le.

La Vie est précieuse, prends-en soin.

La Vie est une richesse, conserve-la.

La Vie est amour, jouis-en.

La Vie est un mystère, perce-le.

La Vie est promesse, remplis-la.

La Vie est tristesse, surmonte-la.

La Vie est un hymne, chante-le.

La Vie est un combat, accepte-le.

La Vie est une tragédie, prends-la à bras le corps.

La Vie est une aventure, ose-la.

La Vie est un bonheur, mérite-le.

La Vie est la Vie, défends-la".

Mère Teresa

31/01/2009

Mourir d'être une fleur

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Il m'est impossible en ce moment de vous proposer des nouveautés alors je ressors des profondeurs du blog (2006) une petite poésie que bien peu avaient lu à l'époque... et j'ai ajouté une photo prise au jardin exotique de Roscoff.

Oh ! que j'aimerais...
Mourir d'être une fleur
Et donner au soleil toute l'eau


Exploser de beauté dans un bain de lumière

Ivre du vin de l'univers

J'attends depuis des vies...

Ariaga

21/01/2009

La terre sans les humains

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Pendant que le virus de la grippe tentait de m'exterminer, j'ai lu, dans le numéro de Janvier de la revue National Géographic, un article qui s'intitule  : "Demain la terre sans les humains". Cet article qui s'apparente à de la Science fiction, au meilleur sens du terme, pose comme hypothèse que l'espèce humaine disparaît soudain. Les conséquences imaginées donnent vraiment à réfléchir et même à délirer un peu si on a de la fièvre...

La conséquence la plus importante, et la plus difficile à envisager pour notre égo, est que les humains ne sont plus là mais la terre demeure car elle n'a pas besoin d'eux pour exister et pour que la vie continue.

Ce qui se détériore le plus vite ce sont maisons et monuments. La végétation anarchique n'habille plus que des vestiges et les forces de la nature reprennent leurs droits. Les fleuves reviennent dans leur lits détournés pour construire les grandes avenues. Les réacteurs nucléaires sans surveillance , les stokages de déchets radio actifs, tout finit par se répandre dans l'environnement, mais la terre est patiente, elle s'adapte, la faune et la flore aussi. Il y a toujours de la vie, différente mais de la vie quand même, qui finit par revenir sur les sites les plus pollués.

Quelles seront les traces les plus tenaces que nous laisserons : les substances chimiques dans les océans, les polymères, sacs plastiques et autres, un CO2 élevé, les objets en or et en diamant mais aucun des supports de notre culture tels que papiers, CD, clefs USB. Et la terre continuera à tourner, à être vivante, sans nous les alchimistes fous. Et je pense que l'imagination des lecteurs va envisager bien des "suites" à cette hypothèse de National Géographic.

Ariaga

 

12/01/2009

Squelette de barque

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Dans la vase de l'estuaire gît le squelette d'une barque,

elle s'enfonce au long du temps, dans la pourriture et l'oubli.

Passant regarde en souriant

l'ancêtre demeure fringuante et belle

chargée d'enfants et de baisers

de mains qui traînent sur les poissons

et de chavirâges amoureux

dans la totalité de ce qui est

comme au premier jour, pour toujours.

Ariaga

 

09/01/2009

Se laisser glisser

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Il y a des moments

quand le soir se répand, comme une poudre d'or,

il y a des moments

où l'on voudrait glisser vers une profondeur

jusqu'au fond d'un ailleurs, pas forcément meilleur

mais tellement attirant...

Ariaga

 

15/12/2008

Sorcière !


 

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Son ombre s'enfonce

Dans la Terre Mère

Soyez prudents

C'est une sorcière !

Cheveux brûlés

Par les fumées

De son chaudron

Plein de pensées ...

Corps insoumis

Souvent meurtri

Aux chevalets

De Vérité

Elle laboure

De mots d'amour

Le sol fertile

De l'inutile.

Ariaga

12/12/2008

Le Tao Te King de Lao Tseu


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Aujourd'hui, j'ai ouvert le Tao te King de Lao Tseu, un philosophe chinois du VI° siècle avant J.C. Et le hasard m'a offert le texte 11 qui est :

Trente rayons convergents, réunis au moyeu forment une roue ; mais c'est son vide central qui permet l'utilisation du char. Les vases sont faits d'argile, mais c'est grâce à leur vide que l'on peut s'en servir. Une maison est percée de portes et de fenètres, et c'est leur vide qui la rend habitable.

Ainsi, l'être produit l'utile ; mais c'est le non-être qui le rend efficace.

Je dois dire que mon imagination s'agite fortement à l'idée de l'inépuisable de ce vide qui peut se remplir de tous les possibles. En ce lieu qui n'est pas un lieu, la puissance créatrice ne connaît pas de limites. J'imagine un vide intérieur sans désirs, sans savoir, sans codes, mais pour moi ce n'est qu'un phantasme, une attirance mystique pour la lumière pure. En effet, je suis soumise à la loi de la chair et des permétuels remous du mental et je me demande, amis, si je n'en suis pas heureuse ! J'attendrai une autre vie pour goûter aux délices du non-être...

Ariaga

 

10/12/2008

Rêve d'écriture

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C'est un rêve qui m'a donné l'impulsion nécessaire à la reprise de l'écriture de ce blog. Je raconte rarement mes rêves, très nombreux, car je pense qu'ils sont du domaine privé de la contemplation et de la méditation mais, pour une fois, je ferai une exception. De plus, ce rêve intégrait un élément d'une photo (ci dessus) que j'avais prise il y a déjà quelque temps ... Voici le rêve, un peu abrégé.

Je descends au bord de la mer, à marée basse. Il y a des roches découvertes et beaucoup d'algues très sombres. Je suis seule et la nuit commence à tomber. Il y a comme un sentiment d'angoisse et d'urgence. Je marche et j'entends un craquement sur le sable. Je me baisse et je vois les débris d'une théière dont le couvercle est intact. Je le ramasse et je m'assieds sur un rocher pour l'examiner. Il est tout encrassé, recouvert d'une couche noirâtre. A ce moment là, à ma grande frayeur, des mains se posent sur mes épaules, derrière moi. Elles pèsent lourdement et une voix forte me dit : "tu dois l'écrire". Je sens qu'il y a un enjeu vital à obéir et je cherche quelque chose de pointu pour graver, je ne sais quoi, sur le couvercle de la théière. C'est alors que je vois une grande plume blanche voler vers moi comme un oiseau. Je la prends dans ma main gauche, ce qui est curieux car je suis droitière, et, comme j'ignore ce que je dois écrire je gratte avec la plume le couvercle encrassé. Je gratte, je gratte, le temps me paraît long mais comme la voix se tait je continue et alors des lettres apparaissent. Ce sont des vers, que j'ai oubliés, mais je me souviens que, quand un mot manque, je complète moi-même. Petit à petit la pression sur mes épaules diminue, cesse complétement,  et j'ai beaucoup de plaisir à effectuer ce travail. Quand j'ai terminé je grave avec la plume un commentaire sur le côté gauche que j'ai bien lissé et nettoyé.  Je me réveille très satisfaite avec l'impression d'avoir effectué un travail essentiel et réussi ce que la voix m'avait demandé.

Ariaga

 

10/11/2008

Cortège de bateaux

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Rêve, vision, imaginations...

Sur la route est passé, un étrange cortège.

En tête se tenait le Vieil Homme de la Mer, une belle sirène, minuscule, perchée sur son épaule.

Il battait tambour soliste, suivi d'un grand orchestre de sifflements de vents et de vagues brisantes.

Derrière, en grand désordre, suivait une cohorte de bateaux délabrés usés par l'abandon et le manque de respect.

Il y avait les gros mourant dans des champs d'herbes où ils rêvaient des grandes vagues salées et des poissons brillants dans leur ventre affamé.

Il y avait de tous petits canots, croupissant sans espoir d'une rame d'enfant, dans la vase durcie en un lieu oublié par la marée.

Il y avait ceux, à moitié colorés, restés de longues années dans un garage sombre avec pour compagnie un vieux pot de peinture rouillé.

J'ai même reconnu, au passage, cette barque presque neuve, retournée au milieu des gravats d'une maison en construction.

En fin de cortège se traînaient les bois pourrissants semblables à des squelettes d'animaux dont il ne reste plus que les côtes.

Oui, j'ai vu passer un étrange cortège.

Révoltés par l'indifférence des hommes, ils allaient vers la mer.

Ariaga

29/10/2008

Conversation avec les mouettes

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J'ai passé mes quelques jours de repos dans le silence. J'ai quand même eu certains échanges, avec des mouettes, et comme vous pouvez le voir sur la photo, elles m'ont répondu...Je ne vous dirai pas ce qu'elles m'ont confié, c'est un grand secret de la Nature.

Cette semaine j'accompagne un être qui m'est très cher pendant des journées d'hospitalisation de jour dans un service qui reçoit des handicapés lourds. Je suis assez bouleversée par ce que je vois. Il est possible, si j'en ai le courage, que je vous fasse part d'"impressions" sur ce que j'ai observé ou ressenti, y compris mes erreurs de jugement. Je ne sais encore. A bientôt.

Ariaga

20/10/2008

Les clefs du Laboratoire

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Je dois prendre quelques jours de repos, loin du monde des ordinateurs. Dans l'esprit de l'ouverture du Laboratoire du Rêve et de l'alchimie Spirituelle à des auteurs autres que moi j'ai choisi de laisser les clefs du blog à Jean -Louis Bec. Photographe, poète je trouve que son oeuvre a des tonalités très alchimiques. J'espère que ceux qui ne le connaissent pas iront sur son blog  Image-Mots, Mots-Image. J'espère aussi que ce garçon discret répondra à vos commentaires et j'espère enfin que vous continuerez à dialoguer, comme vous savez si bien le faire, sur les textes que je vous ai proposés. Cela fait beaucoup d'espérances ! Je vous embrasse tous et à bientôt. Ariaga.

Nage libre

Sur le bord comme à l'extrémité du monde
Le long des plantes mères aux idéaux vitaux
Se tiennent, yeux cerclés de soleil gonflés encore d'eau neuve,
De profondes pensées aux bulles d'avant-garde,
Un futur en gestation dans les filets des algues,
Des envols aquatiques à la grâce d'oiseau.
La nage minérale, pulsion géologique,
Désir humide et chaud dans les bras
Des reflets, des images serrées,
Chuchote un chant énergétique de bleu et vert mêlés
Un psaume évolutif de la vie toute entière.
Dans les caves creusées au fond par les racines
La nage végétale à la queue de comète,
Ruban où s'écrivent des signes précurseurs
Tisse le désordre enfanteur de la mort ligotée.
La boue cellulosique invente et réinvente
Folie, exhubérance, nage désordonnée,
Rage volontaire de créer, recréer.

Photo et texte Jean-Louis Bec

13/10/2008

Nouvelles du chat Grisou

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Voici un portrait de Grisou, une difficile relation d'amour, dont je vous avais parlé cet été dans deux notes dont je vous donne les liens :Chats de bancs et  La queue du chat.

Je vous avais décrit ce félin si sauvage, rendu un peu fou par une survie difficile dès son plus jeune âge. La nature est notre Mère, comme je l'écris souvent, mais il y a des mères cruelles. Physiquement il a grandi et grossi et une je lui trouve une belle apparence si on pense à l'état dans lequel je l'ai aperçu pour la première fois. Pour le contact, il a fait quelques modestes progrès et vient souvent le soir coller son museau contre la vitre de la cuisine. Il m'observe. La vitre est indispensable car ma présence physique réelle le fait fuir même si il sait très bien que c'est moi qui le nourrit. Il me fait penser aux prisonniers dans la caverne de Platon, il préfère le reflet à la réalité.

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Voici une autre photo de lui, toujours derrière une vitre, en fin de soirée. Il semble méditer entre les chandeliers. Je l'ai trouvé très beau et, même si nous n'avons pas de contact physique, même si je pense ne jamais l'entendre miauler ou ronronner ou répondre au nom que je lui ai donné parce qu'il est tout gris, je l'aime ce chat. Cela fait du bien de donner sans espoir de "retour".

Ariaga

 

02/10/2008

La veuve

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Elle va souvent sur la grève

Elle regarde les flots grisâtres

Et quand la vague se dilate

Elle attend encore et encore

Que la mer délivre le corps

De son amour pas vraiment mort.

Et la vague déferle et avance

Vide

Pour mourir sur le sable

Changée en tache humide.

On lui dit, vous le portez dans votre coeur. Elle dit, mais où est son corps chaud, où est celle qui se tenait nue, les cheveux épars, devant lui tendu par le désir.

Où est le souffle brûlant sur la nuque, où sont les bras où sont les chuchotements, les enveloppements, les emboîtements, ce que nous n'avons pas fait, ce que nous n'avons pas dit.

Dans la profondeurs des étoffes

Où elle enfouit sa solitude

Monte une odeur de bois pourri

Au coeur des intimes ténèbres.

Ariaga

 

30/09/2008

La Table d'émeraude d'Hermès


 

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Depuis longtemps je vous cite les premières lignes de la Table d'émeraude qui sont pour moi une ligne directrice sur le plan spirituel. Je voudrais aujourd'hui vous proposer le texte entier. Il ne s'agit pas de tout comprendre, c'est un texte alchimique qui demande contemplation et méditation. Je vous donnerai quelques indications sur les origines du texte après la citation.

" 1. Il est vrai, sans tromperie, certain et véridique.

2. Ce qui est en bas est semblable à ce qui est en haut et réciproquement lorsqu'il s'agit d'accomplir les merveilles de l'Un.

3. Et comme toute chose procède de l'Un par la médiation de l'Un, ainsi toute chose procède d'une seule par adaptation.

4. Son père est le soleil, sa mère la lune. C'est le vent qui l'a porté en son sein, la terre qui l'a allaité.

5. Il est le père de toute perfection dans le monde.

6. Sa force est complète lorsqu'il la tourne vers la terre.

7. Vous séparez la terre du feu, le subtil du grossier, cela en douceur et avec une grande intelligence.

8. Il monte de la terre aux cieux et redescend sur terre où il reçoit les pouvoirs des choses supérieures et inférieures. Aussi détiendrez-vous les pouvoirs du monde entier. Ainsi toute obscurité cédera-t-elle devant vous.

9. Il est la force d'âme de toute force d'âme, car il vient à bout de tout ce qui est subtil et pénètre les solides.

10. C'est ainsi que fut crée le monde.

11. Il en découle de merveilleuses adaptations dont il est le truchement.

12. C'est pourquoi on m'appelle Hermès Trismégiste, car je suis la philosophie du monde en trois parties.

13. Ce que j'avais à dire sur l'opération du soleil est terminé. "

Tabula smaragdina

La Tabula smaragdina, s'appelle aussi Table d'émeraude d'Hermès ou Magna Charta de l'alchimie. C'est un des plus anciens documents hermétiques. Parut d'abord au IX° siècle en arabe, peut-être d'une source syrienne du IV° siècle, probablement inspirée d'un original grec. Je vous ai proposé ici la traduction de Richard Crevier du livre de Johannes Fabricus, L'alchimie paru en anglais. Bonne lecture et patience, ce texte peut être médité toute une vie...Ariaga.

22/09/2008

Relation à la nature

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La relation à la nature peut être extérieure ou intérieure, ou les deux.

Je me promène dans les bois ou le long d'une plage, je respire l'odeur de l'humus ou de la mer, je me couche dans l'herbe. Je reçois la nature de l'extérieur.

Je suis dans les pas de C.G. Jung et je tente de lire en moi par l'intermédiaire de l'analyse et de l'interprétation du rêve, j'approche la Nature de l'intérieur car il y a toujours un moment où émergent les re-présentations venues du temps où la nature et l'homme étaient étroitement liés.

Je suis dans la nature et je fais silence, je médite pour laisser advenir ce qui me relie à la Totalité, alors mon contact avec la Nature est à la fois intérieur et extérieur.

Ariaga.