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02/05/2014

Chantier ...

 

écriture,actualité,la Rochelle,travaux,spiritualité Jung,art

En ce moment, c'est le chantier que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur !

À l'extérieur, pour ce qui m'entoure physiquement, je suis dans un quartier de la Rochelle où se construisent deux très grands immeubles ce qui induit nombre de nuisances. Dehors, beaucoup de bruit, trous dans la chaussée, gigantesques grues qui font un peu peur quand il y a du vent et surtout poussière. Cette poussière mon intérieur ne la supporte pas et je tousse sans répit.

Ensuite, il y a le grand chantier intellectuel que représente la création du site sur Jung. Évidemment, il fallait le prévoir, il y a du retard dans les travaux ! La construction du site, un peu ambitieuse, les problèmes de disponibilité de mes deux amis qui vont écrire avec moi, ma lassitude me font penser qu'il faudra compter encore au moins un mois pour mettre quelque chose en ligne. Mon chantier intérieur est pollué par le caquetage mental  et les faux problèmes. Et je vous épargnerai les diverses calcinations et fumeuses distillations dans lesquelles se délite mon alchimie spirituelle.

Vous voyez c'est le chantier ! Heureusement, sur la photo, il y a cette petite chaise , en bas à droite, qui, je ne sais pourquoi, me donne de l'espoir.

Ariaga

04/04/2014

Oeuf et alchimie

 

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La vie quotidienne est pleine de moments où l'on peut méditer sur ce que nous ont raconté les anciens alchimistes du Moyen Âge. Par exemple, j'ai pour habitude de déguster, avec un grand plaisir, mon œuf à la coque matinal. C'est presque un rituel et c'est tellement fascinant un œuf ! Évidemment on peut réfléchir aux classique histoires de la primauté de l’œuf sur la poule ou inversement mais, comme vous vous en doutez, amis, j'ai tendance à cogiter, rêver, imaginer en alchimique mode. Alors, aujourd'hui je vais vous proposer une citation extraite du Splendor Solis, un traité censé donner l'explication du Grand Oeuvre et que l'on attribue à un mystérieux Salomon Trismosin. Ce livre, superbement illustré , serait du XVI° siècle.

"Les Philosophes prennent pour exemple un œuf, pour symboliser en lui la fusion des quatre éléments. Le premier, la coquille, c'est la Terre , et le Blanc, c'est l'Eau, mais la peau entre la coquille et le Blanc, c'est l'Air qui la sépare de l'Eau. Le jaune, c'est le Feu et lui aussi est enveloppé dans une membrane subtile _ représentant notre air subtil, qui est plus chaud et plus subtil, puisque plus près du Feu _ et elle sépare celui-ci de l'Eau. Au milieu du jaune se trouve le CINQUIÈME ÉLÉMENT, à partir duquel le poussin apparait et se développe. Nous voyons donc dans un œuf tous les éléments combinés à de la Matière pour former une source de nature parfaite, de la même manière que l'exige ce Noble Art."

D'accord, c'est un peu ampoulé et ésotérique mais je vous propose ce texte pour vous montrer que d'autres, avant nous, ont cherché des réponses et donné des exemples à partir de produits de notre Mère Nature avec lesquels nous avons une relation simple et proche.

Ariaga

 

 

29/03/2014

Une lettre d'anniversaire de Jung

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En ouvrant, au hasard, le dernier tome de la correspondance de Jung, j'ai lu une lettre qui m'a émue car elle montre un homme simple, aimant faire plaisir, même à des inconnus. Il faut aussi savoir qu'il était à la fin de sa vie et que sa correspondance lui demandait beaucoup d'efforts. Cela ne l'empêchait pas de répondre aux nombreuses sollicitations.

Le fils du destinataire de cette lettre ne connaissait pas Jung mais il lui avait demandé d'envoyer une lettre de vœux à son père pour ses soixante dix ans. Le père n'avait jamais rencontré Jung mais avait pour lui une grande admiration. Je suppose que ce fils attentionné voulait faire à son père un très beau cadeau d'anniversaire avec un écrit de la main de ce grand homme. Voici cette lettre datée du 27 octobre 1958 :

"Un petit oiseau m'a appris que vous avez atteint votre soixante-dizième anniversaire. Bien que je ne vous connaisse pas, je présume que vous êtes assez heureux de cette réussite. Ce n'est pas rien. Je peux en parler moi-même avec quelque autorité puisque j'en suis à ma quatre-vingt-quatrième année, que je me trouve en assez bonne forme encore et que lorsque je regarde derrière moi, comme vous le faites probablement en ce jour de célébrations et de congratulations, je vois la longue file de mes cinq enfants, de mes dix-neuf petits-enfants, et de mes huit ou neuf arrière-petits-enfants (leur nombre n'est pas tout à fait certain, car à intervalles réguliers il en tombe un nouveau du ciel). La jeunesse arrive à sa maturité, comme on dit, à soixante dix ans ; à certains égards elle n'est pas aussi agréable, mais à d'autres elle est plus belle que l'enfance. Je veux croire que dans votre cas la deuxième partie de cette phrase se justifie d'elle-même.

Avec mes meilleurs vœux."

Je pense que le destinataire, un américain, à été ravi de son cadeau. Je vais réfléchir à ma grande détestation des anniversaires. C'est une leçon que le livre se soit ouvert à cette page et cela signifie probablement que je dois changer d'attitude ...

Ariaga

 

24/03/2014

Freud et les actes manqués

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Aujourd'hui, quand je repense à la manière dont j'ai publié par inadvertance ((cela ne m'était jamais arrivé en huit ans) une photo et deux lignes d'un début de note je pense plus à Freud qu'a Jung pour expliquer cette maladresse.

La lecture de Psychopathologie de la vie quotidienne de Sigmund Freud, son oeuvre la plus personnelle, est particulièrement réjouissante pour ceux qui, comme moi, sont souvent victimes de la malice des mauvais génies. Freud raconte de passionnantes histoires d'actes manqués au sujet de clefs, d'erreur sur les étages, d'objets qui vous échappent des mains et se cassent, d'oublis,  etc etc. ...

Pour Freud, ces méprises et maladresses diverses sont, en fait, non des actes manqués mais des actes réussis et il ne croit pas aux mauvais génies. Si ces actes sont non conformes à l'intention consciente et peuvent apparaitre comme des dysfonctionnements moteurs, ce sont des tours que nous joue notre inconscient. J'avais envie de casser ce vase cadeau de mariage ou d'appuyer sur le mauvais étage de l'ascenseur ou d'utiliser la clef de la maison à la place de celle du bureau.

Alors, quand j'ai cliqué sur "publier" au lieu de "mettre en brouillon" sur la phrase d'introduction d'un texte qui se voulait consciemment optimiste, et que mes lecteurs ont pu lire : " Il y a des jours ou le retour à la vie quotidienne est tellement pénible que l'on a l'impression de marcher dans la vase " peut-être faut il "entendre" qu'il s'agit d'un contenu de mon vase alchimique intérieur, au stade de la nigredo, de l'Oeuvre au noir . Vous comprendrez, amis, que je m'interroge sur cette exhibition qui n'est pas dans mes habitudes ...

Ariaga

18/03/2014

Le monde matériel

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Il y a des matins où le retour à la vie quotidienne est tellement pénible que l'on a l'impression de devoir marcher dans la vase. (Suite après le Stop!)

(STOP ! pour ceux qui viennent lire ici, ce n'était que les débuts de mon texte que je voulais mettre en "brouillon" car j'ai été dérangée dans mes cogitations. Un Korrigan a du venir me faire une blague et il à été publié par erreur. Je 'excuse pour ceux qui ont déjà mis des commentaires sur cette phrase bien pessimiste. La suite va arriver ... dès qu'elle sera rédigée ...)

Je parlais donc de ces matins où l'on aurait envie de s'échapper par le haut dans un monde de pure spiritualité où l'on se sentirait libre de toutes les contingences matérielles, par exemple d'avoir cliqué au mauvais endroit quand on rédige une note qui, d'ailleurs ne devait être publiée que demain. Synchronicité quand tu te montres ... .

Cette évasion n'est pas la bonne solution car le monde matériel est très important pour notre évolution spirituelle. C'est un laboratoire alchimique, le lieu des transmutations. Chaque jour nous pouvons travailler à nous améliorer en brassant le matériau de nos défauts pour lentement les transformer en la qualité opposée. Cela se fait dans la vie quotidienne , dans l'acceptation des épreuves, dans l'accomplissement de tâches parfois ingrates mais utiles à soi même et aux autres. Pour cela il faut de la patience, une vertu vers laquelle je tends mais il y a encore beaucoup de chemin à faire ... cependant,  je suis contente, je n'ai pas effacé cette note publiée par erreur car je la trouvais à sa place dans 'le menu du marché". Il y a des fois où on ne ramène pas ce qui était sur la liste.

Ariaga

 

 

 

 

15/03/2014

Le menu du marché

 

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Je vous avais dit dans ma dernière note, avant de m'éloigner de la blogosphère pour une période de repos et de cogitation, que le projet en cours de la création d'un site (et non pas d'un nouveau blog) me ferait envisager une certaine évolution du Laboratoire. Je ne vais pas attendre que le site soit terminé, car c'est une grosse entreprise qui demande du temps et l'aide d'un spécialiste, pour vous proposer la nouvelle carte de mon alchimique cuisine.

J'intitulerai cette nouvelle carte, " le menu du marché ". En effet, elle sera faite de ce qui se présentera à mon esprit juste au moment de publier avec un petit côté : prenons le matériau sans chercher trop de cohérence et contentons nous d'une juste pincée de sel philosophique.

A quoi faut-il s'attendre ? Je ne sais pas encore très bien. Une pensée ou une interrogation qui me trotte dans la tête, une citation échappée d'un livre ouvert, une poésie "descendue" du cosmique ou "remontée" de l'inconscient, un texte d'un fidèle du Laboratoire, des photos.

Je ne sais pas trop où je vais mais j'espère conserver ce blog, en même temps que les travaux qui seront publiés sur le site , en vous concoctant une cuisine mangeable et renouvelée selon les saisons !

À très bientôt

Ariaga

28/02/2014

Nouvelles du Laboratoire

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Pour ceux qui veulent aller à la pêche aux informations.

D'abord, je dois m'excuser auprès des lecteurs pour mon peu de présence dans la blogosphère ces derniers temps. J'ai eu pas mal de petits soucis de santé et, quand on les accumule, cela finit par faire un gros tas ! Cela tombait mal car je dois  consacrer mes forces à un projet qui me tient à cœur.

Il s'agit d'un ambitieux projet à trois. Nous serons un médecin homéopathe uniciste, grand connaisseur de Jung, bouddhiste, un ami que certains connaissent et qui sera la "cheville ouvrière" et ... moi qui publierai des travaux plus élaborés sur Jung.  Nous allons créer un site dont l'intitulé sera : C.G.Jung : rêves, psychologie et alchimie.

Le Laboratoire , auquel je tiens beaucoup mais qui était parfois un peu "théorique"  deviendra un lieu d'observation de l'évolution des choses et des êtres, de réflexion sur des sujets variés, de poésie, de photos, bref un endroit convivial que je compte plus souvent ouvrir à des chercheurs autres que moi. Ils pourront exprimer dans des notes ce qu'ils disaient déjà si bien dans les commentaires.

Je vais prendre une quinzaine de jours pour à la fois bien me reposer et avancer dans nos projets qui demandent encore au moins un ou deux mois de mise en forme. Avant cela je vais prendre le temps demain d'aller visiter les amis de blog. 

Je vous embrasse tous amis connus et inconnus.

Ariaga

 

 

29/01/2014

Retour à l’Oeuvre inachevée ...

J'ai, en ce moment, l'esprit occupé par un projet. Je crois, en effet, qu'il faut que je cesse certains atermoiements au sujet de ce que je dois " produire " sur le net. En attendant il faut se nourrir alors je suis allée à la cave et je re-produis ici un texte que j'ai déjà publié il y a quelques années. Cela s'appelait l'Oeuvre inachevée et c'est de circonstance ...

 

L'Oeuvre inachevée

Dans l'athanor.jpg

Au dehors

elle n'a pas exploré assez loin.

En dedans

elle n'a pas creusé assez profond.

Ses mains carbonisées

par l'oeuvre de l'amour

ne savent plus chercher

la pulpe de la vie.

Il faut recommencer les envols et les chûtes

passer du noir au blanc

et de la boue à l'or.

Il faut cuire et recuire le pain de la nature

et ne jamais laisser

s'éteindre l'athanor.

Ariaga

 

08/01/2014

Baisser le feu de l'athanor

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Il brûle trop fort, le feu de l'athanor, et parfois tout déborde du vase alchimique.

Besoin d'un peu de repos pour revenir plus forte après quelques silencieuses réflexions sur le miracle de la Vie et de l'Amour.

Ariaga

21/12/2013

Totalité

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Elle est elle, elle est lui, amour de sa vie, parti sur un autre plan de conscience.

Elle est lui, cet homme sans nom dont elle ramasse le regard perdu.

Elle est elle, cette femme sourire qui verse du miel sur les brûlures.

Elle est l'enfant larmes et rires.

Elle est l'animal dont les membres se brisent sur le chemin de l'abattoir.

Elle est le chat bien nourri ronron sur canapé.

Elle est tous et personne, elle est poussière de Totalité mais, sauvée de la dissolution par l'Amour Véritable, elle  devient Unité dans l'infini Cosmique.

Ariaga

23/11/2013

Repos : photos à l’œil

Il est temps, pour les lecteurs et pour moi même de prendre un peu de repos pour laisser les Citations de Psychologie et Alchimie de ce cher Carl Gustav Jung mijoter dans le vase sur l'athanor. Pour ceux que cela rebute ne vous réjouissez pas trop vite car je serai sans pitié et le supplice reprendra bientôt.

Pour occuper ce repos je vous laisse quelques photos. Ne faites pas les fous dans le Laboratoire. J'ai un œil sur vous !

Et laissez courir votre imagination ...

Ariaga

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20/10/2013

Photo inconnue

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Il m'est arrivé quelque chose qui touche au fantastique. Je me promène toujours avec un petit appareil photo, ce qui me permet de mitrailler un peu tout et n'importe quoi. Après quelques jours, je déverse mon butin dans l'ordinateur et je "jette" la quasi totalité. Assez récemment, j'ai eu la surprise de trouver, au milieu d'un fatras inintéressant, cette photo que je ne peux rattacher à rien dont je me souvienne et qui à suscité en moi de multiples interrogations dont :

Comment est-elle venue dans mon appareil ?

Est-ce une "vision" qui s'est matérialisée là ? 

Qu'est-ce qu'elle représente ?

Je l'ai discrètement publiée dans mon album photo, pour "voir" et maintenant je la propose aux lecteurs qui vont peut-être m'éclairer. Mais, comme je l'ai lu récemment  (je ne sais plus où), ce n'est pas la photo qui compte c'est le regard que l'on pose sur elle. Et je dois dire que le mien, amis, est un peu troublé ...

Ariaga

09/10/2013

La peur cercle vicieux

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Photo Pérou ÉPHÊME

La peur concerne tous les êtres humains, dont j'espère faire partie , quoique ...parfois ... Je pense quelle est un des principaux obstacles à une alchimie spirituelle faite de transmutation du négatif au positif. Voici quelques idées, en vrac, juste destinées à alimenter la réflexion des lecteurs.

- La peur est comme un serpent qui se mord la queue . Un cercle vicieux, qui part de  nous et revient à nous. Une espèce néfaste d'Ouroboros alchimique.

- La plus grande peur est la peur de la peur ; la peur de ce qui pourrait arriver et qui correspondrait à aucun des scénarios élaborés par notre mental : Peur de perdre, peur de ne pas pouvoir acquérir, peur de recevoir.

-Peur fondamentale de ce qui n'est pas déjà connu, de ce qui n'est pas RE-présenté et ne peut nous projeter dans un futur rassurant construit  partir d'éléments déjà présents  à la surface de notre conscience. Dans ce futur de bisounours il ne se passerait rien que nous n'ayons expérimenté et surmonté.

Que faire ?

Contre la peur animale, viscérale, nécessaire à notre survie, nous ne pouvons rien. Juste la reconnaître pour ce qu'elle est : salutaire. Le bond que je fais pour échapper à un danger peut me sauver la vie.

Contre la peur psychologique, qui est un grand handicap sur le chemin de l'évolution spirituelle, et nous fait nous recroqueviller dans notre petit moi, je crois qu'il est important, pour commencer, de ne pas la considérer comme un étranger ennemi. Il faut la regarder bien en face, au moment présent, l'observer aller et venir, puis repartir sans imaginer tout ce qui pourrait bien arriver. Le réel suffit !

Vous me direz, c'est facile à écrire mais bien plus difficile à réaliser et vous aurez bien raison.  Je l'expérimente tous les jours, mais on peut toujours essayer ...

Ariaga

21/09/2013

Belle est la nuit.

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Il est bon, de temps en temps, de s'endormir à la vie des blogs et de profiter des lumières de la vie intérieure. On peut appeler cela des vacances et je vais en prendre un peu pour revenir, reposée,  après une belle nuit que j'espère pleine de rêves inspirants. Je sais que vous êtes quelques uns qui veillerez sur la vie diurne et l'activité du Laboratoire.

Belle est la nuit obscure quand elle est un chemin vers le lever de l'aurore ...

Je vous en bras se tous amis connus et inconnus.

Ariaga

31/08/2013

Le départ de l'oublié de Marqueyssac

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Portrait d'Éphême, dit l'Oublié de Marqueyssac par Éphême le jeune

Avant de passer le mois d'Aout avec la Conteuse, nous avons commencé les voyages imaginaires de l'Été par des récits de ÉPHÊME. Il s'agissait des terribles aventures de celui qui s'est révélé être son ancêtre,  pour ceux qui veulent bien y croire ! j'ai des doutes ... Afin de clore ces vacances imaginaires du Laboratoire je publie un texte qu'il m'a envoyé. ARIAGA.

***

"Mes vacances paisibles furent pulvérisées d’un coup,  par mon maudit portable.  Ma vieille copine la Gaillarde Conteuse m’appelait  désemparée: Au secours ! ! Arrive vite ! J’ai un sacré problème métaphysique avec mon conte en chantier estival !

                  Je débarquai donc en courant à notre rendez vous, un château branlant vu par un Hugo délirant , ennemi de la théorie de l’attraction des cors. Mon adorable conteuse- fée était déstabilisée par un événement fou, une  histoire incohérente,  même pour une digne conteuse de vieille lignée aristocratique aidée pourtant par la flamboyante Hécate. Venait de débarquer dans son conte un illuminé totalement déjanté, parlant un truc bizarre entre le vieux québécois et un latin de cuisine. J’avais mis cet Ephême de Ganleveker dans un sacré pétrin dans un de mes contes, alors qu’il lutinait une de ses amies. Et bonne âme, J'avais voulu l’aider, car je semblais avoir des gènes de cet énergumène.  Quelques formules magiques et, hop, je me retrouvais avec, à mes côtés, un géniteur qui  avait tapé la belote avec Montaigne, et prétendait régenter le conte de ma belle amie qui n’avait besoin de personne pour mener son tapis. Maligne, la gaillarde organisa une partie de carte pour savoir lequel d’entre nous partirai en premier.
C’était à moi de jouer. Le destin… ou les fées? Je jetais une carte au hasard, une étrange fée me sourit sur le fond blanc dans son court envol vers le tapis. Et l’ancêtre  m’embrassa alors, les larmes aux yeux.
Étais-ce sa mie qui attendait depuis des siècles sur ce morceau de carton ? Je ne sais. Après le plus beau regard que puisse donner une vie à une autre vie, il s’engouffra avec sa carte et disparut dans le trou tourbillonnant vers l’éther du roi, délivré... Il ne restaient que quelques toiles d’araignées, et des milliers de toutes petites chouettes chevêches, ruisselantes de larmes de rire qui se gaussaient de moi. Réalité, tu es féroce.

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                        Autre portrait de l'ancêtre par le même (agrandir)

 Je me croyais tranquille mais peu de temps après, un petit grattement à ma porte me fit dégringoler de mes rêves. Le vieil Ephême, encore plus rabougri, était venu me demander un dernier service …  l’Oubli. Un très ancien  grimoire me donna une piste.

Je l’emportais délicatement au vieux cairn de Barnénez, à minuit, avec la complicité du tapis venu exceptionnellement à mon secours. Ephême le vieux choisit une des onze chambres mégalithiques, celle avec un si beau tholos, s’assit, et me demanda simplement de partir.

La lune disparut. De chaque couloir naquit une légère phosphorescence bleue, volutes d’écharpes infimes qui s’insinuèrent en doux feu-follets  dans le tholos où attendaient notre vieille connaissance. Il n’y eu rien d’autre. Je retournais dans le tholos le lendemain. Seul un infime brouillard lumineux nimbait la sortie, éclatante de vie solaire.

Voici, Pour les Voyageurs de l'Imaginaire et pour mon amie la Grande Conteuse du Tapis et autres lieux,  la très véridique histoire de ce qui est arrivé.

ÉPHÊME