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19/11/2014

Bateau sur la mer

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J'ai enfin vaincu un très mauvais virus mais je dois dire que je ne suis pas encore très vaillante. Je voulais vous parler de la vie du blog et de mes projets mais ce sera pour la prochaine note. Pour ceux qui sont en manque de Jung vous pouvez aller sur le site C.G.Jung rêves alchimie homéopathie où j'ai publié la première partie d'une longue série de rêves. Pour les autres je propose une citation d'Ervin Laszlo qui est la postface de son livre : Aux racines le l'univers. C'est une traduction de l'anglais mais je trouve quand même ce texte très beau et très inspirant.

Ariaga

***

Viens, navigue avec moi sur une mer calme. Nous sommes de minuscules vaisseaux qui fendent les eaux tranquilles. Les côtes sont brumeuses, l'eau est un miroir. Nous sommes des vaisseaux sur la mer, ne faisant qu'un avec elle.

Les eaux de la mer gardent le souvenir de notre passage. Un fin sillage se développe derrière nous, se diffusant sur les eaux et se perdant dans les horizons embrumés.Les vagues se rencontrent tandis que toi, qui est aussi moi, parcours la mer qui est aussi nous. Ton sillage et le mien s'unissent et dessinent le reflet de ce qui est à la fois ton mouvement et le mien. D'autres vaisseaux qui sont aussi nous -parcourent les mers, leurs vagues se croisent aussi, et la surface s'anime de vaguelettes et de rides. Elles sont la mémoire de notre mouvement - les traces de notre être.

L'empreinte que nous laissons sur les eaux crée un effet subtil qui se propage de toi à moi, et de moi à toi, et de nous tous à tous les autres qui sont sur cette mer. Nous qui sommes aussi les autres, agissons sur chacun et sur tous les vaisseaux de la mer.

Notre existence séparée est une illusion. Nous sommes parties intégrantes d'un tout : nous sommes une mer qui a un mouvement et une mémoire. Notre réalité est plus grande que toi et moi, plus grande que tous les navires de la mer, plus grande que les eaux sur lesquelles ils naviguent.

Ervin Lazlo

 

 

05/11/2014

La rune ISA

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Rêve éveillé poétique autour de la contemplation et de l'incarnation de la rune ISA qui se présente comme une barre verticale.

***

Stadha, la rune s'incarne et fait vibrer les cellules.

Mère phallique, jetée par les géants du givre.

Tronc solitaire surgi de la pierre noire, la lumière blanche vibre son cri aigu, appel aux branches sur le fil du rasoir.

Arracheuse de peau de chair et d'os, la glace brûlante centrifuge les cellules tournoyantes.

Dans le ventre s'enfonce l'épée de lumière, dans la tête la tige de cristal uranien.

Et le cri de souffrance quand se plante le pieu indigo dans le cœur du vampire ébloui !

La glace et la mort sont vaincues par le feu et la vie.

Ariaga

 

 

26/10/2014

Une histoire zen

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Illustration ÉPHÊME

Comme le savent mes lecteurs, j'aime tirer au hasard, comme au tirage du loto, le matin, un livre de ma bibliothèque et ensuite, toujours au hasard, j'ouvre sur une page. Souvent ce tirage donne un coloration à ma journée. Je trouve que ce matin j'ai eu la main heureuse avec un livre assez ancien de D.T. Suzuki  intitulé : Le non mental selon la pensée Zen. À la page 208, j'y ai trouve une petite histoire, probablement bien connue de ceux qui pratiquent le Zen, que j'aimerais partager avec tous car je la trouve très instructive.

" Ceci fut dit par le maître Wu-chu, de la dynastie T'ang, pour le bénéfice de son disciple Wu-yu : "Je connais une histoire. Il était une fois un homme qui se tenait debout sur une haute colline. Trois voyageurs qui passaient par hasard sur la route voisine, virent de loin cet homme sur la colline, et ils en parlèrent ensemble. L'un dit : "Sans doute a t-il perdu son animal favori". Un autre dit : "non, il doit chercher son ami". Le troisième dit : "Il jouit simplement de l'air frais sur la hauteur". Ils ne pouvaient se mettre d'accord, et leur discussion continua jusqu'à ce qu'ils fussent arrivés en haut de la colline. Le premier voyageur demanda : "O ami, qui vous tenez ici, n'avez vous pas perdu votre animal favori ?" "Non, Monsieur, je ne l'ai pas perdu". Le second voyageur demanda : N'avez vous pas perdu votre ami ?" "Non, Monsieur, je n'ai pas perdu mon ami non plus ". Le troisième voyageur demanda : N’êtes-vous pas en train de goûter l'air frais sur cette hauteur ?". "Non Monsieur". "Pourquoi donc êtes vous là si vous répondez "non" à toutes nos questions ?"L'homme sur la colline dit : "Simplement je suis là".

J'espère que vous serez vraiment LÀ quand vous lirez cette histoire.

Ariaga

21/10/2014

Naviguer sur l'Océan de la Totalité

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Quelques citations pour que nous puissions ensemble réfléchir et méditer. Ariaga.

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"Jamais vous n'aimerez le monde comme il faut, sauf si l'Océan lui-même coule dans vos veines, si vous êtes vêtu par les cieux, et couronné par les étoiles."

Thomas TRAHERNE

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"Ceux qui ne sont semblables à rien sont seuls semblables à Dieu."

MAÎTRE ECKHART

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"À la question qui m'a été mille fois adressée : "Que puis-je faire? Je ne connais d'autre réponse que : "Deviens celui que tu as été depuis toujours!" C'est à dire, efforce-toi d'atteindre à cette totalité, à cet épanouissement de toi-même que nous font perdre les circonstances d'une existence consciente et civilisée, à cette totalité que chacun porte potentiellement en lui-même à son insu."

C.G.JUNG

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"Nous disons dans nos prières : Que ta volonté,

Mon Seigneur et mon Dieu, soit faite.

Mais quoi ! Il n'a pas de volonté :

Il n'est que tranquillité."

ANGELUS SILÉSIUS

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07/09/2014

C.G.JUNG rêve, alchimie, homéopathie

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Chers amis, connus et inconnus,

 

c'est ce soir que nous mettons en ligne le site http://www.jung-reve-alchimie.fr/qui a un compte facebook. Vous avez les deux liens.

Le site, en chantier, est plein d'imperfections mais je dirai heureusement ! car nous pourrons ainsi le bonifier au fil des semaines, des mois, des ...

L'initiateur du site est mon ami Jean Bissur auteur du blog Autour de Carl . C'est aussi le maître d’œuvre, celui qui rentre les textes, qui fait tout ce que je ne sais pas faire et qui en plus écrit des textes fort intéressants.

Pour ce qui est de moi, j'ai apporté une thèse, soutenue il y a une quinzaine d'années, sur Jung, les rêves, l'alchimie etc. Cette thèse est comme le corps d'une armoire avec des tiroirs et elle sert de structure au site. J'ai entrepris, et j'entreprendrai, dans les textes publiés, de donner la parole à "l'autre je" dont je parlais dans ma note  : l'emploi du nous dans les thèses. Je pense que ce travail d'auto-critique diminuera le sentiment d'insatisfaction que j'ai ressenti, même si le résultat de dix années de recherche et de réflexion pouvait être considéré comme un succès. 

Jean Bissur et moi avons ouvert un beau tiroir pour mon ami de longue date le Docteur Bernard Long, homéopathe, auteur de nombreux écrits, et homme de cœur. 

Nous avons aussi réservé un tiroir à ce que je préfère à tout, la poésie. J'y ai déposé certaines de mes poésies "alchimiques" et sous la rubrique poétique culinaire Marie-Claire Frédéric nous a offert un premier poème.

Évidemment, pour que l'équipe soit au complet, nous avons demandé à ÉPHÊME d'être l'illustrateur du site. Vous avez, par exemple,  en tête de cette note le "cul de lampe" de la page d'accueil. (clic pour agrandir)

Le Laboratoire continue sa vie normale et je comprendrai très bien que le site ne vous intéresse pas car il sera moins convivial. Je reviendrai vers vous pour vous en donner des nouvelles quand ce ne sera plus un nouveau-né.

Ariaga

30/08/2014

Îles Balestas et désert

 

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Le soleil se couche sur le dernier épisode de la tribu Éphême au Pérou.

***

Nous avions promis ce séjour au bord de l’eau aux petits…. Problème, il y avait beaucoup  trop de vent, et même la piscine était gelée… Il fallut donc nous occuper. Une des balades les plus réputées est le tour des ÎLES BALESTAS déjà évoquées le 22 juillet 2012, sur de grosses vedettes qui filent comme des flèches. Mais là, c’est moins drôle. Il fallait se lever et partir très tôt, car la première virée est celle où l’on voit le plus d’animaux, avant qu’ils ne partent en mer. P’tit Mec a le mal de mer et vomit moitié dans le bateau, moitié dans la mer. Et la brume tombe dès le départ, après le fameux "Candélabre"… On fonce dans du coton, les passagers sont muets, ankylosés par cet abandon subit de tout repère.

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Miracle, elle se sublime lentement et enfin se déchire à l’arrivée vers le petit archipel, qui apparaît comme de gigantesques icebergs percés de cavernes maléfiques. Il y a beaucoup de houle, et il est impossible de s’approcher très près. Malgré tout, quelle aventure magique !

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Les lions de mer, les pélicans (encore…), les centaines de milliers de cormorans et même de funestes vautours, le tout dans une fine gaze, haleine de la mer. Les petits en sont restés cois, et ont exprimé leur opinion de façon succincte mais péremptoire : « c’est super ! »…En repartant les îles se fondent dans la brume comme des gouttes d’encre dans une coupelle d’eau. P’tit Mec fut cependant bien heureux de retrouver le plancher des lamas, avec une glace au bout de la jetée, où régnait un joyeux bazar entre les grappes des débarquant et des embarquant pour la fournée suivante, qui se mélangeaient malgré les cavalcades erratiques et les cris de morses des guides.

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Le Désert, ce fut pour le même après-midi. Çà, c’était chouette ! D’abord Y.M, le petit fils de tout juste deux mois, ne dormant que pour de très (très) courtes périodes, et râlant souvent beaucoup, là, somnolait instantanément quand le terrain devenait remuant, avec une prédilection pour la tôle ondulée : 20 s… et il dormait comme un poupon dans les vibrations infernales.

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On ne l’a pas entendu durant toute la virée dans le désert. Les pratiquants des bébés petits dormeurs et/ou de la tôle ondulée apprécieront… Et quel régal, on saute, on cherche son chemin, on découvre des plages (fraîches)… sans l’ombre d’un humain ...

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...si ce n’est quelques pêcheurs dans une anse ; on y débusque des étoiles de mer desséchées, et un goût d’aventures fabuleux.

Ces  immensités d’ocres, de gris, de jaunes plongeant sur le Pacifique bleu dont les longues vagues tricotaient de délicates dentelles mouvantes sur l’estran rouge, ces marais salants inhumains hantés au loin par de farouches flamands roses, l’incroyable dignité des rares Paracas rencontrés, cahotant dans des épaves roulantes chargées de pyramides de filets, tout ici est autre, et révélation de soi-même.

 

 

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Là s’arrête cette relation un peu distanciée de ces pérégrinations familiales. J’ai parfois été surpris par vos préférences, mais c’est bien ainsi. Chacun a ses sensations, ses émotions, et c’est là la racine centrale de ce blog.
Certains ont dû remarquer je n'ai pas fait de note, ou juste des allusions, sur biens des lieux mythiques, fabuleux, comme beaucoup des sites autour de Cusco, en particulier le Machu Picchu. Ses ruines ne sont pas les plus belles du Pérou, à mon avis, mais l'ensemble est inouï, inexprimable, dans une nature divine. Pour l'instant je ne me sens pas capable de lui rendre sa magie. Il faut un bon moment pour "digérer" un tel lieu, surtout avec la lumière splendide de ce jour enchanté. Un jour je reviendrai vous en parler, avec « Zibeline », quand ces souvenirs auront doucement décanté et mijoté dans nos chaudrons alchimiques intimes.

 Merci pour votre enthousiasme et vos connaissances, et l’humour qui a habité cette « saison estivale » dans les pas de nos rêves.

Texte et photos ÉPHÊME, mise en page Ariaga.

13/08/2014

Pérou, le choc des Andes

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Pour ceux qui "atterrissent" sur ce texte lire avant : La tribu Éphême au Pérou.

Depuis son arrivée au Pérou, Pimprenelle, qui déjà a vu moult pays malgré son jeune âge, avait visité bien des sites intéressants, admiré les pélicans… Mais son vrai choc, ce fut les ANDES. En fait elle n’en avait aucune idée.

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Elle fut éblouie par ces jaillissements de roches scellées par les terrasses incas ciselant  leurs flancs presque jusqu’à la limite des neiges sur les pentes les plus folles. CUSCO, ses environs, Machu Picchu, il y a de quoi ébranler les plus blasé(e)s. Mais elle a un coup de cœur pour cette fin de journée où, après notre halte à l’Auberge des crânes, nous repartons pour Moray. En remontant vers l’altiplano (hautes plaines), se découvre alors la Cordilla Urumba, largement au-dessus de 5000m, avec ses neiges étincelantes jouant à cache-cache avec les nuages et ses glaciers suspendus dans l’éther.

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La lumière est sublime avec le soir tombant. Les gerbes en tas jouent aux échecs dans les  champs…
À MORAY, le site est presque désert. La visite est assez rapide, au milieu d’un tournage de film sur des bambins as du cyclo-cross, juchés sur de superbes bécanes valant chacune quelques années de travail d’un ouvrier.

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Un gamin local passe, indifférent à la beauté ambiante, sur un vélo bricolé avec deux autres, avant vert et arrière rouge.

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Après ce tour, nous repartons par la piste pour Chinchero. Une paysanne juchée sur sa mule, rentrant son troupeau au bercail, nous bloque un moment, tentant vainement de diriger ses bêtes qui n’en font qu’à leur tête. Le soleil dore le paysage, puis ...

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l’encre envahit les vallées, et les nuages accrochés au sommet se changent en panache volcanique rougeoyant … Atmosphère magique garantie.
Nous sommes épuisés, car levés depuis cinq heures du matin pour redescendre d’Aguas Calientes par un train qui partira une heure et demi après l’heure du billet… qui ne correspond en rien à l’heure affichée à la gare.  Mais la cerise sur le gâteau est CHINCHERO. Après un passage dans une petite coopérative de fabrication (filage, teinture, tissage, tricotage…) d’articles d’alpaga superbes, où Patrick est considéré comme un fils de la famille, à des prix 80 % moins cher qu’à Cuzco, Patrick nous emmène dans la ville et les ruines incas, inextricablement imbriquées, où nous ne rencontrerons pas âme qui vive pendant une heure. Il n’est pas sûr, au moins pour les ruines, que ce soit autorisé… Là encore, ambiance enchantée, avec un petit arrière goût d’interdit, et l’impression qu’un chamane inca va surgir derrière chaque mur. Mais le froid tombe et Pimprenelle, enveloppée jusqu’à sa tête dans un grand poncho blanc d’alpaga, me semble une madone malicieuse visitant en secret ces lieux païens.

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Texte ÉPHÊME, Photos PIMPRENELLE, mise en page ARIAGA

09/08/2014

Vallée sacrée, auberge des crânes

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Après un peu plus de deux semaines, ma fille aînée, son mari et les deux petits enfants sont rentrés en France pour cause de rentrée scolaire. Nous sommes alors repartis avec Pimprenelle pour un tour dans le secteur le plus connu du Pérou, CUSCO et ses alentours, Vallée Sacrée, Machu Picchu et tutti quanti. Là nous attendait, pour nous servir de guide, un ami spéléo de notre fils, Patrick, 27 ans, père français et mère péruvienne, né et élevé ses premières années à Aguas Calientes, au pied du Machu Picchu, parlant couramment quechua, espagnol, anglais et français… ! Crapahuteur inouï, incroyable connaisseur de chaque recoin du secteur, il nous a fait passer un séjour magique dans ce cœur de la civilisation inca.

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Durant un trajet entre OLLANTAYTAMBO, forteresse inachevée, avec de multiples « pierres fatiguées » (non encore mises en place), et MORAY, centre de recherche agronomique inca, Patrick nous annonce : « vous aller déguster la meilleure « chicha » du Pérou ». C’est une boisson en général  à base de maïs, violet pour la « chicha morada » non alcoolisée, alors que la « chicha de mora », alcoolisée, est une sorte de « bière de maïs ».

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Il nous arrête au bord de la route devant une maison sans enseigne, avec seulement, près de la porte, deux crânes de momies impassibles !

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L’intérieur est un incroyable mélange de bric et de broc d’élevage de « cuy » (cochon d’Inde, très bon) pour alimenter la cuisine et où sont aussi fabriquées les « chichas »; il fait aussi office d’épicerie, de bar, de restaurant, avec des poussins, des chatons courant partout. Dans un coin, sous un tissu, deux autre crânes si sacrés que Patrick m’interdit de les prendre en photo, et, en les recouvrant,  marmonne une incantation en quechua tout en faisant le signe de croix. Incroyable sensation de passage du temps, ce génial péruvien perpétuant des rites sans âges. Il nous explique alors pourquoi les statues religieuses ont presque toutes des cheveux véritables, ce qui m’avait toujours intrigué sans que j’ai l’ombre d’une réponse. Elle dû, sans doute, être donnée ailleurs, mais je ne l’avais jamais trouvée. Les indiens récupéraient des cheveux de momies sacrées, qu’ils utilisaient pour « perruquer » les Christ et autres statues chrétiennes. Ils allaient, dans les églises, prier leurs ancêtres en toute quiétude, sous le regard confiant des clercs imbéciles, persuadés de leur pouvoir, incapables d’imaginer pareille duplicité chez ces indiens taciturnes et, pour eux, totalement  stupides…
Les chichas étaient sublimes, dont une à la fraise assez étrange. Après les salutations d’usage, un peu « sonnés » par ce télescopage des temps, nous sommes repartis vers MORAY, où là nous attendaient d’incroyables paysages. Mais la suite au prochain numéro…

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 Texte et photos ÉPHÊME, mise en page Ariaga.

05/08/2014

Pérou, pêcheurs et pélicans

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HUANCHACO, à l’aube.

Mon fils nous avait organisé un séjour à TRUJILLO, sans le petit Y.M, resté avec sa mère à LIMA. Il avait loué un grand appartement dans un immeuble donnant directement sur la plage de HUANCHACO, à l’origine petit village de pêcheur . Le troisième matin, je me suis réveillé à peine après l’aube, et après avoir un peu tourné dans le silence, je suis allé jeter un coup d’œil à la grande baie vitrée donnant sur le Pacifique. Et là, choc :

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devant moi, à quelques centaines de mètres, juste avant la zone où les vagues ayant parcouru des milliers de kilomètres venaient mourir dans l’extase écumante des rouleaux, un pêcheur local pêchait, dans un tourbillon de pélicans sur son minuscule « cabalitto de totora », (petit cheval de roseaux). Ces bateaux sont très proches des « balsas de totara » du lac Titicaca, qui sont simplement un peu plus trapus. Les jours précédents, le vent et la mer avaient empêché toute sortie (et baignades…, sniff pour les petits enfants), et, du coup, nous avions visité CHAN-CHAN, tout proche. C’est sur ce site de 20 km2 de la période CHIMU, édifié entre 850 et 1470, que l’on peut voir des représentations de pélicans, vénérés depuis toujours car ils indiquent les bancs de poissons aux pêcheurs. On y a aussi retrouvé des représentations de ces embarcations peintes sur des poteries.
J’ai sauté sur mes jumelles, ai vu que d’autres pêcheurs sortaient en mer plus loin, puis me suis rué sur mon appareil photo pour sceller ce moment magique, hors du temps, d’une rare beauté. j’ai doucement réveillé ma femme, puis mes enfants afin qu’ils puissent se laisser porter par cet instant. Après m’être fait un peu rabrouer par les jeunes pour ce saut du lit, horrible à cette heure, ils m’ont tous remercié… avant d’y retourner. Je suis resté deux heures à suivre le ballet des vagues, des pélicans et de l’esquif, avant qu’il aille se fondre au nord dans la légère brume du matin.
Le soir… premier bain dans le Pacifique (dégueulasse, car le courant de HUMBOLT remontant vers le nord charrie toutes les cochonneries du Chili et du Pérou, en particulier l’agglomération de LIMA), et la rencontre avec un aimable pélican baguenaudant près du wharf sur pilotis de la ville. Très imbus de lui-même, ou espérant un poisson comme récompense, il s’est laissé photographier sous tous les angles dans la superbe lumière de la fin d’après-midi, avant que nous allions finir la soirée avec quelques « cebice », poulpes grillés, et autres sublimes « plats de mer ».

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Texte et photos ÉPHÊME mise en page Ariaga

02/08/2014

La tribu Éphême au Pérou

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Pour une bonne partie du mois d'Aout, je vais vous laisser voyager au Pérou en compagnie du Sieur Éphême, bien connu sur ce blog pour ses qualités d'illustrateur et sa plume qui nous emmène dans des mondes imaginaires ou réels. N'hésitez pas à poser des questions sur les illustrations où autres sujets ...Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir. Ariaga.

***


Il y a deux ans déjà, je vous ai fait rêver de ce monde complexe et éblouissant. J’y suis retourné ce printemps avec ma femme, surnommée Zibeline. Notre fille ainée dite la Chef, escortée de son mari Web et de leurs deux enfants, la Grande, âgée de 9 ans et P‘tit Mec, à l’orée de ses 7 ans, ainsi que notre puinée frétillante, Pimprenelle, étaient de la partie. Toute la tribu éphêmienne allait rendre visite au fils ou frère, marié à une adorable péruvienne pure souche, jeunes parents d’un tout mignon Y-M, adorable petit bambin, âgé pile de deux mois le jour de notre arrivée. Mais… avec une belle obstination il empêchait ses parents de dormir, les transformant en hâves zombies transparents…

 L’idée m’est venue en ces temps de vacances de donner à chacun la parole sur ce séjour, sans ordre logique, au fil de l’inspiration, une ou plusieurs fois, à travers le regard, les impressions, les émotions fugaces ...

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Texte et photos ÉPHÊME mise en page Ariaga

28/07/2014

L'aquarium de La Rochelle

 

 

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Éphême et sa femme sont allés à ma place visiter l'aquarium de La Rochelle. J'ai demandé à Éphême de prendre des photos car les miennes, datant d'une visite l'année dernière, étaient toutes plus ou moins ratées. Je vais vous faire une confidence, je suis pas mal claustrophobe et je me sentais tellement mal que j'avais la tremblote et une seule envie : sortir... Parmi quantité de photos j'en ai choisi huit. Je ne connais aucun des noms de ces êtres aquatiques mais cela n'a pas d'importance, rien qu'au regard ils racontent la visite. Et puis je suis persuadée que certains d'entre vous me diront de quoi il s'agit.

La première photo est pour moi celle de l'accueil. C'est fleuri, très gai et on dirait qu'ils chantent la bienvenue.

 

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Voici le gardien du seuil revêtu d'une redoutable armure cloutée. Il est censé demander un droit de passage, comme dans les contes de fées, mais il fait semblant de dormir pour ne pas effrayer les petits enfants.

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 Celui-ci est un timide curieux, un peu rugueux, mais je trouve très affectueux le regard qu'il jette vers le visiteur.

 

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En voilà un qui, la bouche ouverte pour parler, les "oreilles " grandes ouvertes pour entendre les compliments, s'est paré d'une magnifique couleur jaune. On ne saurait quand même être trop prudent et il reste en partie caché. 

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Enfin entier et en pleine lumière, même si il semble un peu grognon et snob, celui-là a quand même joué de la transparence.  Beau comme un joyau et insaisissable telle une chose tellement précieuse que personne ne pourra jamais l'obtenir. 

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Et voici le "gentleman" de l'aquarium. Admirez son élégance, le superbe costume, l'alliance des couleurs, l'air blasé de celui qui sait qu'il fait partie du club des importants. Je lui trouve une allure un peu anglais chic.

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C'est la rencontre. Rencontre entre le visiteur et les beautés marines, image symbole de la visite où deux mondes se croisent et se regardent ...

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car il y a toujours un œil qui surveille le visiteur et aussi l’œil du photographe qui nous donne à voir et laisse libre cours à notre imagination ...

Finalement, même cette année, nous avons fait un tour dans le monde des vacances imaginaires.

Texte ARIAGA  photos ÉPHÊME

 

 

05/06/2014

Cuisine et alchimie

Cela fait déjà longtemps que je fréquente le blog culinaire de Marie claire intitulé Du miel et du sel (cuisine poétique) http://www.dumieletdusel.com/ Elle a ouvert un autre blog Ni cru ni cuit  http://www.nicrunicuit.com/qui est l'émanation de son livre, du même nom,  paru récemment en librairie. Quand j'ai lu sa présentation du livre et du blog j'ai été enthousiasmée et je lui ai écrit combien je trouvais "alchimique" sa présentation des processus de fermentation. Je lui ai alors demandé si elle ne voulait pas m'écrire un texte pour le Laboratoire et elle m'a écrit une note qui a du lui demander un grand travail et que je trouve excellente. Cette note, beaucoup plus longue que ce que je publie d'habitude, a d'abord été postée sur son blog et maintenant je vous en propose une partie en vous incitant à en lire l'intégralité à l'adresse suivante http://www.nicrunicuit.com/archives/2014/04/10/29636515.h...

Bonne lecture

Ariaga

 

 Fermentation et Alchimie : le sel, l'oeuf, l'athanor et l'élixir philosophal

On peut faire un parallèle entre les processus de la fermentation des aliments et ceux de l’alchimie. Peut-on dire que la fermentation a inspiré les alchimistes du Moyen-Âge ? Il est certain qu’ils n’ignoraient pas les détails des fabrications, souvent le vocabulaire alchimique et celui de la fermentation sont identiques.

extrait de l'Alchimie de Flamel, par le Chevalier Denys Molinier
Crédit photo Wikipédia

Au centre  de l'image est l'athanor.
Et tout à droite on reconnait le sceau de salomon, qui est aussi l'emblême des brasseurs.

La transformation fermentaire, avant la découverte de l’existence des microbes, était quelque chose de très mystérieux, quasiment un procédé magique dont on constatait les effets en ignorant les causes. Il s’agit d’une transformation de la matière qui s’opère seule, dans la durée du temps, sous certaines conditions plus ou moins connues, sans apparemment que la main de l’homme n’intervienne. De plus cette transformation est bénéfique : la matière se conserve alors qu’elle devrait pourrir, et elle est bonne pour la santé, donc pour prolonger la vie.

Le but des alchimistes est la fabrication de la pierre philosophale, ou de l’élixir philosophal. Ces deux substances sont guérisseuses, pouvant même conférer l’immortalité à celui qui en use. La légende dit que Nicolas Flamel, alchimiste  parisien du XIV° siècle, aurait découvert un élixir d'éternelle jeunesse dont il aurait usé sur lui et sa femme Pernelle. Cet élixir a donc les mêmes effets que ceux de la fermentation : reculer ou annihiler l'effet du temps qui passe en conservant la matière dans un état immuable. Vous retrouverez votre pot de choucroute intact un an plus tard, alors que le chou resté dans la terre aura pourri depuis longtemps.

La pierre philosophale permet aussi la transformation du plomb, métal lourd et vil, en or, métal pur et idéal. Les métaux alchimiques ne sont pas des substances chimiques, ils représentent des « états » de la matière. Selon l'alchimie, tous les métaux sont enfouis dans le centre de la terre où ils terminent leur évolution qui se termine en or, qui est le plus pur et le plus parfait des métaux.

Ces connaissances plus ou moins secrètes, transmises dans un langage codé et rempli de symboles difficiles à déchiffrer reflètent un aspect philosophique. Selon l'alchimie toujours, le spirituel est inclus dans la matière. Toute chose contient un « principe souffre », un « principe mercure » et un « principe sel », qui représentent symboliquement l’âme, l’esprit, et le corps. Comme dans la fermentation, le sel est un élément important. Dans sa version alchimique, il sert à la cohésion entre le souffre et le mercure, c'est à dire l’âme et la pensée : sans le corps, il n’y a pas de pensée. Le processus de séparation entre ces éléments est  justement appelé « putréfaction ». Logique, si on se rappelle que le sel matériel empêche justement la putréfaction des aliments grâce à la fermentation qu'il favorise. Si le sel était si important sous l’Ancien Régime qu'il en était taxé, c’est parce qu’il servait principalement à conserver, donc fermenter la nourriture, l’un ne va pas sans l’autre.

extrait de l'Alchimie de Flamel, par le Chevalier Denys Molinier
Crédit photo Wikipédia

L’alchimiste va purifier ces trois principes séparément, selon différentes étapes de mort et de renaissance que sont la dissolution, purification et coagulation, puis les réunir à nouveau pour produire la pierre philosophale.

 Le processus alchimique peut être considéré comme étant la métaphore d’un processus psychique, c’est ce qu’a fait le psychologue Carl Gustav Jung. C’est un travail de transformation intérieure qui mène vers une plus grande ouverture spirituelle, appelée « individuation », un accomplissement, qui consiste en une réunification des différentes composantes du psychisme. Le plomb et l’or, le souffre, le mercure et le sel étant les métaphores des divers états et énergies de ce changement spirituel.

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24/04/2014

Offrande à la Nature

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Dans les caves profondes du blog j'ai trouvé ce poème qui, en la multiplicité de mon unité, exprime la part païenne en union avec la nature. Je vous l'offre aujourd'hui, dans une présentation différente.

 

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 Forte des puissances de la nuit,

nue sur la roche ronde enfantée par les vents, la femme est venue offrir sa chair humide d'un désir d'Océan à l'aimant de la mer montante.

            Les langues du soleil

            tout près d'être englouti,

            ont caressé sa peau

            en spasmes d'agonie.

            Le ressac a chanté

            au rythme de l'amour

            et le feu a  brulé

            dans la pierre mouillée.

Quand ses reins ont quitté leur lit granitique,

quand son ventre s'est tendu vers le ciel,

quand ses cuisses lourdes se sont ouvertes

à la caresse des gouttes,

la vague est arrivée aspirant la fontaine,

cri et jaillissement

de son eau féminine,

un don à la Nature

aux temps des dieux multiples.

Ariaga

09/04/2014

Le Pérou

écriture,voyage,société,Pérou,photo,culture,vacances

ÉPHÊME, que les habitués du blog connaissent bien, est parti pour un mois au Pérou. Ce n'est pas un simple voyage touristique car son fils travaille à Lima où il est marié avec une péruvienne. Je suis intéressée par ce voyage qui me fait espérer pour le blog, pendant les vacances d'été, de beaux textes et  des photos originales et, qui sait, peut-être même des dessins.

Je lui avais demandé, pour illustrer cette courte note, de m'envoyer une photo d'un précédent séjour et je dois dire que son choix m'a particulièrement séduite car je trouve qu'elle est un récit à elle seule. Le regard de cette pure indienne dans un car, en train de regarder son téléphone, me semble résumer beaucoup de choses sur la manière dont la société évolue au Pérou.

Ariaga

 

 

 

29/01/2014

Retour à l’Oeuvre inachevée ...

J'ai, en ce moment, l'esprit occupé par un projet. Je crois, en effet, qu'il faut que je cesse certains atermoiements au sujet de ce que je dois " produire " sur le net. En attendant il faut se nourrir alors je suis allée à la cave et je re-produis ici un texte que j'ai déjà publié il y a quelques années. Cela s'appelait l'Oeuvre inachevée et c'est de circonstance ...

 

L'Oeuvre inachevée

Dans l'athanor.jpg

Au dehors

elle n'a pas exploré assez loin.

En dedans

elle n'a pas creusé assez profond.

Ses mains carbonisées

par l'oeuvre de l'amour

ne savent plus chercher

la pulpe de la vie.

Il faut recommencer les envols et les chûtes

passer du noir au blanc

et de la boue à l'or.

Il faut cuire et recuire le pain de la nature

et ne jamais laisser

s'éteindre l'athanor.

Ariaga